Sur les plus de 150 articles publiés sur mon blog à cette date, seuls deux ont une ligne rédactionnelle « négative » (Les 8 raisons pour lesquelles je n’aime pas l’avion et Pourquoi Angkor m’a déçue). Deux !

Et deux articles qui ne sont pas passés inaperçus, loin de là : polémique, plus d’une centaine de commentaires, des critiques virulentes voire des insultes. Je me suis alors posé des questions…

« En voyage, peut-on ne pas aimer ce que l’on voit ? » et surtout « peut-on le dire ? » !

Vécu personnel VS vérité universelle

Quel est donc l’objectif d’un blog ?

A mes yeux, c’est le partage : le partage de vécus, d’expériences, de retours personnels. Pour connaître des faits et vérités universelles, les encyclopédies existent. Pour voir des descriptions de paysages paradisiaques, cocktail à la main sur des plages de sable fin, les sites des agences touristiques sont là.

Et pour le vécu, il y a les blogs.

Les blogueurs-voyageurs sont des reporters indépendants et honnêtes : ils écrivent ce qu’ils veulent, de la manière qu’ils le souhaitent. Pas besoin de vanter les mérites de telle ou telle destination … si l’on ne l’a pas appréciée. Les coups de coeur que je partage, comme pour les Galapagos, la Patagonie, l’île de Pâques ou le Mexique, sont réels et authentiques : ils sont « Un sac sur le dos Approved » !

Mais cette subjectivité des blogs n’est pas pour autant un gage de nuances : beaucoup de retours seront exclusivement positifs.

Vallee de la Luna, Chili, San Pedro
Les blogs de voyage : source de vécu et d’authenticité !

L’idéalisation ou la perte de nuances

Je trouve deux raisons à ce phénomène de « positive attitude » : le biais de sélection et le biais de l’humeur.

  1. Le biais de sélection

    Les blogueurs-voyageurs sont des passionnés : ils aiment le voyage et la découverte. Les lieux sur lesquels ils se rendent, ils les ont choisis. Ils partent donc souvent avec un a priori positif sur leur futur voyage.

    Cette sélection « positive » de destinations engendre un biais : voyager seulement dans des pays attirant pour en donner uniquement un vécu positif.

    Le risque est de stigmatiser certaines destinations et de créer des représentations collectives idéalisées d’un pays ou d’une région. L’idéalisation est par défaut une exagération des traits positifs et un adoucissement des traits moins plaisants.

  2. Le biais de l’humeur

    A cette première tendance s’ajoute un second phénomène. Le voyageur est souvent en proie à « l’euphorie du voyage », un mal fort agréable aux tendances aphrodisiaques qui fait « tout aimer » :

    Le monde est beau, les gens sont gentils… et en plus il y a du soleil !

    Mais l’humeur n’est pas toujours au beau fixe en voyage. Il arrive que le voyageur se fatigue ou cumule plusieurs petits incidents négatifs : le blues arrive, et avec lui une vision plus noire. En plein coeur de la subjectivité : le ressenti du voyageur dépend donc (aussi) de son humeur !

A travers ces deux biais, les récits des voyageurs sur la toile ont donc tendance à être exclusivement positifs. Rares sont les retours mitigés voire négatifs.

Tout n’est pas rose en voyage

Mais au-delà de ces sautes d’humeur, tout n’est pas rose en voyage. Combien de fois est-on spectateur de scènes qui nous déplaisent ?

Que ce soit la mère qui ouvre la fenêtre du bus pour jeter les déchets de son fils, les états des routes comme signe tangibles de la corruption nationale, la saleté, les arnaques, les ruines maltraitées, le tourisme à outrance, la misère, les enfants qui travaillent plutôt que d’aller à l’école… Non, décidément, tout n’est pas rose en voyage.

En voyage, peut-on ne pas aimer ?

A partir du moment où tout n’est ni rose ni parfait dans le monde : oui, l’on peut ne pas aimer (une destination, une activité …) en voyage. C’est normal et même c’est positif : cela permet de vivre en nuances !

Nous ne sommes pas dans une société parfaite où « Everything is awesome » (pour ceux qui n’ont pas vu le film « Lego Movie », je vous invite à en regarder au moins les 5 premières minutes : critique fulgurante d’une société d’apparence, dirigée par un pouvoir dictatorial et des médias qui disent que penser, que faire, qu’aimer… Une société où tout le monde sourit, où tout le monde est heureux et tout est parfait !).

Ne pas aimer permet aussi… d’aimer avec authenticité ! Si j’ai été déçue par ma découverte des temples d’Angkor, j’ai par contre adoré les temples éloignés du pays. Aimer et ne pas aimer sont les extrêmes d’un même continuum, permettant entre eux des milliers de variations : des milliers de nuances pour aimer.

Like or Die

Parler ou se taire ?

Spectateur d’aspects négatifs ou de désillusions :

Peut-on (ou doit-on) en parler ? Ou faut-il rester un témoin muet ?

Cette question peut être subdivisée en trois autres points, selon les trois charnières de toute communication

  1. l’émetteur du message
  2. le message en tant que tel
  3. le récepteur du message.
  • L’émetteur peut-il parler ?

    La question ici est celle de la liberté d’expression. Si l’on sait que l’on ne peut pas « tout dire » n’importe comment (dans la forme comme dans le fond : avec les limites du respect des droits des autres et de l’expression sur le Net), les droits fondamentaux assurent la liberté d’expression à tout un chacun.

  • Le message a émettre peut-il être le problème ?

    La liberté d’expression permet l’émission de messages en tous genres (dans la limite du respect : s’ils ne sont pas haineux, racistes …).

  • Le récepteur peut-il être un problème ?

    Parler signifie s’adresser à quelqu’un : cela suppose un interlocuteur face à nous, un lecteur dans le cas d’un blog. Je pense que c’est ici que le bât blesse, c’est le point le plus sensible du trio, celui que ne maîtrise pas l’auteur.

    Les récepteurs ne sont pas tous intéressés par tous les messages existants, et c’est normal : les sensibilités de chacun jouent également ici. Mais ces récepteurs (ou lecteurs), s’ils délaissent certains sujets, réagissent par contre à d’autres avec enthousiasme et parfois avec véhémence, agressivité et haine.

    Pourquoi dès lors de telles réactions non-constructives, vu que la liberté d’expression existe et que le message respecte les règles imposées par la société ?

A nouveau, le récepteur peut devenir émetteur et renvoyer la balle à l’auteur du message, afin de commenter, de donner son avis. Devenu émetteur, il bénéficie des mêmes droits et limites de liberté d’expression. Ainsi, si le blog est (ou peut être) un bel espace de partage et d’échange d’opinions, ces échanges doivent se faire dans une visée constructive. Parler pour détruire n’a jamais rien apporté. A personne.

Pourquoi ils se permettent d’insulter ?

J’ai expérimenté les déboires du « récepteur devenu émetteur » : j’ai reçu des dizaines de commentaires pour l’article sur Angkor, et pour la première fois depuis la création du blog, j’ai dû ne pas approuver certains commentaires. Vous pourrez voir, dans les plus de 150 commentaires en bas de l’article, de nombreux retours qui ne partagent pas mon point de vue, exprimés de façon plus ou moins constructive, plus ou moins agressive.

Je les ai acceptés, c’est normal : j’aime l’échange d’opinions. Les rares commentaires que je n’ai pas autorisés, sont des commentaires comportant des messages insultants, haineux, dégradants… Du langage qui ne devait pas se trouver sur Internet et encore moins sur un simple blog de voyage.

Je me suis alors questionnée : mais pourquoi ces gens sont-ils agressifs ? Pourquoi réagissent-ils ainsi ? La plupart des commentaires agressifs prouvaient dans leur contenu que leur auteur n’avait même pas lu l’article en entier et encore moins les articles auxquels je faisais référence (comme celui sur les temples éloignés).

Après réflexion et échange avec d’autres blogueurs, la réponse est simple : c’est la jungle d’Internet et l’anonymat qu’il procure.

Blog, voyage, aimer
L’impunité de l’anonymat

Comme certains automobilistes se sentent tout puissants derrière leur volant, intouchables et anonymes ; certains internautes se sentent invulnérables derrière leur écran, et se « lâchent ». Certains le font par conviction et écrivent leur message avec « coeur », d’autres par plaisir de casser, d’insulter… Mais dans les deux cas, ces messages n’ont aucune visée constructive.

Je reste quand même étonnée de certains commentaires du style :

« Ceux qui n’aiment pas sont insensibles : quand c’est beau, tout le monde doit aimer. Il faut être fou pour ne pas apprécier un tel endroit ! »

« On ne peut pas dire qu’on n’a pas aimé. Si on n’a pas aimé, on se tait et on laisse les autres profiter ! »

« Dire qu’on n’aime pas, c’est décourager le tourisme. Or ce sont des pays pauvres qui vivent essentiellement du tourisme ; vous êtes néfaste pour ce pays ! ».

« On ne peut aimer que son pays, car c’est le seul qu’on connaisse vraiment. Ceux qui voyagent beaucoup le savent et ont cette maturité d’accepter cela. »

Loin de vouloir me défendre de tous ces jugements, je remarque leur côté autoritaire appuyé sur une pensée unique. Où est le dialogue ?

Du bon fonctionnement des commentaires

Un blog est fait pour échanger et partager. J’apprécie de recevoir des commentaires. Cela montre que le lecteur m’a lue, a pris le temps de découvrir ce que j’avais à dire, y a réfléchi et a construit une idée à partir de là : l’envie d’échanger est née.

Les commentaires permettent de donner son avis : le but n’est pas de trouver « le bon avis », mais d’amener l’autre à entendre et si possible comprendre son point de vue (et non l’imposer). Loin des jouxtes de persuasion où la vérité est unique, les commentaires d’un blog permettent autant de réalités qu’il y a des vécus et donc de lecteurs.

Dans un monde idéal, les commentaires (tout comme les articles) devraient être écrits :

  • avec sincérité
  • avec respect : un vocabulaire correct et un style non-agressif ;
  • avec réflexion : lire l’article jusqu’au bout, ne pas juger selon le titre ou la première ligne, ne pas « condamner l’auteur » ;
  • avec un argumentaire construit : donner son point de vue en échange est intéressant, d’autant plus si cet avis est étayé ;
  • avec une visée constructive : pourquoi commentes-tu ? Pour corriger, nuancer, faire évoluer, étayer, appuyer, contredire, ajouter … ? Alors c’est parfait !

Pourquoi ne veulent-ils pas entendre le négatif ?

Avant même de visiter Angkor, nous discutions avec des amis rencontrés à Siem Reap, des voyageurs à vélos. Leur histoire de blogueurs est intéressante.

Partis en 2008, ils ont créé leur blog (Viavelo) afin que leurs enfants, familles et amis puissent suivre leurs aventures à travers le monde. Très rapidement, ils se sont rendu compte que leurs proches ne suivaient pas de près leurs récits, mais qu’ils étaient par contre lus par de nombreux passionnés de voyage. Ces lecteurs, toujours plus nombreux, voyageaient à travers leurs articles, rêvaient aux descriptions de vie enchanteresse à l’autre bout de la planète, s’évadaient avec leurs photos paradisiaques.

Ces voyageurs avaient ainsi rassemblé autour d’eux une communauté passionnée et soutenante. Mais après des années de voyage, le regard deux des voyageurs a évolué : tout n’est pas beau sur notre planète. L’Homme est aussi capable des pires choses, la Nature n’est pas toujours respectée, les conditions de vie ne sont pas toujours faciles…
Ils ont alors décidé de changer l’approche de leur blog. Voici le message que l’on peut lire sur leur page d’accueil :

« 2013: après 5 ans de voyage nous avons décidé de changer de route, ne plus vous faire voyager qu’avec des belles phrases et des photos « cartes postales ». Nous allons maintenant vous montrer ce qu’est réellement le monde moderne et ses absurdités. Notre voyage s’appelle désormais… « vu du sol ». »

Ils savaient que ce changement de cap était risqué. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir le nombre de leurs lecteurs chuter drastiquement, au point qu’actuellement ils hésitent à arrêter leur blog.

Blog, voyage, aimer
Pourquoi ne veulent-ils rien entendre ?

C’est à nouveau au niveau du récepteur du message que se pose le problème. Si la question est simple « Pourquoi ne veut-on pas entendre du négatif ? », la réponse, elle, ne l’est pas !

Certaines pistes existent pour tenter d’expliquer ce phénomène :

« Les voyageurs ont de la chance de découvrir le monde, d’explorer les coins et recoins de notre planète. Ils n’ont pas le droit de se plaindre. Et s’ils n’aiment pas, s’ils rouspètent … : ils n’ont qu’à ne plus voyager ! »

« Les gens veulent voir et entendre du bon, du beau, du positif. Ils cherchent à s’évader de leur quotidien. »

« Les gens ont déjà assez de problèmes dans leur vie, ils ne peuvent pas porter ceux de toute la planète ».

« Lire un blog est du divertissement, cela doit être léger et agréable. Pour les atrocités dans le monde, il y a le journal. »

« Les gens saturent de messages négatifs de tous les côtés : la pollution, la famine… Et se sentent impuissants face à tout cela. A quoi bon voir les mauvais côtés si l’on ne peut rien y faire ? ».

Je voyage donc je pense ; je pense donc je suis

En voyage, peut-on ne pas aimer ce que l’on voit ? Je pense que oui !
Peut-on le dire ? Je le pense également.

J’aime partager dans ce blog mes impressions, mes réflexions et mes conseils. C’est un ensemble complexe et sincère. Mes coups de coeur le sont réellement, tout comme mes désillusions. Ces deux extrêmes, s’ils existent, ne sont pour autant pas légion sur le blog : 5 destinations coup de coeur et 2 « coups de gueule »  sur plus de 150 articles. Et entre les deux, des centaines de nuances …

Et vous, pensez-vous qu’on puisse ne pas aimer en voyage ? Peut-on le dire ? Quelles sont vos expériences en la matière ?

Merci de ne pas lancer d’insultes 😉

Voyageuse, voyage, réflexion, pensées
Voyager pour vivre et aimer… en 1001 nuances !

97 commentaires

  1. Les exemples de commentaires que tu cites sont flippants, vraiment…. Je ne comprends vraiment pas ce délire de la « pensée unique »…. Après, j’ai déjà vu des voyageurs sur la toile pensant avoir la science infuse, ne serait-ce que parce qu’ils ont voyagé. Dans leur petite tête, « j’ai vu plein de pays » = « je suis extrêmement intelligent », et, partant de là, ceux qui ne pensent pas comme eux sont nécessairement des ânes…. Sinon, cet article m’a fait sourire car je reviens de Budapest que je n’ai pas du tout aimée et ça a surpris tous mes amis qui y sont déjà allés, et qui, eux, avaient adoré. ^_^

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    • Les cons resteront des cons, oui j’ai décidé de ne pas mesurer mes propos. L’objectivité de certains fait vraiment de la peine. Surtout qu’on a tous une vision des choses bien différentes. Par exemple je n’ai pas du tout aimé Barcelone, du fait de mon expérience. Pourtant c’est le contraire chez 95 % des gens. Il faut que tu saches que quand tu vas à contre-courant, tu vas souvent être jugé et pas souvent d’une manière positive. C’est dans les consciences collectives et dans l’inconscient des personnes qui ont un lieu ou une ville en adoration. Souvent l’insulte se fait la part belle, l’argumentation est trop faible pour prendre le dessus.

      Dis-toi juste qu’en dénonçant tu donnes un point de vue qui t’es propre et que ce qui te répondent n’ont eu que des brides d’informations.

      Alors à qui la faute ? Peut être à des grandes structures qui ne dénoncent jamais, leur faisant croire que tout est rose, bienvenue dans le monde des bisounours. Ne change pas cet état d’esprit qui est le tiens, car malgré une poignée d’irréductibles comme dirait Astérix, ton point de vue est nécessaire pour beaucoup d’entre-eux. Par exemple, je n’ai absolument pas aimé Santiago et je le revendique. Ca s’appelle le franc parler, à quoi bon dire aller à contresens de sa politique d’écrire. Doit-on changer et épurer son contenu (sous-entendu faire plaisir à tout le monde en ne disant que du bien dans le sujet) pour paraître plus lisse et plaire à ce genre de public ? Je ne le pense pas.

      Je vais surement me faire des ennemis mais il existe deux type de blogeurs, ceux qui cherchent à véhiculer des émotions, faire de la qualité sans penser aux retombés et d’autres chez qui tout est rose, je ne vais pas plus polémiquer.

      Je n’ai qu’un conseil : Ne change rien

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      • Je ne peux qu’être totalement en phase avec les propos de ikeontheroad et ceux d’Amandine. Personnellement, loin de créer un blog pour « qu’on le voit », le mien n’existe surtout que parce que c’est un moyen « commode » de « pérenniser », de « fixer » mes pérégrination d’une façon que je crois plutôt agréable. S’il est vu et surtout apprécié, tant mieux, sinon, un clic et hop…! La question du fait que l’on puisse « ne pas aimer » et surtout l’écrire, quitte à être à contre-courant ne devrait même pas se poser. Cela montre bien l’intolérance se propager sous couvert du « bien-pensant », du « politiquement correct », etc… Bien que cela soit, comme vous le précisez, forcément limité, puisque choisi, préparé même bien avant le départ réel, les déceptions une fois sur place peuvent exister. Je me rappelle de cette petite « filature » en Egypte où des gosses de 10/14 ans passés plus de 10h par jour avec leurs petites mains à tissés… Mon esprit d’Occidental « bien pensant » (Eh oui!) s’en offusqué quand le maitre des lieux nous expliqués que ces enfants étaient parmi les plus chanceux car, en contre partie, ils apprenaient un métier, étaient logés/nourris et ne trainés pas dans la rue à mandier ou faire des bêtises et donc se construire un « avenir » plus qu’incertains. Ou encore quand cette guide Copte que nous avions tout le long de notre séjour, extrêmement cultivée et passionnée par l’histoire antique de son pays nous expliquer, malgré sa très grand réserve naturelle, les persécutions, larvées ou non, les discriminations abominables que les musulmans font peser, depuis leurs arrivés dans ce pays (VIIe s)sur ce qui a était, jusqu’au XIVe s, la majorité Copte, etc… Est-ce du « prosélytisme »? Non! Juste la triste réalité! Alors oui, tout n’est pas rose, et je pense que, même dans un blog de voyage, la réalité des lieux doit-être dite. Sans en rajouter mais sans rien cacher.

    • Bonjour Voyageuse, merci pour ton retour.

      Oui certains commentaires étaient assez flippants comme tu dis (et encore, je n’ai pas retranscris les plus « trash » !).

      Je me rends compte, en lisant les nombreux commentaires, que beaucoup de voyageurs ont pu déjà être déçu lors de l’un ou l’autre de leur voyage, mais que ce genre de vécu est très peu partagé, peut-être un peu tabou, mal accepté socialement … ?

      Mais pouvoir exprimer sa pensée propre, c’est la base de tout ! Merci pour ton retour sur Budapest, car tu es la première personne que j’entends dire ne pas avoir aimé 😉

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  2. Heureusement qu’on a le droit de dire que l’on a pas aimé ! De la même façon qu’on a le droit de voyager comme on le souhaite !Chacun d’entre nous aura forcément une vision différente de l’endroit visité, et c’est bien normal ! Je trouve même cela très intéressant de confronter nos avis, mais toujours avec respect ! C’est fondamental…Parfois, il est vrai, certains semblent vouloir donner des leçons, en croyant tout savoir, tout connaitre, parce qu’ils y sont allés quelques jours ! Cela me fait rire, car ils se ridiculisent…Enfin, je dis toujours que le blogueur ne fait pas le voyageur, et le voyageur ne fait pas le blogueur…

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    • Salut Didier, merci pour ton commentaire et ton accord ! 😉

      Confronter les avis avec respect : c’est pour moi ce qu’il y a d’enrichissant dans le partage d’expériences entre voyageurs ; je te rejoins totalement.

      Après une certaine humilité permet au voyageur de ne pas généraliser son expérience ni considérer qu’il a « fait » tel ou tel pays en y séjournant quelques semaines !

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  3. Heureusement qu’individuellement on est pas toujours béats et que le voyage ne nous rend pas juste panégyristes. Que les lecteurs le ressentent comme une injuste contradiction, qu’ils n’octroient pas au rédacteur le droit au témoignage n’est qu’un dommage collatéral du prêt à voyager. Le monde n’est pas stéréotypé, et ne vaut que par le regard que chacun lui porte… Il faut juste assumer d’être un paria quand on a pas aimé Venise (expérience vécue) 🙂

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    • Bonjour Hedilya, merci pour ton retour (j’ai appris un mot avec toi, je ne connaissais pas « panégyristes » – merci, c’est un mot fort à propos ! 😉 ).

      Accepté d’être un paria ? Sans doute en partie, c’est vrai qu’il ne faut pas se faire d’illusions : les gens ne se mettront pas tous à être suffisamment ouverts d’esprit pour accueillir des retours de voyageurs différents de la norme.
      C’est aussi un moyen de découvrir des interlocuteurs plus ouverts et intéressants que d’autres 😉

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  4. Tu résumes bien la situation : l’anonymat de l’internet décuple les forces et l’agressivité de personnes qui mesureraient 100 fois plus leurs propos en face à face. Ça n’excuse pas leur comportement et ce genre de réaction arrive PARTOUT sur internet pour n’importe quel domaine, n’importe quel sujet. il suffit de se rendre sur n’importe quel forum ou sur Youtube, partout où il y a des espaces d’expression, il y a des gens qui s’enflamment.
    Peut-on dire ce qu’on aime et ce qu’on aime pas ? Evidemment. Heureusement et si ça ne plait pas… et alors ? C’est la liberté d’expression surtout quand les articles sont constructifs et appuyés d’arguments de vécu.
    J’aime Angkor car j’ai eu 2 fois la chance d’y aller sans être accablé de la même façon que tu l’as été. Est-ce que pour autant je peux comprendre que d’autres aient vécu une expérience différente ? Absolument. Et même si je n’avais pas été d’accord, dois-je réagir avec agressivité voir demande de censure pour le bonheur de tout le monde (cf certains commentaires cités) ? Non. Je n’insulte pas les personnes qui pensent différemment de moi en politique et je ne trouve pas non plus complètement stupides les gens qui n’aiment pas les brocolis : devrait-on leur interdire de dire qu’ils n’aiment pas les brocolis simplement car ils nuisent à la production agricole de brocolis et donc aux revenus des agriculteurs ?
    En tout cas, moi j’adore les brocolis et les articles chaud. Il y a plein de commentaires parfois savoureux, à prendre avec recul et légèreté, comme au cinéma.

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    • Salut Tugdual,
      merci pour ton commentaire, il m’a fait sourire 😉 Vive les brocolis 😉

      Ton soutien me touche, même si comme tu le dis, nous avons eu des expériences et vécus très différents à Angkor (même et surtout en fait !).

      Au début j’ai été étonnée voire touchée par certains retours, puis comme tu le dis, j’ai pris cela avec recul et dérision, une pointe d’amusement également.
      Au final, beaucoup des commentateurs « choc » ne me connaissaient pas, n’avaient jamais rien lu d’autre de moi (et même n’avaient pas lu correctement l’article en question) : c’étaient des jugements infondés, qui perdaient donc tout poids et toute valeur à mes yeux.

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  5. Ah, oui Amandine, t’as raison. Je me suis trouvée en face au même dilemme lors de mon voyage à Cuba, rêvé depuis des années. Je me demande encore aujourd’hui si c’est moi, qui n’a pas su saisir l’âme de ce pays ou si, tout simplement, on s’est fait vraiment arnaquer. Je crois plus dans la deuxième hypothèse, mais, bon, si je n’avais pas vu avec mes mêmes yeux, je n’aurais pas pu avoir une opinion concrète sur ce pays. En plus, je pense qu’une empathie peut s’installer avec un pays exactement comme avec les gens que nous rencontrons et on ne pas censé ressentir tous la même chose.

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    • Salut Erika, merci pour ton commentaire et ton accord 😉

      Déçue de Cuba, tu es une des premières personnes que j’entends tenir ce discours, et je t’en remercie. Cela apportera de la nuance dans mes aprioris et attentes avant d’y aller (car même si on essaye d’être neutre, de ne pas se construire d’attentes particulières, il y en a toujours, plus ou moins conscientes …).

      Je comprends ce sentiment d’empathie avec un pays comme avec des gens – je dirais même « connexion » : certains pays/régions nous font vibrer sans que l’on puisse spécialement mettre de mots dessus, c’est comme cela, c’est unique et dépend de l’expérience particulière et du vécu de chacun.

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  6. OUI, non seulement on peut le dire mais on doit surtout le dire !!!

    On ne peut pas tout aimer lors de son périple… Et il est normal de faire part de son ressenti, même s’il est négatif …
    Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, comme ce que l’on a pu voir lors de son voyage….

    Quoi qu’il en soit, continues ainsi ta ligne rédactionnelle!!!

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    • Merci Arnaud pour ton commentaire 🙂
      Je vois que nous partageons le même avis ^^
      Merci pour tes encouragements ! Je maintiens le cap 😉

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      • Merci Amandine !! Sinon, autant suivre la meute d’un « tout organisé » en acceptant ce que l’on nous montre et/ou nous cache volontairement….

  7. Très bonne réflexion !
    Je partage sur les réseaux sociaux !

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  8. Avant de lancer mon blog voyage, j’avais uniquement un blog littérature, communauté dans laquelle il semble interdit de critiquer négativement un livre. J’ai donc rapidement appris à argumenter et dire « je » pour limiter les foudres. Je ne m’en suis jamais trop mal sortie (avec quelques commentaires absurdes et mesquins, mais peu importe).
    Sur mon blog voyage j’ai décidé de dire ce que je pense de mes destinations, sans chercher à pointer le négatif mais par le biais de « mes premières impressions ». J’ai ainsi publié un billet quelques jours après mon arrivée au Japon pour dire à quelle point j’avais détesté ma première journée sur place. Plus de 7000 visiteurs japonais me sont tombés dessus, via google traducteur (l’article avait été relayé sur un site japonais).
    Mais bon, je choisis la sincérité, et c’est peut-être pour ça que mon blog ne décolle pas et reste très confidentiel !

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    • Salut Tiphanya, merci pour ton commentaire et ton retour d’expérience de blogueuse.

      Je pense que finalement, peu importe le sujet traité, le domaine dans lequel on se trouve, la question est l’ouverture à la critique, à l’expression libre de son avis et à la possibilité d’apporter un regard nuancé, avec des remarques négatives s’il y en a.

      T’as fait le buzz au Japon malgré toi ?! Drôle d’expérience ! 😉

      Écrire pour faire de l’audience à tout prix n’a pas beaucoup d’intérêt à mes yeux ; ce seront des lecteurs d’un jour, venu par hasard qui ne reviendront pas.
      Écrire sur ce qui nous intéresse, avec passion et sincérité, c’est se mettre en relation avec ses lecteurs et les « fidéliser » : le nombre de lecteur sera peut-être plus restreint, mais il sera réellement intéressé et suivra le blog sur la distance.

      Je pense que la deuxième option rejoint les motivations à faire un blog : s’exprimer (et donc avec sincérité). Courage pour la suite de ton blog ; je suis pas vraiment bien placée pour donner des conseils de blogging, vu que cela ne fait pas encore 1 an qu’Un sac sur le dos est né, mais c’est mon ressenti et mon éthique de blogueuse 🙂
      Au plaisir de te lire ^^

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  9. Même si on n’en écrit pas souvent, je pense que c’est aussi notre devoir de blogueur de parler de ce qu’on a pas aimé. C’est pour ça qu’on a crée une catégorie « à ne pas faire ». Sans que ça fasse de notre avis une vérité universelle, je pense que si ça peut éviter à certain de perdre une journée de vacances ou 40 euros dans un restau pas top, c’est toujours ça de pris.
    J’ai écrit un article sur le Carnaval de Nice.

    Je n’ai eu que de bonnes critiques (même si, j’en ai eu moins que sur des articles positifs) mais je suis heureuse de l’avoir écrit. Si la critique est constructive, je pense que beaucoup de gens peuvent s’y retrouver. Un Carnaval payant pour moi, c’est l’opposé d’un carnaval. Comment être blogueur et raconter le voyage objectivement si tout n’est que merveille et découvertes ?
    Merci pour cet article !

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    • Salut les Baroudeurs, merci pour le commentaire et le partage d’expérience.

      Une catégorie sur le blog pour les « à ne pas faire » ? C’est une idée … pour le moment je reprends généralement dans un article sur une région/un pays les choses qui m’ont plu et celles que je déconseille (comme je l’ai fait pour le Cambodge : à voir et à faire).

      Tout n’est pas que merveilles et découvertes en voyage, comme tu le soulignes; cela permet de mettre de la variation et du contraste dans nos vécus sur les routes 😉

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  10. Amandine, tu as toujours l’art d’aborder un sujet sensible lorsque je me pose la même question que toi. Et au passage, pensée positive: comme toujours, ton article est très bien écrit et très ouvert à la discussion.
    Je viens de rentrer du Japon et d’aucuns des articles lus sur différents blogs ou guides ne m’avaient préparée à ce que j’allais voir. On idéalise les destinations qui font rêver et globalement, on ne met en avant que ce qu’on a aimé. Malheureusement, le choc est rude lorsqu’on pense aborder un espace vierge et naturel et que l’on se retrouve dans un espace vert restreint entouré de buildings…Je pense qu’il est également du devoir du voyageur de prévenir et de préparer les voyageurs de demain à ce qu’ils vont voir et non pas à les faire uniquement rêver.

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    • Salut Julie, merci pour ton commentaire, tu m’as fait rire ! 😀

      Contente que tu sois rentrée du Japon, dommage que ce ne soit pas avec autant d’étoiles dans les yeux que ce tu aurais pu imaginer. Mais ton expérience de voyage est pleine de contrastes, avec des choses que tu as pu apprécier et d’autres moins ou pas du tout.
      J’ai en tout cas apprécié de discuter avec toi sur le sujet, avec un retour franc et plein de contraste et de nuances. Faudra qu’on prolonge la conversation (autour de sushis ?! 😉 ).

      Comme tu le dis, le risque en lisant les guides (et les blogs), c’est de n’avoir que le versant positif des lieux à voir, qui gomment finalement toute une partie de la réalité pour se concentrer sur le meilleur. Je peux comprendre, c’est sans doute ce que le voyageur à préféré, normal qu’il veuille en parler. Mais dorénavant j’essayerais de garder de la place pour le « mais » et les nuances dans mes retours sur les destinations voyage.

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  11. C’est marrant car c’était justement notre réflexion du moment et on allait écrire quelque chose à ce propos sur notre site lesglobeblogueurs. Les grands esprits se rencontrent

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    • Merci Laura pour ton commentaire ^^
      Oui c’est assez drôle ! Cela fait aussi quelques semaines que cet article mûrit de mon côté … L’air du temps ?

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      • Je pense que c’est à force de lire d’autres blog et notre retour imminent avec la fatidique question alors c’était bien ? qui nous a fait prendre conscience de ça.
        J’ai trouvé ton article très intéressant, je pense que sans transformer son blog en site de reportage social, apporter d’autres points de vue et une autre réalité sur le voyage est salvateur. Un jour on ma mère m’a dit innocemment le voyage c’est pas la vraie vie. Certes certaines contraintes ne sont pas là mais on n’en reste pas moins des êtres humains doués d’émotions et que les accidents de la vie n’épargne pas.
        Merci amandine !

      • Salut Laura,
        effectivement la fameuse question « c’était bien » attend une réponse unique (souvent sous-entendue positive) et de toute manière réductrice : comment rendre toutes les nuances, toutes les expériences, tous les vécus du voyage avec un simple « oui » (ou « non » !) ?

        « Le voyage c’est pas la vraie vie », je l’ai déjà entendu aussi ; alors oui et non ! Mais malgré tout, ce sont des tranches de « vraie vie » partagée avec de « vraie personne » dans de « vraie région du monde » … Juste ce n’est pas le quotidien.

    • On s’est posé la question avec Laura suite a notre choix de ne pas aller au Machu Picchu alors que nous étions proches de là.
      Les réactions suivant ce choix nous ont laissé pantois… En gros on est bêtes ou rabats joie dans le meilleur des cas… alors que ce n’était juste pas le bon moment, pas d’envie. Surprenant cette obligation à aimer les sites star en voyage.

      Les goûts et couleurs devraient être universels lorsqu’on parle de grands sites touristiques ?! Drôle de philosophie.

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      • Salut Seb,

        Merci pour ton commentaire. Je trouve cela très intéressant et même sain que vous vous soyez posé la question du désir d’aller ou non voir le Machu Picchu : se serait un comble pour un voyageur de se laisser dicter les « to do » (ou les « to see ») sans se positionner et sans réfléchir.

        La première fois que nous sommes allés au Pérou, nous avons fait le choix de ne pas y aller; pas par désir de boycott, mais parce que ce n’était pas faisable à ce moment-là dans de bonnes conditions. C’était en même temps une promesse de revenir (ce que nous avons fait 3 ans après ^^).

        Vive l’esprit critique et le désir personnel ! 😉

  12. « Peut-on dire ce qu’on aime et ce qu’on aime pas ? »
    Ta question renvoit un peu à cette charte non-écrite entre le blogueur et le lecteur. Parce qu’au final, pourquoi lit-on un blog? (hop, vous avez 3h, sans calculatrice)
    Pour moi, un blog, c’est avant tout l’expérience de quelqu’un, voir à travers ses yeux et ses émotions une ville/un pays (etc)… en gros, c’est voyager avec cette personne que je ne connais pourtant pas personnellement. Et oui, parfois, on va aimer les mêmes choses, rigoler sur une anecdote commune ou sourire en reconnaissant des endroits… et oui, parfois on ne va pas être d’accord. Parce qu’un voyage, c’est une expérience personnelle. Et parfois aussi, sa propre perception va changer en lisant les aventures de cette autre personne : ça s’appelle échanger, prendre du recul, mettre les choses en perspective… Beaucoup de paramètres rentrent en jeu dans un voyage : c’est même pour ça que lorsque l’on revient dans une même destination à un autre moment, cette perception peut parfois changer. Suffit d’être au bon ou mauvais moment pour que tout bascule.
    Mais juste parce que l’autre n’est pas d’accord avec nous, ne veut pas dire que son point de vue n’est pas valide! Et encore moins qu’il doit être insulté!! Déjà c’est son blog donc sa ligne éditoriale… Et ensuite, n’importe quelle personne a le droit de s’exprimer. Ca va tuer le tourisme? Juste parce qu’une personne n’a pas aimé un endroit ne m’empêchera pas d’y aller… Je prendrais ses recommendations en compte, oui… voire même, me préparer à une déception. Un lecteur garde son libre-arbitre… Sérieusement, dans la vie, comme un de tes amis n’est pas d’accord avec toi, tu le bannis à vie?

    Dernier point que tu as abordé et dans lequel je me reconnais : le côté presque Bisounours (ou euphorique) quand on part en vacances. Je plaide coupable! Je suis une vraie pile électrique, je saute dans tous les coins (enfin pas littéralement non plus) et j’ai probablement une plus grande tolérance envers certaines choses que j’aurais du mal à tolérer chez moi… C’est parfois (et souvent en fait) complètement inconscient : je suis ailleurs, je me sens libre et je suis sur mon nuage.
    Ca et quand je choisis une destination, je lis, choisis, trie plein de choses pour me faire un programme… et forcément, je ne garde que les choses qui a priori devraient me plaire. Ca fait déjà un écrémage. Et du coup, je n’ai pas eu d’expérience négative en voyage qui mériterait que je m’y attarde : comme tout le monde, j’ai eu des tuiles, mais rien de bien dramatique et j’ai jamais ressenti le besoin d’avertir les lecteurs sur ce point. Ptet un tort, je ne sais pas. A méditer pour moi… comme quoi, un blog, ça sert vraiment à échanger des points de vue et à réfléchir 😉

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    • Salut Mili, merci pour ton commentaire (et désolée du temps de réaction, entre les nombreux commentaires pour cet article et les escapades qui se sont multipliées ces dernières semaines …).

      Pourquoi lit-on un blog ? Bonne question !
      J’aime beaucoup ta vision d’échange pour confronter des avis différents, réfléchir, prendre du recul, évoluer … Et comme tu le dis, la subjectivité d’un retour de voyage est telle que deux personnes qui vivent le même voyage en même temps dans les mêmes conditions auront deux expériences différentes ; tout comme un voyageur retournant dans un lieu déjà visité redécouvrira les lieux pour une expérience peut-être très différente.

      Je ne plaide pas non plus le « négativisme » dans les blogs, mais la sincérité. Il ne faut pas donner du négatif à tout prix, voyager et rêver avec d’autres c’est magique aussi 😉

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  13. Ah tient, j’ai l’impression d’avoir répondu à un des commentaires cité. D’ailleurs, au passage, j’espère ne pas heurter en répondant ici à certains commentaires, certains blogueurs n’aiment pas trop qu’on réponde sur leur blog …
    C’est vrai que moi même, j’écris rarement des trucs très négatifs. Mes expériences de voyage peuvent être parfois « bof bof », mais c’est assez rare. Et vu que j’aime me faire plaisir en écrivant, écrire sur du « bof bof » me motive moins.
    Certains avis négatifs me font parfois sauter en plafond et je me dis « le con, il n’a rien compris ». Il m’est arrivé de partir en mode troll il y a quelques années (tout en restant poli), mais j’ai grandi, donc je ne troll plus, j’essaye de comprendre.
    Que ce soit dans la presse ou à la télé, on est gavé d’auto-promotion, la vraie critique a pour ainsi dire disparue, donc pitié, ne la faisons pas disparaître des blogs ! On peut ne pas aimer, on peut le dire, on doit même le dire. Évidemment, si je juge les raisons futiles, ça va m’agacer, et alors ? Pourquoi est-ce que tout devrait me plaire au font ?

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    • Salut Laurent,
      merci pour ton commentaire et ta réponse à un des commentaires cités 😉 J’aime l’échange d’opinion et je suis pour l’expression et les débats constructifs ! 😉

      Je comprends tout à fait le biais d’écriture dont tu parles. Quand c’est « bof », la motivation au partage est moindre et c’est bien naturel !
      « Pourquoi est-ce que tout devrait me plaire ? » : belle question ^^ … qui une fois posée reflète tout le non-sens et l’absurdité du rejet des retours négatifs !

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  14. Article intéressant! Je n’ai encore jamais recueilli un tel déferlement d’avis négatifs et/ou agressifs, même lorsque j’évoque le fait que je ne suis pas allée au Machu Picchu ou le tourisme de masse du Lac Titicaca. Certains commentaires font peur à lire…..

    En lisant ton article sur Angkor, je me suis dis qu’au-delà des mots, c’est peut-être le ton qui porte à confusion. Si tu as écris aujourd’hui un article calme et posé, celui sur Angkor m’a presque laissé une impression d’agressivité. Tu l’as probablement écris au prisme de ta déception et cela se ressent dans ta description des faits, assez frontale.

    C’est mon ressenti et ne remet en rien en cause le bien-fondé même de l’article. Je remarque au passage qu’Angkor semble avoir déjà bien changé. Visités en 2011, je n’ai subit aucune pression touristique et suit même restée absolument seule dans les ruines de 5h à 10h!! Il faut dire que sous les 45° du mois de mai, il n’y avait pas foule non plus…

    Merci pour cette belle réflexion en tout cas.

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    • Salut Lili, merci pour ton retour.
      Moi aussi je n’ai pas eu une bonne expérience au lac Titicaca 😉

      Je prends note de ton commentaire, je pense effectivement que j’ai écris cet article avec encore le vécu bien présent. Je l’écrirais sans doute différemment si je devais le réécrire actuellement … mais c’est valable pour tous mes articles je pense !
      Si je perdais tous mes articles (que le Dieu de WordPress me protège !), je pense que je serais incapable de les retraiter de la même manière : c’est une réflexion qui peut évoluer, selon mon humeur, mes lectures, mes influences du moment …

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  15. Coucou Amandine!

    Ton article est très bien écrit et très intéressant!

    Je te rejoins tout à fait quand tu dis que les blogs et site de voyage ne parlent généralement que du côté merveilleux d’une destination.

    Ma plus grosse déception étaient les gorges de Taroko à Taiwan, vendue sur les sites internet comme « une des sept merveilles de l’Asie ». Il est vrai que les gorges sont superbes mais il faut les admirer le long d’une route sur laquelle passent des bus de touristes à longueur de journée! Quelle déception! L’exploitation de la nature à son sommet. Et rien de cela n’est écrit sur les sites que j’ai pu lire.

    Toutes les raisons que tu donnes sont tout à fait pertinentes. Je rajouterais juste qu’il existe peut-être aussi un phénomène de « désirabilité sociale ». C’est-à-dire vouloir paraitre sous un jour favorable auprès d’un groupe de personnes, ici d’autres voyageurs.

    En tout cas, continue à voyager avec le recul et le regard qui te caractérise… et surtout continue à nous partager tes réflexions!

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    • Salut Marielle,
      merci pour ta visite et pour ton commentaire, ça me fait très plaisir ! 🙂

      Merci aussi pour ton ajout : effectivement la question de la dimension « désirabilité sociale » est intéressante. Cela doit sûrement jouer dans ce biais de « positivisme ».

      Merci pour tes encouragements et à bientôt ! 🙂

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  16. En voyage chaque expérience est individuelle, on peut ne pas aimer et le dire. Chacun peut le comprendre sans avoir eu le même vécu.. C’est une question d’ouverture d’esprit à l’autre, un anti égocentrisme …

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    • Bonjour Françoise, merci pour ton commentaire !

      Chaque expérience est unique, je te rejoins entièrement ! 😉

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  17. Hello,
    Je vais être très clair, comme d’hab’ :). Les voyageurs qui se refusent à la critique négative sont enfermés dans un rôle et n’ont pas la moindre personnalité. Ils aiment tout et par conséquent n’aime rien. Leur monde est une illusion, ils vivent dans le mensonge en permanence car leur conscience limitée ne leur permet pas de s’élever au delà de leur cinq sens. Il est tout à fait possible de ressentir de la compassion et de l’amour dans un environnement qui ne te plait pas, cela ils ne le comprennent pas et ne le comprendront jamais. Eux sont limités à l’aspect « matériel » du monde, ils consomment le monde comme l’on collectionnerait des voitures, l’important n’est pas la voiture mais l’image qui en découle, c’est de rouler mécanique en rentrant à la maison et la mécanique roule mieux quand elle brille. Le spectacle d’enfants vivant sur une décharge et buvant de l’eau contaminé les émerveilles car leur esprit éteint est incapable de concevoir l’idée que derrière le spectacle que leurs petits yeux leur transmet se trouve l’être humain.
    Donc, règle numéro 1 : Le blogueur se doit de dire ce qu’il pense. S’il ne pense pas ou n’assume pas, il ne blog pas.
    Règle numéro 2 : Le blogueur ne perd pas son temps avec des inconscients et supprime leurs commentaires sans discuter.
    Règle numéro 3 : Le blogueur ne fait pas de l’attaque des inconscients une affaire personnelle puisque comme Jésus l’a si bien dit : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font les pauvres cocos ». A l’évidence s’ils le savaient, ils n’iraient ni pourrir un blog ni pourrir le monde. Le monde a besoin de gens qui osent voir la vérité et ose agir en conséquence, non de rêveurs passifs vivant dans le monde imaginaire et merveilleux de leur enfance.
    Au plaisir de lire la vérité ;).

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    • « Les voyageurs qui se refusent à la critique négative sont enfermés dans un rôle et n’ont pas la moindre personnalité. Ils aiment tout et par conséquent n’aime rien. Leur monde est une illusion, ils vivent dans le mensonge en permanence car leur conscience limitée ne leur permet pas de s’élever au delà de leur cinq sens »

      Lol.
      Et si, tout simplement, c’était chiant de critiquer, de blâmer, de rabaisser comme on le fait au quotidien… se plaindre de quoi ? Des touristes ? De la saleté ? Des voleurs ? Ils sont partout et nulle part.
      Se focaliser sur le bon, sur le bien… c’est aussi un plaisir de vivre dans son monde merveilleux. Pour le reste, il y a les actualités.

      Répondre
      • Bonjour Piotr,

        je comprends ton point de vue et suis d’accord avec la plupart des tes arguments, mais aussi ceux de Bertrand. Là où je ne suis pas tout à fait d’accord, c’est de dire que les mauvaises nouvelles ne doivent apparaître qu’au JT. Ma vision personnelle du blogueur est d’avoir quelqu’un de « vrai », qui n’est pas sponsorisé et qui est libre d’expression. Cette personne a dès lors quelque chose de naturel : son ressenti, son vécu, ses jours avec et ses jours sans. Pour lire des gens égaux tous les jours, là oui il y a les journaux.
        Ce n’est pas une critique de ce média, juste un constat : je ne cherche pas la même chose dans un journal que sur un blog.

        Après ça reste une vision très personnelle et sans doute très idéaliste du blogging, mais après tout, voyons les choses positivement 🙂

      • « c’est aussi un plaisir de vivre dans son monde merveilleux »
        Donc tu confirme que 1) voyager se résume à fuir la vérité 2) voyager serait alors un appauvrissement personnel.
        Il ne me semble pourtant pas que ton blog dégage cet état d’esprit « bisounours », bien au contraire.
        Le bon et le bien c’est avant tout la vérité. L’illusion mène peut être au plaisir mais seule la vérité mène au bonheur.
        A quoi bon voyager ad vitam aeternam ? Tu n’es pas capable de voir le bon et le bien dans la routine du quotidien ? Qu’est ce que c’est chiant ces gens qui critiquent, blâment et rabaissent la société au point de la fuir et passer leur vie sur les routes !
        Parce qu’il arrive un moment où il faut avoir le « courage » de constater qu’il y a un problème pour pouvoir changer les choses. A une plus grande échelle, chacun sait que la planète n’est plus en mesure d’assurer la croissance de l’humanité sur ce modèle de société. Seul les égoïstes continueront à se mentir jusqu’au bout pour mieux cacher leur lâcheté. Nous sommes dans une situation où constater que la réalité n’est pas rose est vital. Ce qui n’empêche pas par ailleurs de focaliser notre attention sur ce que nous sommes en mesure de faire pour aller dans la bonne direction : le bon et le bien. L’avenir de l’humanité ne se jouera pas à Angkor, mais on est en droit de ne pas apprécier Angkor tout en appréciant les pistes du Cambodge par exemple. Tout comme nous sommes en droit de préférer les légumes à la viande, le japon à la Corée du nord… Mais si nous avons fait du mensonge notre raison d’être au point de ne pas être en mesure de constater que le Japon est un pays plus sain que la Corée du Nord, ou que les légumes sont une alimentation plus saine que la viande, alors il est fort probable que nous fassions également parti de ceux qui ferment les yeux (de l’esprit !) quant à l’avenir de notre pauvre planète. Le problème c’est que certaines personnes (que j’ai taxé d’inconscients et c’est le cas)associent leur coups de cœur matériels comme faisant partie intégrante de leur personne (puisqu’ils ne sont pas capables d’aller au delà de l’aspect matériel de la vie, il faut bien qu’ils se raccrochent à quelque chose) et se sentent attaquer personnellement en cas de désaccord, d’où les réactions démesurées alors que l’on parle simplement de pierres !

      • « Parce qu’il arrive un moment où il faut avoir le « courage » de constater qu’il y a un problème pour pouvoir changer les choses »

        C’est sans doute là la différence. Je n’ai pas la prétention de pouvoir changer les choses. Quand je vois un papier, je le ramasse. Un blog voyage c’est… un blog voyage. Ce n’est pas un lieu pour prêcher et donner des leçons de vie à chaque article.

        Lorsque je n’apprécie pas un lieu… je me dis, est-ce juste les circonstances qui ont rendu ce lieu déplaisant le jour de ma visite ou le lieu et son ambiance sont-ils si pourris que cela ?

        « L’avenir de l’humanité […] » ne se joue pas sur un blog voyage…

      • Tu as quand même une vision assez édulcoré du voyage, tu dis sur l’autre commentaire « Un blog voyage c’est… un blog voyage », certes, et une expérience négative, ne fait elle pas partie du voyage ? Pourquoi il faudrait retenir que le positif d’un voyage ? C’est un peu la technique de l’autruche (ou cachez ce sein que je ne saurais voir..).

        « Ce n’est pas un lieu pour prêcher et donner des leçons de vie à chaque article. » dire qu’on aime pas un endroit c’est precher et donner des leçons de vie d’après toi ? Et en retenir le positif, ce n’est pas precher le voyage dans sa forme bisounours peut être ?

        Que tu ais ta propre façon de voir ce qu’est un blog de voyage, c’est un fait, mais ce n’est pas formaté, qui a tort qui a raison ? chacun a juste sa manière de transposer les choses. Tu dis plus bas que tu cherches juste certains adjectifs en voyage et ne souhaite pas lire de négatif. Très bien, mais en lisant que du positif, si tu tombes au final sur du négatif tu pourras te dire, ah ben pourquoi personne n’a dit que c’était comme ça, voir les choses tout blanc ou tout noir c’est pas la vie, la vie elle est nuancée de gris.

        Après à chacun de faire la part des choses mais je trouve dans le fond que ta vision du voyage et de ce que le blog doit en renvoyer est proche de la propagande, « il faut voyager c’est bien, c’est une drogue, c’est bon ! ».

        En plus dire que tu n’as pas la prétention de changer le monde, ok, moi non plus, mais la manière dont tu le dis sous entends qu’on devrait rien faire aussi parce qu’on est insignifiant ou je ne sais quoi, voyage et puis tais toi c’est ça ? Le monde court justement à sa perte parce que tout le monde ferme les yeux…

  18. Je suppose qu’on ne cherche pas tous la même chose en lisant des blogs. Cela dépend aussi du fait que la personne a un blog ou non. Lorsque j’ai vu ton article sur Facebook concernant Angkor, je me suis justement jeter dessus car cela m’a interpeler. Avant de lire l’article, je me suis dit : Pourquoi n’a-t-elle pas aimer ? Quelle expérience a-t-elle eu ?
    Je devais y aller quelques semaines plus tard. Donc je trouvais cela intéressant justement, d’avoir un opinion négatif (et une critique bien construite) avant de voir le temple.
    Comme tu le dis, les gens veulent du divertissement. Donc de jolies images et de jolis textes mais pas réfléchir et surtout, ne pas voir un « mythe » s’effondrer.
    Sur mon blog, je n’ai qu’un seul vrai article avec du négatif : 5 choses que je déteste à Montréal. J’ai repris des clichés que je n’aime pas. Rien de fou. C’est un des articles les plus lus. Et c’est le seul où j’ai eu un commentaire très négatif du genre : Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu dois être une petite étudiante qui se fait tout payer par papa maman. Ahem ! Loin de là… J’avais oublié, on ne critique pas Montréal ! On doit tout aimer à Montréal… et sur son blog.
    C’est dommage que des gens réagissent comme cela et que ce soit au point de supprimer des commentaires comme tu as du le faire. Les blogs sont un lieu d’échange et/ou de réflexions. Avoir des avis négatifs permet aussi de voir les choses différemment et avec un regard plus critique. Après, je suis d’accord avec Lili @ailleurs sur terre, le ton de ton article paraissait assez sec. Mais soit c’est la façon dont tu l’as écrit. Soit c’est mon ressenti. On interprète comme on peut 🙂

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  19. Ah, làlà… La sincérité, ça a souvent du mal à plaire… mais làn’est pas le but du blogueur, je dirai. S’il y a une chose de laquelle un blogueur dit « sérieux » peut se targuer, c’est justement çà: la sincérité, l’indépendance. Si on perd cet élément, autant faire du publireportage.

    Maintenant, je t’avoue que j’ai du mal à comprendre la virulence des réactions sur l’article d’Angkor, puisqu’il tu exposais de manière très rationnelle ce qui t’avait déplu, ce n’était pas du simple « Angkor-bashing ».

    Pour terminer, je dirai: bien sûr que le monde est beau dans son ensemble… mais quelques détails peuvent être particulièrement sinistres.

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  20. il y a 2 type de voyageurs, et malheureusement l’un des groupe (une grosse majorité) s’en moque de voyager, découvrir… ils sont juste là pour rien faire, se faire servir… et surtout en mettre plein la vue à leur pseudos amis via les technologies de maintenant, et bien sur si quelque chose ne leur a pas plu pendant leur séjour, il n’en parleront pas…

    Un exemple, nous avons fait quelques coins dans le monde et partout le même constat : grosse pollution avec nos déchets, surtout le plastique, c’est impressionnant comme les gens jettent… mais ça on n’en parle pas…et pourquoi!!!!
    car j’estime justement que ceux qui voyagent devraient avoir une sorte de mission, montrer à tous ce que devient la planète…

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  21. article très intéressant, merci.
    C’est symptomatique d’Internet en général.
    Continue de dire ce que tu aimes et n’aimes pas. Pour le côté aseptisé il y a déjà la vrai vie et les médias.

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  22. Salut Amandine.
    J’ai parfois eu affaire à ce genre de commentaires très autoritaires en réponses à certains de mes articles (notamment un sur le Japon.
    Je sais donc à quel point cela peut nous toucher en tant que blogueur mais ne t’en fait pas, tu es libre d’écrire ce que veux, comme tu le veux, car c’est TON blog de voyage !;)
    Et n’hésites pas à modérer comme tu le fais (même si derrière ça crie à la « censure » car ça peut parfois partir très très loin…

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  23. Si une constatations m’a sauté aux yeux, c’est la quasi des adjectifs et noms présents sur les blogs de voyageurs : heureux – joie – beauté – bonheur – superbe – plaisir

    Actuellement en préparation de notre TDM, d’autres mots me viennes (en plus de ceux donnés) : peur – tristesse (quitter ce que l’on connaît) – anxiété – etc.

    Je trouve agréable de pouvoir lire également ce que les autres ont enduré, dû traverser ou qu’il n’ont pas aimé voir !

    Mais après, c’est chacun ses désirs, et si ton blog derange, alors que les dérangés ne lisent pas !

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    • Si on part, c’est bien pour expérimenter les premiers adjectifs… il viendra bien le temps d’expérimenter les seconds. De plus, chacun a une résistance différente. Ma « peur » n’est pas la peur de l’autre…

      Personnellement, si ce n’est que pour lire du négatif, je ne lis pas. Je préfère me forger ma propre opinion sur place. Car même dans le négatif, il devrait y avoir un « mais »…

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  24. Bonjour
    Je pars à la découverte de cette abondante correspondance …
    Loin d’être un intellectuel du voyage , je n’en suis pas moins qu’un simple voyageur qui aime ou n’aime pas , mais sait apprécier les chemins de rencontres quel qu’ils soient. ..
    Possible que les premiers voyageurs aient fait les chemins, possible que les chemins aujourd’hui fassent le voyageur. .!
    Libre à lui de nous en transmettre sa vision , libre à nous de l’interpréter …
    Mais savoir arrêter de se prendre la tête. …

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  25. Bonjour,

    J’apprécie beaucoup ton article tant pour son ton que pour son contenu.

    Les remarques les plus négatives ou insultantes que je reçois, sur forum ou mon site, c’est lorsque je me permets de dire ne pas avoir apprécié – en expliquant pourquoi – un lieu, un endroit, une activité…

    Elles émanent souvent de professionnels du secteur pour lesquels il ne faut surtout pas égratigner la carte postale. C’est en particulier vrai lorsque je touche à la Martinique, île où je vis.

    La deuxième source de récalcitrants aux points de vue différents vient des « spécialistes ou de ceux se prenant pour tel » d’un lieu et qui parfois ont du mal à admettre que d’autres puissent être en désaccord avec leur vision des choses.

    Souvent, malgré les retours très négatifs, je continue à partager mon vécu et ma perception des choses sans jugement ou opinion. Parfois je suis tellement stupéfaite, voire affectée, de tant de haine que je jette l’éponge. On m’a même menacé de procès si je n’enlevais pas un retour sur une activité non appréciée, j’ai refusé de le faire et bien sûr aucun procès n’est venu !!!

    Mais heureusement, il y a les belles surprises et les personnes heureuse d’avoir des points de vue divergents pour se faire une idée et organiser un voyage…

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  26. Tres bon article, bien pensé et bien écrit.
    Je pense qu’il faut rajouter à ton équation, les attentes du voyageurs.
    Par exemple, il y a 2 ans, mon chéri et moi (la trentaine tous les 2) avons visité la Thailande pendant 1 mois. Nous avons fait une pause d’une nuit sur Koh Phi Phi pour pouvoir descendre plus au Sud de la Thailande. J’ai detesté cette ile qui fait pourtant rêver tant d’autres. Pour un jeune de 18ans qui cherche alcool, drague, sexe et boite de nuit, je pense que ça peut effectivement paraitre le paradis sur terre. Pour nous qui étions venus chercher de l’authenticité, pas du tout. L’ile a été reconstruite nimporte comment après le Tsunami, ce soit surement etre la plus importante densité au monde, et dès que tu sors des 3 rues piétonnes, les chemins sont plein d’immondices et les plages sales tant il y a de bateaux qui accostent pour décharger des milliers de visiteurs chaque jour.
    Donc tout est une question d’attentes!

    Par ailleurs, pour répondre à la question, oui le bloggueur doit dire ce qu’il a pensé de ces voyages et retranscrire ces impressions. Si cela en décourage certains, ils sont bien bêtes! Je trouve au contraire super enrichissant de confronter son expérience à des gens qui en ont eu une différente de la mienne!

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  27. Bonjour Amandine,

    Je dois avouer ne pas avoir eu à subir des propos irrespectueux sur mon blog jusqu’à maintenant, car je n’ai pas encore écrit de billet qui pouvait provoquer de grande réaction. Mais quand je lis certains commentaires sur des blogs, parfois je n’en reviens tout simplement pas. Je me sens mal pour le blogueur de recevoir de tels propos et je sais que ca m’arrivera un jour ou l’autre, car je n’ai pas l’intention de garder pour moi mes perceptions.

    Après tout c’est notre blog, notre vision des choses qui comme tu dis peuvent amener une discussion constructive basée sur l’échange respectueuse. Mais des propos vide et haineux n’ont pas leur place selon moi.

    J’avais lu un blog une fois où un homme qui croyait tout connaître du Maroc s’attaquait à l’auteur comme quoi ce dernier ne connaissait rien et disait des idioties. Notre vision et notre expérience d’un lieu est unique et personne ne peut en juger. J’ai adoré des endroits que les gens disaient peu intéressants tel que Vientiane et j’ai été très déçu d’endroits supposément exceptionnel comme la Baie d’halong. Et puis? Certainement que j’aurais le droit de le nommer.

    Alors moi je te dis que oui tu peux continuer à raconter tes belles expériences comme tes déceptions. Ce blog t’appartient, il est ton espace. Les gens qui t’apprécie et apprécie ton travail continueront de te suivre même si leur vision diverge parfois. Les visions sont aussi variées que les expériences.

    Alors pour ces malfaisants et bien tant pis… si c’est de la méchanceté gratuite ils se retrouveront tout simplement à la corbeille et auront perdu leur temps.

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  28. J’ai survolée ton article , moi je dis qu’on a le droit de pas aimer dans un tour du monde c’est obligé que tout ne peu pas nous plaire et puis c’est pas bien grave il y a tellement de choses plus grave dans la vie !!!

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  29. Article très intéressant, merci !

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  30. Sujet délicat il est vrai. Il y a quelques jours, j’écrivais un article intitulé « Vietnam: Carton Rouge » sur ma page Facebook. Le seul exprimant un point de vue négatif en 15 mois de voyage. J’ai d’abord hésité à le publier de peur d’influencer les lecteurs dans leurs futurs voyages. Mais j’ai tellement eu de problèmes au Vietnam que j’ai voulu prévenir les gens en faisant part de mon expérience (tout en me gardant bien de faire des généralités).

    Résultats, c’est celui qui a le plus fait le plus gros buzz avec un nombre important de partages et de vues. Suite à sa parution, plus de 100 nouveaux « fans » sont arrivés. Et les commentaires ont été nombreux aussi. Enfin, chacun y est allé de son anecdote. Bonne ou mauvaise. Mais ça a discuté dans le respect. Sans critiques, ni insultes.

    C’est vrai que c’est délicat et qu’il faut bien choisir ses mots si on décide de parler négativement d’une destination ou d’un site. Mais si c’était à refaire, je le referai 🙂

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    • ce n’est jamais d’une destination qu’on va dire du mal car tout endroit dans ce monde est magnifique mais ce sont les comportements humains qui sont souvent catastrophiques …

      un exemple, dernièrement aux Seychelles nous discutons avec un local, pécheur depuis toujours et tout en ouvrant sa bouteille de bière le voilà qui jette la capsule a terre, ou encore nouvelle mode la haut se faire prendre en photo assis sur les tortues luth, espèce protégé!
      nous perso, jamais les paysages nous ont déçu…

      et je viens de lire ton article et effectivement ce sont encore les comportements humains…de toute façon nous, on voyage pas pour les rencontres sauf si les gens sont accueillant, et ce n’est pas toujours le cas, loin de là…

      Répondre
  31. Merci pour cet article qui fait réfléchir… Pour moi un blog est un espace personnel où l’auteur choisit sa ligne directrice en fonction de sa personnalité et le tout c’est d’être bien dans ses baskets et de savoir gérer les polémiques, si polémique il y a.
    D’expérience, je sais que aimer ou pas une destination dépend de son état d’esprit du moment, de ses rencontres, de plusieurs facteurs qui nous sont très personnels aussi faut-il savoir justifier quand on lance ce genre de sujet pour que le lecteur comprenne.
    En tant que lectrice je déteste ces sujets polémiques qui deviennent un peu trop « orientés SEO » avec un titre choc pour faire le buzz du coup j’ai tendance à ne pas les lire.

    L’origine de mon blog a fait que je n’ai jamais voulu parler de choses négatives pour ne pas inquiéter mes proches. J’ai gardé ce parti pris car au final je prèfère partager mes bonnes expériences plutôt que mes mauvaises. ça correspond assez bien à ma personnalité finalement. Je n’aime pas trop la polémique et du coup ce ne sera jamais le sujet central d’un billet par contre je ne me gène pas pour faire des petites réflexions sur ce que je n’ai pas aimé si je n’ai pas aimé un truc .

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  32. C’est marrant comment ça peut rappeler la politique tout ça …

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  33. Le blog de voyage et les réseaux qui servent à le diffuser restent un univers très formaté et où il y a aujourd’hui une territorialité grandissante… Même si c’est normal, et que ça n’a rien d’original sur internet, je ne suis pas étonnée que l’on puisse se poser la question…

    Personnellement, j’avoue ne pas me soucier de ce que l’on pense aujourd’hui, mais il faut dire que 18 ans d’expérience intensive aide. Je dirais même que je regrette le temps où je traversais les polémiques, car c’est une façon rapide d’apparaître, de devenir visible et hélas, ça ne nécessite pas forcément d’écrire des choses de qualité (je parle en général, bien sûr, pas pour ton cas).

    Quand en Croatie, je dis que je n’aime pas Dubrovnik, aujourd’hui, on accepte mon point de vue et même si les voyageurs n’y renoncent pas, ils limitent souvent leur séjour en estimant que je suis assez crédible pour qu’on me croie…

    Finalement, beaucoup reviennent me dire qu’ils comprennent ce que j’exprimais et pensent pareil après expérience… Mais à une époque, en l’exprimant sur des sites avec une forte communauté et des personnalités qui voulaient forcément garder leur influence sur les destinations sur lesquelles ils informaient, cela pouvait être sanctionné par des évictions du simple fait d’avoir osé remettre en question une personne qui a une position sur un site ou un forum.

    Puis-je reprendre ton débat sur le forum IDEOZ?

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    • Ce n’est pas toujours facile d’avoir un point de vue opposer à la majorité censurante !

      Je n’ai pas été lire pourquoi tu ne recommandais pas Dubrovnik actuellement, je garde un très beau souvenir des X fois une journée que j’y ai passé – à l’époque où pour me payer mes études je travaillais l’été pour une petite agence de voyages.
      Toutefois, je n’aurai pas envisagé d’y rester plus longtemps…

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    • Bonjour Sandrine, ravie que la réflexion t’intéresse.

      Merci pour ton commentaire; et c’est avec plaisir pour partager le débat sur le forum d’IDEOZ : partageons nos idées et nos points de vue, ça sert à ça le blogging 😉

      J’ai déjà entendu un retour mitigé de Dubrovnik (ville que je n’ai encore jamais vue mais que j’aimerais néanmoins découvrir de mes propres yeux un jour …) ;
      merci pour ton partage, cela me permettra de revoir mes attentes de manière plus réaliste.

      Répondre
  34. Article intéressant, il est clair qu’il faut par moments arrêter de trop idéaliser les voyages et aussi montrer une face du voyage ancrée dans la réalité loin d’être idyllique (souffrance, famine, pauvreté, travail des enfants…), ça donne un autre visage aux voyages qui en fait également leurs richesses…

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  35. Mais heureusement qu´il y a des blogueurs qui ne montrent pas tout en rose mais qui nous informent de la réalité !!! L´intérét des blogs est justement d´avoir une vision réelle du pays, sinon autant ouvrir un guide ! 😉
    Merci pour tous tes billets, que je découvre depuis pas longtemps mais avec beaucoup d´enthousiasme ! ^-^

    Répondre
  36. Encore heureux qu’on ait le droit de s’exprimer! Il n’y a rien de plus chiant qu’un blog tout beau tout rose ou « tout le monde il est gentil et tous les pays ils sont beaux »! C’est vrai, on ne cherche pas tous la meme chose dans nos lectures de blogs, mais ceux a qui ca ne plait pas ne sont pas obliges de rester!
    Je vais bientot poster mon retour d’experience sur la Croatie, et si j’en ai pris plein les mirettes, je peux te dire que ce ne sera pas exclusivement positif!! Tout comme Tiphanya, mon blog reste assez intimiste donc je ne pense pas m’attirer des foudres, mais quand bien meme ce n’est pas cette perspective qui m’empechera de de partager MON avis et dire ce que JE pense.
    Chouette reflexion en tout cas!

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  37. Très bon article Amandine!

    on se demande souvent s’il on peut vraiment partager ces moments de peine ou de ne pas avoir aimé un endroit, les gens, l’ambiance… quand on a la chance de voyager. Mais le voyage permet justement l’ouverture d’esprit, de travailler son esprit critique, de ne pas tout accepter, de prendre le bon (surtout) et le mauvais (aussi, parce qu’il est là et nous construit et parce que le monde n’est pas tout rose, malheureusement, comme tu le dis si bien) d’une situation et d’en tirer le meilleur.

    c’est par notre expérience et nos échanges que nous permettons à nos amis, à notre famille et à nos lecteurs de prendre leurs propres décisions et de vivre leurs propres expériences en voyage. Ce que les uns adorent n’est pas forcément ce que les autres aimeront et vice-versa, mais c’est pour ça qu’on échange.

    il y a des gens qui n’aiment pas ça, c’est bien dommage et critiquer pour critiquer, insulter pour insulter n’amènera absolument rien de constructif.

    tu as eu raison d’écrire cet article et de « remettre les choses au clair » s’il le fallait vraiment, en tous cas pour toi.
    en espérant que ceux qui n’ont pas aimé reviendront et continueront d’apprendre à aiguiser leur esprit critique.

    Bonne continuation et bons voyages!

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  38. Super ! Bel angle d’article, pas souvent exploité et qui donne à réfléchir 🙂

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  39. Ah bien vaste question !
    Rien qu’ici il n’est est pas toujours évident de donner son avis si par hasard celui-ci était contraire à l’opinion générale et qu’il se risquerait à faire naître tout éventuel débat.

    Encore plus difficile, et même impossible sur la page d’ALP sous peine d’être blacklisté ou même banni.
    Et dans les blogs, comme tu l’indiques, malheureusement souvent, les pourvoyeurs du bisounourisme ambiant varient de l’insulte à la menace envers tout article ou commentaire contraire à la chose ordinairement établie.

    C’est là sans doute qu’est la contradiction des mots et le paradoxe de la situation, quand ces bosounouristes, protecteur d’un monde « tout le monde y l’est beau, tout le monde y l’est gentil », conservateurs de l’opinion généralisée, ces partisans du « no-débat », sont aussi les plus virulents, les plus insultants, les plus guerriers défenseurs de la chose convenue (et malheureusement trop souvent con-venue) …
    😉 !

    Répondre
    • Merci Emmanuel pour ton commentaire et ton retour 🙂

      Je n’avais pas réfléchi à ce paradoxe entre le message des « anti-critique » et leur agressivité

      … Petit contrats entre le fond et la forme 😉

      Répondre
  40. Bel article ! (qui, je suppose, a du te prendre bien du temps ;))

    C’est tellement plus intéressant un blog qui témoigne d’une réelle expérience,
    Après on est tous assez grands pour faire la part des choses. c’est pas parce qu’un blog critique un site qu’il faut le rayer de sa liste, c’est justement un bonne raison pour s’informer un peu plus.
    Ce n’est pas non plus par ce qu’on n’a pas partager la même expérience qu’on doit s’énerver, c’est justement une bonne occasion de discuter et de proposer un contenu nuancer pour les prochains lecteurs.
    Lorsqu’on prépare un voyage c’est parfois difficile de trouver un véritable avis. Perso je suis ravie de tomber sur des personnes qui donnent leurs bémols, ça me permet de ne pas faire les même erreurs ou de mieux préparer. Je m’en fous un peu de tomber sur un blog qui me dit que la grande muraille de Chine est grande, et que New York ne dors jamais.

    Bref,

    Continue comme tu le fais, moi j’adore voyager à travers ce blog 🙂

    Romane

    Répondre
  41. Article enrichissant et réflexions très intéressantes. Ce sont justement des questions que je me pose en ce moment car je suis en train de voyager au Venezuela et c’est franchement très loin d’être tout rose. Et je me demande bien comment parler de ce que je n’aime pas et des problème sans offenser, ni trop atteindre le tourisme international qui est déjà presqu’inexistant. Bref, pas toujours facile de dire ce qu’on pense et de nunacer. Souvent quand je n’aime pas un endroit je n’en parle pas car je préfère parler des trucs positifs mais pour le Venezuela, je pense qu’un retour d’expérience serait intéressant pour les lecteurs, j’y réfléchis.

    Répondre
  42. Héhé, j’aime bien ton article, car je m’y retrouve tout à fait… durant notre voyage, on a eu du bon, du moins bon, des gros moments de bonheur, et des moments difficiles aussi. Le blog Nowmadz, c’était avant tout pour nous, et pour nous constituer un carnet de voyage, un recueil de souvenirs. J’ai toujours écrit les choses telles qu’on les a vécues, sans jamais me retenir sur les impressions, les émotions, qu’elles soient négatives ou positives. Parce que dans quelques années, lorsqu’on relira tout ça, je veux qu’on puisse ressentir, exactement ou presque, les mêmes émotions qu’au moment où on les a vécues.

    Certains articles ont eu une résonance négative (je pense à celui où on expliquait pourquoi on n’allait pas voir le Machu, certains ont même répondu par article interposé qu’il fallait vraiment être con pour ne pas aller voir le site!!) … mais pour tout dire, je m’en fou. Parfois, à la lecture de certains commentaires négatifs, agressifs, ou insultant, on a pu être blessés, ou sur le coup, énervés. Et puis, bien vite, c’est passé, ça passe. Parce que Nowmadz, c’est chez nous, et si ça plait pas, il suffit de cliquer sur la petite croix en haut à droite et d’aller vite se chercher un blog Barbapapa… Voilà, il y a les blogs Barbapapa, et les autres.
    Moi, les premiers, je les lis pas. Parce que je ne crois pas que tout soit beau et lisse, ailleurs. Je ne crois pas qu’ailleurs c’est mieux que chez moi. Et bien souvent, tu verras que les gens qui t’insultent, ou qui s’insurgent quand tu exprimes un avis plus personnel sur un site ou un pays, ce sont des gens qui rêvent d’un « ailleurs » mieux que chez eux. En quelques sortes, tu apparais alors en casseur de rêve! Mais ça, c’est leur problème…

    Toi tu n’as pas, à mon sens, à remettre en cause ta ligne éditoriale. Tes lecteurs te demandent du vrai, même si parfois ça choque ou ça dérange. C’est ce qui te différenciera toujours des blogs Barbapapas qui foisonnent par milliers, surtout dans la blogosphère du voyage… c’est tellement facile de faire des grandes proses, en posant de belles images pour vendre du rêve à des lecteurs que ces bloggeurs prennent finalement un peu pour … des cons 😉

    Keep going!

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  43. Tiens, je viens de relire ton article sur les temples du coup… Bon, t’as jamais écrit qu’il ne fallait pas y aller! … CQFD…. 😉

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  44. C’est vrai que les réactions sur internet peuvent être parfois violentes. Je ne l’ai pas vécu à travers mon blog mais lors d’échanges sur un forum. Je cherchais des conseils pour un hôtel pas trop cher à Marrakech et à Essaouira où nous allions passer un long WE pour fêter nos 1 an de mariage. Lorsqu’un peu plus tard dans la discussion, j’ai dit que j’avais trouvé un hôtel à 40 euros la nuit, j’ai suscité des réactions violentes notamment de la part d’une personne. J’avais droit à une leçon de moral sur le niveau de vie au maroc, le fait que j’étais passée par booking (oooh scandale), etc. Dans une autre discussion lancée par une jeune femme enceinte qui allait au Maroc à peu près au même moment que moi, cette même donneuse de leçon lui expliquait « mais comment vous êtes irresponsable de faire du bus dans son état… »
    les gens ne se rendent pas forcément compte que leurs commentaires peuvent être violents à recevoir.
    En tout cas, très bon article qui fait le point sur cette question délicate !

    Répondre
  45. Je partage totalement ton point de vue. Non seulement on a le droit de dire qu’on n »a pas aimé, mais si on tient un blog, je pense qu’on en a aussi le devoir. Si les internautes viennent sur nos blogs c’est avant tout pour avoir nos avis. C’est vrai qu’on a plus tendance naturellement à écrire sur ce qui nous a plu, mais je trouve très important aussi de dire que qui ne nous a pas plu.

    Mais dès que tu commences à t’exprimer sur un sujet, tu trouveras toujours quelqu’un pour te rembarrer. Un jour, sur un forum que je ne citerai pas, je me suis faite démonter par une personne qui finalement, disait exactement la même chose que moi… avec toute la violence d’expression que permet internet…

    Merci pour cet article qui montre « l’envers du décor » !

    Répondre
  46. Moi je pense qu’il faut le dire et donner son impression sur toutes les choses qui nous marquent, bonne ou pas. Donc bien joué!

    Répondre
  47. Bonjour Amandine,
    Encore un article intelligent qu’on a plaisir à lire ! Juste une coquille : « Le message a émettre peut-il est *être le problème ? »
    Je me souviens avoir vu un documentaire très intéressant sur les phénomènes de cyberbullying où l’anonymat semblait en effet être un moteur puissant : les gens se lâchent car personne ne sait que c’est eux qui disent de telles horreurs, etc. Bref, des trolls, il y en aura toujours, malheureusement.
    J’avais lu une partie des commentaires sur Angkor à l’époque où j’ai lu ton article. Une partie de ton lectorat n’attend de toi que du rêve, c’est une évidence au vu des commentaires, là le retour à la réalité est désagréable pour eux. Par contre, pour les lecteurs qui te lisent et prévoient de voyager/voyagent, ça revient sur le partage d’information et de visions, donc c’est intéressant et te lire est toujours une expérience positive même si ta ligne éditoriale est négative de temps à autres. Difficile de satisfaire tout le monde à la fois 😉
    Chez nous aussi, les seuls commentaires qu’on a du modérer étaient sur un billet « négatif ». Ils portent plus au débat, naturellement.
    Je vais de ce pas jeter un oeil au blog de tes amis à vélo !

    Répondre
  48. Très bon article qui apporte avec détails un avis que je partage vis-à-vis de cette problématique. Ce n’est pas une chance de voyager mais un choix tout comme c’est un choix de ne parler que de ce que l’on a aimé ou d’être sincère avec ses lecteurs sur son blog. Car selon moi, c’est tout simplement une question de sincérité que de s’exprimer aussi sur les destinations que l’on a moins (voire pas) aimé. Tout est dans la nuance, l’art et la manière de l’écrire pour ne pas desservir complètement la destination sans pour autant enjoliver les choses gratuitement. Dans leur course aux clics, certains blogueurs ont tendance à l’oublier, surtout en voyage presse où tout semble toujours tout beau tout rose. Mais c’est bien de savoir pointer du doigt ce qui ne va pas quelque part, c’est aussi peut-être un peu grâce à la liberté d’expression que nous avons (et qui est pour le coup une vraie chance) que certaines situations pourront être amenées à changer.

    Répondre
  49. À vous lire, plutôt contente de ne pas parler de destinations sur mon blog. Cela dit, j’ai commencé à lire les comms sur ton article… et la plupart sont d’accord avec toi, quand même ! Ou alors en désaccord mais on voit que c’est de l’opinion… et sur une expérience aux paramètres marginaux.

    Faut pas se focusser sur les connards (plus dur à dire qu’à faire, je sais). Et par chez moi, je parlerai toujours du bon et du mauvais de l’auto-stop, de la rencontre comme de la peur du viol, des conducteurs géniaux comme des agresseurs… On est dans la vie réelle. Fais-les tes coups de gueule, au pire, ça fait du buzz. Ton blog, ça t’appartient, de toute façon, non ? And don’t feed the troll ! Les débats c’est bien, mais les connards, je les croise aussi sur FB et Twitter et les sites de rencontre, et y’a une manoeuvre de ninja pour ça : BLOCK-DELETE ! OÏ OÏ !

    Répondre
  50. Bien-sûr qu’on peut ne pas aimer ! Mais là, par contre, j’aime ton article. C’est aussi la réflexion que je me fais depuis quelques temps et j’avais même un projet à ce propos. Mais je ne pense pas le réaliser par manque de temps, dommage, ça m’aurait bien fait rire !

    Répondre
  51. Bonjour Amandine,
    Je tenais à te dire que c’est parce que ta plume est sincère que je suis devenue une fidèle lectrice (mais une piètre commentatrice… je m’en excuse). Je suivais à un moment une trentaine de blog-voyages. Aujourd’hui, ma liste s’est réduite à 3/4, les plus « sincères » à mes yeux (et j’insiste sur le fait que ce constat n’est basé que sur mon ressenti).. ou pour être plus exacte, les plus globaux, ceux qui abordent tous les aspects du voyage (les petits malheurs, les grands bonheurs, les déceptions, les belles surprises, etc.). Parce qu’ainsi est faite la vie.
    Je suis d’autant plus étonnée par les commentaires parfois agressifs de certains, attitude que je déplore quand en conséquence certains blogueurs s’auto-censurent pour ne plus subir cela (ce que je peux comprendre). On peut ne pas être d’accord tout en étant constructif dans ses arguments et respectueux de l’avis de chacun.
    Continue d’être entière et honnête, c’est vraiment appréciable 🙂

    Répondre
    • Bonjour Morgane,

      ton commentaire me touche beaucoup ! Je suis flattée d’être parmi les blogs que tu suis régulièrement, vraiment.
      Comme tu le dis, j’aime toucher un peu à tout ce qui concerne le voyage et partager aussi mes réflexions et mon vécu, normalement sur le voyage directement, parfois cela déborde un peu (ici on touche aussi un peu au blogging … ).

      Encore un tout grand merci pour ton retour, ton soutien et tes conseils !

      PS : un piètre commentateur, cela n’existe pas à mes yeux. Le commentateur prend du temps pour passer du statut de lecteur à celui, plus actif, de commentateur : il se mouille, il réfléchi, il communique avec l’auteur mais aussi avec la communauté autour du blog et fais avancer les choses avec le partage de son avis, de son regard, de ses informations … J’apprécie chacun des commentaires constructifs qui sont laissés par les lecteurs, et celui-ci m’a particulièrement touché.

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  52. Et ben, y’a de sacrés spécimens sur le web, au vu des commentaires que tu cites !
    Moi ça ne me choque pas de lire des expériences négatives, bien au contraire même, tant que les ressentis et les remarques restent constructifs. Et puis c’est un blog de voyage personnel, vous y racontez ce que vous ressentez et le but est bien de parler de vous, d’un point de vue totalement subjectif. Si ça ne vous plait pas, pourquoi ne pas le dire ?
    Bien sûr qu’on a envie de rêver en lisant des articles de blogs de voyage… mais on a aussi envie de suivre un voyageur et ses impressions.

    Répondre
    • Comme tu le dis Gaëlle, « de sacrés spécimens » ! 😉

      Je ne peux que te rejoindre lorsque tu parles de partages d’avis subjectifs et d’échanges de commentaires constructifs : l’essence même du blogging pour moi ! 🙂

      Répondre
  53. Ton blog est magnifique. Non seulement en photos, mais pour ton honnêteté et ton écriture vraie. Je pense que tu as totalement le droit de donner ton avis ainsi que tes impressions réelles dans tes textes, car personnellement, j’aime me faire une idée réelle de l’endroit que tu visites. Ton blog me permet de voyager et même tes photos de déchets, les couloirs bondés… c’est la réalité de la vie tout simplement.

    Suis ton coeur et ton instinct. Nous continuerons suivre ton merveilleux voyage en se délectant de tes images et de ta soif de découvrir!

    Répondre
    • Merci, merci merci Myalie ! Mille fois merci : c’est le genre de messages qui illuminent ma journée 😀

      Savoir que mes choix éditoriaux sont si bien accueillis et compris, et que la qualité et le style de notre travail (François pour les photos et moi pour les articles) plaisent, c’est la plus belle des récompenses ! 🙂

      Répondre
  54. C’est clair que sur internet, les gens se déchaînent toujours très facilement grâce à l’anonymat.
    Dans tes commentaires, tu décris ton vécu; la manière dont tu as vu, perçus et ressentis les choses et c’est comme cela que ça doit rester. Ton blog n’a pas pour objectif de décrire un endroit comme dans une encyclopédie, mais d’expliquer aux autres (voyageurs ou simples lecteurs sédentaires) le déroulement de tes voyages, les choses que tu as vues, tes rencontres…en bien ou en mal. Il ne faut pas bien sûr exagérer les points négatifs, mais s’il y en a, il faut le dire. Je connais aussi des personnes qui sont enchantées de leur voyage au Sri Lanka. Et maintenant j’en connais qui le sont moins. À moi de me faire ma propre opinion avec mes petits neurones.
    Sinon autant aller en Syrie et dire que tout est beau, calme et ensoleillé (inutile de mentionner les aspects un peu négatifs du genre « il pleut parfois des bombes » ou « on risque de se faire kidnapper, égorger »… non c’est négatif, il ne faut pas le dire !).

    En résumé : ne change rien ! Ton travail est abondant et très agréable à lire (ton photographe se débrouille pas trop mal non plus)

    Bon courage.

    Répondre
    • Merci Eric pour ton commentaire qui résume très bien mon état d’esprit et ma philosophie de blogging !
      À chacun de se faire sa propre opinion sur les différentes destinations : c’est tout à fait cela l’esprit !

      Un tout grand merci pour les encouragements (et je transmets le compliment au photographe 😉 ).

      Répondre
  55. Évidemment que l’on a le droit de le dire! Je pense que comme tout dans la vie certains aiment et d’autres peuvent ne pas aimer… Il suffit que plusieurs choses se passent mal pour que l’on n’apprécie pas un lieu. Par exemple j’ai visité Vienne en novembre dernier. Je ne vais pas dire que je n’ai pas aimé, mais plein de chose font que je suis passé un peu a coté de mon séjour…
    Selon moi, c’est exactement ce que tu as souligné : l’anonymat. C’est ça qui fait que certains s’enflamme dans leurs commentaires. Cette semaine je me suis fait « embrouillée » sur un forum de voyages, parce que j’ai utilisé le mot « incontournable » pour parler d’une destination. Le type m’a répondu hyper sèchement, limite agressif, que la seule chose dans la vie qui était incontournable c’était la mort etc.
    Je pense qu’il y aura toujours (et partout) ce genre de personnes et qu’il ne faut pas se censurer.

    Répondre
    • Merci pour ton commentaire Cécilia 🙂 J’image tout à fait le genre de débat stérile que tu as dû avoir, tout ça pour une interprétation du mot « incontournable »… Oui, l’anonymat donne des airs de justiciers masqués à certains, allant jusqu’à se laisser aller à des pulsions de haine. Rien de constructif là-dedans. Malheureusement (je dis malheureusement parce que j’aime bien répondre aux messages et j’aime les échanges dans les commentaires), parfois, la meilleure attitude, c’est de ne pas répondre : ne rien dire pour ne pas encourager, ne pas alimenter le feu…

      Répondre
  56. Je lis régulièrement tes articles, et je les trouve fort bien faits. Il me semble impératif de partager ses souvenirs de voyages avec sincérité, sans quoi le blog devient un site de voyagiste vantant ses propositions sans objectivité. Je trouve même qu’il y a majoritairement des retours positifs, je suis probablement plus sévère que toi, je ne reviens pas toujours aussi satisfait de mes voyages. D’ailleurs je prends souvent le temps de croiser les avis sur internet à la recherche de vrais retours sur les sites à visiter. Après chacun à un regard différent et c’est bien ainsi. Je t’encourage donc à continuer d’être critique sur ce que tu vois en voyage.

    Répondre
    • Merci beaucoup Jean-Claude pour ton message. Ton retour me fait très plaisir, la sincérité et la subjectivité sont très importants pour moi dans l’esprit du blog. Au plaisir d’échanger nos avis sur nos voyages dans de prochains articles 🙂

      Répondre
  57. Bonjour Amandine, j’ai beaucoup aimé lire ton article et je me retrouve complètement dans ta réflexion ! Il est très difficile de donner un avis négatif sur une expérience de voyage et c’est dommage, car c’est à mon avis tout l’intérêt des blogs, par rapport au guides de tourisme classiques !
    J’ai eu les mêmes déconvenues que toi en partageant un carnet sur le Delta du Mékong où je livrais un ressenti négatif suite à un enchainement de mauvaises expériences. On m’a alors traité de « sale touriste de m… » et de « néo-colonialiste ».
    C’est vrai que beaucoup de lecteurs attendent des récits qui font s’évader et n’imaginent pas que le voyage a aussi ses côtés difficiles, ses déceptions et ses déconvenues ! Où en tout cas ils ne veulent effectivement pas en entendre parler sur les blogs !

    Merci pour cet article très intéressant et au plaisir de te lire sur ton blog !

    Répondre
    • Bonjour Paul, contente de savoir que tu as apprécié la lecture ! Je sais que j’ai parfois tendance à écrire de longs articles, format qui n’est pas spécialement le plus apprécié sur le web et le rythme effréné de « consommation rapide »… Mais j’aime développer des réflexions, présenter mon point de vue et mes ressentis… Alors ravie de savoir que cela parle à d’autres ! 🙂

      Ne pas aimer c’est, pour les personnes qui s’opposent au partage d’avis négatif/mitigé, la preuve que l’on est un « sale touriste », un « mauvais voyageur » : on n’a rien compris, c’est de notre faute, on n’a pas cherché à sortir des sentiers battus, on a pas assez préparé notre voyage, on n’a pas assez d’ouverture d’esprit pour comprendre les différences culturelles, on manque de maturité et d’expérience pour avoir le recul nécessaire… Bref, c’est de « notre faute » !

      Merci pour ton témoignage, cela fait plaisir de lire des commentaires constructifs et réfléchis 🙂

      Répondre

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