Un sac sur le dos
François

En 7 ans, nous avons acquis 7 appareils photo. Si certains ont rendu l’âme ou ne nous convenaient plus, ils ont tous participé aux plus de 20.000 photos de voyage qui aujourd’hui sont les témoignages et les souvenirs de nos escapades passées.

Nos choix et leurs évolutions avec le temps

Je ne pense pas qu’il y ait un appareil photo qui soit meilleur qu’un autre pour voyager. Tout dépend de ses connaissances en photographie, de son budget et de ses envies. Je préfère donc vous proposer un historique des appareils que nous avons eus, avec leurs points positifs et négatifs, et les apprentissages que chacun d’eux nous a apportés pour les appareils suivants.

Le moins cher

En 2007, j’avais un Medion MD-9700. Autant dire qu’aujourd’hui rien que son look mérite de figurer dans un musée ! C’était un appareil photo horrible, tant extérieurement que pour son utilisation. Il fallait 4 piles AA qui se déchargeaient à la vitesse de l’éclair. Lent au démarrage, il l’était tout autant à la prise de vue. On finira par l’oublier sur un banc de Fuerteventura, et lorsque nous sommes revenus 10 minutes plus tard, il avait disparu. Nous n’avons pas pleuré sa perte, peut-être aura-t-il fait un heureux !

La peur de la complexité

Mais nous avions déjà le plan de partir en janvier 2009 en Amérique latine, il nous fallait donc un nouvel appareil. En allant dans un supermarché, j’ai souhaité en avoir un plus performant et plus « pro », mais les réflex me faisaient toujours peur, alors j’ai opté pour un bridge Sony DSC-H3. Il nous a rendu de fiers services jusqu’à son décès dans l’eau de mer aux Galapagos. Le seul point qui nous a embêtés pendant le voyage était sa batterie au Salar d’Uyuni : 4 jours sans pouvoir la recharger nous a restreint sur le nombre de photos. C’est décidé, dorénavant nous aurons au moins une batterie de rechange. Nous récupérerons de cet appareil uniquement sa batterie, qui était toujours en état.

Le plan B

Aux Galapagos, nous nous sommes donc retrouvé sans appareil photo, et nous bourses presque vides. Avec un petit commerçant sympathique de l’île, nous avons pu commander un appareil peu onéreux depuis le continent, le Samsung M110. Autant dire que cet appareil nous a laissé d’aussi bons souvenirs que le Medion tant il était mauvais. Son seul point positif par rapport au Medion était son poids et son encombrement réduits.

L’apprentissage

Une fois rentré d’Amérique du Sud, j’ai franchi le cap, je me suis payé un réflex Canon 450D. C’est avec lui que j’ai appris réellement la technique photo et que j’ai suivi des cours l’année passée. Nous avons acheté une batterie de plus, et avons échangé l’objectif grand-angle (18-55) par un grand-angle zoom (18-200). Le choix est lié à notre mode de vie. En voyage, pas question de rater un animal parce qu’on doit changer d’objectif. Pas question non plus de commencer à nettoyer le capteur en plein désert parce que du sable ou de la poussière a volé pendant l’échange d’objectif. Le résultat est un peu moins bon qu’avec un 18-55 et un 55-200, mais la facilité et les ennuis valent pour moi largement le parti pris du « tout-en-un ».

La multiplication

Amandine a commencé à s’intéresser également à la photo, nous avons alors acheté un successeur à notre Sony DSC-H3, le Sony DSC-H55. Et bonne nouvelle, le pack contient une 2e batterie. Mieux : c’est la même batterie que le DSC-H3, nous avons donc 3 batteries ! Le choix a été fait pour une question de poids et de discrétion. Avec le Canon, nous étions parfois mal à l’aise de le sortir en rue dans certains quartiers. De même, en voyage de noces, au soir à Venise, nous préférions nous balader léger.

Mais les vacances d’été sur un voilier en 2012 lui ont été fatales : après moins de 2 ans, il rend l’âme et Sony refuse de le réparer sous garantie pour des raisons obscures. Je pense que du sable est entré dans le mécanisme d’ouverture de l’objectif et l’a empêché de s’ouvrir. Dommage, on l’adorait cet appareil !

L’optimisation

Il nous fallait donc un nouvel appareil (une fois de plus !),d’autant plus qu’un voyage au Pérou nous attendait quelques mois plus tard, en janvier 2013. Après moult réflexions, c’est l’hybride Sony NEX-5N qui a fait chavirer nos coeurs. On avait là un appareil aux capacités quasi identiques à un réflex, mais sans l’encombrement et le poids de celui-ci. Nous sommes donc partis, une batterie de réserve en plus, tester cette affirmation au Pérou : moi avec le Canon 450D, Amandine avec le NEX-5. Cet appareil est un véritable plaisir ! Seul le manque d’une roulette de réglages s’est ressenti. Sony l’a compris et a rectifié le tir : depuis le NEX-5R, une roulette s’est greffée sur le haut de l’appareil.

Aujourd’hui, nous sommes convaincus par l’efficacité des hybrides face aux réflex, du moins dans notre manière de voyager toujours plus légère et moins encombrante. Aussi, nous avons décidé de ne plus partir en voyage avec le Canon 450D, et nous avons fait l’acquisition la semaine dernière d’un étrange appareil pour le remplacer : le Sony Alpha 3000.

L’appareil photo non identifié

Cet APN est surprenant sur bien des points. Il a un look de réflex, mais est bien plus petit et plus léger. Comme les hybrides, il ne comporte pas de miroir. La batterie est identique à celle des NEX et, enfin, il partage les montures d’objectif des NEX et non celles des réflex Alpha. Son capteur, lui, est celui d’un Alpha. Nous avons donc actuellement 2 appareils Sony, aux mêmes montures d’objectif et aux mêmes batteries (au nombre de 3 temporairement). L’Alpha 3000 a tout de même quelques défauts, à commencer par l’écran bas de gamme (je ne parle même pas de l’oeillet électronique, une catastrophe !), et du plastique en deçà de la qualité normale d’un appareil photo Sony.

L’Alpha 3000 est monté sur un objectif 18-200 pour les mêmes raisons que le Canon. Le NEX-5N garde le 18-55 de base, c’est que le 18-200 n’est pas donné d’une part, et que le poids et l’encombrement du 18-200  face au 18-55 ne sont malgré tout pas négligeables.

Un peu de recul

C’est ainsi qu’en 7 ans nous avons eu 7 appareils photo. Seuls le Medion et le Samsung n’ont jamais eu nos faveurs. Nous avons également eu un appareil photo de plongée, mais son choix n’a, jusqu’à présent, jamais influencé celui des « terrestres », je n’en parlerai donc pas ici.

D’un compact bas de gamme à l’appareil hybride et son cortège de batteries en passant par les réflex, nous avons essayé énormément de combinaisons avant d’arriver à ce qui, aujourd’hui, est notre arsenal quasi idéal de voyage. Il ne nous manque plus qu’un appareil photo encore plus portable et discret : un compact. Nous attendons cet été pour en trouver un qui sera capable de faire de belles photos aussi bien hors que dans l’eau, car notre appareil de plongée a rendu l’âme lors de notre dernier séjour en Sicile.

Je vous laisse avec ces 4 photos, le Medion MD9700 (en 2007) pour les 2 premières, le Canon 450D (en 2010) pour les 2 suivantes. Il s’agit bien entendu des mêmes endroits, mais 3 ans plus tard, difficile de reprendre exactement le même angle !

Phare avec le Medion MD7900Crique avec le Medion MD7900 Phare avec le Canon 450DCrique avec le Canon 450D

 

Et vous, quel(s) appareil(s) prenez-vous en voyage ? Et sur quel(s) critère(s) vous basez-vous pour faire votre choix ?

MAJ 20/01/2014 : nous avons finalement renoncé au Sony Alpha 3000 : l’écran externe était de trop mauvaise qualité (image qui tremble), et l’œilleton électronique une catastrophe (image bleutée). Nous l’avons échangé par un Sony NEX-5T, un pur délice !

MAJ 14/01/2015 : pour cette huitième année de photo, un huitième appareil est venu compléter notre collection : le Canon EOS 6D.

MAJ 24/02/2016 : pour cette neuvième année de photo, un neuvième appareil est venu compléter notre collection (la grande question : mais que nous prépare la 10e année ?) : l’Olympus OM-D E-M5 MARK II.

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59 réponses à “Quel appareil photo pour voyager ?”

  1. je ne saurais plus compter le nombre de mes appareils photos mais une chose est sure depuis les numériques ça va beaucoup beaucoup plus vite et plus souvent à les changer ! moi je tourne toujours au bridge par manque de technique mais j’ai toujours un tout petit compact dans la poche pour éviter l’encombrement et pouvoir dégainer discrètement (et pour une question de poids aussi) votre critique sur les nouveaux hybrides m’a intéressée car si jamais je venais à évoluer, ils m’intéressent pour une question de poids aussi)

    • Si tu n’es pas un pro de la photo, passer d’un bridge à un hybride ne devrait pas trop te perturber, et tu gagneras l’avantage du poids et de l’encombrement par rapport à un reflex. Par contre, il n’est pas toujours possible de tout faire comme sur les reflex, véritables 4×4 de la photo. Par exemple le NEX-5 n’a pas d’entrée micro, à moins de passer par un micro proprio de Sony. Idem pour le flash, pas de griffe de flash (ce n’est pas le cas de l’Alpha 3000, ni des NEX-6 et NEX-7).

  2. Je suis rassuré, je ne suis pas le seul à casser mon matos photo. En 15, j’en ai cassé 2 reflex et m’en suis fait voler 3 🙁
    Alors là François, +1000 pour les hybrides. Pour moi c’est l’avenir. Mon dernier reflex, c’est un Sony A700 que … je me suis fait … volé (ça alors !). Et là, je suis passé à l’hybride micro 4/3, un Pana GH1. J’avais longuement hésité à cause du viseur électronique. Je suis incapable de prendre de bonnes photos sans un viseur. C’est sans doute une question d’habitude, mais avec l’écran, mes photos sont ratées, je n’arrive pas à me mettre « dans » la scène au moment de la prise de vue. Eh bien je n’ai pas regretté mon choix. Plus léger, c’est un critère essentiel pour moi. Je n’y vois que des avantages à ces hybrides. Même le viseur électronique est un avantage par rapport à un viseur optique de reflex milieu de gamme, car il est beaucoup plus large.
    Je viens de le remplacer par un Olympus OMD-EM1 (j’ai cassé ma tirelire !) sans qu’on m’ait volé ou que j’ai cassé le GH1, c’est une première !!
    Pour le choix des optiques, c’est toujours compliqué. C’est clair que le zoom unique, c’est très pratique. C’est ce que j’avais sur mon GH1, un 14-140. Mais je n’étais plus satisfait de la qualité et de l’ouverture. Du coup, je passe à 2 zooms complémentaires, un 12-40 et un 35-100 (il faut faire x2 pour les équivalences full frame) à ouverture f2.8. Ça reste relativement compact et léger. Les full frame, ça a des avantages, mais le poids des optiques de qualité à ouverture f2.8, en voyage, c’est juste inadapté pour moi.

    • Sur le double du temps tu en as cassé autant que moi, pour les vol j’en suis à 1 parce que oublié … Finalement tu t’en sors pas si mal tu sais 😉

      Pour les viseurs électroniques, le seul que j’ai testé c’est celui de l’Alpha 3000, que tout le monde s’accorde à dire catastrophique. Apparemment celui des NEX 6 et 7 sont excellents. Pour ma part, je me suis largement habitué à photographier avec un écran plutôt qu’au viseur, jusqu’à l’arrivé de mon 450D. Là j’ai vraiment eu du mal à passer au viseur, mais quand je suis passé au NEX-5, le viseur est la première chose qu’il me manquait ! Après je me suis réhabitué à viser à l’aide de l’écran, ça revient tout seul. Les premières semaines étaient pénibles quand-même …

  3. Je me suis amouraché de mon Nikon D5100 + 35mm pour de la street et 70-300 pour les paysages. Merci pour cet article très sympa.

  4. Pour l’instant je tourne à l’iPhone…parce que j’ai cassé mon autre appareil en début d’année et je sais pas par quoi le remplacer donc pour le moment j’attends de me décider. Après l’iphone c’est pratique mais j’ai toujours peur qu’il m’échappe…la prise en main est nulle.

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