Pourquoi les backpackers ont mauvaise réputation ?

Voyager avec son sac à dos : la plus simple expression de liberté à mes yeux. Besoin de rien, envie de tout : de prendre la route, découvrir de nouveaux paysages, faire de belles rencontres, s’isoler au bout du monde, apprendre l’histoire des premières civilisations de notre planète, se découvrir de nouvelles passions…

Les vertus du voyage sont innombrables. Pourtant, à travers la planète, un mouvement négatif s’amplifie au fil du temps, créant une aura péjorative autour des « backpackers ».

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Voyageur, backpacker… que du bonheur ?

L’évolution de l’image du backpacker

Le voyageur sac à dos éveillait bien d’autres sentiments à l’origine. Petit routard sans le sou, il se lançait dans le vaste monde avec son baluchon sur le dos, plein d’espoirs naïfs accompagnés d’un esprit débrouillard.

Cette image romantique a suscité beaucoup d’envie : le mythe du « retour aux sources ».

La nature. Les choses simples. L’essentiel.

Mais avec le temps, l’image du bourlingueur a perdu de son authenticité à en devenir une caricature d’elle-même. Le voyageur, qui n’est plus réellement « sans le sou », décide de voyager de manière simple afin de se faire ses sensations. L’Aventure !

Quelle aventure que de se revendiquer un « vrai voyageur » (et non un mouton de touriste) et de ne voyager qu’en dépensant 5 € par jours ! Quelle victoire sur ce monde capitaliste qui nous impose des besoins qui n’en sont pas !

Non, mieux, voyager pour 0 € !

Faire le tour du monde gratuitement !

Voyager en démarrant nu, dans son plus simple appareil !

L’escalade au sensationnalisme a créé un nouveau mode d’aventuriers des temps modernes. D’ailleurs, il se murmure que, pour le prochain film de Spielberg, Indiana Jones ne voyagera qu’avec son chapeau et un slip, le pouce tendu et le sourire aux lèvres !

Bref, le petit routard sympathique est devenu « backpacker » aventurier, terme anglophone plus accrocheur qui le propulse au-devant de la scène internationale.

L’aventure moderne

Occidentaux en manque de rien, mais en manque de tout (authenticité, simplicité, aventure…), les nouveaux voyageurs sac à dos décident donc de tenter la plus grande aventure qu’il soit : voyager sans dépenser !

Celui qui dépense le moins est le plus grand aventurier !

Combien as-tu payé ton logement ? Quoi, tu n’as même pas dormi en dortoir de 15 personnes ?

Tu as pris le bus ? Mais le stop est le seul « vrai » moyen de se déplacer pour un aventurier !

Manger au restaurant ? Mais pour quoi faire : les marchés sont la seule vraie gastronomie du pays !

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L’image du routard a bien évolué

Forts de leurs concepts sectaires, les backpackers cherchent à impressionner chaque fois plus, montrant, photos et chiffres à la clé, comment ils sont doués pour ne rien dépenser.

L’aventure moderne se limiterait donc à cela ? Ne pas payer ?

La mauvaise réputation des backpackers

De ces attitudes caricaturées est née la mauvaise réputation des backpackers :

« Ce sont des voyageurs qui ne veulent rien dépenser ».

Peu importe la qualité de ce qu’on leur propose. Il faut tout négocier. Il faut toujours moins cher.

Certains pays et villages que nous avons traversés à travers le monde nous ont laissé un goût amer, en réalisant comment nous considéraient les habitants et professionnels du tourisme. Avec un blog nommé « Un sac sur le dos », nous devons sûrement être « les rois des backpackers » : c’est-à-dire avares à souhait !

Nous avons beaucoup parlé, avec des voyageurs revenant d’Australie, des locaux, des professionnels du tourisme… De plus en plus, le backpacker est méprisé.

Backpacker : 5 mauvaises réputations

Voici 5 exemples, tirés d’histoires authentiques récoltées à travers nos voyages, échanges et lectures.

  1. Le backpacker est un profiteur

    Il impose la gratuité dans l’échange, et ne donne jamais en retour. Tout est à sens unique.

    Je me souviens d’avoir lu le récit d’un blogueur voyageur (que je ne citerai pas) tout fier d’annoncer que, perdu en quittant l’aéroport, il avait reçu l’aide spontanée d’un habitant qui l’avait conduit, sur sa petite moto, à l’adresse de son hôtel.

    Il se doutait bien que l’homme espérerait une petite pièce en échange du service rendu. Et pour contrer cette demande timide que l’homme fit en tendant la main une fois arrivé à destination, le voyageur lui tapa dans la main et parti en lui criant par dessus l’épaule « Merci beaucoup ! », riant intérieurement de l’air dépité de son sauveur.

    C’est un bon backpacker : il a réussi à se faire aider sans rien donner en échange !

    Je peux comprendre qu’on ne veuille pas rémunérer une gentillesse spontanée, pour ne pas encourager la quête du « please one dollar »Mais lui proposer de lui payer un verre était-il trop compliqué ? Cela aurait été l’occasion d’un bel échange avec un habitant du village, une porte vers une culture inconnue à ce voyageur.

    Résultat ? Une occasion de rencontre manquée.

    Et un villageois que ne se laissera plus prendre à aider un gringo, car ce sont « tous des profiteurs ».

    Dommage pour ce voyageur venu de si loin, pour la rencontre et la découverte.

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    Quel regard sur les backpackers ?
  2. Le backpacker est un négociateur

    Négocier, négocier ! Négocier tout, tout le temps ! C’est un crédo que l’on répète en boucle aux voyageurs, qui risquent de se faire arnaquer dans des pays dont ils ne connaissent pas la valeur des choses.

    Bien sûr, dans certaines régions du monde, particulièrement hors Occident, la négociation fait partie du mode de vie local, même pour les habitants entre eux… et souvent aussi pour les touristes, repérés comme proie facile.

    Mais attention à ne pas pousser le bouchon trop loin (Maurice !).

    Négocier, oui. Mais avec intelligence.

    La règle de base, où que vous soyez, c’est l’observation. Regardez le prix que payent les locaux, s’ils discutent ou non avant de se mettre d’accord…

    Me reviens en tête une scène à Paracas, dans un « restaurant grill de rue ».

    La cuisinière, seule derrière ses fourneaux, sert les clients assis autour d’elle (des locaux et nous) avec le sourire. Arrive un groupe de voyageurs -pardon, de backpackers– francophones. Une fille du groupe demande le prix pour une assiette. Le prix renseigné par la dame est le même que celui que nous, ainsi que les autres clients locaux, avons payé. C’est le prix, point. Tout ne se négocie pas toujours.

    Mais notre experte en négociation s’entête :

    – Mais si je t’en prends trois, tu peux m’en faire un gratuit ?

    – Non, répète simplement la pauvre dame débordée.

    – Ah, elle est dure en affaire, commente la voyageuse en français. Elle est têtue !

    Et l’échange s’éternise, la fille perdant son calme et commençant à s’énerver sur la Péruvienne qui maintient son cap tout en continuant à servir les clients assis tout autour. Les autres membres du groupe de backpackers se joignent à ses négociations sans queue ni tête, proposant 1001 solutions pour ne pas devoir payer le prix indiqué. Je me serais crue au théâtre, mais avec une bien mauvaise pièce.

    À ce moment, j’avais honte de parler français, honte de pouvoir être associée à ces étrangers. Lorsque finalement ils sont partis, nous avons terminé notre repas et remercié la dame péruvienne, comme si nous avions notre responsabilité dans ce qu’il venait de se passer. Un peu chamboulée, mais toujours le sourire aux lèvres, son regard m’a rassuré : elle sait, nous ne sommes pas tous comme cela.

  3. Le backpacker veut uniquement le meilleur prix

    Le thème du budget pour voyager est toujours un sujet sensible, la logique étant simple :

    Moins on dépense, plus on peut voyager longtemps !

    Si nous avons été adeptes de cet adage lors de notre premier voyage au long cours, nous nous sommes rendu compte que la durée était loin d’être le seul critère de satisfaction ou de « réussite » d’un voyage.

    Dépenser peu, c’est aussi avoir un angle réduit d’approche de la réalité du pays visité. Cela nous permet par exemple de manger la « gastronomie de rue », mais pas de goûter aux spécialités plus élaborées.

    Dépenser peu, c’est aussi le risque de n’accorder de l’importance qu’au tarif. Or choisir un tour et une agence, par exemple pour un trek, ne devrait pas se faire sur le seul critère du prix. Un trek moins cher, en plus de s’accompagner d’un matériel souvent de moins bonne qualité, cela signifie souvent du personnel moins bien payé, avec de moins bonnes conditions de travail…

    Le touriste a une part de responsabilité dans l’économie locale, surtout dans les pays où le tourisme représente une grande partie de l’économie. Voyager éthiquement, c’est voyager en ayant un regard aguerri sur les offres touristiques, et regarder plus loin que le prix proposé.

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    Un sac sur le dos : un esprit de voyage
  4. Le backpacker est un voleur

    La réputation du voyageur en sac à dos est parfois très dure à porter… comme en Australie avec le « French shopping ». Certains backpackers y ont laissé des séquelles énormes, conséquences de leur manque de savoir-vivre et de leur insouciance. Piquer un fruit dans un champ, ce n’est pas légal, mais ce n’est pas trop grave. Voler à l’étalage pour des dizaines d’euros chaque jour dans les magasins, c’est une tout autre chose… et c’est malheureusement une réalité !

    Désormais, les voyageurs sac à dos sont vus d’un œil méfiant, conséquence de l’inconduite de certains voyageurs précédents. Lourde image à porter pour les futurs touristes… Combien de temps faudra-t-il pour l’effacer ?

  5. Le backpacker ne sait pas se tenir

    Le backpacker (ou plutôt son cliché !) est vite reconnaissable : en plus de son gros sac à dos, il s’habille sans toujours tenir compte de la culture locale. La question de la tenue vestimentaire n’est pas anodine : à travers sa façon de s’habiller, c’est toute la capacité à s’adapter (et à respecter) la culture locale qui est en jeu.

    Mais ce n’est pas la seule voie d’inconduite du backpacker. Car ce voyageur sac à dos est un jeune sans le sou qui cherche l’aventure… et la fête ! Bière, vodka et cocktail à gogo : l’alcool coule à flo et emporte le jeune voyageur vers une conduite désinhibée… La porte ouverte aux excès qu’il ne se serait sans doute jamais permis dans son pays.

    Pourquoi perdre le sens de la mesure et des bonnes manières à l’étranger ? Sans doute être hors de son pays confère un sentiment d’impunité, une d’impunité diplomatique ou de philosophie « carpe diem » adoptée pendant les vacances :

    « Demain importe peu, ce qui se passe à l’étranger reste à l’étranger. »

Lutter contre les clichés et sortir de l’image du backpacker

Lors de l’une de nos dernières rencontres, à Valparaiso, un professionnel du tourisme a trouvé sa « solution » pour nous distinguer des « voyageurs sac à dos » classique, malgré notre nom « Un sac sur le dos » : il nous a présentés comme des « backpackers VIP » (une sorte de backpacker de luxe). L’idée ? Des voyageurs en sac à dos qui acceptent de payer ce qu’il faut pour voyager !

Un peu étrange de se faire traiter de VIP, une image diamétralement opposée au sac à dos et dans laquelle nous ne nous retrouvons pas… Mais ces deux clichés contraires mis ensemble permettent peut-être de trouver un milieu plus nuancé.

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Backpacker : une mauvaise réputation ? (©Atlas Green)

Loin de vouloir adopter cette dénomination, je fais le rêve que la réputation du voyageur sac à dos perde sa mauvaise aura.

Sans vouloir regarder d’un air nostalgique vers le passé, je rêve de voyageurs curieux et ouverts, respectueux des autres : la culture du pays d’accueil comme celle de leur pays natal, qu’ils représentent à leur insu aux quatre coins du monde.

Nuances et espoirs

Tous les voyageurs sac à dos ne correspondent évidemment pas à ce cliché du backpacker présenté ici. Mais ce cliché est bien réel dans les représentations des locaux croisés sur les routes.

Néanmoins, je voulais apporter une touche plus positive dans cet article : depuis notre premier voyage en Amérique du Sud, il y a 6 ans, nous avons vu une belle évolution. Celle de la langue. Français et Américains étaient souvent les deux nationalités qui restaient le plus « cloisonnées » dans leur langue, attendant des autres un effort d’adaptation et ne prenant pas la peine d’apprendre les rudiments de l’espagnol.

Mais les choses évoluent… et en bien ! Nous voyons désormais de plus en plus de voyageurs de tous horizons se débrouiller en espagnol. Une belle preuve d’engagement dans la volonté de rencontrer un pays, sa culture et ses habitants !

Voyageurs, vous êtes des ambassadeurs !

Chaque voyageur, en quittant ses frontières, représente son pays aux yeux des personnes qu’il va côtoyer. Vous rencontrer deux Australiens sympathiques sur les routes, vous en déduisez « tous les Australiens sont sympas ! ». Vous tombez sur des Italiens dragueurs ? « Tous les Italiens sont chauds ! »… Et ainsi de suite. C’est humain. C’est automatique.

Quand je voyage, je suis ambassadeur de France. De retour en France, je suis ambassadeur de ces Autres que je suis parti approcher, rencontrer, comprendre. Nous sommes tous des ambassadeurs (…).

Alexandre Poussin

Alors imaginez-vous ce que pensent les habitants des pays que vous traversez. Vous représentez la France, la Belgique, le Canada, la Suisse… Voire l’Europe ou l’Occident tout entier ! Jeune fille à la peau claire, yeux bleus et cheveux blonds, vous êtes une gringo : le prototype même de l’étranger.

C’est tous les touristes du monde que vous incarnez !

Ainsi, comme si vous aviez un mandat diplomatique et que vous étiez chargé de représenter votre pays, faites attention à bien vous conduire. Faites honneur à votre patrie. Faites honneur à l’espèce humaine.

Backpackers, redevenez des voyageurs !

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Backpackers, redevenez des voyageurs !

Auteur: Amandine

Voyageuse passionnée, Amandine part découvrir le monde accompagnée de François, l'esprit et les yeux grands ouverts ! Elle est également psychologue et coach de vie, proposant à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans leur projet personnel et leur cheminement vers l'épanouissement (voir page "qui sommes-nous" et contact).

196 commentaires

  1. J’aime beaucoup ce texte Amandine. Bravo! C’est vrai qu’il ne faut pas généraliser, mais c’est aussi vrai que ces types de comportements venant de backpackers on les voient régulièrement en voyage. Et oui ca laisse des traces et ca l’a une influence sur l’interaction que nous aurons par la suite avec les habitants qui peine à nous regarder, car eux demeurent avec une mauvaise expérience.

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    • Merci Rachel pour ton message ; cela me fait plaisir de te lire et me rassure de voir que nous ne sommes pas les seuls voyageurs frappés par cette mauvaise réputation des voyageurs sac à dos.

      Bien sûr, le pur cliché du backpacker n’existe pas, mais nous avons sans doute tous un peu notre part de responsabilité dans cette mauvaise image qui est véhiculée autour du backpacker… À méditer pour améliorer les choses !

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      • Super article ! C’est en rencontrant certain backpackers que j’ai l’impression d’entrer en compétition de qui a fait le plus pour le moins de dollars ! C’est assez agaçant et frustrant comme s’il y avait une certaine manière de voyager ! Je partage !

      • Merci beaucoup Solène pour ton message et pour le partage ! Cela fait très plaisir d’avoir des retours comme le tien sur son travail, et de le voir partagé ainsi, c’est très gratifiant et encourageant. une belle reconnaissance 🙂

        Je suis bien d’accord avec toi : à bas la compétition puérile et à chacun son style/budget/envie…

  2. Joli texte et comment ne pas être d’accord quand ici à Bangkok on peut croiser ce genre de « spécimen » tous les jours… J’ai déjà eu honte de mes racines française plus d’une fois et globalement, je suis tout à fait d’accord sur cette évolution négative qui s’est opéré avec les années, oui, le backpacker a tendance a avoir ce défi de voyager au moins cher, quitte à devenir un véritable crevard, mais il le fait généralement avec « fierté »…

    Heureusement, comme ta petite note à la fin le souligne, j’imagine volontiers que les choses peuvent et vont changer, dans le bon sens !

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    • Merci Romain pour ton (ou plutôt tes !) commentaires et partage.

      Plus que d’avoir honte de ces racines françaises/belges/européennes… j’éprouve une honte pour mon espèce, l’espèce humaine.

      Oui, je suis une grande naïve positive (enfin non, je suis également une grande désespérée pour certaines choses !), mais dans ce cas-ci, je veux y croire : je veux espérer que les choses s’améliorent dans un avenir plus ou moins proche, à coup de conscientisation, réflexion et engagement citoyen 🙂

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  3. Une excellente réfection, qui est je pense nécessaire à tout voyageur et pas uniquement aux backpackers. Perso, je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de voyager sac sur le dos, sauf pour les treks et notamment sur le Saint Jacques de Compostelle.

    J’ai eu l’occasion d’y croiser une famille de 4 personnes souhaitant dormir, dîner et petit déjeuner chez l’habitant en accueil jacquaire, mais refusant de payer un centime. Ben non « vous savez, c’est le principe de la charité chrétienne ». Je ne veux en aucun cas critiquer un aspect religieux, mais il me semble que quand on bénéficie d’une prestation qui n’importe où ailleurs est payante (et d’ailleurs elle l’est dans l’accueil jacquaire) on se doit de respecter les règles. J’ai été très choquée par cette attitude, surtout que cette famille était visiblement aisée. Donc je suis absolument d’accord avec toi : oui, on peut chercher à ne pas voyager trop cher, mais parfois, il faut aussi avoir du bon sens tout simplement, et accepter le fait que voyager n’est pas toujours gratuit.

    Un autre point de ton article qui me semble essentiel : nous sommes tous des ambassadeurs de notre pays. En tant que français, on souffre souvent du cliché (encore un) du français, râleur, pas aimable, ne parlant pas langues étrangères. C’est si facile et rapide d’installer les clichés et si long de les combattre. Voyager et c’est aussi, pour moi, m’engager. Je représente (que le veuille ou non) la France, et j’essaye toujours de démontrer que nous ne sommes pas tous des clichés.

    Merci pour ce très bel article !

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    • Merci Charlotte pour ton commentaire, ravie que la réflexion te plaise.
      J’apprécie beaucoup la nuance que tu apportes : effectivement, au final, ce ne sont pas « que » les backpackers dont il est question ici, mais bien de tous les voyageurs.

      Merci pour ton partage d’expérience, c’est toujours intéressant de connaître le vécu d’autres voyageurs.

      Ambassadeurs : je pense que ce terme permet de « rehausser le niveau », donner le meilleur de soi-même en tant qu’hôte et représentant de son pays/continent/espèce.

      Pas facile, effectivement, de combattre les clichés, mais c’est mot après mot, réflexion après réflexion, un échange sincère après l’autre… que les généralités tombent au profit de l’individu rencontré. Un effort personnel et collectif tout à la fois.

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  4. J’ai beaucoup aimé ton article coup de gueule Amandine… en Asie je trouve ça assez frappant mais pas spécialement chez les Français, loin de là…
    Je pense tout comme toi que nous portons notre responsabilité et que la recherche du moins cher à tout prix est un manque de respect pour la population locale…. tout le monde n’essaie pas de nous arnaquer et si jamais ils essaient de vous arnaquer d’un dollar et que c’est fait avec le sourire, franchement à quoi ça sert d’en faire tout un plat?
    Du coup que penses-tu de tous les blogs qui vous apprennent à voyager le moins cher possible?

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    • Merci Amélie ! Pas toujours évident de partager des réflexions… surtout lorsqu’elles proviennent d’un coup de gueule ! J’avais un peu peur de l’accueil que cet article pourrait avoir auprès de la communauté des voyageurs ; mais je suis agréablement surprise 🙂

      La crainte permanente de se faire arnaquer fausse la relation, crispe les rencontres… et au final empêche de profiter pleinement de son voyage.

      Ce que je pense des blogs qui apprennent à voyager moins cher ? Ouille, dure cette question !

      Je dirai que tout dépend de l’objectif derrière, du style… Si c’est simplement comment « gratter » un maximum, profiter de la gentillesse des habitants, voire voler (oui, certains groupes Facebook renseignent sur les bonnes pratiques pour arnaquer en voyage !)… là mon avis est assez clair et évident !

      Par contre, si l’idée est plutôt de se passer du superflu, voyager vers l’essentiel, avec un encombrement minimaliste, réduisant ses besoins quotidiens à al recherche d’un nouveau mode de vie, avec une belle philosophie derrière… Pourquoi pas ?

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  5. Oui, tout cela est bien vrai. Mais je suis sûr que des gens odieux à l’étranger le sont également lorsqu’ils sont de retour en France. Et d’autre part j’ai connu bien des backpackers de ce genre de toutes les nationalités, je ne crois pas nécessaire de faire une fixation sur les seuls français, ce qui serait paradoxal pour une voyageuse ouverte sur le monde. De toutes façons, pour ma part j’évite de me retrouver avec des français quand je voyage, sinon j’ai l’impression de voyager en groupe et non plus en individuel !

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    • Le problème Jean Claude, c’est qu’on est nombreux les français à voyager, c’est pas pour rien qu’on a mauvaise réputation…

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      • Bonjour Amandine, j’ai beaucoup apprécié ton texte et je suis tout à fait d’accord avec toi. J’ai beaucoup voyagé et malheureusement les Français on vraiment mauvaise réputation et c’est des français qui me l’on fait remarquer, les suisses ne sont pas meilleurs mais dans certains pays quand ils entendent que l’on parle français, et que l’on nous demande sur un ton méfiant ah vous êtes français, on montre notre passeport et le sourire revient quand ils voient que nous ne sommes pas français, bien sûr il ne faut pas généraliser dans toutes les nationalités ils y a des mauvaises personnes c’est un fait. Ce que j’ai pu constater dans mes voyages c’est que les jeunes maintenant veulent voyager pas cher, rester longtemps sans dépenser, et travailler mais pas trop et avoir un bon salaire…. et si ils ont tout cela ils arrivent encore à râler, c’est plus du voyage….
        Bravo pour ton blog bonne continuation au plaisir de te lire, et beaux voyages

      • Bonjour Pat, merci pour ton message et les retours positifs sur cet article 🙂

        Généraliser est bien sûr dangereux, et d’ailleurs cet article ne cible à aucun moment les Français (pas comme cet article-ci sur le retour d’un voyageur Français en Australie) mais bien les « backpackers », voyageurs en mode sac à dos des quatre coins de la planète.

        Voyager pas cher est un vaste sujet : pris comme seul objectif, il en devient parfois dangereux…

        Merci encore pour tes encouragements et au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires 🙂

    • Bonjour Jean-Claude, loin de moi l’idée de faire une fixation sur les Français (ce qui serait d’autant plus mal venu que je suis Belge !) ; merci donc pour les nuances que tu apportes et mille excuses si c’est ainsi que mon article est compris, ce n’était pas le but !

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  6. Amen. Quelle belle plume Amandine !
    C’est si bien décrit et ça fait se remettre en question sur des petits détails qui peuvent nous sembler parfois tout simple, mais qui au final font toute la différence.
    Ton texte est rafraîchissant, ça fait du bien de lire ça pour commencer la journée !

    Bravo; j’adore le côté ‘sensibilisation’ que vous propagez sur Un Sac sur le Dos et autour de vous,
    c’est un élément vraiment important du voyage et vous êtes vraiment doués pour le mettre en valeur !

    Bonne journée ^^

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    • Oh, grand merci Claudia, tu me fais rougir de plaisir !

      Ce sont dans les détails que se cachent souvent les intentions, représentations et les sens profonds de nos pensées traduites en actes. Ce sont ces détails qui font toute la différence.

      Cet article au-delà du côté « coup de gueule » se veut effectivement un billet de sensibilisation auprès des voyageurs et futurs voyageurs, afin de changer les choses sur le long terme… Avec beaucoup de bonne volonté et une dose d’espoir, je pense que c’est possible 🙂

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  7. Je suis entièrement d’accord avec ton article. J’en ai tellement marre des articles du type « les 10 commandements du backpacker » qui te disent que tu dois dépenser moins, ne pas te faire passer pour un touriste, ect… Newsflash : vous êtes des touristes, que vous le vouliez ou non. Et puis ça me fait doucement rire ces backpackers qui veulent économiser le moindre centime en évitant les attractions touristiques, tout en dépensant des fortunes en alcool dans des bars créés spécialement pour eux. J’ai une anecdote qui peut être appliquée à ton article : je suis partie en Thaïlande en 2011, pendant les grandes inondations qui ont touchées le nord du pays et Bangkok. J’ai hésité à y aller, mais le voyage était prévu depuis longtemps. Je me suis rendue un après-midi à Chattuchak, ce fameux marché et j’ai été écœurée par l’attitude de certains. Certes, il faut négocier dans ce marché, mais en période de crise où 80% du marché est fermé parce que les vendeurs ont du rentrer chez eux constater les dégâts laissés par les inondations, j’ai trouvé que les techniques de négociation de certains étaient à vomir. Je suis même passée à côté d’un couple qui négociaient de façon tellement virulente, que la vendeuse était au bord des larmes en leur expliquant qu’elle avait besoin de cet argent, qu’elle ne pouvait pas baisser son prix. J’étais révoltée.

    Bien entendu tous les backpackers ne sont pas comme ça, mais comme tu le dis si justement, nous représentons notre pays et notre mode de vie, nous avons donc la responsabilité de nos actions.

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    • Le fait est, pour des pays comme la Thailande, que les voyageurs maintenant ont tendance à retenir l’aspect « porte monnaie sur patte » qui se dégage de là bas, du coup la négociation devient à leur yeux une obligation pour tout, quitte à aller dans les extrêmes…

      Ça me donne du coup une idée d’articles pour définir qu’est-ce qui est négociable et donner des ordres d’idées de prix afin de mieux renseigner sur l’état du commerce en Thailande. 😉

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      • Je suis d’accord avec toi Romain : la première fois que je suis allée en Thaïlande, on m’a dit qu’il fallait systématiquement diminuer le prix par 3 si on ne voulait pas être un touriste. Sauf que perso, je suis nulle en négociation, je déteste ça et ça ne me viendrait jamais à l’idée de diviser un prix par trois. Donner des idées est intéressant, c’est pour cela que je consigne tous les prix dans les carnets que j’écris en voyage, ça aide aussi les gens qui me demandent des conseils.

        Enfin bon, comme pour tout, il faut savoir soupeser les situations et voir ce qui est négociable ou pas et surtout, respecter nos interlocuteurs 🙂

    • Merci Sarah pour ton message, ton compliment et le partage d’expérience.

      Comme toi, je n’aime pas négocier (et François encore moins) et même, on est assez nuls pour cela ! Je pense que, comme tout le monde, nous n’aimons pas nous faire arnaquer ; mais comment connaître la valeur des choses ?

      L’idée de Romain de conseiller les gens, ou de consigner les prix comme tu le fais, n’est pas mauvaise… mais elle ne donnera qu’une photographie temporelle du coût de la vie : une image vouée à être obsolète plus ou moins rapidement.
      
Par exemple, lorsque nous sommes retournées en Amérique du Sud quatre ans après notre premier voyage, nous avons été étonnés de voir comme les prix avaient évolué…

      Comme tu le rappelles bien, négocier oui -cela fait parfois partie de la manière de faire même pour les locaux- mais avec civisme et intelligence. Le témoignage que tu nous dépeins fait mal au coeur. 
J’espère que les mentalités changeront pour un tourisme plus éthique, durable, social, responsable… et humain.

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  8. Je rejoins tout à fait Romain (et toi) sur le nombre de fois où j’ai eu honte de mes « mi »-racines françaises (l’autre « mi » est polonaise) et c’est vrai que parfois aussi, j’ai eu honte de celles-ci… :/

    Mais ton article prouve bien qu’il est vital de tordre le coup à ces vilaines généralités et clichés qui peuvent naître de désagréables expériences. Les expériences sont… Des expériences, seulement, et tu remets bien ceci en place. Nous seuls décidons de l’image que nous allons renvoyer aux locaux et aux autres voyageurs. Il faut la soigner, la choyer… La bichonner.

    Certains blogs en plus ne font rien pour changer cette mauvaise image qui s’instaure, multipliant les articles aux titres choc et criant sur tous les toits (toutes les toiles plutôt ;)) à quel point, et tu le dis bien, ils sont doués pour ne rien dépenser. Mais comment ils parviennent à ça, c’est parfois pas joli, joli.

    Merci pour ton partage ^^

    Répondre
    • Merci AnnaJo pour ton commentaire, ravie de voir qu’une fois de plus nous avis convergent vers le même genre « d’éthique du voyage ».

      Oui, ce ne sont que des expériences… Mais le problème est que la nature humaine aime faire des généralisations, catégorisations, déductions… et autres chemins menant aux clichés.

      Ainsi, chaque expérience se rajoute dans la balance, du côté du cliché ou de celui de la rencontre humaine respectueuse. Chaque expérience compte, chaque effort individuel permettra de faire tomber les clichés et changer l’aura négative qui plane autour des voyageurs sac à dos.

      J’aime utiliser cet espace de parole et de partage qu’est le blog pour partager mes visions du monde et du voyage… et parler d’argent est quelque chose qui me rebute ! Beaucoup de personnes me demandent d’écrire sur les bons plans pour dépenser moins, gérer son budget en voyage… Mais j’avoue que, pour le moment, je n’ai jamais réussi à écrire sur ce sujet !

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  9. Je suis dépité de voir comment les comportements ont évolué, je n’ai pas voyagé depuis une dizaine d’années et jamais je n’aurai pensé de tel comportement possible, de telles situations imaginables…

    Répondre
    • Merci Yan pour ton commentaire, je suis navrée d’être l’oiseau de mauvais augure qui te fait découvrir ces aspects moins plaisants du voyageur moderne… Bien sûr, tous ne sont pas comme cela (heureusement !).

      Mais ce sont des tendances qui s’amplifient ces dernières années, jusqu’à jeter une ombre importante au portrait du routard.

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  10. Merci pour ce bel article. J’espère avoir été un bon backpacker et bonne ambassadrice pendant mon année en Nouvelle-Zélande… !!! Bon article en tout cas, ça fait du bien.

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    • Merci Dounette pour ton retour positif ! Quel plaisir de voir cet article si bien accueilli par la communauté des voyageurs.

      Le voyage parfait n’existe pas : c’est un idéal.
      … Mais rien ne nous empêche d’essayer 😉 Je pense que c’est en visant un idéal que l’on peut se surpasser sur le plan individuel et faire évoluer les choses sur un plan global.

      Rien que le fait que tu te poses la question « ai-je été une bon voyageuse et une bonne ambassadrice » est un bon signe : l’important, c’est de se remettre en question et d’avoir cet intérêt en tête.

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  11. J’adore!

    Bien que je ne me considère plus « backpacker » dans le sens général reconnu et que je voyage désormais d’une façon bien différente (reste que certains pans du voyage continue de se faire à la sauce backpack…), c’est comme ça que j’ai appris et commencé à voyager.

    Je pense que le trait typique, souvent généralisé, qui nous a fait le plus de « tord », du moins, qui nous a le plus ennuyés, a toujours été celui du « backpacker qui voyage pour s’éclater et faire la fête comme jamais il ne l’aurait fait ». C’est celui-là, du moins, qui m’a le plus « déçue », que ce soit en Amérique du Sud, en Europe ou en Australie. J’ai commencé à voyager à 19 ans, je suis (étais?) bonne fêtarde dans la vie en général, et pourtant… il y a des moments, des endroits, où un chouilla de retenue ne ferait pas de tord.

    Pour ce qui est de voyager sans le sou, ou avec le moins d’argent possible, je crois que ça dépend des motivations à la base du projet et du comportement adopté une fois sur place. Il y a moyen de voyager pour très très peu, sans abuser de la bonté des gens, sans en faire une compétition de « qui dépensera le moins pour faire le plus », sans en perdre l’essence même du voyage. Je conçois, par contre, que certains abusent et j’ai aussi été témoin de scènes désolantes en ce sens.

    À mon sens, c’est un peu comme décider de vivre avec peu, de simplicité volontaire, chez soi, dans son propre pays. Tant que ce choix se fait dans le respect des autres et qu’il est assumé à 100%, qu’on en prend la responsabilité, la question du « est-ce correct ou non? » ne se pose pas. C’est quand on commence à marchander là, où on ne devrait pas marchander et à *dépendre* de la générosité des autres que le bât blesse.

    D’un autre côté, le voyage qui m’a le plus marquée est celui que nous avions décidé de faire avec trop peu d’argent, en Europe de l’Ouest (10 euros par jour par personne incluant… tout!). Ça a été la meilleure école que je puisse avoir que de me débrouiller (autostop, camping, système D) avec très très peu dans un endroit du monde où il faut généralement dépenser beaucoup plus. Quand nos buts premiers du voyage ne sont pas les excursions, tout voir, tout faire, tout goûter, mais bien de se déplacer, repousser ses limites personnelles, tout en conservant un lien de confiance et de RESPECT avec la population, la vision qu’on peut se faire du voyage budget extra-maigre prend un autre visage. Malgré ça, quand il fallait payer, nous payions (et nous tentions de rétablir notre budget dans les jours suivants d’une façon ou d’une autre). Jamais, nous n’avons demandé la charité.

    Je me souviens avoir eu de la difficulté à me faire prendre en autostop à un moment donné dans le sud de la France, parce qu’il y avait 3 backpackers, dont la réputation commençait à les rattraper, devant nous, qui voyagaient en se basant QUE sur la générosité des gens. Nous crédo à nous était: on fait tout pour dépenser le moins, mais on est les seuls responsables de notre voyage, ce n’est pas aux autres à nous financer, nous assumons notre choix sans qu’il se répercute négativement sur les autres. Nous recevions, mais nous donnions. 10 ans plus tard, plusieurs amitiés nées dans ces conditions existent encore. Nous en avons hébergé plusieurs lors de lors passage au Québec par la suite. Mais bon hey! ça fait un bail de ça… les choses ont effectivement bien changées!

    Bon, je m’égare… bref!

    Cette réputation que le backpacker veut tout voir, tout faire, rapidement, en dépensant le moins possible… je crois qu’une bonne partie de la mérite pas, mais que oui, malheureusement, plus ça va, plus ça colle à la réalité. Et encore! C’est ce que j’observe autour de moi, car je ne voyageplus véritablement en mode backpack depuis plusieurs années. Si je m’y remettais, j’aurais probablement un choc 😉

    Chouette article, comme toujours! 🙂

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    • Bonjour Bianca, merci pour ton grand message ! Ravie que l’article te plaise, et tes retours d’expérience sont très intéressants.

      Voyager sans top dépenser n’est pas un problème à mes yeux, du moment que ce ne soit pas le seul objectif du voyage. Rencontre, respect, apprentissage… mais aussi, comme tu le dis si bien, responsabilité. Ne pas imputer aux autres le financement de son voyage (surtout dans des pays plus pauvres où les gens vivent avec presque rien).

      Par contre, l’idée retour à l’essentiel, simplicité volontaire… tout cela me parle. J’ai plusieurs exemples en tête (Alexandre Poussin, Frédérique de Nomade en Mer, David et Isabelle de Viavelo…) : toutes des personnes qui ont décidé de quitter le confort, la sécurité, le monde de consommation… pour Vivre en Liberté, se retrouver, retrouver le contact à la Nature, aux gens et aux choses essentielles de la vie. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ces voyageurs.

      Merci donc pour ton retour plein de sagesse et d’authenticité 🙂

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  12. Belle analyse! Les nuances, la clarté, le message constructif, l’ouverture des uns vers les autres et le sens de la responsabilité en vers eux et d’autres. Bravo! C’est un des meilleurs textes du genre actuellement. Il faudrait le proposer dans toutes les classes de Belgique, France et ailleurs pour tous les futurs candidats au voyage en liberté, sans les parents, Ambassadeurs de leur génération mais aussi de leurs nations, leurs ethnies, etc.
    Bravo Amandine!

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    • Quel plaisir de lire votre commentaire ! Merci Guy et Carine pour votre retour, j’en rougis de surprise et de plaisir.

      J’aimerais que ce message de sensibilisation puisse toucher un maximum de voyageurs et de futurs voyageurs, afin de couper à la racine le mouvement actuel et pouvoir changer cette aura négative autour du « backpacker » et du voyageur de manière générale.

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  13. Un bien bel article que tu signes là.
    Des voyageurs irrespectueux on a tous croisé! Je suis d’accord avec toi, il fait redorer le blason des backpackers. Voyager c’est partager avant tout!

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    • Un tout grand merci Valérie pour ce message. Redorer le blason du voyageur (sac à dos ou non) est possible, par un effort individuel et une volonté collective. Il faudra sans doute du temps et beaucoup de bonne volonté (et d’indulgence des habitants des pays où des problèmes se sont passés), mais j’ai bon espoir !

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  14. Très bel article qui me fait réagir!
    J’ai voyagé en mode backpacker quand j’avais 25 ans (6 mois en asie et océanie!) et déjà à l’époque je n’aimais pas cette image que je donnais avec ce sac sur le dos! car je ne me reconnaissais pas dans les « backpackers ».
    Alors maintenant à 40 ans et avec 2 enfants, on a fait le Sri Lanka Sac sur le dos parce que j’adore avoir les mains libres (déjà pour porter mon Mini Voyageur!) et je ne veux pas entendre parler de backpackers! Alors oui être backpacker pour payer le moins possible et s’en vanter, loin de moi! Oui nous faisons attention à notre budget pour tenter de voyager plus mais négocier pour négocier et tenter de gagner 70cts cela ne vaut pas le coup et surtout, je ne veux pas apprendre cela à mes enfants! Bien sûr on discute le prix mais jusqu’à un certain point, les backpackers ont quand même pu se payer un billet d’avion que bien peu de personnes peuvent s’offrir!
    Mais je reste une adepte du voyage sac sur le dos et peut être suis-je VIP!

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    • Merci Sandrine pour ton commentaire ! Oui, cet article fait vraiment réagir, je suis ravie de voir l’intérêt qu’il suscite auprès de la communauté des voyageurs.

      Comme toi, j’utilise le sac à dos en voyage pour la liberté de mouvement qu’il procure… sans pour autant me définir comme « backpacker » (en plus je trouve ce terme très moche ! 🙂 ). L’utilisation du VIP m’a bien fait rire, mais finalement, pourquoi pas ! 😉
      Plus sérieusement, je n’aime pas ce genre de terme (backpacker comme VIP) pour le côté classificateur qu’il implique : je n’aime pas que l’on mette les gens dans des boites, car la réalité n’est jamais dichotomique/simple… J’aime garder les nuances des gens et de leur parcours de vie.

      Quel plaisir de lire des retours de voyageurs en famille, avec des enfants en bas âge 🙂 Merci pour ton retour d’expérience !

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  15. Merci beaucoup pour ce texte rassurant 😉
    En effet, après un mois en Argentine, je commençais à m’interroger sur cet esprit « ah bon tu as payé le bus toi? Alors qu’on peut tout faire en stop?!? »… ou autres exemples « moi j’ai tout fait en camping sauvage et je ne paye donc pas mon hébergement » qui poussent à se demander ce qui fait que des gens qui viennent de pays où rien n’est gratuit s’imaginent que tout doit l’être ou le plus possible dans des pays qu’ils viennent découvrir…
    Je prépare actuellement un blog, je crois que le 1er sera sur le stop, ne serais-ce que pour alerter sur le fait que le stop n’est pas une normalité dans tous les pays et qu’il conviendrait de se renseigner en amont sur les habitudes des populations afin d’éviter maladresses ou mauvaises surprises…

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    • Merci Cindy pour ton message et ton retour d’expérience. Tu n’es pas la seule à avoir rencontré ces « voyageurs aventuriers » fiers de ne faire que du stop et du camping (tout en, paradoxalement, consommant souvent de l’alcool)… et qui critiquent ouvertement ceux qui « ne sont pas capables » de faire comme eux. On sent une idée de classement, entre les vrais voyageurs-baroudeurs-aventuriers d’un côté, et de l’autre… tous les autres !

      Ton projet de sensibilisation autour du stop me semble une idée intéressante. Selon les us et coutumes (mais aussi les lois !), tendre le pouce n’est pas toujours facile ou opportun. Bon travail ! 😉

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  16. Hello Amandine, Bravo encore pour cette belle analyse!

    Je ne suis pas très fière de me reconnaître dans certains de ces traits. C’est vrai, moi aussi pendant mon premier voyage j’ai tout négocié, j’ai été un peu radine sous prétexte que je ne voulais pas être prise pour un porte monnaie. Pour autant je n’ai pas « profité » et je suis au moins contente d’avoir su apprécier l’aide des locaux, de les avoir justement remercié et d’avoir pris le temps de discuter.
    Mais j’ai remarqué que j’ai été souvent hébergée, nourrie, transportée gratuitement, sans attente de retour. Simplement je me dis que je me dois à mon tour de venir en aide aux autres quand je peux. Et j’avoue que parfois ça m’est difficile. Mais je reprends mes esprits et je me dis que je suis bien contente de bénéficier de l’aide des autres, et qu’à mon tour, je peux le faire pour quelqu’un d’autre.
    On n’a pas besoin d’être riche pour voyager, certes et je le revendique sur mon blog aussi. Mais le problème du backpacker moderne, c’est de vouloir TOUT faire, TOUT voir, de courir le monde en quête d’une bucket list à assouvir, et de consommation de paysages à poster sur FB pour montrer qu’on est super cool. Bon j’exagère un peu, mais je sais que lors de mon premier voyage, moi aussi j’étais un peu comme ça. Maintenant, j’essaye de me poser plus (bon là je suis partie dans l’autre extrême de ne carrément plus bouger depuis des mois!) et d’apprécier la culture locale. J’ai toute ma vie pour voyager, et je ne suis pas obligée de TOUT faire. L’important est de partager de bons moments, avec les gens!

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    • Merci Emma pour les compliments, ravie que cette analyse t’ait plu.

      Je pense que souvent, lors de la première expérience de voyage, le voyageur est plus « tendu » et « susceptible » sur certains sujets, comme la débrouillardise, le risque de se faire arnaquer, ne pas trop dépenser… C’est humain. Je suis aussi passée par l’un ou l’autre de ces travers lors de mon premier grand voyage.
      Avec l’âge, le recul, l’expérience, la réflexion, l’échange avec d’autres (locaux et voyageurs)… le voyageur se détend, apprend, muri et est plus souple sur certains de ses principes, plus à l’écoute, je pense, des autres et de lui-même. Plus intuitif et plus respectueux.
      Enfin, je l’espère !

      L’idée ici est de favoriser cette évolution et, pour les « futurs voyageurs », de les aider à passer cette première étape avec plus de discernement.

      Par exemple, rentrer dans un cercle vertueux de réciprocité est une très belle idée. C’est ce que tentent certains réseaux en ligne (couchsurfing, warmshower) : l’idée est de replacer le voyageur dans une communauté, avec son réseau, ses règles et, surtout, l’entre-aide. De belles valeurs de base pour tout voyageur.

      Pour ce qui est de la Bucket List, beaucoup l’adorent, d’autres la méprisent… Je prends les choses avec plus de nuance. Si c’est pour créer une liste de « check » à faire rapidement, sans y mettre de sens, dans un côté « exhibitionniste » mode selfie Facebook, je ne rentre pas trop dans cette idée;
      Par contre, j’ai moi-même rédigé une Bucket List, suite à la vision du film du même nom, que j’ai vu alors que mon père se mourrait d’un cancer incurable. Cela change la vision du monde, remet en perspectives ses attentes sur la vie que l’on souhaite avoir… Pour moi, ma Bucket List est un voeu sacré, celui de ne pas passer à côté de mes rêves, que ce soit des rêves de voyage, d’apprentissage, d’accomplissement personnel…
      Cette Bucket List doit, à mes yeux, aller de pair avec une réflexion profonde et personnelle sur sa conception du monde et de sa vie. Sinon elle n’a aucun sens.

      Je te rejoins tout à fait sur l’idée de quitter le « voyage fast-food »/consommateur de paysages/pays/activités… pour un retour au « slow travel », avec l’envie d’être baigné dans l’ambiance et la culture du pays qui nous accueille. Tout faire, tout voir… est illusoire. Un deuil à faire pour pouvoir profiter pleinement de ses voyages avec sérénité et respect !

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      • Pour la Bucket list, je suis du même avis que toi! Je parlais en effet plus de « check list ». Genre, ça c’est fait. Je suis passée par là aussi au début, mais je me suis rendue compte que ce n’était pas ça le vrai voyage. Comme tu le dis si bien, c’est un deuil à faire. On ne verra pas TOUT mais on le vivra nettement plus!
        Je suis désolée pour ton père, c’est clair que ça remet tout en perspective. Je suis tout à fait d’accord qu’une liste permette de ne pas oublier quels sont nos rêves pour les vivre et ne pas courir après.
        Merci pour avoir complété mes propos 🙂

      • Merci Emma pour ta gentille réponse 🙂

  17. Merci pour ton article …
    Wow … Je suis une routarde depuis toujours quand je voyage. J’adore le sac à dos pour le côté pratique. Pour le reste, je ne me reconnais en rien.

    Je ne négocie jamais les tarifs, car le voyage pour moi est plus important que ces petites querelles pour grappiller quelques sous … Négocie-t-on chez nous ? Je porte ma contribution ainsi à ces personnes rencontrées . Lorsque l on m’aide ou m offre quelque chose j’ai toujours en échange mes mains pour offrir un massage ou un soin et même si on ne me donne rien j’offre… Je ne conçois pas de voyager autrement qu’en offrant qui je suis et la richesse de ma vie avec ceux que je rencontre .

    Le truc qui me déplaît vraiment le plus ce sont tous ces fameux  » voyageurs authentiques  » qui sont collés à leur Facebook et tel et internet Skype en auberge de jeunesse et qui dès le petit déjeuner ne sourient pas, ne disent pas bonjour et n’échangent rien sinon avec ceux qui sont restés chez eux !!! J’ai l’âge d’avoir voyagé plusieurs années seule et sans internet et les relations humaines étaient chaleureuses entre routards… Là c’est vraiment anti social !!

    Sinon être Française de parents malgache et polonais me donne une certaine fierté et j’aime enseigner ma langue partout ou je passe . Je reste malgré tout optimiste, car beaucoup de  » backpackers  » sont éveillés et aident à changer la conscience sur cette planète -:)

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    • Merci à toi, Namaste Soisic, pour ton commentaire; cela nous fait toujours plaisir d’avoir des retours sur les articles, et particuilièrement sur ceux plus « spéciaux », comme celui-ci.

      Merci pour ton partage d’expérience très intéressant. Comme tu le dis, les voyageurs et le monde du voyage évolue, mais pas toujours (qu’)en mal !

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    • Attention à ne pas tomber dans l’extrême inverse non plus…. ce n’est pas parce qu’on ne négocie pas chez nous qu’il ne faut absolument pas le faire ailleurs ! Il ne faut pas oublier que dans certains pays c’est culturel et parfois indispensable !

      En revanche je te rejoins sur la remarque concernant les téléphones et tablettes, c’est de plus en plus vrai, mais encore vu que c’est aussi souvent la même chose avec les locaux (du moins je me base sur l’exemple de la Thaïlande) donc tant que ça ne gêne pas autrui… même si on est d’accord que c’est dommage.

      Pour en revenir à l’article, ça me fait repenser à la réaction que j’avais eue en entendant parler de cette histoire de 2 comparses (un français et un allemand) qui c’était lancé comme défi de faire le tour du monde en 80j (référence évidente) sans argent…

      Et quand on lit le récit de leur parcours… On se rend compte qu’ils ne se rendent pas compte de leurs actes, pour eux, et il y a une part de vérité, ils ont démontré que les gens peuvent s’entraider, être généreux, etc., mais quand ça devient un impératif et qu’au final c’est plus au moins un coup marketing, ça me dégoûte juste…

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  18. Dans le domaine du voyage j’ai parfois l’impression qu’il y a une pseudo pression à être comme ci ou comme ça pour être un « bon voyageur » ou un « bon backpacker » mais comme tu dis, le voyage sac à dos c’est pas forcément du voyage gratuit ! Après perso je trouve ça bien les initiatives originales pour voyager de manière toujours moins chère dans le sens que ça peut permettre de se dépasser mais après des fois oui, il faut savoir payer pour mieux profiter du voyage tout simplement 😉

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    • Merci Malicyel pour ton commentaire. Tu mets le doigt dessus : ces idées que le voyageur parfait doit être plus ceci et moins cela… Alors qu’il n’existe pas, à mes yeux, « un voyageur », mais bien des centaines de voyageurs (voire des milliers) : chaque voyageur est unique , et l’un n’est pas meilleur voyageur qu’un autre ! Le plus important pour moi est de suivre sa personnalité, ses envies, ses besoins… tout en respectant les habitants du pays d’accueil, la nature, les autres voyageurs… Bref, respect !

      Voyager pour se dépasser, oui. Voyager pour quitter un monde « trop confortable » et revenir à l’essentiel, oui aussi.
      Mais il existe, je pense, d’autres façons de se surpasser que de gérer un budget serré ! Je trouve qu’on encense trop ces voyageurs qui ne dépensent rien ou presque (il n’y a qu’à voir les émissions de télévision…), et cela limite la vision de beaucoup, leur faisant croire que l’argent est la seule voie pour se dépasser et vivre une aventure.
      C’est plus cela qui me chagrine… et m’effraye !

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  19. Je découvre ce problème, je n’y avais jamais pensé ! Nous voyageons souvent en sac à dos, cette soif de liberté, mais nous n’avons jamais ressenti cet apriori négatif sur les backpackers. Au contraire, les gens aiment mieux discuter avec nous.

    Par contre, le sac à dos ne nous sert pas à voyager moins cher, juste a être plus mobiles et à nous déplacer au gré de nos rencontres.
    Pour ce qui est de la négociation, ça fait partie du voyage, mais bien sûr, il faut toujours accepter de payer un peu plus cher que les locaux, nous avons de toute façon plus les moyens. Nous négocions à peu près tout, mais par contre, si le service nous plait, nous laissons un pourboire.

    Pour les vêtements par contre, je ne me suis jamais vraiment posé la question … On prend généralement peu de vêtements dans lesquels nous nous sentons bien, je ne vois pas vraiment l’intérêt de vouloir ressembler à un local alors que je pars au Maroc. Je suis blanche et avec des cheveux blonds, je me fais de toute façon remarquer ! Pas de petit short ni de top à bretelles, je suis d’accord, mais une femme en pantalon, ce n’est pas local du tout !

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    • Merci Claire pour ton message. Nous avions déjà plus ou moins rencontré ce problème dans les voyages ultérieurs ; mais c’est encore plus flagrant depuis notre voyage « Back To America » en Amérique latine…

      Comme toi, nous envisageons le sac à dos comme « le 4*4 du voyageur » : nous pouvons aller partout, nous adapter à toutes les situations… Nous ne nous définissons pas comme des « backpackers ».

      Merci pour ton commentaire concernant les vêtements. Ce que j’avais en tête, ce sont davantage les pays où les normes culturelles concernant les habitudes vestimentaires sont très différentes/codées… et où se promener en minishort-bikini au milieu des rues (voire dans un bâtiment religieux) va complètement à l’encontre de la culture locale. Bref, les cas de manque de respect.
      Effectivement, il n’est pas toujours utile/nécessaire… de s’habiller à la mode locale !

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  20. Merci pour ce texte Amandine. C’est assez terrible d’en arriver à avoir honte de ses origines, mais cela nous arrive malheureusement quasiment à chaque voyage…

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    • Merci Bidule pour ton commentaire ! Avoir honte plus de ses compatriotes que de ses origines je dirais… Voire même honte du genre humain par moment…
      Mais oui, malheureusement, cela arrive.

      Mais je reste positive grâce à ces quelques rencontres avec de « belles personnes », si positives…
      De belles rencontres sur les routes, cela fait du bien et cela permet de retrouver foi en l’humanité ! 🙂

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  21. Texte super bien écrit et très intéressant !
    Également… Assez inquiétant.

    La tendance croissante à l’individualisme pousse à vouloir partir, c’est flippant de se dire que des séquelles ont déjà été faites en si peu de temps…

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    • Merci Léo, un plaisir de lire des retours comme le tien. Nous étions assez indécis quant à l’accueil que pourrait avoir cet article auprès de la communauté des voyageurs.

      Nous sommes donc ravis de lire des messages constructifs, pleins de réflexion et d’espoir pour l’avenir, malgré les séquelles que nous observons aujourd’hui et la mauvaise réputation des backpackers…

      Répondre
  22. Bonjour Amandine,
    J’aime l’article. Bien évidemment il ne faut pas généraliser, mais beaucoup de vrai.

    Si pour un Nouveau Monde, plus doux, dans les échanges, les mentalités doivent changer. Il en est de même dans le Voyage. Qu’importe la façon que l’on se déplace, le respect de La Vie est partout et puis en premier, c’est se respecter soi-même.
    Voyager est avant tout un état d’esprit, un état d’être.

    Ce n’est pas de la compétition comme dans « Pékin Express ». Le jour où j’ai vu cette émission, « j’étais mort ».
    Triste, de cette exportation……….du plus fort, du plus vite, du plus je ne sais quoi ? L’émission encourageait à du non-civisme, pour gagner « un paquet d’argent». Voyager, quémander pour 1 euro par jour à des personnes généreuses, sans même le temps de dire merci, ou se piquer des colères
    parce que le la voiture ou le taxi n’allait pas assez vite.

    Ce jour-là, mon sang ne tournait plus. C’est pour ces raisons de comportements et beaucoup d’autres choses
    Qu’il me plaît de dire que les « Mentalités doivent changer ».

    Des blogs de Voyages sont nés en très peu de temps. Cela fait plaisir, je vois bien qu’il ne faut pas généraliser.
    Le Vrai voyage en sac à dos,c’est particulier, c’est un Art, une façon de faire, un état d’être pas donné à tout le monde.
    Le voyage en sac à dos ne s’invente, ne s’improvise pas. C’est une expansion de nous-mêmes comme j’ai eu le plaisir lire.
    Des échanges, des rencontres, des plus toujours des plus. Une nourriture particulière, nourrissante, enrichissante.
    Pour tous les citoyens et citoyennes du Monde.
    Je ne quitterais pas ces un ou deux sites «Sac à dos» que je connais. « Je heureux et curieux de voir l’évolution » de tous ces nouveaux Globe-Trotters.
    De bons articles, de bons échanges, des clins d’œil, me passionnent et l’emportent… sur ceux qui veulent ressembler à Pékin Express.

    Certains articles de ces blogs de voyageurs sont véritablement, vivifiants,justes,équilibrés de réflexions « etnospychosociologiques »…

    Voyager est un état d’être,
    Notre passage sur Terre est une sorte de nomadisme
    Mais notre seule habitation est
    Nous-Mêmes

    Merci, Amandine

    Répondre
    • Merci Gérard pour ce beau message, poétique et sincère, comme toujours !

      La vie est un grand voyage, nous sommes tous des voyageurs…
      Ainsi, cet article ne concerne pas uniquement les « backpackers » ou les voyageurs… mais tous les humains (si l’on se limite à notre espèce ! 😉 ).

      Nous sommes tous des voyageurs, et le mot d’ordre pour ce voyage, au niveau individuel comme au niveau collectif, est, encore et toujours, le respect.
      Cela semble si simple, si évident… et pourtant non !

      J’espère qu’à travers ces quelques billets sur notre modeste blog de voyage que quelques esprits seront touchés, parlerons, partagerons, réfléchirons seul et en groupe… et agirons. C’est par cette voie, avec un effort individuel et collectif, que nous pourrons changer les choses/les mentalités/les clichés… et « redorer le blason » des voyageurs de toute sorte !

      J’aime beaucoup votre terme d’ « etnopsychosociologie », il me parle beaucoup !

      Répondre
      • Bonjour et Coucou,

        Dans ce terme « d’ethnopsychosociologie » je n’ai pas voulu faire plus !
        Mais « Vous ou Tu » êtes beaucoup plus que cela !
        En raccourci « Une philosophe et psychologue » contemporaine passionnée.
        Acceptez simplement le compliment.
        Vous donnez………….alors il faut savoir recevoir.
        C’est dingue……….tu réponds à tout le Monde !
        Cela me rappelle mes propres souvenirs.
        Mais il faut savoir aussi se protéger………
        Vos articles et vos photos disent tout de Vous.
        Ils parlent………….vous le savez bien, un plaisir volontaire de Vous-même.
        Il n’y a rien à dire………vous faites du mieux et le maximum pour répondre.
        C’est Vrai que La vie, il faut l’a Vivre à fond sans avoir Peur.
        Donc……….par moment il Nous arrive de Nous mettre volontairement en danger……. »consciemment ou inconsciemment » puisque cela appartient également à « l’Aventure » puisque que Nous avons décidé de ne pas avoir le vertige 🙂 de nourrir nos interrogations de façon différente « du commun des mortels » à notre façon également pour aller plus loin dans l’Aventure « Terrestre et Humaine » de notre beau Voyage à tous.
        Une chose est certaine, si l’on désire que le Monde change et s’élève……….. »à tout à chacun », il faut essayer de donner l’exemple et « Tu – Vous » le faites très bien.
        Vos lecteurs ne vous diront pas le contraire.
        Je m’arrête là, les doigts sur le clavier, laisse s’échapper avec ferveur………..un fluide que je ne peux contrôler…. à croire qu’il est ou se sent prisonnier ? 🙂

        Merci, Amandine

        J’Aime également « Si l’on se limite à notre espèce »……là, je fais Un clin d’oeil 😉

      • Re-bonjour Gérard, merci pour vos messages ! Et oui, j’essaye de répondre à tous les commentaires : si des personnes prennent le temps de me lire et en plus de m’écrire, je trouve que c’est la moindre des politesses. Et surtout, j’aime les échanges qui en découlent : c’est vivant, parfois inspirant et souvent enrichissant 🙂

        Mais ça prend du temps… alors parfois je réponds avec des jours, des semaines voire plus… de retard, mais j’essaye toujours de répondre !

        Vos messages me vont droit au coeur. Je n’oserais pas me prétendre un « exemple », mais j’aime partager ma vision du monde (en constante en évolution, comme nous le sommes tous !) et mes réflexions…
        Pour cette réflexion-ci, j’ai pris le temps : le temps de ne pas être dans la colère, la revendication, le stéréotype… mais dans la compréhension et la volonté de changement. D’être donc sur un chemin plus constructif que juste critique.

        Et François, mon partenaire de vie et de route, est là aussi pour me relire et m’aider à améliorer mes écrits. Le mérite de cet article lui revient donc également ^^
        Dans ce sens-là, si vous voulez me tutoyer, avec plaisir – je prends donc le « vous » de votre commentaire dans le sens de l’équipe que nous formons François et moi 🙂

    • Bonjour à Toutes et tous

      Oh ! là là, je ne pensais pas que cet article auquel j’ai déjà répondu allait dépasser tant de frontières, faire tant de vagues,
      et c’est très bien comme cela ! Un débat c’est un débat… c’est une chance, je m’aperçois que tout le monde s’exprime… c’est encore bien.

      J’ai parcouru un peu tous les articles, il y a matière à faire, penser, réfléchir, méditer 🙂

      Je redirais la même chose il ne faut pas généraliser… souvent une minorité négative se transforme en locomotive, prend de la force et aimante, généralise Un tout positif en Un tout négatif. Sans doute le fait d’en parler, d’en débattre, d’échanger… à bâton rompu… ce que l’on ne fait pas toujours pour d’autres sujets ou un fait où il n’y a rien à dire, ou, disons autrement, où « Tout baigne ».
      C’est en cliquant sur un article au hasard… que je réponds en tombant sur des étoiles.

      Mille étoiles, Belle étoile, camping, hôtel non classifié, auberge de La Paix, duvet à même le sol dans le désert ou autres, comme le Petit Prince avec « L’infini du ciel et des étoiles, l’infinité du sable, l’infinité de la mer, « Traversée du Sahara par la côte Atlantique Africaine » Seul, avec Soi, avec Tout avec Rien, avec l’infiniment petit et l’infiniment Grand. Dans l’aventure… il m’est arrivé de dormir dans des palaces ou je ne sais combien d’étoiles… cela tombait du ciel et n’a changé en rien la sérénité de mon sommeil » d’aventurier de voyageur » 🙂

      Dormir, c’est dormir… et le plus important, c’est de dormir… bien !

      Comme beaucoup de mordus « es » de voyages… j’ai fait la route avec plus ou moins d’argent. Lorsque la cagnotte touchait le fond… au plus vite, mais tranquillement il fallait un travail. N’importe quoi ! Mouiller des p’tits shorts, user des semelles, mais toujours me dégotait un p’tit boulot. Fabriquer des briques en argile en Mauritanie. Secrétaire contentieux à la CAPRAL à Abidjan… travailler le café chez Nescafé, refaire des terrasses en torchis… eprésentant Gillette… alors que je me rasais une fois sur quatre… m’improvisais… dans divers corps de métier pour ajouter à l’aventure.

      Nous sommes tous du même siècle « intergénérationnel »… petits, grands, bébés, ados, vieux moins jeunes ! et je puis vous dire simplement… qu’il y a quelques années en arrière… lorsque les premiers aventuriers sacs à dos voyageaient… Il y avait les Pour et les Contres, les Bons et les mauvais voyageurs, les expansifs et les discrets. Pour quelques personnes qui trichaient en faisant du Stop… tout le Monde prenait, tout le monde trinquait. Dans « l’auto- Stop », il y avait un respect. Lorsque l’on se pointait sur une nationale ou départementale… et s’il y avait déjà plusieurs auto-stoppeurs… « l’on allait à la queue ». Pas question de se mettre avant ou de doubler tous les autres. Quant aux voitures qui prenaient… elles s’arrêtaient « là » où elles voulaient… mais jouaient souvent le jeu. Cela dépendait ! mais personne ne pouvait rien dire. Le conducteur décidait. Le Stop ! C’est un choix… autant pour celui qui a décidé d’en faire que pour la personne qui va s’arrêter pour vous prendre. C’était Un plus à l’aventure, palpitante, romantique, romanesque, mais parfois aussi « Galère ».

      Des milliers de jeunes voyageaient en « Stop »… et sur plus de 100 000 trajets… il arrivait quelque rare « incident, accident ou fait très rarissime « Un viol » dont toute la presse et les radios se faisaient rapidement l’écho de façon virulente. Dans votre entourage, vos familles, vos amis « es », on avait vite fait de faire l’amalgame… pour vous décourager à partir… en « stop » !
      Ne pas omettre… de vous dire que les assurances… des conducteurs… qui prenaient en stop… n’étaient pas couverts en cas d’accident ainsi que les camionneurs de société.

      Cela a sans doute été à un moment donné… un frein au voyageur « stoppeur » !

      Pour la petite anecdote qui n’a rien à voir avec le sujet… « ,mais pendant que j’y suis »
      Il y avait avec la chance du Voyage… de longues distances parcourues d’un seul trait… de bons moments partagés et pour faire plus ample connaissance.

      Il en fut pour Moi, « Un Lisbonne-Paris »… avec la même voiture 1200 km « j’étais en couple ».
      Une autre fois… Bamako-Abidjan… 1200 km… dans la cabine d’un camion grumier. « D’un seul trait » ou presque… « Seul » !
      Les réseaux sociaux n’existaient pas encore « dommage » !

      Internet a le mérite d’exister ! C’est formidable et ne peut que contribuer à l’échange et l’éveil des consciences… de nos valeurs et nos défauts 🙂

      Merci de tout Cœur pour vos articles de… VOYAGES 🙂

      Pensée Amicale à toutes et à tous

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  23. Un article qui amène à la réflexion 🙂
    En tout cas, merci pour cette lecture.

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    • Merci Florence pour ton message ! J’ai pas mal hésité avant de publier cet article, me demandant quel serait l’accueil que la communauté des voyageurs lui ferait…

      Et c’est finalement une bien belle surprise ! 🙂

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  24. Très beau texte, avec on le sent, une longue réflexion derrière. Même si la réalité est parfois dure à accepter, je partage malheureusement votre pensée… Encore merci, je crois que c’est la première fois que je vois ce sujet abordé sur un blog, et c’est dommage. La base du voyage est le respect de l’autre, et de façon général. On n’est pas que citoyen d’un pays, mais citoyen du monde en tant qu’être humain, habitant sur la même planète.

    Merci !

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    • Merci Nicolas pour ce retour positif. Oui, comme tu l’as bien senti, cet article est né d’expériences personnelles, de longues réflexions et d’un travail de plusieurs d’écrire/relecture/temps de maturation du texte… pour en arriver à cette version (qui, sans doute, pourrait encore être améliorée… ). Je me suis donc beaucoup investie dans cet article… et paradoxalement, j’avais un petit peu peur de le publier, ne sachant quel serait l’accueil que lui réserverait la communauté des voyageurs.

      Et je suis très positivement surprise ! Quel plaisir de voir l’intérêt témoigné par beaucoup de voyageurs ! Quel soulagement de voir que mes expériences ne sont pas isolées, mais traduisent réellement un malaise général pour un problème global.

      La base de tout est effectivement le respect, comme tu le rappelles si bien. Citoyen du monde, j’aime beaucoup ces termes (qui sont les premiers mots que j’utilise pour me présenter sur ce blog !). Merci donc, Nicolas, pour ton message 🙂

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  25. Merci pour ce bel article qui remet les point sur les i. Partir, oui. Avec peut-être peu d’argent, oui. Mais toujours dans le respect des autres et de la culture.

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    • Merci Pierre pour ton message.
      Le respect avant tout ! 🙂

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  26. Merci ! Merci pour cet article qui reflète bien le comportement de certains backpackers (bon heureusement, tous ne sont pas comme ça et j’ai bon espoir que la « bonne » majorité l’emporte). Même si je n’ai pas voyagé dans beaucoup de pays, ce que je vois en Nouvelle-Zélande m’amène aux même réflexions que toi sur le fait de ne pas vouloir payer, le fait de trouver toutes les combines pour ne pas payer, le fait d’être parfois très critique et très fermé envers le pays qui nous accueille… A croire qu’effectivement, le voyage devient plus une course à celui qui a la plus grosse… liste de voyage et de bons plans pour payer moins cher, en dépit du bon sens, du respect de la population locale et du pays qui nous ouvre ses portes.
    Aujourd’hui les backpackers se transforment : c’est bien plus simple de voyager aujourd’hui par rapport à hier, plus accessible, et aussi beaucoup plus facile de se faire l’écho des pays lointain… et d’être l’écho de son propre pays. Mais j’ai l’impression que dans notre monde, de plus en plus individualiste, on oublie facilement les autres et on se concentre sur soi, tant pis pour le partage, l’échange… Ce genre de comportement ne se retrouve pas chez tous mais comme tu le dis, le soucis c’est qu’un mauvais comportement d’une minorité de voyageurs se retient mieux que les comportements normaux de la majorité…

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    • Merci Camille pour ton message. Comme tu le dis, même si cette mauvaise réputation nous concerne tous (dans le sens qu’elle nous atteint plus ou moins directement), tous les voyageurs (et sans doute la majorité) ne sont pas comme cela… et heureusement !

      Ta réflexion sur l’individualisme au sein de notre société en parallèle de ce phénomène de mauvaise conduite de certains voyageurs est intéressante. Sans doute que si les voyageurs (ou tout être humain !) avaient une vision plus sociale (et plus humaine) du voyage et du monde… ce genre de phénomène tendrait à disparaitre.

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  27. En lisant l’article, j’ai eu un sentiment de tristesse.
    Je suis sur le départ, pour un voyage sans date de retour avec peu d’affaires, mon budget n’est pas le plus grand. C’est un rêve de gosse que je compte réaliser.

    Bien entendu, si je peux économiser un peu d’argent par ci, par là, ce serait avec plaisir, mais faire ce que tu as cité dans ton article est écoeurant. Comment peut-on voyager et se comporter de la sorte avec les locaux ?
    Ils sont une des raisons pourquoi on a fait tant de kilomètres, pourquoi leur manquer de respect de la sorte ?
    Je ne comprends pas.

    Pour en revenir à l’article, merci Amandine. Grace à toi je sais que la route n’est pas si dégagée.

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    • Merci Joseph pour ton message, qui m’attriste tout autant : je suis désolée si j’ai pu diminuer ton enthousiasme à partir en voyage. Ne doute pas de ton envie de découvrir le monde ni des belles rencontres que tu feras sur la route.

      Apparemment, tu découvres la mauvaise réputation des voyageurs sac à dos avec cet article, mais ceci n’est pas une généralité absolue (tous backpackers ne sont pas aussi « clichés » que ce que je présente ! – heureusement !- ) ni une fatalité : j’ai confiance, les choses s’amélioreront, à force d’échanges, de discussions et de réflexions

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    • Oh tu n’as rien diminué… Tu me donnes envie encore plus de partir pour faire changer cette tendance !

      J’ai entendu parler de certaines réputations, mais je me doutais que le monde n’était pas comme moi… Enfin seulement 1% ne l’est pas. ;p

      Plus sérieusement, je me doutais que certains voyageurs étaient de gros ****, mais pas à ce point.
      Merci à toi de m’avoir ouvert les yeux. 🙂

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      • Tu me rassures Joseph 🙂
        Bons préparatifs et surtout bon voyage !

  28. Wahou! Enfin quelqu’un qui met les mots sur les vrais réalité des choses. Bravo, tout est si justement dit!
    Pour avoir beaucoup voyagé ces dernières années, je peux vraiment voir cette évolution du backpacker et cette image bien triste du voyageur est une réalité malheureuse. Heureusement que certains sont la pour redorer le blason!

    Il existe un groupe facebook (les branleurs en Australia), un groupe de « frenchies » qui se croient au dessus de tout le monde et dont le but est de s’entre aider dans la triche tout les niveaux. Ce groupe est ultra révélateur de cette « philosophie » à deux balle du soit disant « backpacker cool ». J’en pleure en lisant leurs commentaires. Ca vaut le détour (ps: il faut se faire accepter pour lire les commentaires).

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    • Quel plaisir de te lire Célia !

      Le groupe Facebook de « brailleurs en Autralie » dont tu parles, je l’ai découvert tout récemment, lorsque j’ai publié l’article invité d’un blogueur revenant d’Australie (au sujet du « French shopping »). C’est, comme tu le dis, révélateur et navrant… sidérant !

      Espérons que ce genre de groupes (et de pratiques) disparaisse petit à petit, sous le coup de prises de conscience individuelles et collectives.

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  29. Un article plein de vérités !
    Il y a déjà 4 ans de ça, dans le petit village d’Exmouth en Australie, 2 supermarchés du même nom se trouvaient côte à côte. Nous avions fait nos courses dans l’un, rangé le tout dans notre voiture puis sommes allé jeter un oeil à l’autre pour voir si les prix auraient été plus avantageux… En sortant les mains vides, le gérant du magasin nous a couru après pour nous demander d’ouvrir nos sacs !!! J’étais sur le cul ! On a obéit mais j’aurais surement du répondre que ça ne se faisait pas de courir après les gens alors qu’ils sont déjà 10 mètres en dehors du shop… Comme tu le dis si bien, en dehors de nos frontières on représente notre pays et même l’entière image du backpacker. Un malhonnête petit voleur a gravé cette image du backpacker dans l’esprit de ce gérant qui a fini par se méfier de tous les jeunes en sac à dos… et nous en subissons les conséquences !
    Heureusement, encore beaucoup de locaux que nous rencontrons n’ont pas cette vision du backpacker, pourvu que ça dure..

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    • L’expérience que tu nous rapportes est très révélatrice et démontre bien que nous sommes tous touchés par ce phénomène de la mauvaise réputation des voyageurs sac à dos. Même si ce n’est qu’une minorité qui se conduit mal, c’est la réputation de l’ensemble des voyageurs qui est affecté.

      Vous avez bien fait d’obéir, pour essayer, ensemble (avec l’homme du magasin), de sortir d’un cercle vicieux conflictuel et revenir à des relations plus saines… Mais cela prendra du temps et demandera beaucoup de bonne volonté de part et d’autre.

      Je suis rassurée de lire que la mauvaise image du backpacker n’est pas (encore ?) omniprésente en Australie… Espérons que cela évolue dans le bon sens !

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  30. Un article vraiment intéressant et bien écrit ! Etant en tour du monde actuellement, on constate malheureusement ce genre de comportements mais souvent dans des zones particulières comme en Thaïlande (surtout pour les débordements lié à l’alcool d’ailleurs). Mais comme tu le dis, ce n’est pas une généralité et pour notre part on reste très bien accueilli par les locaux quand on arrive avec notre sac à dos.

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    • Merci pour tes compliments Aurélie !

      Je ne suis encore jamais allée en Thaïlande, mais j’ai entendu beaucoup de retours de voyageurs autour de « débordement » de backpacker dans ce pays et aux alentours.

      Même si ce ne sont pas des cas généralisés, même si ce n’est qu’une minorité… ce sont souvent les mauvaises expériences qui marquent le plus les esprits.
      Déformation humaine sans doute : ce n’est pas pour rien que l’on dit toujours qu’il faut, pour équilibrer la balance dans une discussion constructive, dire trois choses positives -minimum- pour une négative !

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  31. Negocier c’est donner le prix qu on estime juste pour un produit.
    Si le vendeur refuse alors on va voir ailleurs.
    Negocier c’est trouver une entente pour les deux parties.

    Les bacpackers qui abusent ne sont pas dans une logique de negociation. Les occidentaux n’ont pas la culture de la negociation c’est pour ça qu’ils se mettent dans une posture quasi guerrière.

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    • Merci pour ton retour Raf.
      Négocier pour donner « le juste prix », c’est une belle théorie… Mais juste pour qui ? L’on touche au tourisme équitable/éthique… De la même manière qu’un produit Oxfam coutera plus cher que dans un supermarché classique, payer un artisan vendant ses produits locaux reviendra plus cher qu’à la boutique d’à côté où tout est « Made in China » !
      Le juste prix est donc une notion théorique toute relative. Il existe plusieurs pistes pour s’approcher du prix juste, comme de par exemple observer comment font les locaux et payer le même prix qu’eux.

      La négociation est en effet quelque chose qui se pratique peu en Occident, ce qui rajoute une couche au choc de culture en voyage !

      Une des clés pour négocier sainement : négocier avec intelligence et respect, sans agressivité et sans condescendance.
      Je pense que si l’on applique ces principes, on arrive a un résultat satisfaisant pour les deux parties… et donc un prix juste !

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  32. Je ne peux qu’adhérer, voyager en sac à dos c’est certes faire attention à son budget, mais en s’adaptant aux pays et à ses habitants.
    J’ai constaté de nombreuses fois ces « backpapers » qui mettent un point d’orgue à continuer à vivre comme ils le feraient dans leur pays.
    Payer ce qui est normalement du, c’est de l’éducation de base!
    J’ai parfois eu du mal à trouver du « travail », sur helpx et autres, à cause de mauvaises expériences vécu par les hôtes, notamment avec des français!
    Respecter le pays où l’on va et ses habitants, c’est d’abord de l’information, aller au delà des images « clichés » qu’on a du pays au départ.
    Le voyage commence là, avant même d’être parti. La recherche d’information sur le pays, son histoire, sa culture, comment se comporter et d’habiller pour ne pas offenser, apprendre les rudiments de la langue, ect…
    La réaction d’un habitant et toute différente quand il constate qu’on a fait quelques efforts dans sa langue pour aller vers lui!
    Merci pour cet article!

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    • Merci Virginie pour ton retour d’expérience. Tu n’es pas la première (et sans doute malheureusement pas la dernière) à subir la mauvaise réputation de voyageurs passés avant toi (toute nationalité confondue).

      Très juste ce que tu dis à propos du respect de la culture. Pour la respecter, il faut s’y intéresser, essayer de l’approcher, de la rencontrer… pour tenter de la connaître et de la comprendre (processus qui peut prendre des années !).
      Sortir des clichés pour aller au plus près des habitants et de leur manière de vivre… de belles lignes directrices qui ne sont pas toujours faciles à tenir et ne correspondent pas toujours aux envies/modes de voyage de tous.

      Si vivre « façon locale » ne tente pas tous les voyageurs, cela serait constructif de leur voir tous adopter un « effort minimum » : connaître 3-4 mots de base (bonjour, merci…), se renseigner sur les coutumes locales (par exemple risque d’impairs vestimentaires/gestuels…)… et tout simplement adopter une position observatrice et respectueuse de son environnement.

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  33. Juste pour rajouter un petit truc sur la Thaïlande.
    Quand on a fait le pays de long en large, on constate bien la différence entre le nord et le sud.
    Le sud déborde de tous ces voyageurs qui considèrent les îles comme une boîte à ciel ouvert, ne paie pas leurs transport, ne respectent rien, ect…
    Les relations avec les locaux s’en ressentent, au sud leur attitude vis à vis de nous est vraiment différente. C’est triste!

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    • Petite remarque concernant la Thailande justement (même si je sais qu’on s’éloigne un peu du sujet là, désolé par avance…)

      Le problème c’est que la plupart des voyageurs résument le « sud » aux îles et quelques points bien précis. La région est vaste, certes pas autant que le nord, mais je vous assure qu’en allant voir ailleurs que là où la plupart se cantonnent, les gens sont tout aussi gentils qu’au nord !

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    • Merci pour ton complément d’information Virginie 🙂

      Je ne connais pas (encore ) la Thaïlande, mais je pense que ton retour est assez exemplatif.
      Cela témoigne sans doute de cette différence entre les zones très touristiques, où proportionnellement parlant, il y a dû il y avoir plus de mauvaises expériences avec des voyageurs – vs les zones moins touristiques, et fréquentées sans doute également davantage par des voyageurs à la recherche d’une expérience « plus authentique », avec une vision sans doute plus ouverte et respectueuse…

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  34. Super article ! Je voyage pour l’instant en Asie et c’est vrai que je vois exactement de quoi tu parles… Ces spécimens sont plus présents ici qu’en Amérique du Sud j’ai l’impression. Par contre, petite note positive : en tant que belge, j’avais de gros a priori avant mon voyages sur les français, vu le comportement de certains quand je voyageais en Europe, mais depuis 6 mois, je dois reconnaître que toutes mes plus belles rencontres ont été faites avec des français et Françaises d’un peu partout. Donc rassure-toi, même si vous avez parfois un peu mauvaise réputation à la base, une fois qu’on apprend à vous connaître, on vous adore 🙂 Bonne continuation !

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    • Hello Katia,

      juste une petite info, nous sommes belges également. 😉

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    • Merci Katia pour ton message, ravie de voir que ton voyage se passe bien et que tes craintes ont pu être rassurées 😉

      Comme le dit François, nous sommes Belges nous aussi… et puis le sujet de cet article n’était pas, pour moi, de cibler une nationalité. Si l’un ou l’autre exemple que je cite sont avec des francophones, c’est parce que le Français est ma langue maternelle, et que je suis plus attentive à ce qui se passe dans ma langue.

      J’ai sorti un article, là par contre ciblé, sur le phénomène du « French shopping » en Australie, avec le témoignage d’un voyageur (Français) sur la mauvaise réputation de ses compatriotes en Australie. Là oui, c’était ciblé, parce que c’est un phénomène connu et identifié (même si, une fois de plus, tous les Français ne sont pas des voleurs et qu’il n’y a pas que les Français qui se conduisent mal !).

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  35. Merci pour ce bel article. C’est vrai que quand on rêve de voyager avec son sac à dos on ne pense pas forcement aux autres qui sont passés avant nous. Ton article permet de mieux comprendre cette manière de voyager et comprendre que le respect d’autrui est primordial pour voyager dans les meilleures conditions. Je prends bien note de tes conseils merci et tacherais de les appliquer du mieux possible 🙂

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    • Merci Charlotte pour ton message, ravis de voir qu’il fait réfléchir et permet de faire avancer les choses. Sortir des clichés et enlever cette mauvaise aura autour des voyageurs est possible : c’est un effort individuel et collectif ! 🙂

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  36. Merci pour cet article vraiment passionnant. Je n’ai pas grand chose à ajouter, n’ayant jamais voyagé en Asie ou en Amérique du Sud (où la négociation semble plus courante, si je ne m’abuse), mais je me demande comment sont ces personnes lorsqu’elles sont dans leur pays d’origine. En gros, est-ce que l’absence de jugeotte & la grossierté sont des choses qui sont intrinsèquement liées à leur voyage ou s’ils sont pareil chez eux…

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    • Merci Isa pour ton message.

      Je ne peux pas répondre à ta question ! Sans doute qu’il y a une part de personnalité et d’éducation de base chez ces personnes peu respectueuses en voyage.

      Mais je pense que l’environnement joue aussi beaucoup, et à deux niveaux :
      se sentir hors de chez soi comme désinhibiteur : tout est possible, aucune conséquence, personne ne me connait ici…
      et se retrouver avec d’autres personnes avec la même attitude, voire des personnes se vantant des petits délits quotidiens (comme ce fameux groupe Facebook de voyageurs en Australie qui se partagent leur truc et astuce pour voler, leurs bons plans…).

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  37. Merci Amandine pour cet article « VIP » ! 😉

    J’ai écrit il y’a quelques temps un article coup de gueule face à la radinerie galopante des voyageurs backpackers. Evidement tous ne sont pas comme ça. Mais beaucoup se font un sport de dépenser le moins possible en faisant fi de heurter la population.

    Pour moi, le voyage doit rimer avec générosité, surtout quand on a l’outrecuidance d’avoir un chez soi avec un toit sur la tête, 3 repas par jour bien garnis, et la possibilité d’étudier gratuitement…. Alors partir voyager au bout du monde est un luxe pour tous ces gens que nous croisons sur la route. Peuvent-ils vraiment croire que nous n’avons pas d’argent ? J’en doute.

    Comme dit le dicton: « chaque travail mérite salaire ». Aujourd’hui, beaucoup pensent que celui qui se sert directement ne vole pas, il est plus malin et débrouillard que les autres. Et on peut se trouver mille et une excuses, si on les analyse, on ne peut qu’admettre qu’elles sont bancales. « Je ne vole que les riches, ce sont des voleurs », m’a dit Lili, une backpackeuse sur le bateau de Navimag, ferry entre Puerto Montt et Puerto Natales au Chili qui coute quand même: 400 euros les 3 nuits !!! Cependant, elle est elle-même très riche pour pouvoir se payer une telle traversée…

    Avec ce genre d’arguments, tous les cambodgiens, les haïtiens, les somaliens et les boliviens (parmi les pays les plus pauvres du monde) devraient nous voler impunément, non ?

    D’autant que certains ne survivent que grâce aux touristes et à leur générosité. Alors pourquoi se priver d’ouvrir son coeur et de payer ce qui est dû, quitte à partir moins longtemps mais plus riches de rencontres à coeur ouvert ?

    Amis voyageurs, soyons généreux !

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    • Merci Gayelle pour ton long message.

      Je partage tout à fait ton point de vue concernant cet article : s’il avait été écrit sur le cou de l’émotion (colère, déception…) il serait beaucoup plus revendicatif, agressif, généralisant à outrance, catégorisant et stigmatisant certains comportements/personnalités…
      Ici, j’ai été attentive à cela, prenant le temps de réfléchir pendant plusieurs mois, laissant reposer l’article plusieurs semaines afin de le relire « à froid », François l’ayant également relu plusieurs fois pour repérer des passages qui pourraient être abusifs/mal reçut…
      J’avais peur de créer une polémique court terme, focalisant sur mes abus d’écriture, là où mon but était de soulever une réflexion sur le long terme sur l’évolution de l’image du voyageur.

      Par rapport à l’article que tu as écrit, tu ne dois pas t’en vouloir : écrire sur le coup de l’émotion n’est pas une mauvaise chose. Mais parfois prendre un peu plus de délais avant la publication permet de prendre du recul et juger le poids de ses mots.

      J’ai déjà vécu quelque chose de similaire avec l’article « Pourquoi je n’ai pas aimé Angkor » (qui devrait plutôt s’appeler « Pourquoi j’ai été déçue par Angkor ») : je l’ai écrit sous le coup de la déception et de la colère… Certains passages seraient à remanier (dont le titre) pour être plus proches de mon point de vue réel, et pour amener une discussion plus profonde avec les autres voyageurs dans les commentaires (et réduire le nombre d’insultes que j’ai pu recevoir !).

      C’est aussi comme cela que l’on apprend ! 😉

      Oui, comme tu le dis, amis voyageurs soyons généreux et surtout soyons « justes » : juste envers les habitants du pays d’accueil, les autres voyageurs (quand ce n’est pas le sentiment de compétition, les vols entre voyageurs, cela existe aussi !), et envers soi-même. Je pense que l’on « grandit » davantage en voyage sur le plan personnel quand on se sent juste et respectueux… enfin du moins je l’espère !

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  38. Article très juste. Moi aussi quand je suis à l’étranger je me sens un peu responsable de l’image que je renvoie de mon pays, on voit tellement d’irrespect!

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    • Merci Alicia pour ton retour. Ravie que l’article te paraisse « juste » (et non dans l’excès ou la stigmatisation), c’est un point important pour moi.

      Tu as tout à fait raison, nous avons une part de responsabilité dans l’image de notre pays, que l’on soit chez soi (il y a tant de touristes qui viennent se faire une idée des Français/Belges…) ou à l’étranger. Nous sommes en permanence des ambassadeurs.

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  39. Un excellent article qui a le mérite d’être clair et assez réaliste. Certains « backpackers » usent et abusent de la gentillesse des locaux. Les voyages sont aussi fait comme tu le dis très justement pour rencontrer et échanger avec des gens d’une culture différente de la notre. Le voyage en sac à dos est très populaire a l’heure actuelle mais n’a plus vraiment le même sens qu’il avait à l’origine. Tu remets les points sur les i d’une joli manière avec les mots qui conviennent. J’espère que nombreux seront les futurs voyageurs à en tenir compte !

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    • Merci Edmee pour ton message et les compliments.

      J’ai tenté de partager un vécu et une réflexion sans tomber dans la revendication ou le cliché, et je suis ravie de lire que c’est ainsi que l’article a été reçu !

      J’espère aussi que cet article aura touché beaucoup de voyageurs et surtout de futurs-voyageurs, dans une démarche de sensibilisation qui permettra de créer un nouveau mouvement, plus respectueux.

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  40. Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas étonné. Mais est-ce une majorité de backpaper Français ou toutes nationalités confondues ?
    Car personnellement ceux que j’ai rencontré qui étaient comme tu le décris étaient des compatriotes.
    Après oui il ne faut pas faire de généralités, j’ai vu dans un commentaire qu’un disait que ces plus belles rencontres étaient des français, comme quoi…
    Mais oui les clichés ont la vie dur quand on les entretient, et cette mode de voyager de la sorte est aussi relayé par certains blogueurs qui prônent et entretiennent ce genre de voyage, tu ne penses pas ?

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    • Merci, Jordane, pour ton commentaire. L’idée ici n’est absolument pas de cibler une nationalité en particulier : si je parle de voyageurs francophones dans l’article, c’est parce que je suis francophone moi-même (ce qui apporte un biais de perception). Je pense que c’est un phénomène global… Il est parfois dénoncé comme étant plus « Français », comme en Australie par exemple (lire l’article sur le French Shopping), mais ici ce n’était pas l’intention. 🙂

      J’espère ne pas entretenir les clichés avec cet article : j’ai tenté de dénoncer certains comportements trahissant des mentalités qui gagneraient à évoluer… tout en tentant de garder un maximum de nuances dans mes propos : tous les voyageurs/backpackers ne sont pas ainsi.
      Et c’est aussi cela le problème : il suffit de quelques cas pour subir la généralisation. Triste réalité, mais c’est ainsi que fonctionne l’homme.
      Et cette mauvaise aura autour du voyageur sac à dos, je l’ai clairement ressentie dans l’attitude de plusieurs de personnes que j’ai rencontrées sur les routes.

      Dans un autre commentaire, l’on m’a demandé ce que je pensais de ces blogs qui prônent le voyage « pas cher »… Pour ne pas te faire rechercher dans les +de 100 commentaires, je te copie ma réponse à Amélie :

      « Ce que je pense des blogs qui apprennent à voyager moins cher ? Ouille, dure cette question !
      Je dirai que tout dépend de l’objectif derrière, du style… Si c’est simplement comment « gratter » un maximum, profiter de la gentillesse des habitants, voire voler (oui, certains groupes Facebook renseignent sur les bonnes pratiques pour arnaquer en voyage !)… là mon avis est assez clair et évident !
      Par contre, si l’idée est plutôt de se passer du superflu, voyager vers l’essentiel, avec un encombrement minimaliste, réduisant ses besoins quotidiens à la recherche d’un nouveau mode de vie, avec une belle philosophie derrière… Pourquoi pas ? »

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  41. Je pense que tu nous as proposé l’un de tes meilleurs articles jusqu’ici Amandine. Une reflexion très intéressante sur un sujet qui nous concerne tous. J’ai particulièrement « aimé » le passage sur l’expérience dans ce restaurant et ces voyageurs voulant tout négocier à tout prix. Je suis certain qu’au fond ces personnes ne voulaient pas mal faire, mais à force de tirer sur la corde, ceux-là mêmes en viennent à penser qu’on leur doit quelque chose à tout les coups. Ne serait-ce pas simplement le reflet de notre société (surtout en France, je ne peux pas dire pour la Belgique) actuelle ? Celle dans laquelle nombreux sont ceux qui estiment que tout leur est toujours acquis.

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    • Waouw ! Merci Tugdual ! Ton message me touche énormément ! Je ne sais pas si c’est « mon meilleur article », mais je m’y suis investie, en temps, en expériences personnelles et en travail (cela fait des mois que je travaille cet article, le laissant de côté, le retravaillant et le faisant relire par François).

      Je pense comme toi que ces voyageurs négociant à tout prix leur repas n’ont pas voulu mal faire ; j’en suis même convaincue… Mais cela rend la scène encore plus triste ! Une distance de langue et de culture encore creusée par cette attitude revendicatrice… Une grande incompréhension au final et une rencontre manquée.

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  42. Texte très intéressant, il est vrai que j’avais assez souvent honte d’être français lorsque j’étais en backpack au Pérou … 🙁

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    • Merci Bruno pour ton message (et le partage), un plaisir de te lire 🙂

      Plus que d’avoir honte de ces racines françaises/belges/européennes… je dirais personnellement que j’éprouve davantage une honte pour mon espèce, l’espèce humaine !

      Mais je garde espoir que les voyageurs peuvent remonter cette vilaine pente et faire tomber peu à peu la mauvaise aura qui plane au-dessus de leur tête…

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  43. C’est une réflexion que l’on s’est souvent faite pendant notre voyage principalement sur le point 5. Je me souviens très bien d’une discussion avec un local en Asie qu’on a engagée en voyant son air de dédain lorsqu’il évoquait les backpackers. Sur le coup, je ne comprenais pas, j’avais une image assez noble du backpacker, du routard qui, pour moi, cherche avant tout à rencontrer les populations locales, à respecter et comprendre les cultures, qui est curieux de ce qui l’entoure. Et j’ai découvert au cours de cette conversation que, pour notre interlocuteur, le backpacker était un jeune irrespectueux qui buvait et faisait la fête tous les soirs sans aucune considération pour son entourage, qu’il soit constitué de voyageurs ou des populations locales.
    Suite à ça, nous avons été très attentifs à cet aspect pendant notre voyage, pour nous rendre compte en effet avec désolation que c’était une image assez répandue du backpacker.

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    • Merci Julie pour ton message, intéressant de voir que beaucoup de voyageurs font ce genre de réflexion sur les routes. Cette personne en Asie vous a fait un retour que nous avons souvent entendu également en Amérique du Sud.

      Le problème, ce n’est pas que tous les voyageurs sac à dos ont un mauvais comportement (loin de là) ; le problème est que quelques « mauvais cas » ont créé un ressenti envers les backpackers, à la base de cette mauvaise réputation.

      C’est un effort de chacun que de démontrer que cette mauvaise réputation est abusive, pour que toute la communauté des voyageurs en bénéficie 🙂

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  44. Typiquement un article de bourgeois qui ont les moyens de se payer des voyages extraordinaires. Ce n’est pas parce que vos blogs fleurissent sur le web que tout le monde est comme vous. C’est bien d’aider les populations locales quand on peut, je ne dis pas le contraire, mais on ne peut pas cracher sur ce genre de voyage. Ce n’est pas de la radinerie, c’est aussi ne pas avoir d’argent, vouloir voyager sans impact, préférer ses pieds et la belle étoile aux restos et aux bus.

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    • Bonjour Eliott,

      J’ai du mal à comprendre ? Les backpackers ont mauvaise réputation parce que ce ne sont pas des bourgeois ? La réputation d’un certain type de voyageur ne se joue que sur l’argent ? Le fait de respecter les coutumes, de chercher l’échange, et tous les points cités n’ayant pas de rapport avec l’argent, sont en fait liés à l’argent ? Ne croyez-vous pas que les locaux n’ont pas nécessairement plus d’argent que vous ?

      Je pense que vous vous êtes focalisé sur un point de l’article plutôt que d’essayer de comprendre le but de ce texte : décrypter l’évolution de routard à travers le temps, pour comprendre pourquoi aujourd’hui il a mauvaise réputation.

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    • Il me semble y avoir une énorme différence entre:

      1- Avoir un petit budget, préférer ses pieds et la belle étoile aux bus, restos et hôtels, vouloir voyager sans impact… avec une motivation sincère, personnelle et dans le respect des populations.

      ET

      2- Faire exactement la même chose dans le but ultime de battre des records, en s’éclatant et en marchandant abusivement sans égard à la population locale et, justement, avoir ainsi un impact négatif.

      Un baroudeur, backpacker, routard, appelez ça comme vous le voudrez, qu’il soit riche ou pauvre ou n’importe quoi entre les deux, qu’il privilégie l’autostop et le camping sauvage ou le train et les hostels, ça reste un baroudeur, backpacker, routard… Le problème n’est pas dans ce mode de voyage en soi! Au contraire! Petit ou gros budget, les problèmes arrivent quand ce voyageur manque de respect envers les locaux, dérange, a un impact négatif sur la réputation de tous les voyageurs, sur l’environnement local, etc.

      Ce n’est pas dans le type de voyage, c’est dans le comportement.

      L’argent n’a rien à voir dès lors que les aspirations face au budget sont assumées pleinement.

      Je suis la première à croire qu’un petit budget est bénéfique sur plusieurs plans. D’ailleurs, c’est comme ça que je voyage, toujours, même avec des enfants. Petit budget, pas de luxe. Je vis comme ça, je voyage comme ça. Mon pouce et mes pieds ont longtemps été mon moyen de transport, je dormais à la belle étoile et je mangeais simplement, au sol. Tout ça, ça se fait facilement sans déranger, sans abuser, sans faire passer les autres voyageurs pour des cons.

      Toujours dans le respect et dans l’honnêteté. Ne pas voler, ne pas abuser.

      Même chose pour la fête. Avoir du plaisir en voyage? oui. S’éclater, faire la fête? oui. Mais dans un endroit opportun, en ne faisant pas de ravages, en respectant les habitants du coin. Les mêmes bonnes vieilles règles de base, en voyage ou pas.

      Si toi, tu voyages avec un petit budget, grand bien t’en fasse, c’est aussi ma préférence! Mais j’imagine que tu préfères le faire avec authenticité, respect et humilité, non? Si c’est le cas, je ne vois pas pourquoi cet article t’embête autant. Te reconnais-tu personnellement dans les comportements décrits?

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    • Bianca m’a devancée mais je pouvais pas rester muet face à cette « attaque » gratuite.

      Eliot, je pense que tu es passé à côté du propos de l’article. Tu fais une focalisation sur le côté argent/marchandage, mais le propos va bien au delà. Ce que l’article dénonce c’est la dérive de certains comportements, lié, certes à l’argent, mais de manière gloable, qui porte atteinte aux respects des population locales.

      Bianca l’évoque aussi, mais par exemple, pour ce qui est de faire la fête, combien de backpacker se sont réellement posé la question de l’impact sur les îles et ses habitants quand ils débarquent pour s’éclater à la full moon en Thailande ? Et qu’on me ressorte pas la rengaine de « ça les fait vivre »…

      Le « genre », puisque tu l’évoques, c’est pas de ne pas avoir d’argent, c’est l’image qu’on renvoit, en prétextant justement le « manque d’argent » pour des comportements abusifs (dixit les exemples de l’article).

      Partir sans argent ok, mais pas au détriment des relations avec la population, la culture, c’est sans qui est pointé du doigt, pas le backpacker lui-même comme étant un crevard qui ne mérite pas de voyager, ne mélange pas tout.

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  45. Je découvre ton blog par le biais de ce post et je dois dire que tout ce que tu dis est bien vrai. Je ne sais pas si l’image du backpacker a changé (à vrai dire, depuis 2008, mon année en Australie, je l’ai toujours associé à un voyageur fauché sans plan précis…) mais le voyage en mode baroudeur subit réellement un effet de mode (on voit les mêmes clichés, les mêmes citations partout). Beaucoup de personnes semblent partir avec la seule perspective de s’éclater à l’étranger, libérées de tous soucis et contraintes… morales parfois. Alors oui, le voyage c’est aussi s’amuser, mais franchement c’est triste d’avoir à rappeler de simples règles de respect et bienséance. C’est aussi ça la mondialisation ? 😉

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    • Merci Océalie, ravie que tu aies découvert notre blog et qu’il te plaise ! C’est le genre de retour qui fait toujours plaisir 😉

      J’aime beaucoup ton commentaire, qui rejoins certaines expériences et échos que nous avons eu d’autres voyageurs.
      S’amuser, laisser-vivre… une notion de liberté en somme… Mais il ne faut pas oublier que « sa liberté se termine là où commence celle de l’autre » !

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  46. C’est quoi la différence entre un bon et un mauvais backpacker ?

    Et ba tu vois, le bon backpacker, il voyage avec un sac sur le dos, et le mauvais, et ben il voyage avec un sac sur le dos, aussi. Mais bon, c’est un mauvais backpacker … C’est un peu comme le bon et le mauvais viandard, quoi !

    Plus sérieusement, il y a plein de façons différentes d’être un backpacker, et pas seulement celle qui consiste à payer le prix demandé (ou de voler). Notamment en allant où il y en a pas, on s’évite ce genre d’embarras 😉

    Au moins cet article a le mérite de faire réagir.

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    • Hello Seb,

      ta référence aux Inconnus nous a bien fait rire. 😀

      Bien entendu, il n’existe pas qu’un seul style de backpacker, et au-delà des questions d’argent, c’est une question de respect pour les locaux, mais aussi pour les autres voyageurs, lesquels subissent peu à peu la mauvaise image/aura des backpackers ces dernières années.

      L’idée de l’article n’est pas de critiquer les backpackers (ce serait assez mal venu de la part d’un site appelé « Un sac sur le dos », et qui plus est avec notre logo), mais d’expliquer pourquoi en tant que voyageur sac à dos, les locaux ne sont pas toujours heureux de nous voir, même si n’avons rien fait de mal.

      Le problème est toujours le même : une minorité négative marque plus les locaux qu’une majorité positive dans ses échanges.

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  47. Coucou Amandine 🙂

    Je découvre ton blog avec cet article et il me donne envie d’en lire davantage.
    C’est triste mais malheureusement vrai. Pour le moment, je ne voyage qu’en Europe et principalement dans l’est et cela arrive de tomber sur certaines personnes comme cela.

    J’hallucine tellement dans certains pays de l’est quand des personnes veulent à tout prix avoir quelque chose moins cher…..mais vraiment moins cher alors que le prix déjà est si minime quand tu convertis par rapport au coût de la vie de chez nous en Belgique/France.

    J’aime voyager pour pas cher il est vrai….mais voilà faut le faire dans le respect et il faut garder une certaine cohérence tout de même ! Si c’est pour voyager pour rien ou quelques maigres euros par jour alors autant rester chez soi. Je ne me priverai pas d’une visite, d’une activité ou de certaines rencontres. Le voyage c’est aussi la rencontre et certains ne l’ont pas encore compris…..Personnellement c’est ce que je trouve de plus riche et ça permet de lier certaines amitiés. Il y a peu, j’ai eu l’occasion de revoir des amis roumains que j’avais connu dans un train de nuit un an et demi plus tôt 🙂

    En tout cas bravo pour ton écrit et espérons que cette mauvaise réputation continue de disparaître petit à petit 🙂
    Je le partage avec plaisir sur ma page Facebook ^^

    Répondre
    • Bonjour Jérôme, merci pour ton message, ravie de savoir que tu découvres notre blog et, surtout, qu’il te plait !

      Merci pour ton retour d’expérience, c’est toujours intéressant d’avoir des échos de voyageurs aux quatre coins du monde.

      Voyager pour pas cher n’est pas le souci ; marchander (raisonnablement), non plus.
      Pour moi, ce ne sont pas tant les actes en tant que tels que les intentions/représentations/philosophies qui se cachent derrière et qui, finalement, changent tout.

      Merci pour tes encouragements et, pour ce qui est de la réputation des voyageurs, je reste optimiste et garde espoir 🙂

      Répondre
  48. Bonjour Amandine.

    Les dérives que vous décrivez m’ont plutot l’air d’être celles des touristes français en général et pas uniquement les backpackers.
    Car oui, cela n’a rien de nouveau, le touriste français a bien mauvaise réputation à l’étranger.
    Mais il se comporte de la même façon quand il voyage en France.
    Il est certain que c’est plus « branché » de voyager en mode backpackers (merci facebook,instagram,etc..) mais pas forcément adapté pour tout le monde.
    Vous lire a été tres agreable pour moi.
    Bonne continuation.

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    • Merci Vincent pour le partage de votre opinion.
      Comme je disais en réponse à d’autres commentaires, le but de cet article n’est pas de cibler telle ou telle nationalité problématique (bien que cet angle d’approche a été choisi dans l’article sur le « French Shopping »).

      Si le français se comporte de la même manière chez lui qu’à l’étranger… vaste débat, sujet glissant et… hors propos pour moi ici.
      Contrairement aux apparences avec le titre de cet article, je n’aime pas faire de généralisations et parler de tous les Français/Belges/Européens… J’aime penser à l’individu derrière chacun de ses clichés : certains y correspondent (un peu – beaucoup…) et d’autres absolument pas. Chaque histoire, chaque personne… et chaque voyageur est unique, ne l’oublions pas !

      Le but ici était de parler d’une mauvaise réputation qui, au final, nous concerne tous indirectement : les voyageurs sac à dos sont de moins en moins bien vus/reçus dans certaines parties du monde. Même si nous ne sommes pas tous responsables de ce phénomène, nous le subissons tous.

      Ravie que la lecture vous ait été agréable, au plaisir d’échanger encore dans de prochains articles !

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  49. Il y aussi chez certains aujourd’hui un certain snobisme ou boboisme à dire moi je ne voyage qu’en sac à dos… Alors qu’en creusant bien en fait ils ont dormi au 5 étoiles du coin mais avec un sac à dos 😉

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    • Haha Isa ! Oui, du « snobisme », je ne l’avais pas vu sous cet angle, mais finalement, cette « fierté » à être « le meilleur aventurier qui a vu le plus de pays et dépensé le moins possible », cela pourrait être une forme de snobisme !

      Le backpacker au 5 étoile, finalement, pourquoi pas ! Pour nous, le sac à dos est plus un 4X4 : un tout terrain qui nous permet une grande mobilité et une diversité d’expérience. Passer de la nuit à la belle étoile (ou aux 1000 étoiles ?) à 5 étoiles, pourquoi pas ? 😉

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  50. Je suis d’accord sur un certain nombre de points. Les personnes qui voyagent en mode parasite, oui, c’est assez minable, ceux qui ne respectent rien, ça l’est tout autant, mais l’argent n’a pas forcément grand-chose à voir avec ça.
    Voyager en comptant sur la générosité des autres est une chose (c’est pas glorieux, on est d’accord), voyager sans le sou en est une autre qui relève d’un choix personnel. Ça n’est ni mieux ni moins bien. On ne demande pas à quelqu’un qui aime voyager dans le confort de dormir dans un hôtel miteux. Il apprécie le confort donc pour que son voyage lui soit plaisant, il voyagera avec ce confort, c’est bien normal. À côté de ça, certains voyagent avec zéro confort parce qu’ils aiment vivre leur voyage ainsi. Donc qu’ils se fassent plaisir de la sorte.
    Disons que le « dépenser peu, c’est aussi avoir un angle réduit d’approche de la réalité du pays visité » me chatouille un peu tout de même. Certains dépensent très peu parce que le confort est quelque chose qui les indiffère. Ils ne cherchent pas à faire dix mille activités, à tout tester, tout visiter. Ce qu’ils aiment, c’est une certaine simplicité, une certaine nonchalance. Ils ne seront pas de meilleurs touristes parce qu’ils prendront une chambre plus chère, mangeront dans un meilleur resto ou iront à telle ou telle excursion avec un guide. Évidemment, leur voyage profite moins à l’industrie touristique locale, mais ça ne fait pas d’eux des gens mauvais. On ne demande pas à un auto-stoppeur d’acheter un ticket de bus s’il aime voyager en stop.
    Pour donner un exemple, les gars de Solidream ont voyagé avec très peu de moyens à vélo durant 3 années (8 € par jour, quasiment jamais dormi à l’hôtel). Je ne suis pas vraiment certain que « angle réduit » soit le meilleur terme qu’on puisse accoler à leur voyage.
    Je rejoins un peu la remarque de l’ami Seb quelques lignes plus haut 😉 Il est difficile de mettre les gens dans des cases.

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    • Hello Laurent,

      En fait, nous sommes d’accord ! C’est juste que tu as sorti la phrase de son contexte. L’idée de cette phrase est que les visites des musées, la découverte de la gastronomie autre que le poulet/frite dans la rue, et autres activités réduit l’angle d’approche de la réalité du pays visité. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas avoir un angle réduit avec de l’argent !

      Je pense à nos amis suisses de Viavélo qui voyagent hyper local, et avec peu d’argent depuis des années, j’ai rarement croisé des personnes si ouvertes à la rencontre que ces 2 cyclistes !

      L’idée n’est donc pas de mettre des gens dans des cases, mais de comprendre pourquoi l’image du backpacker en prend pour son grade au fur et à mesure des décennies auprès des locaux (je te conseille de lire ma réponse à Marco un peu plus bas pour des exemples).

      Bref, en fait on est d’accord, mais on ne s’est pas compris. 😀

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    • Merci Laurent pour ton message et ton argumentation 🙂

      Comme le dit François, en fait, nous sommes du même avis. J’ai sans doute dû m’exprimer de manière trop carrée et manquer de nuances, désolée donc pour l’incompréhension.

      Comme je le disais en commentaire à Bianca, j’admire beaucoup de voyageurs qui partent dans un mouvement de « simplicité volontaire », quittant le confort pour un mode de voyage plus « physique », à pied, en kayak, à vélo…
      J’ai plusieurs exemples en tête (Alexandre Poussin, Frédérique de Nomade en Mer, David et Isabelle de Viavelo, Laurent d’Asiatrek…). De beaux exemples de voyageurs des temps modernes qui recherchent avant tout la Liberté, la rencontre… De belles façons de se retrouver, retrouver le contact à la Nature, aux gens et aux choses essentielles de la vie. J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ces voyageurs.

      Effectivement, dépenser peu n’est pas le souci. Comme je le disais en réponse à un autre commentaire : c’est moins le test/comportement… que la pensée et la philosophie qui va derrière qui attire mon attention.
      Si l’idée de respect et de réciprocité sont là, je n’y vois rien à redire ! 🙂

      Quand j’ai parlé d’angle réduit, c’est en pensant à un blogueur qui parlait de la gastronomie péruvienne, disant qu’elle était très mauvaise et de mauvaise qualité. Mais comment peut-on juger toute la gastronomie d’un pays en ne mangeant que dans la rue ? Juger trop vite, faire des généralisations… est toujours dangereux. C’est plus ce genre d’attitude j’avais en tête en écrivant ces lignes.

      Car, je te rejoins à 100%, tout faire/tout voir… et dire que l’on a « fait » un pays, tout en dépensant beaucoup d’argent, cela n’est pas une attitude plus saine ni respectueuse que les voyageurs sans le sou.
      Un des grands apprentissages que l’on fait en voyage, c’est que le monde est juste trop vaste pour nous, pauvres petits humains ! Tout faire ou tout voir est illusoire.

      Je n’aime pas non plus mettre les gens dans des cases (dans laquelle me mettrais-je pour commencer ?), donc merci pour les nuances que tu apportes dans ton commentaire ! L’idée première était de pointer du doigt cette mauvaise réputation du voyageur sac à dos (qui est bien réelle, comme le dis François dans sa réponse, nous en avons des traces tangibles fréquemment) : la mauvaise réputation existe, pas parce que tous les voyageurs se comportent de la sorte (heureusement !), mais bien une minorité, ce qui déteint sur l’ensemble de la communauté des voyageurs.
      Un message avant tout de sensibilisation et d’ouverture… Enfin, c’est ce que j’ai essayé de faire passer comme message ! 🙂

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  51. Je suis d’accord avec toi sur pas mal de points…
    Cependant en Asie, et en particulier dans les pays très touristiques: Bali, Thaïlande… les gens ont été pourris par les voyageur avec plein d’argent (ex: les australiens qui ne se rendent pas compte de leur pouvoir d’achat…) et qui plutôt que de négocier les bons tarifs, ne s’embêtent pas pour 3-4$ de différence et créent une généralité…
    Du coup ensuite, toi tu arrives et le vendeur considère que tu devrait payer le même prix que ceux d’avant… pourquoi vendre ce service a toi au prix normal sachant que je le vendrait a des gens plus pressés au double voir au triple du prix…

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    • Tu as raison Guillaume, la négociation fait partie intégrante du processus d’achat dans pas mal de pays. Et loin de nous l’idée de critiquer ce fait. Le problème vient de l’abus de négociation, de vouloir aller plus bas que le prix le plus bas, et même si tu ne nous crois pas, je peux t’assurer que l’exemple cité dans l’article n’est absolument pas un cas isolé.

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  52. Plutôt d’accord avec Seb et Laurent.
    Cataloguer les gens vis à vis de leurs bagages…. hum, hum
    Je suis backpacker et j’ai donc eu la chance d’en croiser (et de sympathiser avec) des dizaines. Le cliché ci-dessus ne représente même pas 2% de ceux que j’ai croisé.
    Etre pauvre n’est pas une tare ! C’est valable pour les locaux, mais c’est valable aussi pour les occidentaux. Il y a des gens qui veulent accomplir leurs rêves et qui ont peu de moyens. Doit-on les blâmer pour autant ?
    L’escroquerie aux touriste est devenue quasiment un sport national dans beaucoup de pays. Autant dans certains cas marchander est vraiment honteux, autant dans beaucoup d’endroits, c’est devenu obligatoire, sous peine de se faire pigeonner. les locaux ont une immense responsabilité sur le fait que les occidentaux, maintenant, négocient autant les prix.

    « Pourtant, à travers la planète, un mouvement négatif s’amplifie au fil du temps, créant une aura péjorative autour des « backpackers ». »

    Faux !! C’est peut-être vrai pour les professionnel du tourisme et c’est logique. Ils préféreront toujours un touriste en bagage Vuiton qu’en sac à dos. Au même titre, ils préféreront toujours un type qui arrive en voiture de luxe, plutôt que celui qui arrive à pieds.Bref, un « riche  » à un « pauvre ». Pour les « autres » locaux, ça ne marche pas ! J’ai même l’impression que c’est l’inverse ! Le backpacker est souvent perçu (à juste titre, je pense) comme quelqu’un de simple et ouvert d’esprit. Les contacts en sont facilités.

    C’est juste mon avis et je n’ai voyagé qu’en Asie du Sud Est.

    Désolé Amandine d’intervenir la première fois pour dire que je ne suis pas d’accord alors que la majorité du temps je me régale de tes articles et… je ne les commente pas !! Tous les mêmes ces Français…

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    • Bonjour Marco,

      loin de vouloir cataloguer les personnes par rapport à leur argent ou leur bagage, l’idée ici est plutôt de décrypter le mouvement, qui s’installe chaque fois plus, contre les backpackers. Le French Shopping en Australie est une triste réalité, mais cela vaut pour tous les pays que nous avons visité jusqu’à présent. Là où nous nous rejoignons, c’est sur le fait que tous les backpackers ne sont pas comme cela, mais cette minorité donne une image générale mauvaise. C’est ce que nous expliquons dans l’article.

      Je peux te donner des milliers d’exemples, nous en vivons chaque jours :
      – à Tikal, il y a 2 jours, 3 jeunes hommes torse nu sur les temples et une jeune femme en haut de maillot
      – aujourd’hui sur le site web de l’île de Chiloé, la question de la semaine est « Faut-il dégager les backpacker de la grand place ? », avec plus de 80% de oui (sur plus 350 votes)

      L’image du backpacker pour les locaux en prend un coup, malheureusement c’est indéniable.

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  53. Vous avez oublié un chapitre. Ces gens-là n’aiment pas les voyageurs qui ne leur ressemblent pas.

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    • Bonjour Habel,

      Je pense que tu n’as pas saisis la volonté de notre article. Comme son titre l’indique, il s’agit de comprendre, de décrypter un phénomène qui s’installe chez les locaux, et non d’accuser une communauté dont nous faisons partie. Loin de nous l’idée de critiquer les backpackers, mais plutôt les comportements, malheureusement majoritairement de ce type de voyageurs, même s’ils ne sont qu’une minorité à être ainsi (heureusement). Je te conseille de lire ma réponse à Marco avec des exemples vécus encore ces derniers jours.

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  54. Ce qui est malheureux c’est qu’il y aura , toujours des gens irrespectueux, autant chez les touristes que chez les habitants d’un pays. Heureusement qu’il reste des voyageurs respectueux des gens/traditions. Mais je suis presque sûr que ces backpackers irrespectueux en voyage le sont aussi dans leur pays d’origine.
    Enfin bref, merci pour cet article ! 🙂

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    • Meci Lucien pour ton message, comme tu le dis, des gens irrespectueux, il y en a partout et il y en aura toujours. François dit souvent que si les richesses sur terre sont mal réparties, par contre, la bêtise humaine l’est plutôt bien : il y a des c*** partout !

      Mais je ne garde pourtant pas espoir : parfois, c’est par manque d’éducation/sensibilisation/réflexion… que certaines personnes (touristes ou non) se comportent mal. Et ce sont toutes des choses sur lesquelles nous pouvons travailler : éduquer, sensibiliser, amener la réflexion… À travers les rencontres, les échanges, les lectures et les partages d’articles comme celui-ci.

      Chacun à sa mesure, peut faire partie d’un changement positif. Comme disait Gandhi : « sois le changement que tu veux voir dans le monde ». 😉

      Répondre
  55. Bonjour Amandine,

    Assez intéressant ton avis et je suis étonné. Probablement parce que ça fait longtemps que je n’ai plus pris mon sac à dos et n’ai plus été « on the road ». Mais je me rappelle mes jeunes années avec mon sac à dos, un sac de couchage et une pauvre tente où on se méfiait plus des auto-stoppeurs que des routards, comme on appelait les backpackers à l’époque. J’ai l’impression d’être un vieux dinosaure en disant ça, pourtant ce n’était que 20-25 ans en arrière.
    je me rappelle tendre le pouce pour un stop et voyant le temps passer, me mettre à déconner sur la route pour qu’on me prenne. Et les gens souriaient, me faisait merci, et moi ça me faisait chaud au coeur de les voir ravis, au lieu de tirer la tronche.
    Je tombais ainsi souvent sur de spersonnes qui ne prenaient jamais mais et me voyant était surprises et finalement s’arrêtaient.
    Beaucoup me dépannaient par un détour, des sandwichs, une nuit, et ce n’était pas vilement profité mais on me proposait un coup de main car c’est vrai que le sfinances étaient pas terribles.
    Je vois que les choses évoluent tristement et ça ne m’étonne pas dans cette société devenue égoîste et égocentriste. D’ailleurs je pense que l’émission Pekin Express a sa responsabilité là-dedans, vu les participants et leur manières de rien donner, tout prendre et surtout le gros lot final qu’ils ne garderont que pour eux.
    Mais bon, ayons espoir, des personne scomme toi il y en a d’autres et plus qu’on ne le pense.
    Et bon courage pour tes prochains trips.

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    • Bonjour Anthony, merci pour ton message et ton témoignage.
      C’est sûr, le voyage, dans la façon de se concevoir et de se vivre, évolue… tout comme les voyageurs.

      Mais je tiens tout de même à nuancer : si les exemples que je cite sont bien réels, il ne faut pas généraliser : tous les voyageurs ne sont pas comme cela pour autant (et heureusement !).
      Le problème, comme souvent, c’est que quelques mauvais cas ont créés une mauvaise aura autour du voyageur sac à dos, qui maintenant est parfois accueilli avec méfiance voire hostilité.

      Malgré tout, comme tu le dis, je garde espoir : je pense que ce phénomène peut encore évoluer positivement… en tout cas je l’espère !

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  56. Personnellement je ne pense pas qu’il s’agisse de faire une différence entre un bon et un mauvais backpacker, ça serait comme dire qu’il y a une bonne et une mauvaise façon de voyager. Hors il n’y en a pas, tous les moyens sont bon après chaque personne adapte son voyage à sa personnalité. Je ne pense pas non plus que le backpacker ait évolué. C’est juste histoire de bienséance et de respect. Comme à n’importe quelle époque il y aura toujours, excusez pour ce langage, « des petits cons » qui profiteront de la gentillesse des gens, seront irrespectueux de leur environnement et des personnes qui les entourent. Je suis d’accord c’est inadmissible mais c’est un triste fait de notre réalité. Pour moi ce ne sont pas des voyageurs, car le vrai voyageur est là pour découvrir de nouveaux lieux, faire de nouvelles rencontres et simplement de comprendre de nouvelles cultures. Malheureusement il n’y a pas de moyens pour les locaux de faire la différence et c’est ça le pire. Personnellement je ne vois pas ce qu’il y a de glorieux à se venter d’escroquer les gens. mais les nouveaux moyens mis en place comme le « partage de divan » (attention je n’ai rien contre! je suis moi-même hôte et j’utilise ce moyen) tendent a faire évoluer ce type d’escroquerie. Après comme je l’ai dit il s’agir seulement de bienséance. Pour ma part quand j’utilise le système, j’aime bien rendre service entre contre partie par exemple je prépare un repas français aux hôtes qui m’hébergent. Je sais que ce n’est pas grand chose, mais c’est ma manière de les remercier. Un exemple comme un autre !
    Donc voilà pour ma part ce n’est pas une question d’évolution mais de respect. Je trouve cela malheureux que les voyageurs aient à souffrir d’une mauvaise image à cause d’une minorité qui ne savent pas ce qu’est le respect !

    En tout cas très bon article et super blog !
    Bonne continuation 😉

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    • Merci Jennifer pour ton message et le partage argumenté de ton point de vue sur la question ; c’est toujours intéressant d’échanger sur les représentations de chacun.

      Je pense que j’ai peut-être loupé un des objectifs de mon article : je n’essayais ni de mettre les voyageurs dans des cases ni de juger s’il y avait des bons versus des mauvais voyageurs.

      J’ai ta vision des choses et je te rejoins totalement sur cela : il n’y a pas un voyageur ni une bonne manière de voyager. Il y a une infinité de voyageurs et de façons de voyager : à chacun son style/ses besoins/ses envies… Moi-même, je ne pourrais pas l’enfermer dans une « case »/catégorie de voyageurs : j’aime la variété, que ce soit en terme de destination/climat/style…

      Donc peu importe comment l’on voyage… du moment qu’on le fait avec respect.
      Je ne critique absolument pas les voyageurs petit budget, ceux qui négocient… tous ces comportements de voyage sont tout à fait compréhensibles (je les pratique moi-même parfois). Mais c’est la mentalité derrière, la philosophie qui sous-tend le voyage du voyageur en question. Bref, l’intention. Cela change tout pour moi.

      J’aime ta vision du partage et de la réciprocité en voyage. Comme tu le dis, ce n’est pas grand-chose, mais c’est un geste, une attention… qui change tout. Tout est dans l’intention !

      Merci en tout cas pour ton retour sur cet article, je suis ravie qu’il t’ait plu. Au plaisir d’échanger encore dans d’autres commentaires 😉

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  57. Une 6ème caractéristique du cliché du backpacker : écrire un blog 😉

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    • Bien vu Xavier 😉 Sauf qu’ici, l’idée est de comprendre la mauvaise réputation du voyageur/backpacker ; pas dans une idée de généralisation (bien entendu la majorité des voyageurs ne correspondent pas à ce cliché – et heureusement !-), mais pour comprendre l’évolution de ce phénomène et la raison de cette mauvaise réputation que j’ai pu constater à beaucoup d’endroits.

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      • Je te chariais 😉

        Au moins, ton blog est différent, utile, pas narcissique ni à vocation mercantile, comme 80% des « blogs de voyageurs »…

      • Merci Xavier pour ton message 🙂

  58. Super article comme toujours ! J’adore ta façon d’aborder ces sujets !

    Je rejoins les commentaires des autres, je pense que c’est fort lié à la personnalité des gens plutôt du fait qu’ils aient ou non un sac sur le dos. J’ai pu rencontrer des gens hyper désagréables, sans aucun respect pour les locaux, et ils sortaient tout droit d’un voyage organisé. Peut-être qu’on les tolère plus parce que ce sont de « bon payeurs », mais quand on y réfléchit, certains agissent comme des cons aussi.

    Bonne semaine !

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    • Merci Gin pour ton message, ravie que ma façon d’écrire et de partager mes réflexions te plaise.

      Je rejoins aussi la plupart des commentaires comme le tien : ils ne sont d’ailleurs aucunement en opposition avec l’esprit de cet article. Mon but est d’attirer l’attention sur un phénomène réel : la mauvaise réputation (croissante) des voyageurs (dont les voyageurs sac à dos). Pas de dire que les voyageurs sac à dos correspondent à cette mauvaise image, où qu’ils sont tous « de mauvais voyageurs », etc. …

      Je suis convaincue que cette mauvaise réputation (qui est un fait réel et objectif) s’est construite sur bases de quelques mauvaises expériences : une minorité qui se comporte mal et influence la réputation de l’ensemble des voyageurs.

      De la même façon, comme je l’ai déjà répondu à d’autres commentaires, voyager « petit budget » n’est pas un problème en soi (je le pratique également et, même, j’admire certains voyageurs que l’on pourrait « ranger » dans cette catégorie). Pour moi, c’est la philosophie derrière qui importe. Par exemple, négocier oui ; mais toujours avec « intelligence » et surtout avec respect !

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  59. Chère Amandine,
    Je vous suis depuis bien longtemps sur votre blog. Je fais partie de la grande famille des backpackers qui essaye de découvrir le monde sans malheureusement un grand budget (eh oui tout le monde ne peut pas être backpackers vip et manger dans des restaurants étoiles sur l’île de Pâques!).
    Je trouve que l’amalgame que tu fais est assez terrible. J’ai rencontre des gens formidables sur mon chemin qui nous ont aidés (trajet, nourriture et même nuit d’hôtel) sans rien attendre en retour à part un échange de culture. D’ailleurs nous avons privilégié le stop à présent pour justement être plus proches de la population que par le bus.
    Tu dénigres clairement certains voyageurs (tu ne cites pas leurs noms, mais bon je pense que chacun d’entre nous les connait et pour en avoir rencontré certains personnellement je trouve ça vraiment « culoté ».
    Bref, attention aux amalgames et aux jugements des autres voyageurs nous sommes tous une grande famille même si nos modes de voyages sont différents et j’espère que les générations suivantes vont continuer à voyager même sans un sous, que le monde à découvrir ne soit pas que pour les « backpackers vip ».
    Merci pour tous les autres articles vraiment intéressants. Bonne continuation. 🙂

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    • Bonjour Anne-Sophie,

      je pense que tu as mal interprété le sujet de notre article, qui n’est certainement pas de dénigrer les backpackers « non fortunés ». Le principe de l’article, comme son titre l’indique, est de comprendre le ressenti de plus en plus présent au sein des professionnels du tourisme (agences locales, hôtels, hébergements…). Comprendre les griefs, qui ne visent qu’une minorité des backpackers (mais pas seulement), mais qui gâchent son image générale, et ce de plus en plus.

      Le problème que nous voyons, n’est pas de vouloir voyager moins cher, ou tout autre point cité dans notre article, mais ces points poussés à l’extrême, ce que certains sites, certaines émissions télé et même certains journaux brandissent haut et fort pour vendre, sans expliquer la démarche réelle derrière cela. Montrer qu’il est possible de voyager autour du monde en moins de 3 mois, en ne comptant que sur l’argent (pardon l’aide) de personnes qui ont très probablement moins les moyens que ces voyageurs, pour après être considéré comme des héros modernes et apparaître sur les chaine de grande audience, j’estime que cela est très dangereux comme image véhiculée.

      Pour ce qui est de l’île de Pâques, puisque tu la mentionnes, je te signale au passage que nous étions en période de Noël (aussi connue comme période de bons repas dans notre culture), qu’aucun restaurant n’était étoilé, et que nous avons également mangé « à prix minimum » par moments, et trouvé le logement (hors camping), le moins cher de l’île à cette date de haute saison touristique.

      Comme je te le, disais au début, nous cherchons à décrypter un phénomène, et non à attaquer frontalement un type de voyageur, duquel nous faisons partie. 😀

      A bientôt !

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      • Bonjour François, bonjour Amandine,
        Je voudrai tout d’abord vous remercier pour ce magnifique article, qui nous donne du courage pour continuer le chemin que nous avons choisi : proposer de la qualité, montrer la beauté, montrer aussi les côtés moins « fun », témoigner de la vie locale, de la culture locale, échanger dans la convivialité.
        A la lecture de votre article, nous pourrions choisir le terme « Backpackers Ethiques », car c’est ce qui vous ressemble le mieux.
        Vous êtes les représentants de voyageurs qui attachez de l’importance à l’attention à l’autre, qui vous comportez avec dignité. J’aime votre façon d’appréhender le voyage, que l’on ressent très bien dans votre article.
        Nous avons bien sûr eu à faire à des remarques comme « vos séjours sont trop chers », bien qu’étant en train d’offrir thé et belle part de gâteau à un blogueur, dans un petit café ici. Et pourtant, s’il savait toute la difficulté…
        Ce qui me motive à écrire ce commentaire, c’est que je ressens à vous lire le véritable esprit du vrai voyageur, cet esprit que de toute évidence, il faut avoir pour vivre des relations d’échanges justes. Nous sommes tous aussi des voyageurs de la vie, et le respect ainsi que l’humilité doivent être des valeurs « moteur » de tout voyageur.
        Et votre article montre bien cela. Il désigne un chemin, et pour tout voyageur, que nous sommes également, c’est à mon sens un chemin essentiel. Ce qui compte n’est pas la façon de voyager, c’est la philosophie avec laquelle on voyage. Merci encore.

      • Bonjour Annette, c’est un plaisir de lire votre commentaire. La démarche touristique que vous avez nous semble très intéressante : dans une optique plus durable, qualitative, authentique, personnalisée…

        Nous n’avions pas pensé au terme de « backpackers ethniques » ; je le préfère amplement à celui de « backpacker VIP » !

        La philosophie derrière les actes et les façon de voyager est effectivement ce qui importe réellement à mes yeux : c’est elle qui donne du sens…

        Votre site internet renforce (s’il en était besoin !) notre envie de découvrir cette belle région du monde qu’est la Laponie Suédoise… Un jour ! 🙂

  60. Wow que de réactions à cet article ! Je ne saurais que dire qui n’a pas déjà été dit ! Surtout que je suis d’accord avec Jennifer, le truc c’est pas qu’il y a « de bons et de mauvais backpackers », il y a juste des gens respectueux et des trous de l’arrière-train 😉
    En effet, je comprends tes points… même si je n’ai pas vraiment été confrontée à ces mauvais clichés (bon, être arnaquée à tous bouts de champs en Inde, ça compte ? 😀 )

    C’est juste dommage de devoir se présenter comme des backpacker VIP pour se distinguer d’un ou deux « profiteurs » qui refusent de payer un minimum (l’amour et l’eau fraîche c’est so dépassé 😀 ) … en tout cas j’espère ne jamais ressentir le besoin de devoir me présenter comme ça !

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    • Hello Stéphanie,

      en effet,nous ne nous présentons jamais comme tel, et nous aussi cela nous a surpris d’être appelé ainsi. Surtout qu’honnêtement, nous ne roulons pas sur l’or. Nous espérons qu’une telle catégorisation ne deviendra pas une norme, ce serait bien dommage. 🙂

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  61. Article très intéressant et opinion a laquelle j’adhère totalement. Lors de mon premier voyage « backpacker » seul en Amérique du Sud, mon objectif était de rencontrer un maximum de locaux, tout en restant ouvert aux autres étrangers comme moi. Malheureusement après avoir remarqué que nous visitions tous les mêmes sites, peu ou prou dans le même ordre, j’ai vite compris que le principal sujet de discussion tournait autour des dépenses quotidiennes. La palme pour un français rencontré a Vilcabamba, petit bled perdu en Équateur : le mec s’enorgueillissait de vivre pour 5 dollars par jour mais restait croupis dans sa chambre toute la journée, depuis une semaine. J’exagère un peu mais on est pas loin de la réalité.. Je voyage toujours a petit budget et le plus longtemps que je peux, mais je ne vois pas l’intérêt de payer un billet d’avion au prix fort pour ensuite passer mes journées a parler d’argent, ou pire, a ne rien faire… Je suis aussi parfaitement d’accord sur le principe de payer une prestation a sa juste valeur. Voyager dans un pays a bas coût nous est très profitable, mais il ne fait contribuer encore plus a l’exploitation des populations locales !

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    • Merci pour ton message Guillaume, ravie que nos idées se rejoignent.

      J’ai également croisé le même genre de voyageur que celui que tu décris. Faire toutes les activités de la région, voir tous les points d’intérêt touristique de la région… c’est illusoire (et puis cela fait un peu liste de course). Mais ne rien en voir est également un extrême un peu… dommage ! Mais si l’objectif est de s’immerger dans un autre pays, une autre langue, une autre façon de vivre, une autre culture… pourquoi pas. C’est un très bel objectif de voyage, qui ne nécessite pas de visiter les intérêts principaux des touristes habituels.
      Mais je pense que le touriste dont tu parles ne correspond à aucun de ces projets de voyage; l’unique mot d’ordre étant le budget. Si c’est un point crucial en voyage, je trouve cela dommage que cela se transforme en fil rouge, objectif ou but en soi.

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  62. Je retrouve dans cet article bien des situations vécues et l’irrespect de certains envers les autres voyageurs et surtout les populations locales est agaçant. Cela l’est d’autant plus lorsque ça engendre la méfiance des locaux.
    Parfois, je me permets de faire remarquer à certains qu’ils ne sont pas corrects. ça ne plait généralement pas mais peut être que ça les fait réfléchir quand même ensuite.

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    • Merci Julien pour ton message, un plaisir de te lire ici 🙂

      Je partage la même tristesse que toi : que certains mauvais comportements de certains voyageurs engendrent de la méfiance (voire du rejet) chez les locaux… c’est simplement déprimant ! Objectif raté pour ce qui est de la rencontre simple et authentique : il faut montrer patte blanche, faire ses preuves, amadouer, apprivoiser… pour changer la première impression laissée par nos gros sacs à dos.

      Je pense que je n’ai encore jamais eu le cran d’aller parler directement aux voyageurs qui se comportent mal… Peut-être est-ce une bonne idée pour changer concrètement les choses… Mais je ne suis pas sûre que ces voyageurs soient toujours très ouverts à la remise en question et à la critique…
      Enfin, quand cela est fait par maladresse plus que par mauvaise intention, c’est plus facile de sensibiliser et faire évoluer les mentalités 🙂

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      • Avec plaisir pour le message. Je ne commente pas souvent mais je lis souvent vos articles… 😉
        Oui pas tjs évident d’aller signaler des mauvais comportements, je ne le fais pas toujours mais si je le sens bien je le fais. Les réactions sont variées…

  63. Bonjour à tous les deux! Amandine, bravo pour cet article très bien construit… J’apporte ma pierre à l’édifice en le nuançant cependant quelque peu: nous avons nous-même croisé ce genre d’individus irrespectueux et profiteurs, à maintes reprises durant notre Tour du Monde. Mais il ne s’agissait pas toujours de backpackers, loin de là! Nous avons vu des couples, des familles, des jeunes, des moins jeunes être râleurs, profiteurs, un peu voleurs aussi, et cela toutes nationalités confondues… Je me souviens d’une famille qui voyageait à Bali, avec sûrement plus de moyens que nous, et qui négociait pourtant sans vergogne auprès de tous les locaux que l’on rencontrait (c’était pendant une journée d’expédition)! Et quand l’un d’eux refusait l’offre, le type s’en détournait avec mépris en vociférant des trucs pas bien sympathiques! Bref, je crois juste que dans le monde, sur les routes, que ce soit dans une auberge de jeunesse ou un hôtel de luxe, on croisera toujours toutes sortes de gens, sympas ou non, l’Humanité quoi!
    Finalement, l’idée de voyager « pas cher » partait d’un bon sentiment: donner envie à tous de se lancer, même sans être forcément Crésus. C’est ce qui nous a décidé nous aussi, parce qu’alors que notre projet n’en était qu’aux prémices, les témoignages de ceux qui partaient avec ‘3 fois rien’ nous encourageaient: non, les voyages ne sont pas réservés qu’aux riches… Malheureusement, certains en ont fait leur crédo genre ‘moi, je ne paie RIEN, question d’honneur’… Je me souviens avoir lu un commentaire d’un mec qui disait adorer le couchsurfing parce que c’était gratos, et il poussait le vice jusqu’à expliquer qu’il grattait les gels douches et autres produits d’hygiènes de ses hôtes, comme ça, il ne voyageait qu’avec sa brosse à dents!… Chacun son truc hein, mais perso, j’ai trouvé ça très très moyen…

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    • Merci Lydia pour ton long message ! J’aime tous ces retours de voyageurs, ces échanges qui découlent de cet article : quelle belle dynamique 🙂

      Merci aussi pour les compliments. Nous avons beaucoup travaillé sur cet article, dans sa réflexion – conception – écriture – relecture – et re/re/relectures… Je voulais le soigner au maximum (possible) pour éviter d’avoir des propos manquant de nuances, au risque d’avoir en retour de flammes des réactions extrêmes et négatives (même si j’en ai eu quelques-unes, mais beaucoup moins que ce que je craignais ! 🙂 ).

      Je ne voulais en aucun cas viser une nationalité : ce n’est pas l’objet de l’article et je ne pense pas avoir jamais orienté mon billet de cette façon; mais tu n’es pas la seule à vouloir apporter cette nuance. Je pense comme toi que le mouvement dépasse largement un pays ou une nationalité.

      Et ta remarque sur le fait que le phénomène est beaucoup plus large que juste les « backpackers » : sans doute. Je pense qu’il concerne finalement tous les voyageurs. Mais en tant que touristes voyageant avec un sac à dos, nous avons parfois un contact difficile avec certaines personnes, et l’on sent bien derrière la crainte/rejet/mépris pour nos gros sacs sur le dos.

      Voyager pas cher n’est pas le problème : cela le devient à mes yeux si c’est le seul angle d’approche du voyage !

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      • « Voyager pas cher n’est pas le problème : cela le devient à mes yeux si c’est le seul angle d’approche du voyage ! »… Ah, ça, on est bien d’accord, c’est ce que je soulignais justement avec l’histoire de ce type qui « grattait » les produits d’hygiène chez ses hôtes, c’est très « bof » ! Bon, enfin, j’ai bien compris ton billet, je voulais juste te l’assurer et te rassurer, et mon message ne se voulait pas.. Comment dire ? trop critique… enfin, je sais que par écrit, c’est difficile de marquer les nuances… de ton côté comme du mien finalement, hihi ! voilà, bon ! :)) à bientôt 🙂

  64. Bonjour !

    Article très intéressants merci ! Toutefois, je souhaitais simplement souligner que les backpackers ne représentent pas leur « patrie » mais peuvent en effet représenter « le touriste de son pays d’orgine ». Je souhaitais par ailleurs rappeler que les français votent tous les 5 ans pour un gouvernement qui, lui, représente tous ses habitants et n’a aucun scrupule a envoyer son armée dans des pays que nous aimons par la suite visiter. Les backpackers ont beau être profiteur, leur pays est colonisateur et c’est de cela que j’ai honte…

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    • Merci Sabrina pour ton message et les nuances que tu apportes.

      Je pense tout de même que le touriste, bien malgré lui, représente non seulement les touristes de son pays, mais aussi les habitants de même nationalité de manière générale (voir, comme je le disais, tous les « gringos » occidentaux…).

      Pour ce qui est de la politique… vaste sujet, et celui des colonies est en effet un sujet sensible qui a de quoi rendre honteux n’importe qui (je peux parler également, en tant que Belge).

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  65. L’article est vraiment très instructif. C’est vrai que lorsque l’on emploie ce mode de voyage, on rencontre tellement de gens 🙂

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    • Bonjour Olivier, merci pour ce retour. Voyager, c’est rencontrer, découvrir, échanger… et se frotter aux bons et aux mauvais côtés de ce monde. À nous de décider l’attitude que nous souhaitons avoir et le souvenir que nous désirons laisser à ceux qui croisent notre route ! 🙂

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  66. Merci pour cet article, très bien écrit, je suis tout à fait d’accord avec toi ! J’ai beaucoup voyagé en Amérique latine et me suis quelques fois confrontée à des « backpackers » qui paraissaient être venus là-bas pour faire la fête moins cher, pour la drogue bon marché, et qui comme tu dis ne respectaient pas les temps de silence, d’explications parfois longues de certains locaux… bref leur propre mode de vie, qui est si précieux ! J’ajouterais que la personne que l’on est en voyage doit être celle que l’on est de retour à la maison : on ne fait pas du volontariat à l’étranger si une fois rentrés on est indifférents à ses voisins, et on ne fait pas n’importe quoi à l’étranger quand au quotidien on a une attitude respectueuse avec les autres ! Je rêve de plus d’intégrité et de respect de l’autre chez nous tous voyageurs ! 😉

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    • Merci Noémie pour ton message, ravie de voir que nos avis convergent.

      J’aime beaucoup ce que tu ajoutes sur « le voyageur de retour ». C’est tellement vrai ! Se soucier de l’Autre à l’autre bout du monde… pour retomber dans l’indifférence une fois de retour : cela n’a pas de sens !

      Je partage le même rêve que toi… J’en parle également dans l’article sur « mon voyageur idéal », dont le maître mot serait « respect » , tout simplement !

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  67. Merci pour cet article, c’est vrai que ça change beaucoup des articles où l’on apprend toutes les combines pour ne rien dépenser en tour du monde. La consommation collaborative c’est surtout à dépenser moins et mieux, mais ça, encore beaucoup de voyageurs ont du mal à le comprendre, pour eux, c’est profiter et rentrer avec plus d’argent ! Ce n’est pas ça le voyage, ça demande de sacrifier un peu de son confort financier !

    Bonne continuation en tout cas, belle philosophie 🙂

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    • Merci pour ton commentaire Yasmine, un plaisir de lire un positionnement comme le tien ! 🙂

      Je me fatigue aussi beaucoup des articles « X pays qui ne coutent pas cher pour voyager », « Comment dépenser moins en voyage »… Pour moi, le budget devrait être une donnée comme une autre du voyage, mais pas un but en soi (et parfois, la limite entre les deux est mince).

      J’aime ton parti-pris : « dépenser mieux » plutôt que « dépenser moins », cela me semble plein de bon sens !
      Au plaisir d’échanger encore dans d’autres commentaires 🙂

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  68. Coucou Amandine et François,

    Mon sac à dos ne peut avoir Une mauvaise réputation………..il n’est arrivé à l’aéroport que trois jours après. « Le pauvre » ! il a voulu fuguer ce libertaire, sans son maître, je savais qu’il allait revenir 🙂 Mon sac à dos, mon Ami de tous les Voyages ressemble à un vieux nounours cousu, réparé, toujours bien cicatrisé……..avec un sourire rempli de zénénitude indéfinissable, dans les pays que Nous avons la chance de Voyager. Sac à dos « Nounours ? » sans doute………..!
    Voilà, voilou, Une pointe d’humour……pour Vous………Chère Amandine et François, bien conscient……..que les retours de vos périples partagés………ne sont pas obligatoirement évidents 🙂

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    • Bonjour Gérard, ton commentaire nous a (re)donné le sourire ! Le sac à dos qui arrive trois jours plus tard, c’est toujours embarrassant ! Nous avons de la chance, jusqu’à présent le pire que nous ayons eu est un sac qui n’a pas suivi lors de la correspondance et qui est arrivé avec l’avion suivant.

      J’aime beaucoup l’image du sac à dos – nounours recousu, je visualise bien l’apparence et surtout la valeur sentimentale de ce compagnon.

      Plus que le sac à dos, je pense que c’est ceux qui le portent qui sont sujets à ces jugements de « mauvais voyageurs ». Ce n’est pas un jugement personnel (loin de là), mais une triste impression que nous avons eue lors de nos derniers voyages, couplée à des discussions et échanges, tant avec des locaux qu’avec d’autres voyageurs. Le voyage se démocratise, se popularise : c’est merveilleux, nous sommes de plus en plus nombreux à avoir la chance de pouvoir partir à la découverte du monde… Mais apparemment, cela ne peut se faire sans quelques dérives. J’ai confiance néanmoins en l’éternel mouvement de balancier pour venir rééquilibrer les choses…

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  69. Top cet article 🙂 Ca change des autres blogs, vraiment intéressant ! Merci !

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    • Merci Raphaël pour ton retour ! Ravie que cette réflexion t’ait intéressé 🙂

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  70. Très bon article, pertinent et malheureusement plus que nécessaire comme piqure de rappel ! Il est toujours dérangeant de constater que certaines personnes qui ne manque en vérité pas d’argent en vienne à discuter constamment les prix quitte à parfois retirer quelques dollars à des personnes qui sont elles vraiment dépourvues. Et comme cela est souligné dans l’article le vice le plus terrible de tout ça est que cela trahit en fin de compte une focalisation sur l’argent qui n’a rien de vertueuse. Bref cela reflète pas mal de choses assez tristes vis à vis de notre époque mais ceci étant dit, comme le prouve cet article ainsi que les réactions qu’il suscite et bien sur, bon nombre de backpackers qui demeurent dans un bon état d’esprit et une bonne approche du voyage, il y a et y aura toujours des voyageurs plus correctes pour équilibrer la balance ! Merci encore, cela fait plaisir à lire de bon matin !

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    • Merci beaucoup Benjamin pour ce retour construit et nuancé ! Oui, j’avais envie de partager mon inquiétude sur l’évolution du regard sur les « backpackers » avec nos impressions de notre voyage au long cours actuel. Et oui, il y a de l’espoir : tous les voyageurs ne correspondent pas à cette étiquette, et les commentaires sous cet article en sont une belle preuve 🙂

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  71. C’est vrai que les backpacker ont souvent mauvaise réputation, surtout auprès des expatriés d’ailleurs. C’est aussi il me semble parce qu’ils donnent souvent l’impression d’être blasés, d’avoir déjà tout déjà vu, déjà vécu, mais ce n’est pas le cas de tout le monde et heureusement certains sont encore authentiques, à la recherche de rencontre et d’expérience humaine

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    • Pouvoir continuer à s’extasier et s’émerveiller en voyage est sans doute la plus belle des capacités du voyageur 🙂 C’est rester connecté avec l’enfant qui est en nous, rester curieux et gourmand de découvrir le monde et d’autres façons de vivre, de penser… L’essence même de l’esprit du voyageur à mes yeux 🙂

      Répondre
  72. Bonjour Amandine et François

    Tout à fait d’accord avec Toi, Amandine
    C’est valable pour le Voyage mais aussi pour La Vie de tous les jours.
    Vivre au quotidien c’est être connecté »e » avec Soi, de façon toujours très présente et éveillé »e » !La conscience que pendant X années Nous n’avons jamais été et qu’il en sera de même plus tard………..cette conscience qui Nous fait dire ou écrire ce que tu viens de mettre au-dessus.
    Le pouvoir de moment présent.
    La Vie et nos cellules se régénèrent constamment à chaque seconde………….en quelque sorte « Une Naissance continue » !le dernier chaînon de Nous-mêmes, neufs tous les jours qui Nous transforme nous transfigure où que Nous soyons. Naissance, renouvellement perpétuels à quoi s’ajoute la somme de notre vécu, passé, souvenirs d’enfance, présent étant et contenant le tout de ce que Nous sommes présentement. Tout est présent! A Nous
    d’en être bien conscients de toujours Vivre, savourer, créer, inventer, partager………aimer toujours et toujours chaque moment de La Vie.

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    • Merci Gérard pour ton commentaire 🙂
      Comme souvent, tes messages viennent créer un pont entre le voyage et la vie : ce qui est valable pour l’un est souvent transposable à l’autre… !

      Répondre
  73. Votre analyse est souvent juste en effet, mais je compléterai votre propos avec mon expérience personnelle.
    La cuisine de rue ou dans un restaurant bon marché en plus d’être souvent plus savoureuse que bien des restaurants chics, est surtout plus conviviale surtout pour quelqu’un comme moi qui voyage exclusivement seul (dans de nombreux pays par exemple vous partagerez la table avec quelqu’un).

    Payer systématiquement le triple des prix locaux quand rien ne vous y oblige génère également des comportements négatifs, il est important de connaitre le juste prix, ce qui n’empeche pas d’être généreux par ailleurs.

    Ce qui me finalement me déplait le plus dans le comportement de certains backpackers, c’est le manque de respect de la culture locale et peut-être plus encore le comportement autarcique (couples centrées sur eux-même…) alors que le voyage devrait être une ouverture a l’autre.

    Répondre
    • Merci Arnaud pour votre message et le partage de votre expérience personnelle.

      Je ne cautionne pas spécialement le fait de faire un prix « spécial touriste » (ce qui, en plus d’alourdir le budget, crée une distance et un sentiment d’étrangeté accentué, souvent teinté de paradoxe lorsque l’on voyage dans ce pays depuis des semaines voire des mois…). Cela peut me toucher de la même manière que lorsque l’on m’adresse la parole en anglais en Amérique du sud, alors que j’y voyage depuis longtemps et que j’ai (bien) appris l’espagnol…

      Vous mettez le doigt sur ce qui est, pour moi, le coeur du problème et le coeur de cet article : le respect. C’est cette dimension que j’aimerais encouragée, à travers cette petite sensibilisation… Une (toute) petite pierre à l’édifice…

      Répondre
  74. Coucou, Amandine et François,

    Vos sacs à dos se reposent sans doute un peu !
    Chouchoutez-les bien, un peu de toilettage et
    surtout une place d’honneur dans votre maison ou appartement ?
    Toujours 🙂
    Les sacs à dos n’ont pas toujours mauvaise réputation « heureusement »
    Le mien est au pied du lit de ma chambre d’Amis « es »,
    Rempli… de cadeaux de fin d’Année pour mes proches,
    Bien évidemment vous êtes de ceux-là,
    Je vous souhaite à tous les deux Amandine et François
    De Merveilleuses Fêtes de fin d’Année et plein de Voyages
    En construction 🙂
    Amicalement

    Répondre
    • Merci Gérard pour ton message plein de positivité !
      Nos sacs aussi dorment pour le moment; mais nous ne les laisserons pas commater trop longtemps 😉
      Nous te souhaitons une très belle année 2016, intense et riche en rêves 🙂

      Répondre
  75. Ce article fait beaucoup de bien à ma culpabilisation. En auberge de jeunesse j’ai souvent eu l’impression d’être la honte des « backpackers » parce que j’avais osé me payer une excursion organisée et n’étais pas passée par la galère de devoir trouver le bus local et etc.
    Chacun son budget et ses envies mais je pense qu’il est important de se rappeler qu’il n’existe pas une forme « authentique » de voyage. J’ai rencontré beaucoup de bacpackers qui étaient fiers de ne pas tomber dans les « pièges à touristes » en Chine parce qu’ils ne fréquentaient que des endroits gratuits et loin des foules. Pourtant si on discute avec des Chinois on apprend qu’en Chinois le mot « renao » qui veut dire bruyant (dans un endroit bondé par exemple) veut également dire vivant, atmosphère chaleureuse et pleine de vie. Donc en se coupant des lieux fréquentés on se coupe de ce que les Chinois considèrent comme la meilleure ambiance de vie. Paradoxalement, en fréquentant un lieu bondé en Chine on peut donc vivre une expérience « authentique ».

    Je voulais simplement soulever ce paradoxe qui dire qu’il ne suffit pas de prendre un sac à dos et de dépenser peu d’argent pour ne pas se comporter comme un touriste. (et j’ai l’impression de ne pas avoir été claire du tout désolée :/)

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    • Merci Laurie pour ton commentaire. La culpabilisation est un sentiment vraiment inutile et pourtant si répandu : je comprends tout à fait que tu es pu te sentir « culpabilisée » par certaines approches « puristes »/sectaires du voyage. Je me détache de plus en plus de ces classifications de voyageurs – touriste etc. Merci pour ton partage de vécu qui va dans le même sens; c’est toujours intéressant de découvrir les expériences d’autres voyageurs 🙂 (et si, c’était très clair ^^ !)

      Répondre
  76. « Je rêve de voyageurs curieux et ouverts, respectueux des autres : la culture du pays d’accueil comme celle de leur pays natal, qu’ils représentent à leur insu aux quatre coins du monde. »

    100% d’accord!

    Super article !

    Répondre
  77. Merci pour ce texte. Il résume bien les impressions que j’ai parfois durant mes voyages. Le fait de pouvoir partir toujours plus facilement et pour moins cher provoque l’arrivée de jeunes gens toujours moins curieux de découvrir la culture locale mais plutôt d’arriver avec ses gros sabots sans respect. Cela n’est pas propre à une nationalité en particularité (même si certains comportements sont plus symptomatiques de certaines cultures) et je crois savoir que l’exemple des Français en Australie est malheureusement assez juste (à ce que j’ai entendu). Merci en tout cas. Un voyage ça coûte ce que ça coûte et visiter les musées, découvrir la gastronomie en s’offrant parfois quelques bons restaurants ou bien fuir les « party-hostels » contribuent à construire une économie touristique plus équitable. Sans parler bien sûr de cette mission d’ambassadeur dont chaque voyageur est investi !

    Répondre
    • Bonjour Clément, merci pour ton message. Plus que de cibler sur une nationalité ou une tranche d’âge (avec toutes les dérives de généralisations et de stigmatisation que ça peut amener), c’est plutôt sur un mouvement, une tendance générale que nous avons porté cette réflexion. Je n’ai pas envie d’accuser ni de culpabiliser, mais bien d’ouvrir le dialogue et d’amener à la réflexion. Tous, voyageurs, nous sommes des touristes, des êtres en transit dans un pays étranger, et tous nous représentons tellement de choses : notre pays, notre continent, l’Ailleurs et l’Autre…

      Et pour nous, le budget n’est pas le fil rouge qui définit notre voyage : comme tu le dis, nous aimons profiter de nos escapades pour découvrir la culture et l’histoire du pays, à travers les musées ou la gastronomie… Et aimons participer à l’économie locale (on parle d’ailleurs très bien de cette question dans cet article : « Pourquoi manger local en voyage« ). Mais il n’y a pas une seule manière de découvrir un pays ni une bonne manière de voyager… A chacun son style et sa quête 😉

      Répondre
      • Coucou Amandine, merci pour ta réponse. Ne t’inquiète pas, pas besoin de modération ou autre, nous ne sommes pas sur YouTube avec des commentaires provocateurs ou des opinions extrêmes (pas besoin de s’excuser auprès de YouTube non plus ^^). Je trouve simplement ton propos très juste, j’ai lu plusieurs de tes articles et je m’y retrouve pas mal (j’ai aussi eu un gros coup de cœur pour le Japon et une expérience un peu difficile en Inde – comme toi au Sri Lanka). Loin de généraliser, j’essaye juste de contrebalancer avec certains propos que j’entends ici et là. Comme un blog qui expliquait fièrement comment « faire le Japon avec quelques € par jour »… en se nourrissant au 7/11 et en dormant dans les cyber café… dommage. Ou encore d’autres personnes rencontrées en Asie du Sud Est déçues, car la vie n’y était pas si bon marché qu’espéré… Mon intention est de repréciser qu’un voyage se fait avant tout par esprit d’aventure, de découverte et que chaque destination vaut la peine d’un petit investissement. Ce serait dommage de voyager seulement pour fuir le cout de la vie occidentale, mais je m’écarte du sujet 😉

      • Merci Clément pour ton retour ^^

        Nous ne sommes pas sur YouTube, mais ça n’empêche pas de recevoir de temps à autres des messages provocateurs, un peu limites voire totalement troll 😉 J’essaye du coup de rester nuancée (un peu comme William vient le rappeler dans son dernier message) pour que me mots ne dépassent pas ma pensée et pour ne pas créer de polémique « pour rien » !

        Merci en tout cas pour ton nouveau message, contente de voir que le Japon t’a plu autant qu’à nous ! Très envie d’y retourner !

  78. Bonjour Amandine,

    J’ai trouvé votre article intéressant et il m’a fait réagir. Peut-être que j’ai mal saisit le sens de l’article, mais je ressens de votre part un certain mépris à l’égard de ces backpackers souhaitant voyager au plus faible cout… Je le ressens aussi chez certaines personnes qui ont commenté l’article. De plus, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi vous considérez comme paradoxal le fait que certains voyageurs organisent leur budget en priorisant l’alcool et la fête, avant tout autre chose (par exemple certains d’entre eux vont dormir sous la belle étoile pour économiser de l’argent) (Je fais référence à votre réponse à Cindy en mars 2015). En quoi est-ce contradictoire en tant que tel ? Pour ma part, je souhaite partir avec mon sac à dos, dormir à la belle étoile, et faire du pouce non pas pour voyager au plus faible cout, mais plutôt pour sortir de ma zone de confort au maximum tout en m’intégrant à la communauté australienne. Et je vais sauter sur toutes les occasions de fêter, sans culpabiliser !

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    • Merci William pour votre commentaire posé et réfléchi, j’apprécie beaucoup votre ton 🙂

      La question que vous soulevez est très intéressante et je pense que j’ai dû manquer de nuances pour exprimer clairement mon sentiment face au « voyage pas cher ». Je ne blâme pas ceux qui voyagent à très petit budget. J’ai rencontré ainsi certains voyageurs avec une philosophie de vie et de voyage inspirantes ! Dormir à la belle étoile, voyager à pied ou à vélo… J’admire toutes ces démarches 🙂 D’ailleurs certains récits de voyage que j’adore parlent de ce genre de voyage.

      Ce que je critique, c’est les voyages dont le seul but est de voyager pas cher. Voyager pour découvrir, expérimenter, apprendre… oui. Voyager en recherchant tout cela tout ayant un petit budget, oui. Mais voyager POUR voyager pas cher… je trouve que la motivation à ses limites ! Ici je caricature le trait pour me faire comprendre, mais je risque à nouveau de manquer de nuance, mon sentiment est moins dichotomique qu’il n’y parait. Je ne critique en aucun cas la recherche de sortir de sa zone de confort, démarche que je trouve fort louable surtout lorsqu’elle s’inscrit dans un parcours de vie, connaissance de soi, du monde…

      C’est vrai que j’ai émis un jugement de valeur sur les voyageurs qui mettent la priorité de leur budget sur l’alcool et les fêtes… Sans doute parce que ça ne me correspond pas. Sans doute aussi parce que j’ai vu certaines dérives qui m’ont fait mal au coeur et ont rendues plus difficiles le contact avec les habitants (« encore un touriste blanc irrespectueux qui ne pense qu’à payer pas cher et boire » – véridique). Mais les amalgames et généralisations ne sont jamais bonnes : tous les voyageurs qui voyagent petit budget ne pensent pas qu’à faire la fête (loin de là ! ) et tous ceux qui pensent à faire la fête n’ont pas un comportement « négatif » pour autant. Et la culpabilité est très rarement un sentiment constructif ! Ce n’est pas celui que je visais en tout cas avec cet article 🙂 Donc merci William pour ton message et ton éclairage intéressant !

      Répondre
  79. Coucou, Amandine et François,
    Coucou à toutes et à tous

    Vous ne pensiez sans doute pas lorsque vous avez rédigez cette « Une » de page,
    sur les « sac à dos » qu’Elle aurait eu autant de succès 🙂
    Moi non plus d’ailleurs………!
    C’est plus que génial !
    Liberté c’est à mot que je défendrais « toujours »,
    Sac à dos, « également ».
    Sac à dos « nounours, Sac à dos volontaire, sac à dos « Ami » inséparable,
    Sac à dos réconfortant à sa propre vue,
    Sac à dos cousu, décousu, recousu, déchiré, balafré ,
    Sac à dos de tous les horizons de toutes les météos,
    Sac à dodo, Papa, sac à dos bébé
    Petits Sacs à dos d’urgence et improvisés
    Et, un jour……sac à dos « fini » 🙁
    Trop usé, affaibli, trop d’ opérations les unes sur les autres,
    Il ne cicatrise plus,
    Jamais il ne s’est plein,
    Jamais il dira qu’il a eu
    Trop de VOYAGES 🙂

    J’ai tout fait pour lui redonner Une Nouvelle Jeunesse,
    Pour qu’il puisse continuer avec Moi,
    Mais le Voyageur, trop amoureux de son sac a fait l’erreur fatale !!!
    A peut-être cru au miracle ?
    En le passant à la machine à laver !
    Il ne connaissait pas !
    Le pauvre !
    Il ne s’en est pas remis.
    Croyez-Moi……..cela m’a fait quelque chose !
    Sans trop croire à la réincarnation…….mais on ne sait pas ?
    J’ai réussi à ravoir le même sac !
    Venu du bon coin,
    Direct de Montpellier,
    D’ Un monsieur que je ne connaissais pas,
    Mais que j’ai remercié « infiniment » 🙂
    Une nouvelle naissance pour Lui
    Comme pour Moi.

    Premier petit Voyage……pour « Lui »

    Répondre
    • C’est beau 😀 Mon sac à dis avec lequel je fait le tour du monde depuis 11 mois. Mon fidèle compagnon de tous les jour sans qui je me sens nu a aussi rendu l’âme il y a peu… J’avoue en avoir découpé un bout pour le garder un peu à jamais et l’ajouter à mon « album de voyage » comme je ferai avec ces foutues semelles 🙂

      Répondre
      • Très belle histoire également 🙂 Quelle bonne idée de garder un bout de son sac dans son album voyage !

    • Oh, comme je compatis à la perte de ton sac à dos Gérard ! Récemment nous avons aussi fait l’expérience de la machine à laver pour le sac de François et avons cru pendant plusieurs jours que cela lui avait été fatal ! Il ne rentrait plus dans ses armatures; mais au bout de quelques coups d’aiguilles pour ajuster les attaches, nous avons réussi à lui faire reprendre sa forme initiale (ou presque, il reste plus fragile qu’avant, comme convalescent) !

      Heureuse de savoir que l’histoire de ton sac se poursuit, d’une génération à l’autre 🙂
      Longue vie au Sac, longue vie au voyage !

      Répondre
  80. Salut Amandine !
    Étant en voyage depuis 6 mois en Amérique du Sud j’ai lu attentivement ton article et certains commentaires.Et je suis très surpris par ton analyse et des commentaires de certains. J’ai fait beaucoup de rencontres des voyageurs Français ou d’autres pays, des locaux… Et la plupart du temps les personnes que j’ai rencontré étaient respectueuses des us et coutumes.
    Concernant les négociations je suis là aussi perplexe concernant l’analyse… Car j’ai l’habitude de demander les prix aux locaux et de toujours me méfier des prix des agences de tourisme locales. Et je me rends compte que ce sont très souvent les backpackers et touristes sac à dos qui se font arnaquer par les locaux… La fameuse « taxe gringo » qui est très souvent appliquées ou la proprina non obligatoire qui paraît obligatoire car inscrite sur la note de restaurant. Et ne parlons pas des habitudes des chauffeurs de taxis ou de certaines compagnies de bus…

    Répondre
    • Bonjour Arno, merci pour ton commentaire et ton retour d’expérience.

      Comme je l’ai dit dans l’article et dans certaines réponses de commentaires, cet article n’est pas là pour « accuser tous les backpackers » ni même valider ces généralités !

      Nous voyageons depuis plus de 10 ans, dont 3 voyages en Amérique latine, et nous avons vu une évolution à chacun de nos passages. Bien sûr, la majorité des habitants sont accueillants et la majorité des voyageurs sont respectueux (heureusement !). Mais le problème, comme souvent, c’est qu’un petit nombre de « mauvais comportements » suffisent souvent pour faire des généralités et fausser les liens et représentations mutuelles.

      Comme je le dis aussi dans l’article, négocier fait partie du jeu dans beaucoup de pays et beaucoup de situations en voyage (les taxis souvent en premier !). Beaucoup de situations donc, mais pas toutes et pas partout. C’est tout ce que je voulais apporter : un peu de nuance ! Parce que, souvent, à force de lire qu’on se fait arnaquer par les locaux à payer des prix trop cher, certains voyageurs (peut-être par manque d’expérience) négocient à tort et à travers (j’ai été témoin de plusieurs situations comme ça hallucinantes !). Mais bon, je suppose que ces personnes-là, comme tout le monde, apprennent aussi par essai et erreur…

      A travers cet article, j’avais envie d’amener les voyageurs à prendre le temps de réfléchir sur leur représentations et, surtout, sur l’image qu’ils véhiculent et « l’empreinte » qu’ils laissent derrière eux…

      Au plaisir d’échanger encore dans de futurs commentaires, je te souhaite un très beau voyage en Amérique du Sud ! (Si tu cherches des infos, tu peux jeter un oeil via le menu supérieur du site : « Destinations – Amérique du Sud » et tu verras la liste des pays où nous sommes déjà allés)

      Répondre
  81. Je viens de découvrir cet article et comme tu dis, il ne faut pas faire de généralités. Je ne suis pas certain que les touristes qui partent en hôtel 5* ou qui dépensent de l’argent soient plus respectueux qu’un backpacker. Dans la mesure où ils dépensent aurait-il donc une meilleure image de la part des locaux ?
    En fait, je pense surtout que ça s’appelle l’éducation. Je suis backpackeuse depuis 3 ans, je dis backpackeuse parce que c’est ce que je suis. Je voyage en sac à dos. Mais chacun développe l’histoire qu’il veut vivre. Je m’explique. En général, lorsque je pars voyager avec mon copain, nous partons avec notre tente sur le dos, pas parce que nous ne voulons pas dépenser un centime, mais parce que nous aimons cela. Il nous arrive de dormir en dortoir parce que c’est dans les auberges de jeunesse que nous avons fait nos meilleures rencontres de voyage. Nous voyageons en général en stop, non pas parce que nous ne voulons pas dépenser, mais parce que c’est le moyen qui nous permet de rencontrer des gens et d’en être au plus proche. D’être pris par un pick-up avec des vaches ou à l’arrière d’une Cadillac, c’est une expérience de voyage inoubliable! Je pense surtout que chacun vit ses aventures de voyage comme il l’entend. Et ceux qui ne sont pas prêts à dépenser ou à économiser au moindre centime, c’est leur problème. Évidemment que cela nous donne parfois mauvaise réputation, mais tout comme d’autres nationalités ont mauvaise réputation dans d’autres pays.
    Pour moi, être backpacker c’est avant tout un état d’esprit, que j’espère pouvoir incarner au mieux. Nous sommes toujours à la recherche du bon plan, mais parce que voyager c’est notre vie! Nous avons 27 et 30 ans, nous n’avons pas de boulot fixe, malgré de longues études tous les deux, pas d’attache, pas de maison. Je suis entièrement d’accord lorsque tu dis que l’image du backpacker change et j’en suis particulièrement triste, mais c’est aussi aux gens de ne pas en faire une généralité, heureusement nous ne sommes pas tous pareils! En voyage comme dans la vie, je choisis mes amis, j’ai déjà voyagé avec une radine qui marchandait au Vietnam même pour 10 cts. Nos chemins se sont séparés.
    Ce que je veux dire aussi, c’est que voyager c’est aussi une question d’intelligence. C’est-à-dire que nos choix dépendent de qui nous sommes, de comment vous voulons profiter au maximum, et de ce que signifie Voyager. Pour certains ça veut juste dire : aller à Koh Phagnan pour la full moon, et pour d’autres une semaine tout compris dans un hôtel de luxe et ne pas en sortir, au point de n’avoir rien visité! Enfin, voilà j’étais justement en train de chercher la vraie définition du « backpacker » sur internet, si vraie définition il existe, quand je suis tombée sur ta page qui m’a fait beaucoup réfléchir et je t’en remercie! Bonne continuation à toi

    Répondre
    • Merci pour ton commentaire Clémence ! J’apprécie beaucoup ton retour d’expérience, ton ton réfléchi et nuancé et tes réflexions personnelles éthiques : on sent que c’est un sujet qui te parle et sur lequel tu as déjà bien réfléchi. C’est très agréable à lire !

      J’aime beaucoup ta vision du voyage et du « backpacking ». Tes expériences personnelles ont l’air riches en rencontres et expériences de vie ! Et j’aime par-dessus tout l’ouverture d’esprit qui se dégage de ton message : impossible de coller une étiquette (et dangereux même), nous sommes tous différents, nous voyageons tous selon nos envies, notre personnalité, notre budget, nos besoins… et c’est tant mieux ! Peu importe ce que l’on fait, c’est souvent comme on le fait qui importe plus : les valeurs éthiques et de respect peuvent se retrouver partout, quelle que soit notre mode de voyager, et c’est ce que j’espère insuffler comme message à travers cet article (et celui sur « Mon voyageur idéal »).

      PS: désolée pour le délai de réponse ! Ces derniers mois, j’ai pris beaucoup de retard dans la réponse aux mails et commentaires sur le blog, principalement à cause de la mononucléose dont j’ai du mal à sortir… Mais petit à petit, l’énergie revient et petit à petit, la liste des messages à répondre diminue (ou se stabilise du moins ! 😉 ). 
Au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires !

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  82. Je vais ajouter un énième commentaire sur le sujet, simplement mon avis : j’ai déjà fait quelques voyages sac au dos, assez rares et brefs, car je n’ai jamais trop aimé ce mode de voyage. En fait, pour moi c’est presque et avant tout du tourisme, à petit budget ou pas, on remplace simplement la valise à roulettes, par le sac à dos, et on a l’impression de voyager « par soi même », mais en fait, on ne fait souvent qu’être transporté par d’autres et assisté pour tout. Ceux en tous cas qui se déplacent en transports en commun ou motorisé, qui vont d’auberges en auberges, etc, dependant des autres pour presque tout. En plus d’être au final très polluant, pour ceux qui s’enorgueillissent d’avoir « fait » des tas de pays, ou plutôt consommé, car l’avion, pris assez souvent quand même par les backpackers, comme les bus&co, est hyperpolluant, même si la plupart sont égoïstes et s’en foutent de flinguer la planète durant leur courte vie. Je ne suis pas pour autant exemplaire non plus, mais au final j’ai très peu apprécié les rares essais persos de voyage sac au dos, peut-être car ce que j’aime en voyage, ce n’est pas tant de voir des tonnes de lieux où paysages, ni d’accumuler les destinations, mais surtout de faire le chemin lui-même, si possible par moi-même, et d’être libre de me déplacer ou me poser, où je veux, quand je veux, sans trop polluer et assez autonome. C’est sûrement pour ça que je préfère les périples à vélo/tente, ou les voyages en voilier, entre autre, quitte à faire moins de pays, de lieux, mais en évitant les villes et autres lieux surpeuplés, hors des sentiers battus et les troupeaux-usines à touristes. Et au moins on « merite » plus son voyage, même s’il demande plus d’efforts personnels. Mais bien sur, chacun sa route ; )

    Répondre
    • Bonjour et merci pour ce partage de vécu et de réflexions sur le voyage « sac à dos » et voyage en général.
      Ces questions, de « voyageur indépendant » versus « voyageurs toujours dans le même circuit » (bus, auberge…) je me rappelle me l’être déjà posée quelques fois… Au final, pas vraiment de réponse, si ce n’est celle de vouloir me centrer davantage sur mes aspirations, mes valeurs et mes ressentis durant un voyage.
      La question dela pollution est également une question qui me parle beaucoup : difficile d’associer amour du monde et de la nature en polluant avec l’avion et autres transports… Une attention au quotidien pendant et hors voyage est bien présente, mais ne résout pas la question pour autant.
      Et pour finir, la notion de liberté est sans doute celle qui m’est le plus cher, dans le voyage et dans la vie en général. C’est aussi pour cela que j’affectionne tout particulièrement le voyage au long cours : pas de pression, pas d’itinéraire, pas de planning : juste le temps de se déplacer lentement pour mieux gouter aux paysages et aux rencontres qu’il renferme. Nous n’avons encore jamais voyagé en vélo (en voilier bien, et cela reste parmi nos plus beaux voyages), mais cela nous tente de plus en plus… un jour sans doute !
      Merci encore pour cet échange et belle route à vous !

      Répondre

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