Un sac sur le dos
Amandine

Article non approprié pour les véganes

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.


Petit bout de terre perdu au milieu d’une mer infinie, telle est Rapa Nui. Plus connu sous le nom mythique d’« ile de Pâques », ce lieu n’a pas fini de faire rêver les voyageurs. Voici nos conseils pour voyager à l’ile de Pâques.

Pour ceux qui hésitent encore à y aller : foncez lire l’article sur mes 5 raisons de tomber amoureux de l’ile de Pâques ! Et pour les passionnés d’histoire et de légendes, un article sur les mystères de cette ile sortira prochainement.

Et, finalement, pour les convaincus… Vous êtes au bon endroit ! Voici mes conseils, informations pratiques et bons plans pour voyager à l’ile de Pâques.

Que voir sur l’ile de Pâques ?

Connue pour ses Moaïs, Rapa Nui présente bien d’autres intérêts. Déclarée Patrimoine Mondial de l’UNESCO et Parc National, l’ile de Pâques possède de nombreux atouts naturels : plages, volcans, grottes, faune et flore (sur terre et sous la mer)… Cette ile est bien plus que l’image que l’on s’en fait : une terre désolée parsemée de géants de pierre !

A votre arrivée sur l’ile, vous devrez acheter un pass à 54.000 CLP (ou 80 USD), que vous devrez emmener avec vous pour visiter les différents sites touristiques. Tous ces sites sont accessibles autant de fois que vous le souhaiterez, à l’exception des sites d’Orongo et de Ranu Raraku.

Moaï solitaire

L’Office du tourisme et les agences locales ont créé des circuits, à faire seuls ou encadrés selon les envies (et les budgets).

Le grand tour des Moaïs

Le grand tour de l’ile compte de nombreux sites à découvrir, principalement le long de la côte sud-est. Les trois sites les plus importants sont Rano Raraku, Tongakiri et Anakena.

Mais il y a également Akahanga, Papa Vaka, Te Pito Kura…

Rano Raraku

Rano Raraku est LE site que je voulais le plus découvrir en arrivant sur l’ile de Pâques ! C’est la carrière d’où proviennent 95 % des Moaïs de l’ile.

Les Moaïs abandonnés de Rano Raraku

Telle une usine à l’abandon, 397 Moaïs en cours de construction (ou de livraison) gisent à même le sol, dans une attente éternelle pour un accomplissement qui ne viendra jamais. Cet endroit est sans doute celui qui m’a le plus touchée de l’ile. Voir ces visages figés se succéder, certains incomplets, d’autres le nez planté dans le sol, ou le buste coupé en deux… c’est comme admirer un village figé dans le temps. Arrêt sur image. Plus rien ne bouge. Un petit côté triste vient teinter l’aura mystérieuse des lieux.

Moaï brisé entouré de chevaux
Carrière de moaïs de Rano Raraku

Conseils pratiques

Pour profiter au maximum de cette ambiance surréaliste et faire ressortir le côté « abandonné » des lieux, mieux vaut y aller par soi-même et le plus tôt possible, avant l’arrivée des bus touristiques. Se promener parmi ces monolithes permet aussi d’admirer la nature, avec pour paysage la mer au loin et, de l’autre côté, un lac au centre du cratère du volcan. Bordé de totora (joncs), ce point d’eau semble ne pas appartenir au même univers que le site qui se trouve juste à côté.

Ahu Tongariki

Tongakiri est sans doute l’image la plus connue de l’ile, avec ses 15 statues tournant fièrement le dos à la mer. Un endroit fort apprécié pour le lever de soleil et l’observation des étoiles.

Par contre, ne pensez pas, en vous levant tôt, que vous serez les seuls sur le site : le lendemain du réveillon de Noël, nous étions plus d’une trentaine à nous être levés aux aurores !

Tongakiri, les 15 Moaïs dos à la mer
Moaï de Tongakiri de nuit

Anakena

Plage la plus connue de l’ile, Anakena est un lieu immanquable de l’ile, et ce pour 3 raisons.

Histoire et recueillement

L’on raconte que c’est ici que les premières embarcations des Polynésiens venus coloniser l’ile touchèrent la terre, et donc ici que se formèrent les premiers villages de l’ile.

Plage paradisiaque

L’ile de Pâques n’est pas connue pour ses plages, car elle possède peu de lieux fidèles aux images de paradis polynésien… Mais la plage d’Anakena, avec sa mer aux eaux turquoise et sa plage de sable fin bordée de palmiers, correspond bien à nos fantasmes de vacancier !

Ses Moaïs

Les Moaïs sur la plage d’Anakena ont un cachet unique. C’est sur ce site que fut découvert l’œil de Moaï qui se trouve à présent au musée de l’ile.

En bonus

Il parait que c’est un endroit magique pour regarder arriver la nuit et contempler les étoiles… Ce sera pour notre prochain voyage sur l’ile !

Vers l’Est se trouve la plage d’Ovahe et son sable rose.

Le tour central

Le « petit tour » central peut se faire à pied, en longeant la côte ouest depuis le site de Tahai jusque l’Ahu Tepeu et en redescendant par les terres en passant par l’Ahu Akivi et Puna Pau.

Ahu Tahai

Ahu Tahai-Ko Te Riku est situé sur la côte à l’extrémité nord du village d’Hanga Roa.

Apprécié par les habitants pour venir à admirer le coucher de soleil, ce site archéologique se compose d’une maison de pierres, de sites cérémoniels et de trois plateformes avec des Moaïs (Tahai, Vai Uri, Ko Te Riku).

Tahai, les Moaïs d’Hanga Roa

Conseils pratiques

Profiter de la balade jusque Tahai pour prendre un verre et lire un bon bouquin au restaurant Atamu Tekena, ou pour vous renseigner sur les sorties plongées/snorkeling à Snorkeling Rapa Nui, et prolonger la promenade jusqu’au musée de l’ile.

Ahu Akivi

Aussi appelé Ahu Atiu, ce superbe site est particulier à plus d’un titre.

Les moaïs d’Akivi

Puna Pau

À l’image de Rano Raraku, Puna Pau est une carrière… mais pas de Moaïs : de « pukao », les coiffes des statues. Petit volcan éteint, ce site était l’unique source de l’ile pour extraire la roche volcanique rouge (dû à sa forte teneur en fer) et poreuse, utilisée pour sculpter les pukaos (et quelques rares Moaïs).

Le nom de « Puna Pau » signifie « printemps sec », ce qui laisse imaginer qu’à l’époque des Moaïs, il y avait de l’eau dans ses environs.

Grimper au sommet de la petite colline du site permet d’apprécier une belle vue sur le village d’Hanga Roa et sur le petit cratère de Puna Pau.

Conseils pratiques pour faire ce tour central à pied

Distance totale : entre 15 et 20 km

Durée : prévoir la journée entière

Côté nature : le long de la côte, ne pas manquer les tubes de lave (qui servaient de repères et maisons)

Variante : ne pas rentrer par l’intérieur du pays (qui est assez monotone) et prolonger la balade jusqu’à Anakena et de là, rentrer en taxi (il y a toujours des voitures postées là-bas). Il parait que cette promenade le long de la côte offre de magnifiques vues.

En bonus : Vinapu

Vinapu est un tout petit site, souvent oublié des touristes, car un peu en dehors des routes classiques. Et pourtant… Nous l’avons visité avec un guide, et j’ai trouvé cela passionnant ! Il peut facilement s’ajouter au programme du petit ou grand tour de l’ile.

Comportant l’un des plus grands « ahu » de l’ile, Vinapu frappe les esprits par les grandes pierres de sa plateforme, d’un genre unique sur l’ile de Pâques et dans toute la Polynésie. En visitant Vinapu, difficile de ne pas penser aux constructions incas !

Certaines théories, parlent d’un lien entre les Incas et les Rapa Nui : une expédition inca, qui partie du Pérou dans les eaux du Pacifique, présidée par le prince Túpac Yupanqui, dans les années 1460, rapportent en effet un contact avec une ile ayant des traits communs avec Rapa Nui. J’en parle dans un autre article sur les mystères et théories de l’ile de Pâques.

Le tour du cratère

Rano Kau et Orongo

Un lieu à ne pas manquer de l’ile : Orongo ! Pas de Moaïs à déclarer, et pourtant, un témoignage très important de l’histoire des habitants de l’ile de Pâques. Et pour arriver à ce site, il faut d’abord passer par Rano Kau…

Rano Kau

Situé au sud de l’ile, le volcan de Rano Kau balayé par les vents offre une vue sur son cratère transformé en lagune. Parfaitement rond, il possède un diamètre de 1,6 km et une profondeur de 200 mètres.

Le cratère de Rano Kau
Pierre de l’homme oiseau, au sommet de Rano Kau
Orongo

L’ile de Pâques a connu plusieurs étapes. L’une d’elles est représentée par les fameux géants de pierre. Mais la civilisation Rapa Nui a connu un « après-Moaïs », un temps où la guerre des clans faisait rage et où le pouvoir protecteur de ces ancêtres de pierre ne pouvait plus rien pour protéger les hommes des catastrophes.

Changeant en profondeur croyances et organisation sociale, cette époque est celle qui a vu naitre un nouveau culte : celui de « L’Homme Oiseau ».

Chaque famille (ou clan) envoyait un de ses hommes représenter leur lignage et prendre part à une féroce compétition en vue de prendre la place suprême au sommet de la pyramide sociale de leur peuple. Le but du jeu ? Trouver un œuf du manutara, un oiseau migrateur qui nidifie sur les iles proches de l’ile de Pâques : Motu Nui. Ils restaient sur ces ilots des jours durant, à survivre avec le strict minimum, pour enfin retraverser la mer à la nage, avec leur œuf… et le tout en évitant de se faire attraper au passage par l’un ou l’autre requin ! Une fois arriver à la terre ferme, ce n’était que le début de leurs peines : les athlètes devaient escalader la paroi pour arriver au site d’Orongo, perché au-dessus des falaises.

Les iles Motu Nui, lieu essentiel du culte de l’Homme Oiseau

Le premier qui arrivait au sommet remettait son œuf au roi qui était en place jusque là, devenant ainsi « Tangara Manu », « Homme Oiseau » : le nouveau roi pour l’année à venir. L’ancien roi avait intérêt à bien se cacher, car les rivaux potentiels étaient bien souvent éliminés, juste « au cas où »… de nos jours, le site d’Orongo abrite un petit musée très instructif sur cette page de l’histoire de Rapa Nui, ainsi que les ruines de maisonnettes de pierres. L’on peut apercevoir également des pierres porteuses de pétroglyphes, mais l’accès est limité, car celles-ci sont situées sur un bout de falaise qui menace de s’effondrer !

Pierre aux pétroglyphes sur le site d’Orongo

Que faire sur l’ile de Pâques ?

Sport et nature

Contrairement aux apparences, l’ile de Pâques ne manque pas d’attraits pour les sportifs ou les amoureux de la nature.

Trek au sommet du volcan Maunga Terevaka

Nous ne l’avons pas fait, mais les guides locaux et l’agence de tourisme renseignent cette activité pour les bons marcheurs : un point de vue unique sur l’ile (ce sera pour la prochaine fois !).

Cours de surf

Pour les persévérants, c’est un bon endroit pour se mettre au surf. Nous y avons suivi notre première leçon et avons adoré cela. Nous en retiendrons beaucoup de fous rires, de planche qui s’évade, de litres d’eau de mer avalés… et l’une ou l’autre vague que nous avons pu accompagner. Grisant… et fatiguant !

Plonger dans les eaux du Pacifique

Plonger à l’ile de Pâques : nous en rêvions. Dans les faits, la faune et la flore ont été, au premier abord, un peu décevantes : victime de surpêche, les fonds marins ne sont pas aussi riches que nous l’espérions. Mais une fois passée cette surprise, nous découvrons des paysages nouveaux, des parcours à travers des tunnels et grottes immergées… et même un Moaï noyé !

Le Moaï immergé et moi !

Pour l’histoire : non, il ne s’agit pas d’un « vrai Moaï » ! Le Moaï immergé est une statue créée pour les besoins d’un film qui, plutôt que d’être détruite, a été plongée dans les eaux du Pacifique. Une attraction touristique originale !

Faire un tour en bateau

Afin de découvrir l’histoire de l’Homme Oiseau sous toutes les coutures, des tours en bateau proposent de faire le tour de l’ile de Motu Nui. L’occasion également de découvrir l’ile de Pâques sous un autre angle, depuis la mer.

Explorer les grottes et tunnels de lave

L’ile regorge de tunnels, grottes et autres constructions géologiques. Elles font partie de l’histoire des habitants : servant tour à tour de maison ou de cachette, ces grottes sont riches en histoires.

L’on peut par exemple visiter Ana te Pahu (sur la côte ouest) avec ses 4 salles reliées entre elles ; ou la grotte des deux fenêtres (à quelques kilomètres au nord d’Hanga Roa).

Les mystères de l’ile de Pâques m’ont conquise…

Faire bronzette sur la plage

Et enfin pour les amoureux de beau paysage en quête de tranquillité plus que de sport, l’option plage est une belle alternative ! Deux sites se distinguent du lot : la plage de sable blanc d’Anakena, et celle de sable rose d’Ovahe (idéale également pour faire du snorkeling).

Culture

L’ile de Pâques a été une belle surprise pour nous sur le plan naturel : bien plus belle et riche que ce que le compte écologique bien connut de déforestation le laisse entendre.

Mais cette surprise n’est rien en comparaison de ma découverte de la culture Rapa Nui ! Sous le charme de ses habitants, j’ai apprécié entendre la mélodie de leur langue et découvrir les mystères de leur histoire. Fiers de leur identité, les habitants de l’ile de Pâques n’oublient pas les temps plus sombres et les passages douloureux de leur passé.

Pour approcher la culture Rapa Nui, il existe plusieurs pistes.

Participer à la fête Tapato

En février, la culture et les traditions de l’ile sont mises à l’honneur à travers cette grande fête à laquelle tous les habitants de Rapa Nui participent avec joie. (Mais attention, il s’agit également du pic de fréquentation touristique de l’ile.)

Visiter le Musée

Le « Museo antropológico Sebastián-Englert » est le seul musée de l’ile : ne le manquez pas ! Il retrace les pistes et théories autour de cette mystérieuse civilisation et de son histoire.

Assister à un spectacle de danse

Plusieurs endroits proposent des spectacles de danse traditionnelle ; certains axent plus leur démonstration sur le versant artistique, et d’autres, pédagogique.

J’ai été très impressionnée par le spectacle auquel nous avons assisté : j’avais l’impression de contempler les Rapa Nui d’il y a plusieurs siècles. Véritable machine à voyager dans le temps, ces danses m’ont donné l’impression que tout avait un sens : chaque mélodie, chaque rythme, chaque mouvement, chaque costume… Tel un anthropologue envoyé dans une tribu sauvage, je tentais de percer les mystères de leurs danses…

Danser Rapa Nui !
La danse à Rapa Nui : une histoire de traditions…

Dans le village d’Hanga Roa

Hanga Roa est la seule ville (ou village) de l’ile, où habitent quasiment tous les Rapa Nui (environ 3800 habitants). Nous avons beaucoup aimé l’ambiance de Hanga Roa : un doux parfum insulaire, un rythme lent, une nonchalance contagieuse… Beaucoup plus verte que ce que nous imaginions, la ville est très agréable pour marcher (même si l’on fait rapidement le tour de la partie centrale), particulièrement sur le front de mer.

Lors d’une balader dans le village d’Hanga Roa, le grand moment est surement le rendez-vous hebdomadaire à Tahai pour aller admirer le coucher de soleil.

À voir également à Hanga Roa :

Dans le port d’Hanga Roa, les enfants jouent sur une corde…

Quand aller à l’ile de Pâques et pour combien de temps ?

L’ile de Pâques est une ile relativement petite. Certains guides et agences de voyages conseillent d’y rester 3 jours : deux pour le « petit tour » et le grand tour, et la dernière journée pour visiter le cratère de Rano Kau et Orongo.

Si cette façon de faire est tout à fait envisageable, le rythme de ce programme me semble personnellement trop élevé pour pouvoir réellement faire l’expérience de l’ambiance de l’ile. L’argument souvent avancé pour argumenter en faveur d’un séjour très court est d’ordre financier (ne pas rester trop longtemps pour ne pas trop dépenser), ce que je peux comprendre, mais…

Voyager à l’ile de Pâques, cela coute trop cher !

Voyager à l’ile de Pâques est un rêve que peu de personnes réalisent, découragées par la distance et le budget nécessaire.

Oui, voyager à l’ile de Pâques coute plus cher qu’un séjour sur le continent sud-américain. Et ce pour deux raisons principales : le prix de l’avion et le cout de la vie sur place.

Mon conseil pour les voyageurs qui, malgré la réputation « hors de prix » de l’ile de Pâques, décideraient de franchir le pas, je conseille de ne pas trop limiter le nombre de jours sur place : nous y sommes restés 8 jours… et j’ai pleuré en partant !

Mes bonnes adresses

Voici mes bonnes adresses (logement, gastronomie, activité et tour) de l’ile de Pâques… sauf que sur cette ile, des adresses, il n’y en a pas vraiment ! Lorsque l’on a de la chance, les noms des rues sont peints sur le bord du trottoir en jaune… Mais Hanga Roa est un village : tout le monde se connait, pas besoin d’indications !

Logement

Heva Eco Lodge

Quel plaisir que de se retrouver dans ces maisons de vacances de pleins pieds, entourées de verdure ! Les propriétaires ont veillé à donner une âme à ces maisons, alliant des matériaux de l’ile comme la pierre et le bois. Coup de cœur pour la tranquillité et la vue sur la mer.

Heva Eco Lodge

Le lodge sur Booking et sur Agoda.

Tekena Inn

Petit hôtel familial (dans l’entrée trône fièrement la photo de famille avec les différentes générations qui se sont succédé à la tête de l’hôtel), nous avons apprécié la situation centrale, les petits prix et la possibilité d’utiliser la cuisine.

L’hôtel sur Booking et sur Agoda.

Cabanes Tumu vi Pakarati 

Nous avons également logé dans la cabane d’une femme de l’ile qui se lançait tout juste dans l’hébergement de touristes. Un super contact, un très bon prix et surtout un service incomparable : nous avons été soignés aux petits ognons par cette « mama » de substitution ! Notre départ fut un moment très émouvant…

L’hôtel sur Booking et sur Agoda.

Restaurants

L’on mange très bien sur cette ile ! Voici quelques-unes de nos bonnes adresses.

Au bout du Monde

Un restaurant qui aura toujours une place particulière pour nous car nous y avons passé le réveillon de Noël (un moment toujours difficile loin de ses proches) et, qu’en plus, la propriétaire est Belge !

Repas de fête Au bout du monde !

Addresse : Policarpo Toro – Poko Poko (sur la rue de bord de mer, face au « nouveau moaï », celui qui a des yeux !)

Hare Noi

Vu que nous étions sur l’ile à la période des fêtes de fin d’année, nous avons décidé de nous faire plaisir au restaurant de l’Hôtel Hare Noi. Peu de gens le savent, mais ce magnifique espace hôtelier possède un restaurant (aux prix raisonnables), dans lequel tout le monde peu aller manger (en réservant au préalable). Rien que pour le cadre, cela vaut la peine. Le repas que nous avons dégusté était très bien présenté et, surtout, succulent ! Nous gardons un merveilleux souvenir de leur thon…

L’hôtel est assez décentré avec les avantages et inconvénients que cela amène.

L’hôtel sur Booking et sur Agoda.

Atamu Tekena – Coffee & Books

Le lieu idéal pour se poser en attendant le coucher de soleil sur le site Tahai ! L’endroit est paisible et possède une petite bibliothèque hétéroclite, pour tous les âges et toutes les langues (ou presque !). Un bon rapport qualité/prix, un chouette choix de café/thé et de desserts pour une pause sucrée.

Regarder le paysage et lire un livre a restaurant Atamu Tekena

Haka Honu

Situé sur le haut d’une falaise, avec une vue splendide sur la mer (et les avions qui arrivent !), l’endroit est réputé pour les couchers de soleil. Ce restaurant propose un très bon rapport qualité/prix, avec un plateau carpaccio-ceviche délicieux ! (Oui, je sais, nous ne mangeons que cela, mais c’est trop dommage de ne pas en profiter à l’ile de Pâques !)

Un des meilleurs rapport qualité/prix de l’ile de Pâques : Haka Honu

Adresse : rue Policarpo Toro, après le second petit port, continuer jusqu’à la montée suivante.

Inkaï

La cuisine péruvienne est partout, même à l’ile de Pâques ! Un couple Chilo-Péruvien s’est installé en front de mer pour proposer aux locaux comme aux touristes de (re) découvrir la gastronomie du Pérou.

La gastronomie péruvienne : un plaisir qui dépasse les frontières !

Adresse : rue Policarpo Toro (depuis le centre, continuer sur la rue du bord de mer vers le Sud).

Taverne du pêcheur

Une des meilleures adresses de l’ile… mais un peu plus chère aussi ! Une fusion entre la cuisine de chez nous et d’ici : une belle rencontre gastronomique. Nous avons poussé des cris de joie rien qu’en goutant leur pain ; mention spéciale aussi pour leur wasabi : un des meilleurs que nous ayons jamais mangé !

Par contre, le restaurant à une réputation mitigée à cause de son patron, qui est tout un personnage (un peu rustre au premier abord, mais pas méchant), et de la lenteur du service (qui est pire encore que dans les autres restaurants de l’ile !).

Adresse : rue Te Pito o Te Henua, sur l’angle de la rue de bord de mer et du terrain de foot

Kotaro

On continue avec les restaurants de gastronomie étrangère et on termine en beauté en vous révélant l’adresse de notre meilleur repas japonais au monde jusqu’ici !

Nous étions très étonnés de découvrir que le Kotaro était le restaurant n° 1 sur TripAdvisor lors de notre séjour. Un restaurant japonais sur l’ile de Pâques ? Pourquoi pas ?

Résultat : notre seul regret est de n’y avoir été qu’une seule fois ! L’accueil est chaleureux et familial, dans ce restaurant tenu par un couple ayant vécu plusieurs années au Japon. La cuisine est irréprochable : un pur moment de délectation !

Attention : indispensable de réserver et de ne pas être pressé (comme ils l’indiquent à l’entrée « Si vous n’êtes pas pressés, moi non plus ! ») ; et les enfants ne sont pas les bienvenus.

Un des meilleurs restaurants de l’ile de Pâques : le Kotaro !

Agences, activités et tours

Mahakitour

Coup de cœur pour cette petite agence de tourisme et sa philosophie. Orienté tourisme culturel, Mahakitour est une agence familiale favorisant une approche locale et authentique de l’ile de Pâques, avec des guides Rapa Nui.

Oceanic Rapa Nui

Il existe plusieurs agences de location de voiture sur l’ile, et Oceanic est l’une des principales. Service impeccable, très bon contact. Notre roadtrip en 4X4 reste parmi nos meilleurs souvenirs sur l’ile (même s’il est possible également, avec le permis adéquat, de louer un scooteur).

Roadtrip à l’ile de Pâques

Orca Diving Center

Centre de plongée le plus ancien et réputé de l’ile, le centre de plongée Orca a toute une histoire. Demandez à Michel (un Français), le propriétaire, de vous parler de son travail avec Cousteau… Nous avons pris beaucoup de plaisir à plonger avec eux, au milieu des tunnels de roche sous-marins. Le personnel est de très bon conseil et très professionnel.

Snorkeling Rapa Nui

Alejandra met tout de suite à l’aise ! Très amicale, elle gère d’une main de maitre l’organisation de son centre de plongée, le plus récent de l’ile. Possibilité de faire du snorkeling et de la plongée ; nous avons avec eux été découvrir le Moaï immergé, un beau souvenir !

L’ile de Pâques, un coup de cœur

Rapa Nui, mon cœur se languit… Énorme coup de cœur pour cette ile du bout du monde que nous nous sommes promis de revoir au moins encore une fois.

Coucher de soleil à Hanga Roa

Rapa Nui cache une richesse insoupçonnée, sur le plan culturel, naturel, historique, gastronomique… mais surtout humain ! Si les habitants de l’ile n’ont pas bonne réputation pour les Chiliens du continent (le courant ne passe vraiment pas entre eux), avec les touristes, je pense que c’est une autre histoire : une rencontre décontractée, sans préjugé. Pour ceux qui aiment gouter aux petits plaisirs de la vie, que ce soit un bon repas ou un coucher de soleil, le tout dans une ambiance légère, l’ile de Pâques est un vrai petit paradis…

Et vous, avez-vous déjà voyagé à l’ile de Pâques ? Des conseils ou expériences à partager ?

Pour aller plus loin et poursuivre la lecture :

63 réponses à “Voyager à l’ile de Pâques : tout ce qu’il faut savoir”

  1. Tu as pleuré en partant, j’ai envie de pleurer en lisant ton article. L’île de Pâques était sur ma liste depuis longtemps mais sans vraiment savoir, juste en ayant vu des photos incroyables et en m’étant dit waou, il faut que j’y aille une fois dans ma vie. Merci à toi et à François pour cette découverte parce que si j’en sais plus sur cette île c’est grâce à vous et à vos articles!

    • Merci Letizia, ton message me touche beaucoup ! 🙂
      J’ai eu envie de partager ce coup de coeur et surtout cette belle découverte : l’île de Pâques n’est pas qu’un cailloux désolé avec quelques moaïs et rien de plus ! L’île de Pâques, c’est d’abord une ambiance, un rythme de vie… et puis, c’est si beau ! 🙂

      Ravie d’avoir pu te transmettre mon enthousiasme (malgré la longueur de l’article !) 🙂

  2. Cette destination me fait rêver, j’espère pouvoir le réaliser un jour. Article intéressant qui nous permet de voir qu’il n’y a pas que des statues moai sur cette île. J’ai encore plus envie d’y aller.

    • Merci Estelle pour ton message 🙂

      L’île de Pâques a été une révélation et une très belle surprise pour nous. Difficile d’en parler avec un court article (d’ailleurs c’est sans doute l’article le plus long que j’ai écrit sur le blog !) : comme quoi, il y a vraiment beaucoup plus qu’une terre désolée peuplée de géants de pierre ! 😉

    • Oh que oui Yannick ! J’avais envie de trancher avec les idées reçues comme quoi il n’y a rien d’autre que les moaïs sur l’île de Pâques… et vu la taille de l’article, je pense que je me suis un peu emballée ! 😀

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