Notre voyage d’un mois au Sri Lanka a été une expérience très particulière. Sans doute parce que nous n’avons pas l’habitude de voyager en Asie. Sûrement aussi parce que c’est un pays encore peu touristique. Et sans doute également parce que je suis une femme…

Retour sur mes expériences, bonnes comme mauvaises, et mon vécu de voyageuse au Sri Lanka.

Sri Lanka, notre second voyage en Asie

Si j’ai déjà quelques belles expériences de voyages derrière moi, je suis encore novice sur le continent asiatique. Le Cambodge était mon grand baptême, et me voici un an plus tard, au Sri Lanka. Sans doute pas un des premiers pays que l’on visite en Asie, mais nous suivons rarement un plan établi de nos pérégrinations à travers le monde, et une opportunité s’est offerte à nous suite au Trophée que nous avons remporté au Salon des Blogueurs Voyage 2015.

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Cueilleuse de thé dans des plantations du Sri Lanka

Premières impressions

Le Sri Lanka nous accueille avec une chaleur humide étouffante, une écriture indéchiffrable et une langue inconnue. Dépaysement assuré ! Nous tentons de prendre nos marques et de trouver des repères dans ce pays dont nous ignorons tout ou presque. Nous nous amusons de certains détails, attendus et inattendus, du paysage srilankais :

  • On roule à gauche.
  • La circulation routière est infernale.
  • Il fait chaud et lourd !
  • Tous les hommes portent des chemises et certains portent une jupe à carreaux (le sarong, à ne pas confondre avec le kilt !)
  • Beaucoup de femmes portent le sari et certaines sont voilées.
  • Beaucoup de personnes marchent pieds nus.
  • Tous les enfants nous regardent avec curiosité.
  • Il y a des écureuils partout.
  • Tous (vraiment tous) leurs plats piquent.
  • Il fait (vraiment) très chaud, avec un taux d’humidité constamment supérieur à 80 %.
  • Leurs trains paraissent sortis d’un autre siècle.
  • Les gens hochent tous bizarrement la tête, que ce soit pour dire oui, non ou peut-être !

Mais au-delà de ces petites impressions, le contact humain est l’une des choses les plus importantes à mes yeux, la couleur principale qui déterminera la teinte et le ton de ma toile. Et ce contact ne fut pas toujours facile…

Vécus de voyageurs au Sri Lanka

Avant de commencer, une petite précision s’impose : mon retour de voyageuse est absolument subjectif (sinon ce ne seraient pas des impressions, mais des faits à la « Wikipedia »).

Alors mon ressenti, quel est-il ?

  • Sécurité au Sri Lanka

    Il y a un grand paradoxe dans la perception que j’ai pu avoir en tant que touriste concernant mon bien-être et ma sécurité.

    D’un côté, j’observe des gens laisser leurs sacs sans surveillance dans les trains, descendre sur le quai et remonter quelques minutes plus tard sans que cela ne pose le moindre souci. On se dit alors que la criminalité et le vol doivent être pratiquement inexistants. Rassurant.

    Et puis à côté de cela, on se fait interpeller en permanence. Et toujours pour la même chose : notre portefeuille. Si la mendicité directe est rare (quelques mendiants et enfants qui réclament à la vue du touriste), le harcèlement pour « aider » et « conseiller » le touriste est presque incessant.

    Note

    Malgré nos représentations occidentales et l’histoire houleuse de ce pays, il n’y a aucun risque à y voyager, ni en tours organisés ni en voyageurs indépendants (et ce y compris dans le nord de l’île qui est souvent vue comme moins sûr, à cause du passé lié à cette région).

  • Harcèlement de rue

    Dès la porte de son logement franchie, il faut s’attendre à se faire aborder par des inconnus dans la rue.

    – Tuk-tuk sir ?

    – Où allez-vous ? Avez-vous un hôtel ? Je connais un bon hôtel pour vous ! (Le tout en une traite sans que l’on ait l’occasion de répondre à la première partie de la question)

    – Vous cherchez quoi (lorsque l’on se promène dans la rue) : un restaurant ? Un magasin à souvenir ? Un logement ? Une excursion ? Je connais, je peux vous aider ! Pas cher !

    – Mon ami, tu veux, tu veux, tu veux ?

    Pire qu’une armée d’enfants de 5 ans capricieux dans un supermarché, beaucoup de Cinghalais se jetaient littéralement sur nous pour nous accoster et nous demander quelque chose. Certains nous repéraient de loin, traversant des carrefours pour venir jusqu’à nous ; d’autres ralentissant leur voiture ou tuk-tuk pour nous faire une proposition et continuer à rouler à notre hauteur pendant 3 minutes, peu importe le nombre de refus que nous leur opposions.

    Soyons francs : c’est fatigant !

    Si en début de journée nous pouvons en rire, imiter les gestes d’appel d’attention des chauffeurs, leur répondre gentiment avec le sourire tout en faisant le jeu de compter le nombre de fois qu’on nous interpelle sur quelques centaines de mètres… En fin de journée, harassés par la chaleur humide, on n’a juste plus envie de jouer. Plus envie de répondre. Plus envie de se battre.

    Ce harcèlement constant à permis à François de comprendre « par le vécu » ce que doivent vivre certaines femmes avec le harcèlement de rue et à quel point c’est insupportable.

    Peut-on parler de harcèlement quand il ne s’agit pas de la même personne qui demande à répétition, mais de plusieurs qui se succèdent ? Je ne sais pas. Il faut peut-être trouver un nouveau terme pour cela…

    Note

    Ce phénomène de harcèlement est surtout présent dans les villes, moins dans les villages et à la campagne.

  • Arnaques à répétition

    Jamais nous n’avons vécu autant de tentatives d’arnaque en voyage (dont certaines ont réussi) qu’au Sri Lanka ! Jamais !

    Cela en devenait juste incroyable. Bien sûr les tentatives de nos « amis » qui nous conseillent dans la rue étaient faciles à voir venir et déjouer. Mais à côté de cela, nous avons vécu de nombreuses autres techniques d’arnaques, à des lieux ou venant de personnes dont nous n’aurions jamais soupçonné une seconde qu’ils pourraient ne pas être honnête.

    L’exemple le plus criant est l’arnaque que nous avons vécue à l’entrée du musée de Polonnaruwa. La dame du comptoir à qui nous achetions nos deux billets a réussi, par un tour de passe-passe dans son tiroir (tout en comptant des tickets de l’autre main sur le comptoir, le tout en ne nous adressant ni un regard ni un mot), à échanger l’un des deux billets de 5000 que nous lui avons tendu contre un billet de 1000. François, pourtant sûr de lui, est tellement surpris par l’affirmation de la femme qu’il manque de l’argent et qu’on ne lui a pas donné le bon billet, qu’il finit par lui tendre un billet pour compléter la somme. Dans l’après-coup, vérifiant l’argent qu’il lui reste en poche, il n’a aucun doute : elle a bien interverti nos billets et nous a volé au total 4000 roupies (l’équivalent de 27 €).

    Et tout cela dans un site archéologique officiel du pays ! Nous avons sans doute mal réagi en ne réagissant pas… Mais nous avions tellement du mal à croire ce que nous venions de vivre, que nous sommes restés sidérés.

    Et les exemples ne manquent pas : retour de monnaie incorrect dans un bus, taux de change erroné dans un magasin, taxes mal indiquées dans un hôtel, retour de notre monnaie oubliée par une vendeuse ambulante dans un train, chauffeur de tuk-tuk qui essaye de changer son prix en cours de route parce que la rue est en pente forte…

    Je ne veux pas vous alarmer pour rien ni vous faire croire que tout le monde ne cherche qu’à voler les touristes au Sri Lanka. Bien sûr que non. Mais les tentatives sont nombreuses (nous en avons vécu presque quotidiennement tout au long du séjour). Il faut rester sur ses gardes : un sentiment de « risque » désagréable que nous n’avions jamais vécu à cette intensité dans aucun de nos voyages antérieurs.

Voyager en tant que femme au Sri Lanka

Je ne voyage pas seule : je suis toujours avec François à mes côtés. Ce n’est donc pas un retour de voyageuse solo que je vais vous livrer. Et, petite précision supplémentaire, mon vécu est celui d’une femme blanche et blonde (cela peut jouer beaucoup sur le regard des autres).

Mais malgré tout, je tenais à partager mon ressenti de femme voyageuse, ce que je n’ai jamais eu besoin de faire pour aucun autre pays jusqu’ici.

Jamais jusqu’à présent je n’avais senti une si grande différence de traitement entre homme et femme. Dans la manière dont on se comporte envers François par rapport à moi. Et dans la manière dont les hommes ou les femmes interagissent avec moi.

Les différences sont si marquées qu’elles m’ont fait me poser beaucoup de questions sur la place de la femme dans la culture cinghalaise et dans le monde, questions avec lesquelles je repartirai sans réelles réponses.

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Voyager en tant que femme au Sri Lanka
  • Être un homme en voyage au Sri Lanka

    Les exemples sont nombreux, pour certain basés sur des détails et des ressentis assez fins sur lesquels il est parfois difficile de mettre des mots. Je parle ici de différences de traitement sans y mettre de notion de valeur morale, de bien ou de mal.

    Par exemple, il me vient en tête des adieux touchants avec le gérant de la guesthouse où nous avons séjourné à Sigiriya. Le vieil homme, voulant nous remercier d’avoir choisi sa maison, nous salue plusieurs fois puis, à notre grande surprise, prend François dans ses bras et lui fait trois gros câlins (interminables pour François qui n’est pas habitué à de telles démonstrations physiques !). Puis l’homme se tourne vers moi, me salue également et me tend la main en me souriant.

    Différence de traitement donc, mais culturellement cohérente avec leurs us et coutumes. Les hommes et les femmes ne font pas de démonstrations d’affection en public. On ne se tient pas par la main, sauf entre hommes et entre femmes. Lors des fêtes, les hommes dansent d’un côté et les femmes de l’autre. Dans les gares, il existe des salles d’attente séparées pour chaque sexe (plus une pour les prêtres). Dans les bus, les femmes ne peuvent pas s’asseoir à côté des moines…

    Bref, ces différences de traitement de genre sont fortement marquées au Sri Lanka, il est donc logique que les Cinghalais interagissent différemment avec François et avec moi.

  • Être une femme en voyage au Sri Lanka

    Lorsque je voyage, j’aime regarder autour de moi : les paysages, les animaux, mais aussi (et surtout) les gens. M’imaginer la vie qu’ils mènent, voir comment ils s’habillent, bougent, mangent, communiquent, rient… Et j’aime regarder leur visage et tout particulièrement leur regard : ne dit-on pas que les yeux sont une fenêtre sur l’âme ?

    Et en tant que voyageuse, j’ai pu sentir une grande différence dans mon contact avec les Cinghalais, ne fût-ce qu’en marchant en les croisant et leur adressant un sourire, selon que je sois face à un homme, une femme ou un enfant.

    1. Face aux hommes

      Peu d’hommes me rendaient mon sourire dans la rue. Beaucoup me regardaient avec une curiosité teintée d’un sentiment d’étrangeté : « Pourquoi cette étrangère me regarde-t-elle et me sourit-elle ? ».

      Mais plus dérangeant que cela, certains hommes me regardaient comme s’ils avaient le pouvoir de me déshabiller du regard. Un regard très intrusif. Salissant. Un regard que rien n’arrête, ni mon air gêné ni ma volonté de couper le contact et m’extraire de leur champ de vision. Certains de ces hommes n’hésitent pas à me suivre dans la rue, repasser plusieurs fois pour me croiser, voire m’interpeller depuis leurs voitures en riant et me faisant des signes. D’autres dans les bus s’amusent à tenter de me prendre en photo par au-dessus de ma tête pour faire un effet de décolleté.

      Pleine de doutes, je me suis remise en question. Quelle image de moi est-ce que je projetais ? Quel est le message que je leur envoyais bien malgré moi ? Ma tenue était pourtant tout à fait correcte (épaules et jambes couvertes, pas de décolleté).

      J’ai voulu questionner d’autres voyageuses, voir quels étaient leurs ressentis. Il se trouve que je suis loin d’être la seule à avoir vécu ce genre de choses (voire pire). Toutes m’ont parlé de harcèlement, regards appuyés de la part des hommes… Je suis tombée également sur un article d’une blogueuse voyageuse (Tongs et Sri Lanka) qui déplore l’évolution de la situation et va même jusqu’à déconseiller aux femmes de voyager dans ce pays.

      Sri Lanka, voyageuse, impressions
      Être une femme en voyage au Sri Lanka : un contact particulier avec les hommes

    2. Face aux femmes

      À l’opposé total de mon expérience avec certains hommes du Sri Lanka, mon rapport aux femmes a été un grand réconfort durant ce voyage !

      Toutes (ou presque) répondaient à mon regard par un regard bienveillant et à mon sourire par un autre encore plus chaleureux. Dans leurs yeux je lisais de l’affection, de la douceur, de l’amusement et de la gentillesse.

      Je n’ai pas ou peu de photos de ces regards souriants et de ces sourires accueillants. Je les ai gravés dans ma tête et dans mon cœur tant ils m’ont fait du bien. Je n’ai pas voulu qu’un appareil photo s’interpose entre nos regards, coupant ces échanges fugaces. J’ai préféré vivre ces petits instants de bonheur, tout simplement.

      Cette expérience de voyage au Sri Lanka m’a fait sentir, pour la première fois, appartenir à la communauté des femmes : une communauté discrète, mais présente pour toutes et soutenante envers toutes, quelle que soit la couleur de sa peau et les origines.

      Sri Lanka, voyageuse, impressions
      Être une femme en voyage au Sri Lanka : un contact merveilleux avec les femmes

      Sri Lanka, voyageuse, impressions
      Rires et sourires des femmes du Sri Lanka : mon rayon de soleil

    3. Face aux enfants

      Le rapport aux enfants est encore un monde à part dans celui des relations au Sri Lanka. Les enfants sont souvent de véritables électrons libres, gambadant gaiement, explorant leur environnement…

      Et si leur regard tombe sur une curiosité, comme des étrangers, ils prennent plaisir à vivre une nouvelle expérience avec lui : en le saluant, lui souriant, lui faisant un signe de la main. Les salutations deviennent un jeu et leur rire est vite communicatif. Quelle belle bouffée d’air frais !

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      Enfants souriants

Voyage et rencontres au Sri Lanka : un bilan mitigé

Vous l’aurez compris, mes impressions sur ce voyage au Sri Lanka sont multiples et extrêmes. Du beau, du bon… et du (vraiment) moins bon, voire horrible. Sensibles aux échanges humains, nous avons eu quelques déconvenues, mais également de très beaux moments.

Est-ce que je déconseille pour autant d’y aller ? Non ! Ceci n’est qu’un retour parmi d’autres, la meilleure solution pour se faire un avis étant encore et toujours de se forger son opinion en s’y rendant soi-même.

Esala Perahera, Sri Lanka, Kandy,
Voyager en tant que femme au Sri Lanka : une expérience particulière

Et vous, avez-vous déjà voyagé au Sri Lanka ? Quelles ont été vos impressions ?



134 commentaires

  1. Je suis plutôt surprise de ton vécu en tant que femme au Sri Lanka, j’avoue ne pas avoir ressenti ça, mais à l’époque je vivais en Inde et était donc peut-être « habituée » sans m’en rendre compte à cette différence homme/femme. Différence que j’ai plutôt sentie en Inde qu’au Sri Lanka au final.
    Idem pour les « arnaques », on n’a eu aucun souci au Sri Lanka à ce sujet. Mais encore une fois, ça dépend des gens, des rencontres, du voyage. Il n’y a pas comme tu dis de « règles » et le Sri Lanka est un très beau pays à découvrir malgré tout !

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    • Merci Gaëlle pour ton message. Je ne suis pas trop étonnée de lire que nous avons eu des expériences différentes au Sri Lanka.
      Plusieurs raisons sont sans doute derrière ces perceptions différentes (un voyage -et une voyageuse- n’est pas l’autre).

      Mais je pense surtout que la grande différence vient de nos expériences antérieures : tu venais d’Inde et je n’y suis encore jamais allée.
      Je pense que ça joue pour beaucoup sur nos perceptions (ce qui est nouveau ou habituel) et, surtout, sur notre « seuil de sensibilité », le tien étant sans doute plus « bas » (vu que tout le monde me répète sans cesse « en Inde, c’est pire »).

      Merci de venir transmettre ton expérience et apporter un autre éclairage de voyageuse au Sri Lanka.

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      • C’est probablement ça, le seuil de sensibilité qui change selon les personnes et selon l' »expérience ».
        J’espère quand même que ça n’a pas trop pesé sur votre voyage et que vous en avez profité malgré tout 🙂

      • Bonjour, je suis partie 2 mois au Sri Lanka, toute seule avec mon sac a dos, et j’avoue que je reconnais, dans ton article, les manières des cinghalais qui sont souvent déconcertantes vis a vis de nous les femmes mais je ne l’ai pas du tout vécu pareil…Au début, c’était dur, les hommes qui te fixent pendant tout le trajet du bus, tous se retournent et se figent quand tu arrives quelque part, les quotidiennes demandes en mariage…! Et puis j’ai compris leur vision des choses, nous sommes de belles occidentales riches et libérées, au mœurs légères et aimant profiter de la vie, venant d’un pays ou tout est possible bref c’est la vision du touriste qu’ils ont de nous! Et pourtant, dans mon voyage en Asie, je n’ai jamais autant ressenti la chaleur humaine qu’au Sri Lanka, une fois passé le « test du touriste », les hommes m’ont toujours soutenu, protéger de certains, invité a prendre le thé, rencontrer leur famille, découvrir des écoles, des temples, une mine, une usine a the, des ballades en bateau….. sans jamais tenir compte de mon mauvais anglais ou me demander quoi que ce soir en retour. Grace a eux, j’ai vraiment pu découvrir le « vrai » et que leur envie d’aider est sincère et prime sur tout. Cela reste mon plus beau voyage, pour l’instant…

      • J’ai bien lu votre expérience au Sri Lanka et je pense vraiment apprécier votre blog. Je suis allé en Inde et je l’avoue, même si je suis un homme, j’ai exactement ressenti les mêmes situations que vous. Je me demande d’ailleurs si je retournerai dans ce pays, peut être dans le Kerala mais sans doute pas dans le Nord… (arnaque avec une agence de voyage locale qui voulait savoir d’emblée combien j’avais d’euros en liquide et qui m’a fait dormir dans des hôtels en dessous du seuil de salubrité; la première nuit dans un hôtel de passe et la dernière nuit le sommier était une armoire et la « chambre » n’avait pas la moindre lucarne etc… Je vous passe les tuk-tuk qui vous sourient pour mieux vous arnaquer. Mon arrivée en Thaïlande à partir de Calcutta fut comme une libération. Par contre, sur Madras, j’ai été contraint d’aller dans un hôpital et je dois dire que leur médicament (interdit en France) a été efficace en moins de 24h… En Inde, il vaut mieux visiter à pied que de prendre un tuk-tuk… D’ailleurs à la fin, les tuktuk qui m’interpellaient riaient face à mon refus d’embarquer… Certains m’ont même déclaré ceci : « çà se voit que vous avez voyagé car vous ne vous laissez pas faire !!! » C’était mon premier contact avec l’Asie où je m’apprête à repartir!

    • Bonjour, avez-vous des conseils à me donner pour partir au Sri Lanka.
      Nous sommes partis l’année dernière à Bali, avec seulement les Hôtels de réserver, l’organisation pour les 14 jours de faire. Pas de voyage organisé.
      Ce que j’ai aimé à Bali, la gentillesse des gens, le très bon pouvoir d’achat, la liberté, la sécurité, les paysages et la plongée.
      Pourrions-nous espérer la même chose du Sri Lanka ?
      Quoi faire et où partir ?
      Nous serrions parti vers fin janvier est ce une bonne période ?
      Cordialement

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      • Bonjour Loir, merci pour votre message. Je pense que cet article est assez parlant sur l’expérience sue nous avons eue dans le contact avec les gens… Les commentaires des autres voyageurs vous donneront également une idée sur la question.

        Beaucoup de choses à faire et voir au Sri Lanka ; en plus des sites classiques (Sigirya, Kandy, Pic d’Adam, parcs nationaux, Polonnaruwa…) je vous conseille de faire aussi de la randonnée (voir cet article).

        Pour ce qui est de la période, n’hésitez pas à chercher directement dans Google « Quand partir à … » ; pour le Sri Lanka, on voit que janvier et un mois favorable pour voyager.

        Bons préparatifs et beau voyage à vous 🙂

      • Bonjour Loir,
        Je suis allée 3 fois au Sri Lanka seule, mais j’avais un chauffeur et je n’ai fait que de merveilleuses expériences. J’avais réservé moi-même mes guesthouses et avait prévu un circuit chaque fois différent. La première fois c’était les Sites à ne pas louper comme Sigirya, Kandy et les autres mentionnés par Amandine avec une petite semaine de plage dans le sud avant de repartir. La 2e fois c’était le nord dont le paysage et les habitants sont tout aussi charmants et très à l’écoute pour répondre à tes souhaits… avec en finale, quelques jours de plage à Trincomalee et la 3e fois j’ai mieux découvert le Sud-Est en passant à nouveau par le centre vers Ella (lieu magique où je réserve toujours pour une nuit …. !) pour découvrir Batticaloa et la côte Sud-Est en descendant vers Arugambay pour un peu de plage. Je sais que je vais y retourner car je me sens très bien avec l’énergie des gens, leur gentillesse et le respect qu’ils nous portent. Bien sûr, nous sommes des touristes et avons un pouvoir d’achat qu’ils n’ont pas mais j’ai vu bien d’autres belles choses dans leurs yeux, la clarté de leur regard (même s’ils ont les yeux noirs !!! :-))) Pour la plongée et le kite, c’est surtout la côte Est-Sud-Est, Trincomalee et arugambay avec ses petites îles. Partir fin janvier est excellent comme période.
        Je suis également allée seule en Inde 2 fois et j’avais choisi le même mode de transport : un chauffeur. Ce sont des gens qui connaissent très bien leur pays et vous conseillent judicieusement pour éviter les arnaques. Ils sont soit indépendants, donc ont tout à gagner à ce que vous soyez satisfaits, soit recommandés par des petites Agences locales.
        Le Sri Lanka est une merveilleuse île, elle foisonne d’endroits qui font briller les yeux et leurs habitants sont heureux de vous la faire découvrir. Je peux vous recommander un chauffeur si vous le voulez.
        En tous cas, je vous souhaite une magnifique expérience si vous allez là-bas.

      • Bonjour Elisabeth je serrais intéressée par le nom de ton chauffeur, pourrais-tu me dire à peu près combien tu as payé ? 🙂 Merci

  2. Mince cet article ne me rassure pas. Je suis allée en Inde l’année dernière et nous avons vécu un enfer concernant les arnaques et le harcèlement quotidien et le dédain qu’on a montré envers moi en tant que femme. Je ne retournerai jamais en Inde à cause de ça mais je rêve de découvir le Sri Lanka, de voir des éléphants sauvages. Ça va être dur de convaincre mon homme de repartir dans une épopée de harcèlement.

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    • Merci Estelle pour ton commentaire. Mon but avec cette transmission d’expérience n’est pas d’effrayer ni de décourager les voyageuses de découvrir le Sri Lanka. Mais je voulais apporter mon témoignage, car à force de croiser d’autres voyageuses sur place (et par la suite en Asie) partager certains de mes ressentis, et de ne trouver presque aucun retour sur le web, je me disais qu’il manquait ce regard particulier.

      Après, comme j’insiste à différents moments de cet article, ce n’est que mon expérience, mon regard et mon ressenti. Tu trouveras dans les commentaires d’autres vécus d’autres voyageuses qui ont adoré ce pays (et qui, pour beaucoup, avaient déjà voyagé en Inde avant et trouvaient que le Sri Lanka était, en comparaison, un pays très facile pour voyager).

      Répondre
    • Bonjour Elisabeth!

      Je pars 1 mois seule au Sri Lanka cet été, et au vu des différents commentaires, je me laisse le choix de prendre un chauffeur si j’angoisse trop… Ce serait une première, mais sincèrement, je commence déjà à me demander si le choix du pays était vraiment le bon… Peux-tu me parler des tarifs ainsi que peut-être donner un nom? une agence?
      Merci!

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      • Bonjour Myriam, quand pars-tu ?

  3. Hello Amandine,
    Nous sommes actuellement au Sri Lanka et j’ai été très étonnée de lire ton article. Nous sommes là depuis moins d’une semaine mais ne ressentons absolument pas la même chose. Nous avons été en Inde juste avant pendant 3 semaines, et là bas le regard des hommes étaient bien plus présents et pesant qu’ici mais une fois que l’on est au courant on y fait abstraction. Il nous reste encore 2 semaines au Sri Lanka donc peut être que je changerai d’avis à la fin du voyage mais pour le moment je trouve les gens très souriants et accueillants et les arnaques bien moins présentes qu’en Inde. En tout cas aucun problème pour le moment. Nous trouvons ce pays très beau et très propre et avons hâte d’en découvrir plus.

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    • Hello Mathilde, ravie de savoir que votre voyage au Sri Lanka se passe bien.

      Comme nous en discutions dans les commentaires avec Gaëlle, je remarque que la plupart des retours très positifs sur le Sri Lanka viennent de voyageuses qui ont déjà voyagé en Inde. Comme si cette première expérience venait donner une échelle de comparaison (beaucoup me disent « ce que tu as vécu au Sri Lanka, ce n’est rien par rapport à l’Inde : l’Inde c’est pire ! ») et en même une certaine habitude/expérience, et un seuil de sensibilité moins grand.

      Pour nuancer un peu, concernant mes impressions dans le contact au Cinghalais, je ressentais beaucoup moins (voire pas du tout) les tensions et problèmes dont je parle dans l’article lorsque nous étions dans les montagnes et zones moins touristiques. ET je suis d’accord avec toi, ce pays est très beau et très propre.

      Bon voyage à vous deux !

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  4. C’est un fabuleux témoignage je trouve !

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    • Merci pour ce témoignage Amandine. Je ne suis jamais allée au Sri Lanka mais en Inde. Et en lisant ton témoignage je m’y suis retrouvée dans ce que j’ai pu vivre en Inde. Ca a été une belle « claque » culturelle, tant les différences sont grandes (surtout dans les relations hommes/femmes). La seule solution pour moi a été un lâcher prise totale sur la situation, et surtout l’acceptation de la situation. Ce qui m’a permis de revenir d’Inde des étoiles pleins les yeux d’Inde. Merci pour ton partage en tout cas 🙂

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      • Merci Ingrid pour ton partage d’expérience en Inde. Je n’y suis jamais allée (encore), mais beaucoup de personnes, lorsque je parle de mon expérience au Sri Lanka, me disent que cela leur rappelle l’Inde « mais en moins pire ».

        Le lâcher-prise comme tu le dis est sans doute une bonne attitude. Appréhender les différences culturelles ne se fiât pas en quelques jours/semaines… et parfois le choc est trop grand pour être approché comme il le devrait. Si certains aspects « difficiles » pouvaient être mis de côté pour profiter de la beauté des paysages, d’autres étaient juste trop prégnants par moment ; mais c’est avant tout une question de sensibilité et d’affinité (et pour moi, l’ambiance d’un lieu, et donc les regards et le contact aux habitants, est très importante pour me sentir bien dans un nouvel endroit).

  5. Ton article m’a étonnée car tout ce que tu décris concernant les relations et ton vécu de la femme, je l’ai vécu en Inde et quand, juste après, on est arrivés au Sri Lanka, j’ai trouvé que c’était plus soft. Le regard des hommes en particulier m’a paru beaucoup moins pénible. On est bien-sûr cantonnées à notre place de femme (qui vit dans un monde parallèle vis à vis des hommes) et ce n’est pas toujours agréable, c’est vrai! Concernant les tentatives d’arnarques ou l’insistance pour proposer des trucs, on ne l’a pas vécu au Sri Lanka. Chaque expérience est vraiment unique et subjective!

    Répondre
    • Bonjour Nathalie, merci pour ton message. Tu rejoins les témoignages de voyageuses qui ont eu une bonne expérience au Sri Lanka… après avoir voyagé en Inde. Je pense que cela donne une autre perspective et sans doute un autre seuil de sensibilité.

      Mais à chacun son expérience et son ressenti. C’est ce qui est bien avec les blogs et les communautés sur le web : chacun peut exprimer son point de vue et échanger ! 🙂

      Répondre

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