Les taxis au Pérou : un des premiers contacts lorsque l’on arrive au pays … et sûrement l’un des plus marquants !

Après plusieurs voyages au Pérou, voici nos impressions, réflexions, conseils et anecdotes de taxis au Pérou.

Taxis, micros, colectivos, tuk-tuk …

Les transports péruviens se multiplient en différents styles et formats … Et vu les nombreuses possibilités et nombreux véhicules qui circulent dans les rues, c’est à se demander si une des occupations des Péruviens n’est pas de se déplacer sans fin !

Le bus

Le plus « formel » de tous les transports, ils relient les grandes villes entre-elles. Pour prendre le bus, l’on est souvent passé au détecteur de métaux et filmé avant de monter à bord, voire fiché, empreintes digitales à l’appui. Règles à outrance et paranoïa à gogo !

Bus de luxe
Bus de luxe
 Conseil :

Toutes les compagnies ne se valent pas, certaines étant très populaires et d’autres plus confortables que l’avion.

Certaines compagnies proposent des services différents : n’hésitez pas à demander à voir des images (ou mieux voir « en vrai ») pour comprendre les différences entre « VIP », « Cama » (lit), « semi-cama » (semi-lit) … l’occasion en même temps de vérifier l’allure actuelle des bus, qui parfois vieillissent bien mal par rapport aux images d’origine !

Le micro

Petite camionnette, le micro est utilisé pour circuler dans et entre les villes, sur de petites distances. Généralement, ce mode de transport est utilisé presque exclusivement par les locaux et permet de goûter un petit peu à l’ambiance du Pérou !

micro, Pérou, Amérique du Sud
Micro – Flickr @Don Cristóbal Bolero

Le colectivo

Souvent un break blanc, le colectivo se situe entre le micro et le taxi : une voiture à partager.

Maintenant, petite devinette :

Combien d’adultes peut-on mettre dans un colectivo ?

Le maximum que nous ayons eu jusqu’à présent, c’est 10 adultes et 3 enfants (pour aller découvrir la citée de Caral). Qui dit mieux ?

taxi, Lima, Perou
Taxi, taxi, taxi

Le tuk-tuk

Comment se croire en Asie en pleine Amérique latine ? Les motos ici aussi sont transformées pour transporter un maximum de personnes.

Conseil :

Renseignez-vous toujours avant de prendre un transport sur le prix (particulièrement pour le tuk-tuk et taxi, où les tarifs sont donnés à la tête du client). Généralement, pour le taxi privé, comptez entre 20 et 25 soles l’heure. 

tuk-tuk, pérou, Amérique du Sud
Tuk-tuk : aussi en Amérique du Sud !

Les 1.001 significations du coup de klaxon

User de son avertisseur sonore, c’est un véritable sport national au Pérou ! À tort et à travers, les Péruviens trouvent toujours une bonne raison de donner un coup de klaxon. Après une étude réfléchie sur la question, à force d’observation et d’expérience scientifique, nous avons pu distinguer 12 traductions aux bruyants « Tûût Tûûûûût ».

  1. Attention j’arrive
  2. Salut l’ami !
  3. Bonjour mademoiselle
  4. Besoin d’un taxi ?
  5. C’est moi qui passe au carrefour : chaud devant !
  6. Tire-toi de ma bande (pour une voiture qui arrive à contresens)
  7. Tire-toi de ma bande (pour un tuk-tuk qui se trouve sur « son » chemin)
  8. Ne traverse pas, je suis là (valable pour un piéton, un chien, une poule …)
  9. Je te dépasse ! 
  10. Tu ne pouvais pas faire ça ! (au bus qui vient de lui faire une queue de poisson)
  11. Tout le monde à bord (pour le colectivo qui va partir)
  12. On est arrivé (pour le bus qui arrive au terminal)

Et vous, quelles significations de coup de klaxon avez-vous déjà pu identifier ?

11 commentaires

  1. Ah ah je crois qu’ils ont les mêmes significations des tuuuut tuuuuuuuut au mexique 😀 C’est aussi un joyeux bazar sur la route!

    Et il y a aussi le tuut tuuuut « Pourquoi tu avances pas ? on est au feu rouge mais ya personne sur l’autre route »

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    • Haha, merci pour ton complément Karine ! J’aime beaucoup celui-là, je l’ai observé aussi au Pérou, mais aussi au Cambodge … Comme quoi, certains langages seraient universels ! 😉

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  2. Je me souviens qu’à Lima en effet, ça n’arrête jamais de klaxonner ! Je n’aime point trop les bruits des villes en France et les gens qui usent de leur klaxon (c’est interdit en plus), mais Lima, c’est horrible !haha C’est en tout cas une expérience à connaitre une fois !

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    • Salut Mathieu, merci pour ton message !

      C’est clair que le contraste en sortant du Pérou vers le Chili est saisissant : à Iquique, les automobilistes s’arrêtent 200 mètres avant le passage piéton pour nous laisser traverser, ne klaxonne jamais … Tout semble si courtois et paisible !

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  3. Ahahah! Tu m’as bien fait rire avec cette liste des significations des coups de klaxon 😛

    Que de souvenirs…

    Et sérieusement, je ne sais pas où j’étais en 2007: je ne me souviens pas du tout avoir vu le « tuk-tuk péruvien ». Où avais-je la tête? 😛

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    • Héhé, pourtant nous en avons vu à Ica, Tumbes et Chiclayo, et il me semble aussi à Tacna 🙂

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      • Bon, en meme temps, ça fait 8 ans de cela ET je ne suis allée dans aucune de ces villes…

        Remarque que c’est tout à fait possible qu’à l’époque je me sois extasié sur la chose en l’observant et que je ne m’en rappelled juste plus du tout 😛

        Peut-être aussi que plusieurs me sont passes sous le nez sans que je les Remarque? hihihi

        Pas le choix, va falloir y retourner!

  4. Les coups de klaxons ça me fait penser à la Sicile quand j’étais petite et qu’on allait acheter le pain avec mon grand-papa. Là-bas ils klaxonnent pour tout ou rien (surtout pour rien) et les règles de la circulation sont pour les autres. Un jour je lui avais demandé pourquoi qu’on roulait à contresens dans une petite ruelle où deux voitures n’auraient eu aucune chance de se croiser et il m’a répondu en souriant mais c’est pas un contresens pour moi, je la prends toujours cette route… Ouais… 🙂

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    • Ahah, oui, les klaxons, pour avoir un peu voyager en Sicile, je peux comprendre ce que tu veux dire ! 😉 C’est aussi « folklorique » !
      Ce qu’on a adoré en Sicile, c’est ce renversement du rapport de force habituel : ici, c’est le plus petit qui gagne, car il se faufile partout, à l’inverse du plus grand et du plus lourd, moins mobile et plus lent à démarrer !

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  5. Dans un colectivo : une dizaine d’humains, une brebis et un chien… qui effrayait la brebis bien sûr!

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    • Haha 😀 on adore ces tranches de vie en voyage ! Les colectivos, tout un microcosme ! 😉

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