Voyager autrement : équipier sur un voilier

Avez-vous déjà pensé à voyager en bateau ? Je ne vous parle pas de ces énormes paquebots qui sillonnent les mers des Caraïbes ou la Méditerranée, mais des petits voiliers de quelques mètres.

L'Océanide, à bord duquel nous avons navigué d'Ibiza à Marseillan Plage
L’Océanide, à bord duquel nous avons navigué d’Ibiza à Marseillan Plage

À plusieurs reprises, j’ai testé le système des bourses d’équipiers sur des sites spécialisés, l’occasion de me familiariser avec la navigation de plaisance et de partir en voyage autrement.

Petite préface pour les spécialistes : mon article comporte des raccourcis volontaires afin de ne pas noyer le néophyte, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur !

Petit lexique à l’usage des néophytes

Pour terminer, voici quelques mots de vocabulaire qui pourront vous aider à décrypter les annonces ainsi qu’à converser avec votre futur capitaine.

À chacun sa place

Les marins aimant utiliser leur vocabulaire, voici tout d’abord quelques mots concernant la « hiérarchie » à bord d’un bateau :

  • Capitaine ou Skipper : le chef du bateau (celui qui le commande, et pas forcément son propriétaire). Être skipper demande une sérieuse expérience et la capacité d’être autonome dans la gestion du bateau.
  • Équipier : membre de l’équipage, qui participe aux manœuvres… selon ses capacités !

Sur le bateau

Et voici quelques mots de vocabulaire concernant le bateau :

  • Caisse de bord : la caisse de bord est un « pot commun » qui permet de payer toutes les dépenses communes de la vie sur un bateau : le carburant, les frais de port, la nourriture, les boissons…
  • Cockpit : espace extérieur d’où l’on tient la barre, mais où l’on prend également généralement ses repas, où l’on fait sa sieste… C’est l’endroit où l’on passe le plus clair de son temps sur un bateau (tant que les conditions météorologiques le permettent).
  • Carré : pièce intérieure du bateau correspondant au living.
  • Cabine : chambre.
  • Mouillage : endroit permettant de « mouiller », c’est-à-dire de jeter l’ancre.
  • Pare-battages : bouées utilisées pour protéger le bateau, que l’on dispose lorsque l’on s’amarre au port – c’est souvent la principale tâche qu’auront les équipiers inexpérimentés : mettre et enlever les pare-battages.
  • Bâbord et tribord : pour le fun, savez-vous lequel est gauche et lequel est droit ? Une chance sur deux ! Vos réponses dans les commentaires… !
Menorquin, Ibiza
Menorquin, Ibiza

Comment cela fonctionne-t-il ?

Le principe est simple : il y a d’un côté ceux qui possèdent un bateau et proposent d’accueillir des marins en herbe, et de l’autre les terriens qui souhaitent prendre le large.

Les propositions d’embarquement sont très variées, tant pour la destination et le programme que dans les conditions d’accueil. Certains vous invitent à les rejoindre pour quelques jours en Méditerranée, d’autres cherchent des bras solides pour traverser l’océan pendant plusieurs semaines.

Baptême de voile à Nieuwpoort
Baptême de voile à Nieuwpoort

Faut-il être un marin chevronné ?

Chaque capitaine spécifie le degré d’expérience souhaité chez le futur équipier.

Dans certains cas, les novices sont acceptés, dans d’autres, il est nécessaire d’avoir une solide expérience.

 

Quel type de bateau privilégier ?

Pour les novices, disons qu’il y a deux grands critères de choix d’embarcation : la taille du bateau et le type : voilier ou moteur.

À voile ou à moteur ?

Sachez tout d’abord que tous les bateaux ont un moteur : c’est obligatoire pour faire les manœuvres au port.

D’ailleurs, les marins disent souvent en rigolant qu’en Méditerranée, il y a deux types de bateaux moteurs : ceux avec un mât, et les autres ! Le vent méditerranéen est souvent capricieux.

Alors quelle est la meilleure solution, avec ou sans voile ?

Je ne pense pas qu’il y ait une seule bonne réponse. Le style de voyage sera différent, car, en plus des spécificités du bateau, il y a souvent également des différences chez le capitaine et son style de voyage.

Les avantages du bateau à voile

  • Plus stable :

    Les bateaux à voile possèdent un mât et une quille, cela leur confère une meilleure stabilité et qui les empêchent de chavirer.

    Grâce à cela, ces bateaux peuvent jeter l’ancre dans une crique pour y passer la nuit sans crainte des remous, là où les bateaux à moteur rentrent le plus souvent au port.
    Ainsi, au crépuscule, les criques se vident, deviennent plus calme et c’est dans une quiétude bienvenue que l’on peut alors profiter du coucher de soleil sur la mer.

  • La sensation de liberté :

    Cette sensation lorsque l’on éteint le moteur et que l’on navigue uniquement par la force du vent est grisante ! L’impression de vitesse est incroyable, alors que tout au plus nous filons à du 11 nœuds… soit 20 km/h !

Les avantages du bateau à moteur

  • Plus rapide :

    Le bateau à moteur est beaucoup plus rapide que le voilier. Pour une même distance, il mettra en moyenne trois fois moins de temps !

  • Plus près des plages :

    Ces bateaux, n’ayant pas de quille, peuvent s’approcher beaucoup plus près des plages (certains voiliers à quille rétractable, les dériveurs, peuvent faire de même).

  • Cockpit agréable :

    Ces bateaux sont souvent très bien aménagés au niveau du cockpit, et soyons clair, en vacances en bateau, l’intérieur de l’embarcation ne sert qu’à cuisiner et à dormir.

    Le carré de l'Océanide
    Le carré de l’Océanide
    Moins de bleus :

    Vous risquez moins de vous cogner partout sur un bateau à moteur que sur un voilier. À la fin de chaque vacance sur un voilier, je ne compte plus le nombre de bleus qui colorent mes jambes et mes pieds ! Les marches et rebords sur un voilier sont de vrais pièges, surtout avec le mouvement de houle, et l’intérieur d’un voilier est souvent plus exigu, entre autres avec le mat qui traverse le salon.

Quelle taille ?

Ici aussi, pas de réponse idéale. La taille du bateau influence plusieurs points : sa stabilité, son autonomie en eau et en carburant, sa vitesse, le nombre de personnes qu’il peut accueillir…

Le pied

La longueur d’un bateau ne se mesure pas en mètre, ce serait trop simple. Et puis nos amis marins aiment avoir leur vocabulaire bien à eux afin que personne ne perce les mystères de leur communauté !

C’est donc en pieds que vous verrez affichées les tailles des bateaux sur les sites d’annonce.

Un pied correspond à peu près à… un pied humain, soit 30 cm (je suis sûre que vous vous mesurez le pied en ce moment !). Principalement utilisé par la culture anglo-saxonne, le pied est l’une des unités les plus anciennes de l’humanité.

Mais quel pied ?

Les critères de choix ne seront pas les mêmes selon la destination et le programme. Mais de façon générale, j’évite les embarcations de moins de 33 pieds (10 m) pour 4 personnes (ce qui est souvent le nombre minimum de passagers).

Plus le bateau sera grand, plus son poids sera réparti et plus il filera ; plus également il aura de possibilités de stocker de l’eau et du carburant, et donc une plus grande autonomie pour ne pas devoir rentrer dans les ports chaque soir… que les grands bateaux aiment éviter, vu que la place au port se paye en fonction de la taille (à partir de 10 mètres, les prix grimpent rapidement).

Mais encore…

Outre ces critères de taille et type de bateau, il existe beaucoup d’autres spécifications ! Être dans un vieux bateau aux allures hippies ou dans le dernier modèle sportif, ce ne sera pas la même expérience (c’est du vécu !).

Catamaran
Un catamaran de voyage

Le nombre de coques a également son importance. Les bateaux auxquels nous avons fait allusion jusqu’ici étaient des monocoques, mais voyager en multicoques (par exemple en catamaran) est aussi possible. Vous trouverez des agences de voyages sur Internet qui proposent des croisières sur des « petits bateaux » dans les Caraïbes, et souvent ce seront des catamarans de luxe. Les catamarans accueillent 8 personnes au minimum, ce sont de véritables appartements sur l’eau. Leur allure surélevée leur vaut le surnom de 4*4 des mers. Comme les bateaux à moteur, ces bateaux peuvent s’approcher beaucoup plus près des rivages, voire s’échouer sur la plage.

Enfin, soyez vigilant au nombre de personnes qui seront à bord du bateau. Vous vivrez en huis clos avec cet équipage pendant toute la durée du séjour : vous composerez une entité sociale unie sur un espace de vie restreint. Bien sûr, vous poserez sans doute le pied à terre de temps à autre, mais cela dépendra de votre planning de navigation.
Par exemple, je demande systématiquement si l’un des membres de l’équipage fume, je ne supporte pas cela.

Pensez également à vérifier le nombre de cabines (chambres) et de couchettes existantes : si le bateau accueille un nombre de personnes supérieur aux places  physiquement disponibles, vous risquez de passer des vacances en mode sardine. Lorsque je me renseigne, je n’hésite jamais à demander à avoir une cabine double pour mon conjoint et moi, car dormir deux semaines dans le carré, bonjour l’intimité !

Mon expérience

J’ai fait appel à ce système à plusieurs reprises, ce qui m’a permis de découvrir la côte sud de la Sicile ou encore Ibiza d’une façon totalement différente qu’à pieds et sac à dos.

Le rythme et le style de la croisière dépendent de chaque équipage. Le premier jour sera souvent l’occasion de remplir de nourriture  les cales du bateau, car l’on ne pose pas pied-à-terre tous les jours. Ne faites pas les timides et dites clairement ce que vous aimez manger, c’est l’occasion ou jamais !

Souvent, les capitaines, par goût autant que par économie, évitent de dormir toutes les nuits dans un port. Les seules fois où nous l’avons fait, c’était pour embarquer ou débarquer des équipiers, faire le plein ou les courses, ou encore parce que la météo était trop mauvaise.

Cala Hort, Ibiza, où nous avons passé une nuit
Cala Hort, Ibiza, où nous avons passé une nuit

Lors des contacts préliminaires, n’hésitez pas à poser toutes vos questions sur le programme et le style de navigation. Plutôt distance ou plaisance ? Plutôt crique ou port ? Des randonnées ou des visites culturelles sont-elles prévues ou possibles… ?

La vie à bord : que faire sur un bateau ?

Vous pouvez en profiter pour apprendre quelques « notions maritimes », par exemple les nœuds marins : il y en a assez pour vous occuper tout le long du trajet !

Si vous demandez au capitaine, il vous laissera certainement tenir la barre : c’est très simple, les moments critiques sur un bateau, comme pour l’avion, étant ceux de manœuvres pour entrer et sortir du port.

La vie à bord est rythmée par les repas, auquel chacun participe (cuisine, vaisselle) et l’apéro, moment clé de la journée !

Vous aurez aussi tout le loisir de vous baigner lorsque vous serez à l’ancre, mais certains acceptent aussi de vous laisser tremper lorsque le bateau est en pleine mer. Pour cela, il y a un système très ingénieux : la corde ! Même si le bateau ne va pas vite, cela demande pas mal de force dans les bras : attention à ne pas la lâcher !

Les vacances sur un bateau sont également l’occasion de bouquiner, bronzer, prendre du temps pour soi…

Un de mes endroits préférés sur un voilier est le bout avant du bateau (la proue), où je m’installe les jambes dans le vide et le regard perdu vers le large droit devant. Le spectacle est magnifique : toute la mer rien que pour moi ! J’en profite alors pour scruter l’horizon à la recherche de dauphins, écouter ma musique et méditer.

Combien ça coûte ?

Le prix de ce genre de vacances dépend de la formule adoptée par le capitaine. Certaines annonces ne demandent qu’une participation à la caisse de bord (mais souvent ils n’embarquent alors que des personnes expérimentées).

Navigation paisible
Navigation paisible à Ibiza

Le plus souvent, un prix fixe est également demandé par nuit, celui-ci pouvant être très variable (généralement aux alentours 20 €/nuit).

À la fin du séjour, la tradition (et la bonne éducation) veut que l’équipage aide à nettoyer le bateau.

Si vous débarquez avant la fin du voyage du bateau, vous ne nettoierez probablement que le pont. Par contre, à la fin du séjour, c’est la toilette complète : le bateau est nettoyé de fond en comble à la fin de la saison de navigation.

Bon à savoir

Ceux dont on ne peut prononcer le nom

Dernière spécification sur le vocabulaire marin : il y a deux mots à bannir absolument :

  • Corde :

    Il n’y a pas de « corde » sur un bateau, car chacune à un nom spécifique. Petite astuce si vous avez un doute : le mot passe-partout toléré à bord est « bout ».

  • Lapin :

    L’univers marin reste chargé en superstitions. Si les femmes sont maintenant tolérées à bord (malgré un machisme persistant assez fréquent), le capitaine boira souvent la gorgée de whisky avant de prendre la mer, en n’oubliant pas d’en verser par-dessus bord, pour avoir une navigation favorable !

    Dans le même esprit, le mot « lapin » n’est pas toléré, étant considéré comme une porte malheur. Même si vous n’êtes pas superstitieux, un bon conseil pour ne pas vous mettre votre capitaine à dos : évitez ! Si nécessaire, parlez plutôt de lièvres !

Des sites d’annonces que je vous recommande :

  •  Vogavecmoi.com :
    Très bon site, les personnes que j’ai contactées via ses annonces ont toujours été claires, correctes, polies, accueillantes et agréables. Bref, parfait ! Seul bémol : il faut s’inscrire pour avoir accès aux annonces, mais cela n’est finalement pas contraignant et garanti une communauté « sûre » de l’autre côté : http://www.vogavecmoi.com/
  • Bourse aux équipiers :
    Je suis déjà allée sur ce site pour y chercher une proposition d’embarquement, mais sans que la démarche n’aboutisse, sans doute est-ce dû aux hasards d’Internet, aux réponses reçues plus rapidement que d’autres… Certaines annonces se retrouvent d’ailleurs sur plusieurs plateformes différentes. http://www.bourse-aux-equipiers.com
  • Le Routard :
    LE fameux site que tout le monde connait, mais que l’on connait moins pour sa rubrique « bourse aux équipiers », qui comprend plus que des offres de navigation, par exemple partager un bout de « TDM » ensemble, ou voyager en camping-car :

Et il y en a encore beaucoup d’autres que vous trouverez en quelques clics sur Internet.

Et vous, avez-vous déjà tenté ce genre d’aventure ? Où l’envisagez-vous ?

Auteur: Amandine

Voyageuse passionnée, Amandine part découvrir le monde accompagnée de François, l'esprit et les yeux grands ouverts ! Elle est également psychologue et coach de vie, proposant à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans leur projet personnel et leur cheminement vers l'épanouissement (voir page "qui sommes-nous" et contact).

40 commentaires

  1. Mouais… d’accord. On est vraiment dans la vulgarisation !
    Bon, excuse-moi, mais je me dois d’apporter quand même quelques précisions si tu veux bien. (Tu veux bien ?)
    Il faut savoir que si un Capitaine prend des équipiers c’est avant tout pour se faire aider sur son bateau. Ça peut arriver qu’il le fasse aussi pour rendre service, mais je n’en n’ai pas rencontré beaucoup. A part moi.
    Ensuite, à part pour les grands voiliers qui demandent plusieurs personnes à la manœuvre, l’intérêt principal de l’équipier est de faire des quarts de nuit et de permettre au Capitaine de dormir. C’est tout. Tout le reste peut se faire quasiment tout seul.
    Ensuite tout dépend comment tu considères l’aide que t’apporte le ou les équipiers. Car il s’agit bien d’une aide, voire d’un travail. Auquel cas ce ne devrait pas être à eux de payer, mais à toi de les rémunérer !!! La plupart des annonces que tu peux lire sur les sites que tu cites (jeux de mot!) sont à mon sens des arnaques. Car non seulement le Capitaine obtient une main d’œuvre d’autant plus serviable qu’elle sera néophyte, mais en plus il se fait payer par elle !!! Bref, c’est le monde à l’envers.
    Voilà comment les choses doivent se passer (ou devraient) : On partage les frais, nourriture, fuel, marina s’il y lieu, et basta ! Et dans tous les cas cela n’arrivera jamais à 20 euros par jour. A moins bien sûr si on a des gouts de luxes…
    Voilà, pardon Amandine de m’immiscer, mais c’est un sujet qui me tient à cœur. Pour finir, je dirais qu’il ne faut pas confondre… Passager et équipier. L’un fait une croisière et paye pour ça, l’autre rend service. Ce sont vraiment deux choses différentes.

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    • Bonjour Gwendal, merci pour ton commentaire, tu ne t’immisces pas du tout : c’est le principe du blog, les commentaires sont les bienvenus !
      Et nul doute que tu connais bien ce sujet 😉 Cela me fait d’ailleurs très plaisir que quelqu’un d’expérimenté vienne compléter mon article de son point de vue.

      Comme indiqué en début d’article, le but était aussi de vulgariser le sujet pour être accessible à tous.

      C’est vrai qu’il y a aussi (beaucoup) d’annonces desquelles il faut se méfier, et qui font très « arnaque ». Je n’ai sans doute pas insisté sur le sujet, mais je suis très critique lorsque je regarde ces annonces, et je prends toujours plusieurs contacts avec l’annonceur avant de franchir le pas.

      Je partage ta vision de comment cela devrait se passer dans l’idéal … mais voilà, tout n’est pas toujours idéal dans ce monde !

      Les expériences que j’ai faites se sont toujours bien passées, et ces vacances à bord étaient autant l’occasion de découvrir la vie sur un bateau que de prendre du repos et de découvrir des notions de navigation. A côté de cela, j’ai déjà suivi des cours théoriques de navigation et des cours de manoeuvres. Mais tout cela coûte cher, et ces vacances sont aussi l’occasion de faire « d’une pierre deux coups ».
      Je sais qu’avoir un bateau coûte (très) cher : entretien, réparation, assurance, … (et le bateau en lui-même !), et dans ce sens, j’avale mieux le fait de devoir donner quelque chose en plus de la caisse de bord. Maintenant, c’est clair, comme pour tout, il y en a qui abusent !

      Les annonceurs n’ont pas tous la même vision du système : certains pensent juste à rentabiliser leur bateau, voire à se faire de l’argent, d’autres ont besoin d’aide (quart de nuit, etc.) -et souvent accueillent gratuitement l’équipier-, mais à côté, il y a aussi ceux qui aiment ce genre de voyage et veulent le partager. Les dernières personnes sur qui nous avons navigué l’été passé avaient vraiment cette approche.
      Mais je retiens que tu es de cette dernière catégorie de capitaine, … Qui sait, un jour, je me ferai peut-être invitée sur ton bateau ? … En tout cas, cela me ferait vraiment plaisir 😉 !

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    • Je ne suis pas OK sur tout, mais pour l’essentiel ton « article » cerne de près le sujet.
      Mais ce que t’as répondu Gwendal le 06/09/13 est difficile à recevoir : ce Gwendal est sans doute un « skipper » envieux, un de ces experts autoproclamés (genre Glénan + Capitain-2000) qui n’ont pas de bateau et qui n’ont jamais eu à assumer 12 mois par an les frais d’entretien d’un habitable sur lequel un proprio offre d’embarquer des équipiers participants aux frais …
      Ce genre de péteux prétend skipper ton bateau moyennant rémunération (grosse) sans en assumer les conséquences : c’est grâce aux « compétences » de ce genre de gus, envieux & irresponsables, que nous (proprios) payons si cher nos assurances …
      Alors pitié ! Évitons d’être les supports de ces gus, qui sont (en outre) des dangers dans de nombreux ports ou mouillages

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      • je suis stupéfait de ce que je lis des fois. Oui Vincent ta réponse et plus que vrai. Ce Gwendal sait-il ou a-t-il une petite notions de ce coûte un bateau à l’année ?
        Moi je suis un Alsacien, département le plus éloigné de la mer (des deux côtés).Je m’efforce de pratiquer des stages deux fois par an en Bretagne sud et nord pour pouvoir louer un bateau en méditerrané ou Corse ou Sardaigne. j’essaie toujours de faire au moins cher. Mais il y a les assurances les ports, le gasoil, les cartes, sans compter le trajet aller et retour et surtout les petits accidents de la vie sur un voilier.
        Perte d’un parebattage mal arrimé, une prise de courant qui casse, une pompe à changer etc. Même si ce n est pas ton bateau, je me suis vu déboucher les toilettes pleines de calcaire et autres choses.
        Il y a toujours quelque chose à faire sur un bateau ne serait-ce que de la surveillance. Alors non merci je ne partirai jamais avec une personne comme ce Gwendal.
        Merci Amandine pour ce que vous faites et tout le bonheur que vous donnez à ces gens qui malheureusment aimeraient partir et ne peuvent pas faute d’argent. Moi j’ai voyagé aujourd’hui grâce à vous du fond de mon Alsace. Merci pour tout.

  2. encore plein de choses apprises à la lecture de votre blog ! merci et vive l’aventure !
    ;-))

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    • Merci Nathalie, c’est toujours un plaisir d’avoir des retours positifs 🙂
      Et comme tu le dis, vive l’aventure ! ;)

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  3. Bonjour Amandine, dans quelques jours je part sur un voilier, à destination des îles anglo normande.
    je suis debutant sur un bateau, mais j’espère en profiter un maximum.
    tes articles sont super, bonne continuation.

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    • Bonjour Ludo, Merci pour ton commentaire 🙂
      J’espère que tu profiteras au maximum de cette nouvelle expérience … et qu’elle te plaira 😉
      Bons vents !

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    • Vu ce que j’ai déjà vu de tes voyages sur ton blog, sûrement 😉
      Cela permet de découvrir autrement certaines destinations, particulièrement celles qui sont entourrées de clichés – comme Ibiza.

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  4. Bravo pour ton blog si enrichissant.

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    • Merci Georges pour ton commentaire, c’est toujours très agréable et encourageant d’avoir des retours positifs comme cela 🙂

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  5. Très sympa pour ceux qui aiment la mer : un bon moyen de voyager.
    Bien expliqué, merci !

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    • Merci François 🙂 Effectivement, c’est un moyen très sympa de voyager et de découvrir autrement certaines destinations.

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  6. Aaah je n’ai jamais fait de voyage longue durée en voilier (à part quelques jours en Bretagne) mais rêve ultime : En acheter un et partir explorer les mers du monde pour une durée indéterminée ! En plus des nombreux sites d’annonces, perso j’ai vu pas mal d’annonce en voyageant, épinglé sur des tableaux dans des bars, notamment à Bali… Ca fait rêver !

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    • Alors nous avons un rêve en commun ! 😉
      Je réfléchis pas mal avec mon conjoint à partir en voyage avec « notre bateau », on commencerait peut-être par les caraïbes, on enchaînerait avec les Galapagos et les îles du Pacifique … Il y a pire comme programme, non ? 😉
      Bon à savoir qu’il y a des bateaux pas cher du côté de Bali, qui sait … ?!

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  7. Bonsoir,
    Je découvre quelque chose avec ton article : je ne connaissais pas ces sites pour voyager d’une autre façon !
    Bonne soirée

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  8. Bonjour et félicitations pour ton blog;

    Je suis propriétaire d’un voilier et tous les étés j’embarque des équipiers, non pour les faire travailler ( généralement ils sont très volontaires pour apprendre, ou pour ceux qui s’y connaissent, bien régler le voilier), ni pour que je dorme la nuit ( si mes équipiers sont néophytes, je n’y arrive pas), ni une arnaque ( naviguer 4 mois par an use le voilier et les frais peuvent être considérables..); en ce qui me concerne je partage les frais de nourriture, de carburant et de marinas; ici en septembre ( France-Andalousie) j’ai du naviguer au moteur une centaine d’heures, uniquement pour assurer une arrivée en temps et heure pour que mes équipiers puissent prendre leur avion; donc les frais de carburants ont été élevé, je n’ai pas fait le total mais nous avons certainement dépensé 20e/jours en tout..Cordialement !

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    • Bonjour Thierry, merci pour le partage de ton expérience en tant que capitaine, cela complète le tableau 🙂

      Ton vécu correspond assez bien aux navigations que j’ai faites : ni arnaque ni travaux forcés, mais une bonne dose de bonne humeur et l’envie de partager un voyage et de belles expériences.

      Je garde ton adresse bien au chaud, on ne sait jamais pour un prochain voyage … 😉

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  9. Je viens de lire cet article, sympa, accessible et surtout qui donne envie, continue de nous faire rêver et surtout j’adore les photos qui illustre l’article on a envie de sauter à l’eau avec toi

    Répondre
    • Merci Maryline pour ton gentil commentaire ; c’est toujours très encourageant et agréable d’avoir des retours positifs 🙂

      Répondre
  10. Bonjour
    Je viens de lire ton analyse que je trouve au demeurant bien faite et si je peux y contribuer par quelques remarques , d’ ailleurs je vais le faire sans attendre ta reponse
    Proprietaire d un voilier de 42 pieds j ai embarque des equipiers et si je pratique la caisse de bord elle ne sert pas a financer le bateau mais rationaliser les depenses. Elle est utiliser en concertation avec tout le monde et il est dificile de la forfaitiser le prix des marinas etant tellement disparate . Pour exemple l an dernier en 6 mois de navigations la marina la moins chere pour mon bateau (14m) :29 € la nuit à Valence et 380 € à Ibiza (tu as bien lu voila pourquoi nous n avons fait que des mouillages) . Actuellement le bateau hiverne au nord de valence et l an prochain mon epouse et moi renouvellerons l experience d embarquer du monde car la notion et de partage est pour nous un element important
    Amities salées et bonne fêtes

    Marie-José et Michel

    Répondre
  11. Bonjour Amandine et Gwendal à qui mes propos s’adressent.

    Pourquoi devrais-je offrir à des inconnus ce que je paie (chèrement) ?

    Mon plaisir est de naviguer le plus souvent en solitaire mais de temps en temps je suis amené à vouloir alléger quelque peu le pression financière de ma passion et par conséquent à proposer un embarquement à des personnes qui n’ont pas le temps ou les moyens d’acquérir un bateau.

    A l’heure ou la moindre chambre dans un hôtel basique coûte plus de 30 €, il ne m’apparaît pas choquant de demander entre 30 et 50 € suivant le niveau de restauration attendu (bio ou low cost) à des gens qui rêvent de naviguer et qui devraient payer plus de 100 € en passant par un voyagiste.

    Pour moi le but est clair : il doit rester de l’argent dans la caisse de bord à la fin de la croisière sans pour autant que cela ne devienne une profession puisque le profit est impossible, tout au plus un léger allègement des charges (qui dépassent très largement la trilogie avitaillement, marina, gas-oil).

    Pour ceux qui se plaignent de la confusion avec une activité pro dès que l’on dépasse la dizaine d’euros, je souligne que d’autres secteurs sont concernés et de la même façon on ne demande une licence de taxi à quelqu’un qui fait du covoiturage ni un cap de cuisine ou d’hôtellerie à quelqu’un qui veut faire table ou chambre d’hôte.
    La similitude est frappante et la limite facile à trouver, il faut comme pour les activités citées que le propriétaire soit à bord.

    Sans vouloir (trop) polémiquer, le ton du message de Gwendal me surprends et il me semble y lire quelque chose de l’ordre de la frustration ou de la rancœur. Grace à internet il est très facile de comparer l’offre et si un propriétaire estime que son catamaran quasi neuf avec pleins d’éléments de conforts et de loisirs vaut 100 €/j, libre à lui ! Tout comme sont libres les équipiers de ne pas aller à son bord s’ils considèrent que cela ne correspond pas à leurs moyens. Il n’y pas d’arnaque dans ce cas. Par contre faire croire que l’on va embarquer sur un bateau luxueux et se retrouver sur un vieux monocoque acier en ruine, là par contre…
    …mais je n’ai jamais entendu parler d’un cas similaire.

    Bonne route, bon vent.
    Patrick

    Répondre
    • Patrick
      Plusieurs de vos remarques m’interpellent.
      Celle-ci tout d’abord, « Pourquoi devrais-je offrir à des inconnus ce que je paie (chèrement) ? » Ben, je ne sais pas moi… Pour rendre service ? Par gentillesse ? Par désir de vouloir partager une expérience avec d’autres ? Les raisons ne manquent pas il me semble, cherchez un peu et vous n’aurez pas de mal à en trouver.
      Cela dit, le cœur du problème est que, à l’instar d’une étrange manie qui semble se libéralisée (sic!), vous semblez tout à fait prêt à profiter de votre bateau en solitaire mais vous n’êtes apparemment pas prêt à en assumer le coût puisque vous vous proposez de le faire supporter à d’autres… Et que je sache, vous n’êtes ni restaurateur, ni hôtelier, ni même skipper professionnel (vous l’auriez précisé), et vous n’êtes donc pas un prestataire de services déclaré à même de fournir à une clientèle ce pourquoi elle vous verse un émolument.

      Il s’agit donc (excusez moi de pinailler) d’une prestation de service dissimulée, sur laquelle bien sûr vous ne payez aucune cotisation sociale ni impôts… Ce qui relève des articles L8224-1 et L8224-3 du Code du travail, et vous rend susceptible d’être condamné en tant que personne physique à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, peines doublées en cas de récidive. Et je vous passe d’autres joyeusetés telles que la confiscation du bateau, la publication du jugement ainsi que la déchéance de vos droits civiques et familiaux… On n’est plus à ça près n’est-ce pas ?

      Ceci étant rappelé pour le bien de tous, sachez que je m’attache plus à l’aspect moral de la chose, qu’à son aspect légal. Vous voulez financer votre (chère) passion sur le dos des autres, libre à vous d’être à ce point cynique et décomplexé, cela vous regarde du moment que vous en assumez les conséquences pénales. Supportez également que l’on ne soit pas d’accord avec ces pratiques et qu’on les dénonce. Mais s’il vous plaît, ne présentez pas la chose comme étant une pratique commerciale comme une autre, régit par la loi de l’offre et de la demande, car ce n’est pas le cas. Vous êtes dans l’illégalité et dans l’escroquerie morale la plus complète.

      Sachez, cher Patrick, que si je vous répond de la sorte ce n’est ni par frustration ni par rancœur. Je suis moi-même propriétaire de mon voilier, je vis dessus depuis trois ans, j’en assume pleinement le coût et il ne me viendrait jamais à l’esprit de vouloir le reporter sur d’autres. Dans mon monde, une passion même chère, ça s’assume. Mais peut-être ne vivons-nous pas dans le même monde…

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      • Mon cher Gwendal, vous indiquez n’avoir ni frustration ni rancœur mais alors d’ou vient l’agressivité perceptible dans vos messages ? Franchement brandir la loi et la morale pour de si petit sujet…

        Je vous rassure j’arrive parfaitement à assumer mes bateaux, les participations financières viennent en général financer de nouveaux éléments de confort ou de loisirs dont je me passe aisément lorsque je suis seul.

        Prendre des passagers gratuitement m’arrive de temps en temps, des amis pour quelques jours, des connaissances pour la journée et des inconnus parfois au hasard d’une rencontre sympathique. Mais nul besoin pour cela de passer par une bourse d’équipier.

        Si vous avez pris le temps de lire (et de comprendre) mon premier message, vous aurez compris que je milite pour l’établissement d’un statut de bateau d’hôte calqué sur celui des tables et chambres d’hôtes. J’ai à ce sujet transmis un dossier à M Audibert-Troin (député du Var).

        Vous me jugez à priori mesquin et sans grandeur d’âme du fait de ma position assumé sur le paiement de la caisse de bord. Que penser alors d’un équipier qui rechigne à participer de 20 ou 30 € pour naviguer sur un luxueux bateau ?

        Pour finir tous ces internautes qui se drapent dans leur perfection, s’affublant de qualités qu’ils ne possèdent probablement pas ou pas autant qu’ils veulent bien l’écrire, tous juristes à leurs heures (merci google) érigeant leurs points de vue en jugement me font sourire.

        Juste pour info Gwendal, avez vous invité à votre bord Amandine qui vous a fait un sympathique appel du pied dans sa réponse du 6 septembre 2013 ou dans le même esprit, ne seriez vous de ces altruistes qui laissent les auto-stoppeurs sous la pluie ?

        Merci de ne pas répondre sur ce blog qu’Amandine a su rendre simple et agréable et qui n’est vraiment pas fait pour ça (je lui présente d’ailleurs mes excuses pour m’être laissé aller à vous répondre ici).
        Je signe de mon nom et de mon prénom et vous n’aurez aucun mal à me trouver sur STW

        Salutations courtoises.

  12. Cher Patrick
    Agressif ? Moi ? Virulent tout au plus, tant il est vrai que le sujet me tient à cœur. J’ai croisé sur ma route tant d’escrocs, de profiteurs et de margoulins en tout genre, qui justifiaient les sommes exorbitantes qu’il demandaient par un discours tel que le votre, que je me fais un devoir de rectifier le tir chaque fois que l’occasion m’en est donnée.
    Et puis… C’est quand même vous qui avez commencé en alléguant qu’il y avait chez moi de la frustration et de la rancœur. Et vous continuez en mettant en doute mon intégrité… Mais bon, ce n’est pas grave. Je n’ai rien à vous prouver, ni à qui que ce soit d’ailleurs. Ce qui compte c’est qu’Amandine sait bien qui je suis, que je ne raconte pas de craques, et qu’elle sera toujours la bienvenue à mon bord.
    Cela dit, je reviens de faire un tour chez STW (je préfère Hisse et Oh, moins snob à mon sens), et j’ai constaté avec joie que les tarifs réclamés dans la bourses aux équipiers ont sérieusement baissés depuis quelques mois. Cela tourne autour de 10-15 euros par jours pour des transatlantiques, et je trouve que c’est bon signe. Les gens commencent à devenir raisonnables.
    Quant à la création d’un statut de bateau-hôte, je dis pourquoi pas ! C’est une bonne idée ! Pourvu bien sûr que les prestations soient en accord avec les tarifs proposés, et que le bateau et son skipper ne dérogent pas aux règles administratives et assurantielles en vigueur. Mais dans ce cas de figure, il s’agira alors de passagers-payants et non-pas d’équipiers…

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    • Bonsoir Gwendal, si tu trouves l’idée intéressante, veux tu participer à la réflexion autour du projet ?
      tu peux trouver mes coordonnées sur STW en faisant une recherche de membre….
      Bien cordialement.
      Patrick

      Répondre
  13. Salut Amandine,
    Je trouve comme Gwendal que tu vulgarises un peu la chose, même si je comprends tout à fait ta démarche. La voile est une sujet qui me tiens très à coeur. Je fais de la voile sur tout type d’embarcation depuis toute petite et je suis partie régulièrement en croisière en voilier en famille. Je cherchais depuis longtemps (sans vraiment chercher en profondeur je l’avoue) des sites de recherches d’équipiers alors rien que pour ca merci beaucoup! Aussi je te rejoins vraiment sur la sensation quasi-indescriptible que l’on ressent lorsque le moteur s’arrête et que le bâteau glisse seul sur l’eau. Je peux observer pendant des heures l’écume et les vagues qui se brisent sur la proue du voilier. Merci en tout cas pour cet article!

    Répondre
    • Merci Cécile pour ton message : oui, de la vulgarisation du monde de la voile (en même temps, c’était le but ! ^^) et la volonté d’ouvrir cet univers aux débutants (comme moi ^^).

      Contente que cet article te plaise malgré tout. Oui, il existe différents sites pour rechercher des embarcations ou des équipiers ; et dernièrement, nous avons testé une nouvelle agence (qui est dans l’esprit couchsurfing sur l’eau) en Croatie : Naleia (j’en parlerai tout bientôt, promis ! 😉 )… À suivre !

      Bonnes aventures et bon vent à toi !

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  14. Bonjour,
    quelques petits commentaires sur ce qui peut se lire ici…
    J’ouvre mon bateau à des équipiers/équipières quelques fois dans l’année,
    mais n’étant pas en France les gens doivent déjà s’affranchir d’un billet d’avion,
    ce qui rend difficile la question de la caisse de bord…
    Une participation aux frais.. Certes… mais c’est toujours un casse-tête à établir, surtout que les envies de chacun diffèrent souvent
    ex: de jeunes équipiers voudront aller au port, sortir, visiter.
    Les plus âgés veulent souvent du calme et la tranquillité des mouillages.
    C’est un exemple parmi d’autres, mais il impacte sérieusement le cout du temps passé à bord surtout quand on est propriétaire d’un catamaran.
    Bref,tout cela pour dire que tous les points de vue sont acceptables du moment qu’il y a une raison au prix demandé et finalement Patrick et Gwendal présentent juste les deux faces d’une même pièce.
    Quant à moi, les expériences les plus sympa sont certainement celles à venir.
    Les sites énoncés bourse aux équipiers et vogavecmoi sont payants et sont un peu en contradiction avec l’idée que j’ai de ce genre de partage… vu que certains en font commerce et pour le coup ne sont que des vendeurs d’espace…
    je suis désespérément à la recherche d’un site qui offre une mise en relation sans plus de formalités…
    espérant donner envie à beaucoup de tenter l’aventure, vous ne risquez qu’un peu de votre temps, mais surtout vous risquez d’en prendre plein les yeux, c’est pourquoi Je préfère les débutants qui ont encore cette faculté de s’émerveiller de tout.
    Pensez quand même à faire un essai proche de chez vous avant de vous lancer dans ce genre d’aventure ; le mal de mer est la seule entrave concrète à un bon séjour; même avec les médicaments adaptés.

    Bonne nav’ à tous et toutes. quel que soit le moyen de transport, tant qu’il ne crame pas des tonnes de diesel… la planète vous en remerciera 😉

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    • Bonjour Fred,
      Votre intervention ici le 28/06/2015 reflète une bien sage personne. J’ai peu d’expérience en navigation, je viens de prendre ma retraite, et j’irai bien vous rejoindre là où vous serez pour quelques voyages en attendant d’acheter mon propre voilier.

      Répondre
  15. Bonjour je rejoins ce post un peu tard, mais on ne sait jamais.
    Tout d’abord je comprends parfaitement le point de vue de Gwendal, qui me semble le plus « professionnel » (entre guillemets bien sûr) dans son approche. De ma longue expérience j’ai pu constater que bon nombre de gens pensent pouvoir naviguer facilement et surtout pas cher, surtout pas cher et de l’autre côté il y a ceux qui on besoin d’équipiers pour manœuvrer.
    Naviguer seul au large ce n’est pas si compliqué, je dirais même que c’est plus facile, il suffit d’anticiper, mais naviguer avec un équipage non connaisseur c’est beaucoup plus compliqué et risqué. Il y aura toujours le quidam qui ne sait rien faire et qui touche-à-tout et bonjour les dégâts.
    Quitter ou rentrer au port avec un fort vent de travers n’est pas si simple que ça.

    Je reconnais que le côté découverte aventure le vent dans les cheveux les lagons bleus, etc etc etc ça fait rêver et ça me fait toujours le même effet.

    Mais, car il y a un mais, un voilier est engin pas facile à maitriser dès que le vent souffle fort et bon nombre de propositions émanent souvent de gens qui n’ont pas la qualification suffisante, donc au-delà du côté sympa copain copain (qu’on fait d’ailleurs payer pour amortir son bateau SIC tout a été dit sur le coté illégal sur les autres posts) reste la qualification du skipper. J’ en connais qui ont traversé l’atlantique sans rien ou presque rien connaitre à la voile.

    Ce que je veux dire c’est qu’être propriétaire d’un voilier ne fait pas d’eux un maitre qualifié pour vous : apprendre la voile. La très grande méfiance doit vous animer, car sur le papier ils sont tous très bons et vous n’avez pas les moyens de vérifier.

    Mon conseil, prenez des cours de voile habitable dans un club de voile, car on n’apprend pas la voile au cours d’une croisière, fut elle idyllique, c’est la manière la plus longue pour apprendre les bases (compter 10 ans).

    Dans un club vous aurez un suivi de votre progression et de nombreux stages sont proposés pour vous perfectionner.

    Bien sûr c’est payant, mais le rapport qualité-prix sera bien meilleur, vous aurez acquis des bases sérieuses.

    Puis bien des fois ensuite, vous serez surpris en navigant de vous apercevoir du nombre important de plaisanciers qui navigue un peu n’importe comment.

    Alors méfiance et ne confondez pas ballade et cours de voile. Un voilier peut être doux comme un agneau ou devenir un chien enragé selon la météo, ne prenez pas de risques. Rien ne vous permet de juger de la compétence du skipper, car vous ne savez pas quelles doivent être ces compétences.

    C’est comme si j’avais une super bagnole et que je décidais que je suis moniteur d’auto-école. Je décide que je vais vous apprendre à conduire, alors que je ne connais strictement rien au freinage d’urgence… En plus je vais vous faire payer pour amortir ma belle auto… Attention danger! Prenez vite contact avec une auto-école.

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  16. Bonjour Amandine,

    Superbe ton site. Nous sommes un couple pensionné très jeune, nous résidons dans le sud de l’Andalousie entre Malaga et Motril , notre but futur se procurer un voilier et parcourir dans un premier temps le large de la Méditerranée et par l’expérience acquise la grande traversée de l’Atlantique en direction du pays natale de ma femme qui est équatorienne, il est vrai que l’expérience d`un voyage de courte distance sur quelques jours de navigation serait pour nous le test de savoir si l’amour de la navigation nous réjouis. Nous sommes libre comme l’air, nous aimons la nature et l’aventure, notre approche actuelle serait une navigation d`un des ports soit Motril ou Malaga pour une durée de + ou – 10 jours destination inconnue pas d´importance, si tu connais dans tes contacts des navigateurs passant près de chez nous merci d’avance de nous faire un petit signe. Nous regardons de notre côté sur les sites que tu nous as indiqués.

    Encore un tout grand merci et chapeau bas pour ton site.

    Cordialement

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    • Bonjour Daniel, quel superbe projet ! Malheureusement, je n’ai pas de bonnes adresses / contacts à vous transmettre, si ce n’est les liens de site web que je cite déjà dans l’article.

      Bonne chance… et bon vent !

      Répondre
  17. Bonjour Amandine. J’apprécie tes commentaires et tes bons plans pour découvrir des endroits magnifique. Je ne connaissais pas ce moyen pour partir découvrir d’autres horizons,je te remercie pour tes conseils. Tu m’as donné envie de partir. Bon vent pour vos prochains voyages. Amicalement

    Répondre
    • Bonjour Sonia, merci pour ton commentaire, ravie que l’article et les échanges qui ont suivis t’intéressent.

      Au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires, je te souhaite de beaux voyages… et bon vent !

      Répondre
  18. Bonjour Amandine,
    Merci pour cet article que j’ai eu grand plaisir à lire, et qui me fait beaucoup réfléchir.
    Je rentre à peine d’un voyage de 2 mois aux Philippines où j’ai été très tenté d’embarquer sur un voilier comme équipier pour voyager d’îles en îles. Malheureusement, je ne suis pas expérimenté dans ce domaine et n’ai pas voulu me lancer à la vue du prix exorbitant demandé au néophytes qui souhaitaient embarquer… (je pense qu’il s’agissait surtout d’une offre commerciale)
    Depuis mon retour, je suis très motivé à l’idée de repartir faire un tour du monde dans les 2 prochaines années, avec comme principal moyen de transport le voilier. Mais j’aimerais obtenir de l’expérience dans ce domaine avant de m’engager afin de ne pas être un simple passager de plaisance mais un équipier : prendre part aux manœuvres et apporter une réelle aide au capitaine (et aussi pouvoir négocier le prix de ma traversée…). J’envisage donc avant mon départ de passer le permis bateau côtier, et si tout se passe bien le permis bateau hauturier. Je sais qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un permis pour naviguer sur un voilier, mais je me dis que l’apprentissage des signaux, calculs des marées et lectures de cartes (et j’en passe) pourraient représenter une certaine expérience avant d’embarquer. J’ai cherché des formations spécifiques aux voiliers, mais à moins de retourner sur les bancs de l’école pour skippers, je n’ai rien trouvé.
    J’aimerais avoir ton avis sur la question (et d’autres personnes par la même) car en te lisant je comprends que tu n’as aucune formation en navigation.
    Dans l’attente de ta réponse, je vous souhaite bons vents à ton compagnon et toi, et pleins de beaux projets!

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    • Bonjour Romain, merci pour ce gentil message 🙂
      Quelle belle expérience tu as du vivre aux Philippines !
      Je pense que si la navigation te plait à ce point, tu ne devrais pas hésiter à t’inscrire à des cours en vue du permis. C’est ce que nous avons fait : nous avons suivi un cursus (sur une année ou demi-année, je ne me souviens plus !) de cours théorique, avec des weekends de cours pratiques, manoeuvre au port, sortie en mer… que normalement on fait en vue du permis (nous n’avons juste pas passé le permis après tout ça ^^). Nous avions trouvé près de chez nous (nous habitons en Belgique)… aucune idée de comment ça fonctionne en France… Sinon, t’inscrire à un club de voile, poser tes questions directement chez eux pourrait être une bonne façon de créer de liens avec des personnes qui en savent plus et aussi de pouvoir te faire de l’expérience.
      Bonne continuation à toi dans tes projets de voyage en voilier !

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  19. Bonjour, La passion de la mer coûte cher aux propriétaires. Il y a chaque année les assurances, l’entretien du moteur, le grutage, l’hivernage à sec (c’est moins cher qu’une place de port à l’année), le carénage et chaque année l’un ou l’autre machin à changer. Nous sommes un petit groupe à naviguer depuis 5 ans sur un 50 pieds (15m) (4 cabines doubles avec sdb + un pick avant (cabine de pont peu pratique). En fait avec le propriétaire nous entretenons le bateau de 20 ans et le faisons naviguer 3 à 4 mois par an en méditerranée. Ce qui nous guide, c’est le plaisir de naviguer. En contrepartie de notre travail, nous naviguons gratuitement et nos équipiers paient une participation aux frais d’entretien du bateau évoqués ci-dessus. Depuis 5 ans, le propriétaire n’est jamais rentré dans ses frais de 6 à 10.000 euros/an. Il s’agit bien de co-navigation et les skippers paient leur quote-part dans la caisse de bord. Les équipiers paient pour la participation aux frais d’entretien du bateau, le tiers ou le quart du prix d’une location en agence. Le propriétaire serait dans l’impossibilité de faire naviguer son bateau si l’équipe d’entretien ne l’aidait pas et si les équipiers ne contribuaient pas aux frais du bateau. Tout le monde est heureux et il nous arrive de recruter des parties d’équipages sur internet quand notre cercle perso est épuisé.

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  20. Bonjour Didier, merci pour votre message et partage d’expérience.

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