Pourquoi Angkor m’a déçue

Angkor : cerise sur le gâteau de ce voyage  ! Angkor est la raison qui nous a fait choisir le Cambodge parmi tous les pays d’Asie. C’est aussi Angkor qui a guidé notre itinéraire, avec un premier circuit vers les temples éloignés, perdus dans la jungle, pour terminer en beauté, avec le plus spectaculaire : les temples d’Angkor !

C’était comme un film que l’on attend pendant des mois et dont on entend que des bonnes critiques, la réalité nous a rattrapés … et déçue. Oui, Angkor, a été une véritable désillusion ! 

Je vous dévoile ici pourquoi j’ai été déçue par ma découverte d’Angkor, cité grandiose pleine de contrastes … Ça commençait pourtant si bien !

Les 8 raisons de ma déception à Angkor

  1. Le touriste est une sardine

    Trop de tourisme tue le tourisme ! Je savais qu’il y avait du monde sur le site d’Angkor … mais à ce point-là : c’est inimaginable ! Moi qui déteste les foules et fuis les soldes et autres cohues, j’ai été servie.

    Repris dans la liste du patrimoine en péril pendant 10 ans, Angkor s’est vu porter 1.001 attentions afin de lutter contre le pillage et mettre en place des mesures pour sa conservation (entendez par-là reconstitution) et sa préservation.

    Ce travail a tellement été couronné de succès qu’Angkor devint rapidement un site incontournable de l’UNESCO, à voir au moins une fois dans sa vie. Depuis, chaque année, le nombre de touristes fréquentant Angkor grimpe de 25% ! On estime qu’il devrait y avoir 4 millions de touristes en 2014, ce qui signifie un peu moins de 11.000 par jours … en moyenne.

    Difficile de pouvoir apprécier la beauté des lieux et ressentir l’ambiance mystique des ruines avec des centaines de personnes se souciant uniquement de pouvoir poser devant telle porte ou telle sculpture, et de repartir aussi vite.

    Lors de ma visite du Machu Picchu, il y avait bien sûr beaucoup de monde, mais 100 fois moins (proportionnellement par rapport à la taille du site) qu’à Angkor ! Voir les ruines dans ces conditions devient juste intenable. Espérons que l‘on trouve un moyen de réguler les entrées, en mettant par exemple un nombre limité de visiteurs par jour (comme au Machu Picchu).

  2. Le touriste est un pigeon

    Qui dit touriste dit argent ! À partir du moment où un site est fréquenté par des portefeuilles ambulants, lâchant les dollars comme s’ils les pondaient, il est bien compréhensible de voir les locaux tenter d’en avoir « leur part ». Ainsi, les stands pour touristes, avec systématiquement les mêmes babioles de souvenirs, les mêmes t-shirts à des prix exorbitants, et les bouteilles d’eau à 4 fois le prix.

    Et encore, les prix des Pass ont diminué : il y a quelques années, ils coûtaient 3 fois le prix actuel ! (Pass 1 journée :  20 USD ; 3 jours : 40 USD; 7 jours : 60 USD).

  3. Le touriste est un mouton

    Le touriste est décidément un drôle d’animal : après sardine et pigeon, voilà qu’il se prend pour un mouton. Le touriste suit, certains appréciant se déplacer en masse dans des cars bondés de compatriotes venus l’assister dans son invasion des ruines.

    Heureusement, pour qu’il ne se perde pas, le touriste-mouton est bien encadré, suivant le petit chemin balisé. Se perdre dans les ruines et pouvoir découvrir les choses par soi-même serait trop aventureux.

    C’est un point que j’ai fort apprécié lors de la découverte des temples éloignés : la liberté d’explorer dans le sens que l’on veut, au rythme que l’on veut.

  4. Le touriste tombe dans le panneau

    Le nombre de panneaux d’interdiction sur les sites m’a tout bonnement frappé : cela va du simple « attention la tête » à « sens interdit », « sens de la visite », « zone interdite », « travaux », « chapeau interdit » … Sur certains sites, il y en a partout !

    Sans compter le règlement abusif : comme pour visiter une église, il faut se couvrir les jambes et les épaules et se découvrir la tête. Peu importe que l’on soit dans une file d’une dizaine de minutes sous un soleil de plomb, une charmante employée du site restera à côté de vous en élevant la voix à chaque sommation jusqu’à ce que vous vous découvriez le crâne !

    Et ce n’est pas tout. Mauvaise nouvelle pour toutes les voyageuses : l’astuce du foulard est ici interdite ! Pourquoi, ça je ne sais pas. Mais il est explicitement demandé, dessins à l’appui de ne pas se couvrir les épaules avec un châle. Jusqu’où va-t-on aller ?

    Angkor, Cambodge
    Chapeaux interdits pour attendre dans la file pour monter à Angkor Vat

    Ce règlement semble d’autant plus abusif qu’il est en total paradoxe avec les gravures qui ornent ces murs, laissant libre cours à la nudité des gracieuses apsaras… à moins qu’elles ne doivent penser à se couvrir à l’avenir, elles aussi ?

  5. Le sacré à la mode

    Si l’on raconte que certains temples étaient encore fréquentés par des moines bouddhistes, la majorité de la cité d’Angkor était (et est toujours) « un gros tas de ruines abandonnées ». Mais, sans doute car cela n’est pas assez vendeur, il a fallu que l’on ajoute (ou fasse revivre) une aura sacrée autour de ces vieilles pierres, et ce depuis 2 ans environ.

    Ainsi, des moines priant (et mendiant) se trouvent au centre des principaux temples, proposant encens et bracelets pour quelques billets.

    Il n’est plus question de visiter des citées déchues, mais bien des lieux emprunts de religion. On ne vient pas seulement en quête d’histoire, mais de spiritualité.

    C’est pourquoi il est indécent de se promener épaules et genoux dénudés … chose qui n’a jamais posé de problème lors de nos précédents voyages : jamais je n’aurai imaginé me couvrir les épaules au Machu Picchu comme on rentre dans une église … et pourtant !

    Certains moines sont présents sur le site d’Angkor. Je me suis un peu renseignée, questionnant les locaux sur place : n’importe qui devient moine, pour quelques jours ou quelques années, c’est un passage obligé dans leur vie religieuse. Cela démystifie le côté emprunt de sagesse du moine : ce sont des hommes comme nous en croisons des dizaines dans les rues, les habits oranges en plus et les cheveux en mois.
    Certains moines se trouvent donc sur le fameux site, reflétant dans leurs attitudes la philosophie de leur religion … et d’autres paraissent juste être des « faux moines », des personnes déguisées afin de poser sur la photo. Certains avec un piercing dans le nez et des tatouages, d’autres invectivant les passants gaiement, ou s’improvisant un jeu de lancer de chaussures dans les escaliers de « leurs ruines sacrées »

  6. Le temps c’est de l’argent

    Emporté par la foule : le touriste mouton est emporté par la marrée de visiteurs.

    Angkor, Cambodge
    Foule s’amassant dans le sentier de visite du site de Banteay Srei

    Et s’il résiste, décide de s’accrocher pour prendre son temps, observer les ruines en détail ou avoir l’audace de prendre une photo, il est rappelé à l’ordre ! Nous avons ainsi été témoins d’une scène ahurissante, où un garde du temple de Benteay Srei invectivait un touriste qui osait s’arrêter « trop longtemps » (sans doute ont-ils des chronomètres et un temps délimité de pause autorisée) pour prendre une photo :

    -« Monsieur, s’il vous plait, veuillez avancer »
    -« Mais je prends juste un photo, encore un instant »
    -« Non monsieur, ce n’est pas possible, il faut avancer, c’est « rush hour » (heure de pointe) ! »

  7. Des ruines martyrisées

    Les temples d’Angkor, comme ceux plus éloignés, sont en souvent en piteux état : moins victimes du temps que de l’homme. La guerre, les Khmers Rouges et leur volonté d’enlever toute trace d’histoire, les pilleurs … ont enlevé les belles pièces, détruit les visages des statues, comme on enlève les garnitures à un bon gâteau. Sans compter certaines statues que l’on peut admirer dans le musée national à la capitale et dans d’autres musées dispersés dans le monde, comme à New York. Il ne reste à Angkor que la croûte, trop dure pour en apprécier la finesse originelle.

    Angkor, Cambodge
    Gardien de la porte décapité

    Malheureusement, les affres du temps se manifestent de plusieurs manières, comme l’oubli : nous avons oublié les techniques utilisées lors de la conception et la réalisation des temples d’Angor. Ainsi, des archéologues et ouvriers en restauration du temple, avec leurs bonnes intentions, n’ont pas toujours la main heureuse, et détériorent parfois un savoir-faire, causant des dégâts irréparables, suite à une méconnaissance et mauvaise compréhension du génie de l’architecture angkorienne.

  8. Des ruines malmenées par la foule

    Les foules, toujours plus nombreuses, venant visiter les ruines sont également à la base d’un danger pour ces temples. On connait tous le danger de la fréquentation touristique au Machu Picchu, mais on parle beaucoup moins de son pendant cambodgien.

    Les pas de ces hordes de touristes exposent les pierres à une érosion accélérée, encore plus destructrice que les siècles d’abandon.

    Si c’est sans doute le plus visible, ce n’est pas le seul désastre causé par le tourisme de masse. Siem Réap, ville située aux abords d’Angkor, s’est peu à peu transformée pour correspondre aux attentes des touristes en tous genres : hôtels de luxe, piscines, eau courante et chaude, airco, électricité … Tout le confort dont ne bénéficient pas les locaux ! La consommation en eau des touristes est donc bien plus élevée que celle des Cambodgiens. Et pour aggraver le tout, la saison haute touristique se produit à la saison sèche …
    Ainsi, pour répondre aux besoins des touristes, l’eau est pompée dans les eaux souterraines, vidant les aquifères et fragilisant le terrain sablonneux sur lequel est bâti la citée d’Angkor.

    L’essor de la ville a aussi provoqué une forte augmentation de la pollution, contribuant à l’érosion et la décoloration des pierres.

    Et tout cela sans parler des visiteurs peu respectueux, pour ne pas dire criminels, qui taguent certaines pierres, histoire d’immortaliser leurs noms aux côtés de belles apsaras.

    Angkor, Cambodge
    Graffiti dans le temple central d’Angkor Vat

Angkor : un disneyland en perdition

Vous l’aurez compris, j’ai vécu une réelle désillusion à Angkor. Plus je vieillis, plus je voyage, plus je vis des désillusions. C’est à en avoir peur de voyager et de découvrir les sites « pour de vrai » : seront-ils les mêmes que dans les reportages que je regarde ? Auront-ils ce parfum de mystère qui englobe tout site archéologique ? Ou une masse de touristes fera-t-elle disparaître cette aura au profit d’hôtels à airco et de petits vendeurs aux litanies « one dollar » incessantes ?

Tout voyageur est un moment ou l’autre confronté à la question, tiraillé entre la volonté de découvrir et la peur d’être déçu. Et à ce dilemme s’ajoute un second, plus éthique : visiter versus préserver ? Succomberons-nous toujours à cette pulsion égoïste de vouloir voir le monde par ses propres yeux ? Où déciderons-nous de boycotter la visite d’un site, vu le danger engendré par le tourisme de masse ? Mais que représente le positionnement d’une personne à ce niveau : une goutte dans l’océan des touristes ?

Et vous, vous êtes-vous déjà retrouvés face à ce genre de réflexions ? Quels ont été vos choix ?
Avez-vous déjà visité Angkor ? Quels sentiments cela vous a-t-il procurés ?

Pour aller plus loin :

Auteur: Amandine

Voyageuse passionnée, Amandine part découvrir le monde accompagnée de François, l'esprit et les yeux grands ouverts ! Elle est également psychologue et coach de vie, proposant à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans leur projet personnel et leur cheminement vers l'épanouissement (voir page "qui sommes-nous" et contact).

222 commentaires

  1. Salut Amandine
    en lisant ton article je me suis dit que le tourisme avait.explosé au cambodge. Nous y sommes allés en 2007 et nous avions été parfaitement tranquille. il n y avait pas non plus toutes ses règles et en louant un tuk tuk on était libre de nos mouvements. c est toujours le problème quand un site devient victime de son succès. quelle est la réponse ? plus je voyage et plus je me rends compte que ce.sont rarement les lieux archi connu qui me donnent le plus de sensation. Tout simplement car on a l impression de déjà les connaitre. Cela ne m avait pas fait cet effet là pour Angkor car j était inculte à son sujet et que ce n était pas la raison de notre voyage au cambodge. mais ce pays regorge d autres surprise et d une histoire intéressante quoique très lourde et qu’à mon sens on ne connait pas assez. bon voyage à vous.

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    • Salut Laura,
      merci pour ton commentaire et bienvenue ^^
      Oui, le tourisme a je pense explosé ces dernières années, tant au vu des chiffres (augmentation de 25%/an) et des retours d’expériences et échanges avec des voyageurs ayant déjà visité Angkor.

      Ta conclusion, « plus je voyage et plus je me rends compte que ce.sont rarement les lieux archi connu qui me donnent le plus de sensation » rejoint mon vécu : je n’attendais rien ou presque des temples dans la jungle, peu fréquentés et peu mis en avant, et j’ai été plus que ravie des découvertes que j’ai pu y faire ! Ils restent dans les meilleurs souvenirs du Cambodge 🙂

      Sans doute que le volet « connaissance préalable » joue aussi : j’ai tellement vu de visages du Bayon (bien malgré moi : oui, j’ai regardé pas mal de documentaires sur l’histoire et l’archéologie au Cambodge, mais pas trop d’images afin de me « préserver un maximum ») … au final, lorsque j’ai vu ces visages en vrai je me suis dit « mais c’est tout petit » ! Un peu comme un souvenir d’enfance que l’on vient confronter à la réalité.

      Comme tu le soulignes bien, le Cambodge ne se limite pas aux temples d’Angkor : il y a beaucoup à découvrir hors des sentiers battus, dont cette histoire majestueuse et terrifiante à la fois.

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      • Bonjour Amandine,

        Il y a tellement de vrai la dedans, c’est triste. J’ai habite Siem Reap pendant Presque un peu plus de 3 ans entre 2004 a 2007 et j’y suis retournee pour la premiere fois en October 2013. J’ai adore le Cambodge et les Cambodgiens et j’ai l’impression qu’une partie de moi restera toujours la bas ! Beaucoup de choses avaient change quand j’y suis retournee, et c’est ce que je craignais. La seule chose sur laquelle je ne suis pas completement d’accord, c’est la foule. Enfin, tout depend de l’epoque, de l’heure/l’ordre de visite. A l’epoque nous savions deja que le tourisme augmentait sur le site, et nous pensions « wow 1 million de tourists bientot, c’est dingue » ! Entre 2004 et 2007, nous avons vu d’un coup des masses de bus pour tourists, surtout asiatiques, debarquer. Je me souviens d’Angkor Tom en particulier car nous allions courir la bas et a la fin de mon sejour, il fallait zig zagger entre les bus gares partout, en allant vers notre point de depart. La foule donc, en y retournant en Octobre de cette annee et respectant l’ordre inverse indique, nous n’en avons pas eu. Nous etions peut etre 20 en tout a Angkor Wat, visite a midi. Sur le chemin du retour par contre, oui la foule envahissait. Nous etions 3 sur le Bayon, visite a la premiere heure le matin, car tout le monde va voir le lever de soleil a Angkor Wat. En saison haute, qui commence en Novembre, c’est sur que ca doit etre la folie sur les temples. Mais il ne faut pas hesiter a bouleverser l’ordre de visite, meme si les guides et tuktuks insistent que ca ne se fait pas comme ca…Et surtout a venir entre Avril et October… Il faut juste etre pret a de grandes chaleurs et de grosses pluies avec plus de moustiques !
        Pour les chapeaux, c’est vrai que ca n’etait pas comme ca en 2007, et on a trouve ca penible de se faire rappeler a l’ordre alors que le soleil tapait plein pot. C’est encore une des consignes bien hypocrites de ceux qui ont mis toutes ces regles en place. Je suis prete a parier qu’ils les porteraient les chapeaux eux…

        Les moines ne sont en effet pas les grands sages que l’on imagine. Ne vous fiez pas aux apparences. J’ai deja eu des moines qui me demandaient mon numero de telephone, ils ne sont pas supposes porter d’argent et il n’y a pas de doute que certains mettent une casquette sur leur crane rase pour aller dans les boites de nuit de temps en temps…

        Enfin j’ai ete choquee en Octobre de voir a quel point le touriste etait devenu une vache a lait, bienque c’etait deja pas mal le cas avant. Nous avons eu du mal a visiter des temples sans avoir des enfants qui voulaient nous vendre leurs bibelots, ou meme des adultes qui nous suivaient dans tout le temple pour qu’on lui achete ses paintures. Nous en avions raz le bol a la fin. Les temples moins visites sont epergne bien sur, et je pense que maintenant, pour aprecier sa visite il faut aller faire un tour du cote de ces temples moins connus et plus eloignes (dont Phnom Bok, Ta Som, BangMelea quoique j’ai entendu dire qu’il y avait beaucoup plus de monde la bas aussi maintenant).

        Bref, ca me rassure quelque part de voir que je ne suis pas la seule a avoir eu un gout un peu amer suite a mon retour sur ce site pourtant magnifique.

      • Bonjour Stéphanie, merci pour ton commentaire et ton retour.
        Contente de pouvoir te « rassurer » : non, tu n’es pas la seule a avoir vécu une expérience mitigée à Angkor 😉

        Concernant la foule, je comrpends ton point de vue ; ne pas oublier que la fréquentation augmente de manière assez impressionnante et que « les bonnes astuces » se connaissent de plus en plus et donc finiront par atteindre leurs limites. J’ai aussi pu profiter du Bayon, pratiquement seule au lever du soleil, un de mes beaux moments 😉

        Je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu une autre impression sur les moines et leur conduite « peu sage » …
        Et je valide totalement : aller voir les temples éloignés est véritable plaisir, mon préféré restant Beng Mealea (aussi au lever du soleil, il n’y avait vraiment personne !).

      • Bonjour Amandine,
        Je suis allée au Cambodge en 2005, et j’avais été également un peu étonnée et déçue de cette ambiance touristique autour de ces temples magnifiques. J’étais pourtant visiblement encore loin de ce que tu as vécu… Je suis partie le long du Mékong, dans des villages éloignés, puis dans la jungle du Mondolkiri. Ce voyage reste un merveilleux souvenir mais pas à Angkor… C’est tout le problème de la facilité de voyager aujourd’hui, avec ses bons et ses mauvais côtés et il devient difficile de voyager de façon vraiment authentique car on te remet ramidement dans les chemins touristiques… Est-il possible de s’en éloigner facilement ? Ça dépend des pays… Je t’écris en ce moment même de Punta Arenas en Patagonie, touristique sans l’être vraiment, ici pas de magasins de souvenirs, pas de « one dollar », juste les oiseaux le soir sur la jetée, dans la détroit de Magellan… Je savoure… Amitiés. Virginie

      • Bonjour Virginie, merci pour ton commentaire et ton retour d’expérience, qui rejoint le mien.
        Et comme tu le laisse entendre, ce n’est pas parce qu’on a été déçu par Angkor que l’on n’aime pas le Cambodge (contrairement à ce que certains pensent, par un malheureux amalgame).

        A Punta Arenas actuellement ? Tu me fais rêver ! C’est un de nos projets, c’est drôle, on parlait de ce bout du monde encore hier avec mon conjoint. Savoure bien alors, en espérant un jour savourer cette nature et ces paysages à mon tour 😉

      • Bonjour,

        je suis partie pour 3 mois d’aventure en Thaïlande, laos et cambodge et à vrai dire Angkor fut une magnifique destination. Simple. Louer un tuk tuk avec le bon guide pour la journée et c’est parti. Pas d’attente, visiter les temples en sens inverse des troupes touristiques conventionnelles, sourire et de fabuleuses rencontres avec des moines heureux de pratiquer l’anglais.
        Pour ce qui est du reste, le français aime râler. Payer une entrée au parc est normal, comme dans un musée sans climatisation.
        A voir au moins une fois dans sa vie.

      • En ce qui concerne les bonzes, pour une partie ne sont pas vraiment croyants, surtout les plus jeunes. Pourquoi? Etant bonze, tu es nourris, logé, tu as le droit à une éducation. Et beaucoup le font pour ça plutôt que par conviction.
        Eh oui, c’est bien triste tous ces changements… J’ai vécu au Cambodge en 2005, et tout était encore paisible. La mondialisation et le capitalisme n’a pas épargné ce pays. J’y suis retournée, plusieurs fois, dont la dernière il y a 2 ans. J’ai vu la société évoluée en direct, on est limite fataliste parce qu’on se dit qu’on ne peut pas y faire grand chose.
        En 10 ans:
        – J’ai assisté au développement à outrance de la consommation d’alcool (chose non ancrée dans la culture du pays à la base). Les gens ont été convertis à coups de marketing de masse.
        – Les gamins sont devenus addicts aux Smartphones (à plus de 500$) et aux réseaux sociaux dans un pays où un policier est payé 40$ par mois, où un instituteur y est payé 20$.
        – Les constructions poussent comme des champignons, sans penser à préserver ce qu’il y avait. Les plages de Kompong Som ont changé de visage.

        Il reste encore pleins de choses positives je pense, certains Cambodgiens sont devenus avides, frustrés par leurs besoins de pays riches et leurs moyens de pays pauvres. C’est ce que l’on appelle le développement malheureusement.

      • Merci Poly pour ton témoignage.

        Avoir le point de vue d’un occidental expatrié, qui connait bien le pays et possède donc les mêmes références culturelles, c’est toujours très intéressant !

      • Bonjour à tous. Je visite actuellement le site d’Angkor et je loge à Siem Reap. Je suis effaré par les grosses voitures, les gros hôtels, les prix exorbitants, les smartphones dans les mains des soit disant moines. On dit que le Cambodge est une destination « bon marché », et bien ce n’est plus vrai pour Siem Reap. Ceci étant dû je pense aux voyageurs millionnaires de 2 semaines qui s’offrent des bouteilles d’eau à 1dollar! Ceux-là même qui louent des tuk-tuk ou des bus et qui polluent par le bruit et les gaz émis le site d’Angkor! Et oui, j’avais l’impression d’être un extra-terrestre sur mon vélo!

        Pour parler du site archéologique lui-même, oui j’ai constaté la foule à certains endroits. Mais ces endroits j’avais pu les voir plus tôt dans la journée sans personne ou presque! Bien sûr il faut se lever très tôt et avancer avec sa petite lampe torche dans la nuit noire. Mais quelles sensations d’entendre la nature se réveiller (battements d’ailes de chauves-souris, hurlements lointains d’animaux, chants d’oiseaux…) et de découvrir avec les premières lueurs du soleil un temple qu’on n’a encore jamais vu et dont on ne soupçonne pas la grandeur! Et tout cela sans personne! Je précise que ces sensations étaient vraiment fortes car je ne m’était pas « spoilé » ma découverte avec des reportages ou photos avant ma visite. Je comprends que cela puisse gâcher la magie.

        Je conseille donc la visite de ce site merveilleux. Mais je conseille encore plus vivement de s’organiser un minimum et de prendre le temps de le découvrir (les pass de 3j ou 1 semaine, respectivement utilisables sur 1 semaine et 1mois sont parfait pour éviter la précipitation et les grosses affluences). Voyager pressé n’est jamais bon, vous comprenez aisément je suppose.
        Il est vrai que certains sites (les plus visités comme Angkor wat) ne sont pas facile à appréhender, à ressentir, de par l’afflux trop important. Mais qu’importe il y a plein d’autres endroits 🙂

        Bien à vous. Rien n’est parfait, ni personne et surtout pas moi 😉

      • Bonjour François et merci pour ton commentaire nuancé et ton partage d’expérience.

        Tout comme toi, je conseille également de passer minimum 3 jours, une semaine pour les plus intéressés par l’histoire et l’archéologie, et de se renseigner un minimum pour profiter au maximum de ses découvertes (comment, quand et où commencer la journée de visite…).

        Ne pas connaître le lieu et être « vierge » de toute image (photo, article, reportage…) est souvent une chance, dans le sens qu’il y a, d’une part, une réelle première découverte du lieu (avec des émotions puissantes), et d’autre part, qu’aucune image ne sera venue créer des attentes particulières… Nous essayons toujours de garder un équilibre entre préparer et ne pas préparer un séjour, justement pour garder cette « virginité »… Mais pour certains lieux, vus et revus un peu partout, cela tient presque de l’exploit que de n’en avoir jamais vu une image ! 😉

  2. Bonjour Amandine, je viens de découvrir ton blog que je trouve vraiment très bien fait et intéressant. Tu fais un très beau boulot :-). Je vais du reste plonger dans tes archives pour en savoir plus. Je ne suis jamais allée à Angkor mais je pense que tes réflexions valent pour bon nombre de sites touristiques sur cette planète. La question que tu soulèves « visiter versus préserver » m’interpelle tout particulièrement et m’a également beaucoup fait réfléchir lors de mon récent voyage en Birmanie. Lorsque l’on sait que le tourisme est en partie responsable de l’assèchement du lac Inle voué à disparaître à courte échéance si aucune mesure n’est prise, on se sent presque coupable d’y être allé. Le site de Bagan a également beaucoup changé depuis que des hordes de touristes l’envahissent quotidiennement. Mais alors que faire, rester dans son salon à regarder des documentaires à la télé? Je n’ai pas la possibilité de faire des voyages au long cours mais j’essaie autant que possible d’opter désormais pour des voyages « solidaires », dans un esprit de développement durable et de respect. Bonne continuation.

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    • Bonjour Christine et bienvenue ^^
      Merci pour ton commentaire et ton retour positif sur mon blog, cela me fait toujours très plaisir.

      Effectivement, mes réflexions sur le tourisme de masse peuvent être prises à un niveau plus général; mais ici c’est un lieu particulier et mon vécu personnel que je partage. J’ai déjà visité d’autres lieux très touristiques, bien sûr, mais je n’avais pas été frappée par ces points que je cite ici, ou pas autant ni de la même manière.

      Je vois que la question « visiter versus préserver » t’interpelle toi aussi ; et je n’ai pas de réponse miracle à proposer malheureusement. Être conscient des limites du tourisme et de ses conséquences, essayer de faire profiter des agences locales plutôt que des grosses sociétés, respecter l’environnement et s’adapter au confort local le plus possible … sont des règles assez évidentes, qui aident ne suffisent sans doute pas. Comme toi, je me questionne et renseigne sur le voyage solidaire et durable, en essayant de ne pas tomber dans le piège du commerce né de l’intérêt et du « bien paraître » de ces mots …

      Bonne continuation également et bons voyages 😉

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  3. Ou pourquoi j’ai visité Angkor en 6h :).
    Je n’ai pourtant pas été embêté avec le timing et pouvais m’arrêter autant que je le souhaitais mais très vite j’ai eu le sentiment d’avoir fait le tour de la question !
    Je suis presque triste de devoir dire que ce genre de site ne me fait ni chaud ni froid et ne comprend pas moi même pourquoi car je reconnais volontiers que c’est magnifique. C’est comme si l’âme des lieux avait disparu. Je m’attend toujours à être transcendé par ces sites et je suis là à marcher, ne ressentant absolument rien d’autre que les habituels signaux sensoriels. Soit ce que je ressentirais en regardant une photo.
    On en parlait avec Sirhom il y a quelques jours, le seul endroit au monde où j’ai réellement ressenti ce que j’étais venu chercher, c’est le Japon, le pays dans sa globalité et les sites spirituels en particulier, notamment le Inari Shrine à Kyoto pour ceux que j’ai eu l’occasion de visiter. Même avec des touristes ça fonctionne et la magie opère !
    Ailleurs j’ai pris l’habitude de me détacher de toute attente, j’avance au feeling et ne m’oblige pas à visiter quelque chose de fond en comble si dans les deux minutes qui suivent mon arrivé je sens que je vais y perdre mon temps.
    Ceci dit, ce serait dommage d’aller au Cambodge et de ne pas aller faire un tour à Angkor, mais je ne me verrais pas y passer plus d’une journée. Déjà après 6 heures, j’étais content de remballer :). La foule ne doit pas y être étrangère car comme toi, je n’aime pas trop le monde et l’agitation et le bruit qui en découle.

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    • Salut Bertrand, merci pour ton commentaire 🙂

      Visiter Angkor en une journée ? Cela veut dire que dès le départ, tu as choisi le pass d’un jour et pas de 3, en sachant déjà que cela ne te plairait pas/ne t’intéresserait pas plus que cela.
      Il n’y a aucun mal, je trouve, à donner son avis et son ressenti (je ne pensais pas créer une telle polémique avec cet article, vraiment pas !). Et il n’y a à mes yeux aucune « obligation » en voyage ; les « à voir absolument » ne valent que si c’est de bon cœur et avec réel intérêt que l’on si rend, sinon quel sens cela peut avoir ?

      Etre touché par un lieu et une ambiance, c’est très personnel, chacun a sa sensibilité; et souvent ce sont aussi les lieux imprévus, les beautés non soupçonnées qui vont toucher d’avantage, la surprise aidant.
      Pour voir de beaux temples, avec le côté magique, je ne peux que te conseiller les temples éloignés (tôt le matin toujours, mais la lumière n’en est que plus belle) : il n’y a pas grand monde voire personne (pour le moment …)

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    • Salut Bertrand, salut Amandine,
      c’est vrai, mes rencontres avec le religieux japonais ont été les plus fortes.
      D’une manière générale – pas seulement au Japon, ce sont les sites en usage qui me font le plus d’effet. Ceux qui sont habités, vivants de l’activité des croyants et des moines, et entretenus quotidiennement par ceux-là même. Cela fait toute la différence, c’est l’âme qui habite le corps.

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      • Salut Sirhom, quand on parle du loup 😉
        Je comprends et partage ton point de vue : les sites habités apportent une toute autre aura aux lieux.

        Pourtant, lors de mes voyages au Pérou et mes découvertes des sites archéologiques, j’étais en extase devant les vieux murs, m’imaginant la vie d’alors, recherchant le moindre signe sur les murs pour comprendre les peuples qui se sont succédés … La magie qui opère à ce moment-là est je pense d’une nature différente : celle des mystères de l’Histoire de l’Homme.

        Je ne suis encore jamais allée au Japon, mais vos retours (à toi et Alaa et d’autres … ! ) renforcent mon désir de découvrir ce pays. (un jour … ! 😉 )

      • Oui Amandine,
        je parle surtout du sentiment religieux. Il ya quelque chose de très fort qui se dégage des temples japonais, sans que ce soit pourtant exprimer par les chants ou la liturgie. C’est dans l’air:)

        Les voyages que l’ont fait en partie dans son imaginaire, sur le socle des vieilles pierres, c’est une autre aventure que j’apprécie aussi, on a eu l’occasion d’en parler. C’est tout autre chose, un voyage dans le voyage:)

  4. Je confirme qu il y a pleins d autres temples très jolis

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  5. Je partage ton avis sur plein de choses, mais pas concernant le fait de se couvrir. Le coeur du temple d’Angkor est considére comme le lieu le plus sacre pour les Cambodgiens, je trouve donc normal que l’astuce du foulard ne soit pas suffisante. C’est comme a Bangkok, au Grand Palais. La non plus le foulard ne suffit pas, car il s’agit du lieu le plus sacre pour les Thailandais. C’est juste une question de respect pour ces hauts lieux de culte au final. Perso ça ne m’a pas choque du tout ! Par contre effectivement, c’est vraiment une usine a touristes. Mais en meme temps, la conservation et la préservation de ces temples doit couter cher, alors qu’est-ce qui est mieux ? Quoi qu’il en soit, j’avais adore visiter Siem Reap. Pas le temple d’Angkor (trop bonde a mon gout, quoi que somptueux), mais il y a tellement de petits temples agréables a visiter hors des sentiers battus, qu’au final je trouve que tout le monde peut s’y retrouver 🙂

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    • Lieu sacré … depuis 2 ans seulement ! Auparavant il n’y avait aucune interdiction, car Angkor était encore ce qu’il est sensé être : un (beau) tas de ruines abandonnées.

      Ajouter un faux sacré dessus n’a aucun sens, c’est essayer d’apporter une fausse spiritualité dans un lieu qui n’a plus de sens de l’être je pense.

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    • Salut Sarah, merci pour ton commentaire, ravie que tu partages certains de mes points de vue ^^

      Pour ce qui est de « l’astuce du foulard », il y a deux niveaux pour moi.

      Premièrement, je ne vois personnellement aucun problème à me couvrir les épaules avec un foulard pour visiter une église, je n’ai pas l’impression de manquer de respect au lieu sacré ; pourquoi en irait-il autrement à Angkor.

      Et deuxièmement, au delà de ce foulard ou autre, pourquoi faut-il se couvrir pour visiter des ruines ? De là à ne pas venir en bikini ou se filmer nu (comme dernièrement au Machu Picchu), je cautionne … mais je pense qu’il s’agit pour la majorité de ces lieux de ruines et non de temples en activité, comme le dit François.

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  6. J’en reviens il y a 15 jours et je partage aussi cet avis sauf pour le fait de se couvrir !! c’est un lieu sacré avant tout ne l’oublions pas !! et trop de touristes se permettent de s’y balader en micro short ras les fesses !! Le mieux pour éviter l’affluence de touristes c’est de prendre la peine de se lever tôt et d’y être du levé du jour à 9h00 le matin et là la magie opère réellement !!

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    • Bonjour Aude,

      pour ne pas me répéter, je te conseille de lire ma réponse à Sarah juste au-dessus.

      En effet, en se levant tôt il y a encore moyen actuellement (mais quid d’ici 5 ans ?) de voir les temples sans trop de monde et surtout avec un soleil moins haut 🙂

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  7. Je voyage depuis plus de 25 ans. Le Cambodge a fait partis de mes périples. Je suis restée plus de deux semaines a arpenter les ruines d’Angkor. J’ai eu de la chance de pouvoir goûter à la solitude de ce site merveilleux….car maintenant….je suis comme vous je suis effarée de ce que je vois…depuis ces dernières années je ne me sens plus en phase. Le tourisme de masse n’est pas une bonne chose car la plupart des gens qui voyagent ne comprennent ni ne respect l’environnement ou ils se trouvent.

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    • Merci Estelle pour ce retour d’expérience. Vous avez eu beaucoup de chance de voir les temples en toute quiétude.

      Le tourisme de masse est effectivement un sujet très problématique et un gros débat également. Le manque de respect et d’ouverture à l’histoire et la culture est un sujet sensible chez moi 😉

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      • j’ai eu le privilège de cuisiner pour le roi sihanouk et ses invités au palais royal de siem reap dans le début des années 90 puis de visiter anghor, cela était magique ! un bonheur qui ma marqué à jamais…

      • Bonjour Christopher, merci pour ton commentaire 🙂

        Cela a du être une sacrée expérience 😉

  8. Hello Amandine,

    ta description fait froid dans le dos…
    Alors, j’étais à Angkor il y a 3 ans maintenant et ça ne m’a pas laissé la même impression. Il y avait déjà beaucoup moins de monde, j’ai même parfois pu me retrouver seule dans des temples (presque) majeurs. C’était en mai.
    Et j’ai surtout réussi à ressentir la magie du lieu, malgré les autres inconvénients que tu sites. Mais il y a du avoir 75% d’augmentation de touristes depuis et ça doit pas aider.

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    • Salut Aurélie,
      j’avais lu tes articles avant mon voyage, pour rêver de l’union de ces arbres avec les pierres, de ces visages énigmatiques, …
      J’ai eu le plaisir de tomber sous leurs charmes, mais surtout pour les temples éloignés :
      https://www.unsacsurledos.com/les-temples-perdus-du-cambodge-il-y-en-angkor-plein/
      C’est sûrement la partie de mon voyage au Cambodge que j’ai préféré !

      L’augmentation touristique est un vrai problème en effet ; difficile de se positionner en tant que touriste face à ce fléau auquel on participe.

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  9. Ah le tourisme et ses dérives… Je pense qu’Angkor en est un parfait exemple.
    J’ai tellement l’habitude de lire des articles qui encensent cette ville que forcément le titre de ton article m’a tout de suite donné envie d’en savoir plus.
    Je retrouve dans tes mots ceux d’une amie qui est revenue du Cambodge il y a peu. Elle aussi avait idéalisé Angkor et elle a été franchement déçue. Elle savait que c’était touristique, mais elle ne pensait pas que c’était à ce point. Ce qui l’a le plus marqué ce sont les paradoxes qui règnent là-bas : on t’oblige à te couvrir, mais en même temps on trouve des graffitis (par exemple).
    Le Cambodge, c’était vraiment chouette il y a quelques années, mais maintenant il y a beaucoup trop de touristes. Reste plus qu’à attendre que ce ne soit plus une destination en vogue 🙂

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    • Salut Caro, merci pour ton commentaire ^^

      Oui, je sais, les articles sur Angkor sont souvent extrêmement positif, ce qui détonne avec mon retour d’expérience … et c’est aussi pour cela que je voulais en parler. Ces retours magnifiques ont sans doute joués dans mes attentes trop grande concernant la découverte de ces temples.

      Je suis étonnée d’une certaine manière de voir que je ne suis pas la seule à avoir été déçue par le cite d’Angkor (et un peu rassurée en même temps); parce qu’on entend rarement ce son de cloche-là.

      Maintenant, il ne faut amalgamer Angkor et le Cambodge : oui Angkor est victime de son succès, c’est trop touristique. Mais le Cambodge en général, je dirais pas tant que cela. j’ai savouré des balades en tuk-tuk, en vélo et à pieds, au milieu de la campagne cambodgienne : les paysages sont beaux, il s’en dégage une belle tranquillité, avec ces cambodgiens en mode sieste dans les hamacs en début d’après-midi, et de joie, avec ces enfants qui sourient et font des signes de la main, voire nous courent après. Dans la campagne, pas de « one dollar », juste un sourire et un « hello » 🙂

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  10. Ehh ben… c’est marrant mais nous on a adoré Angkor! (seulement les temples… pas la ville de Siem Reap) Contrairement à vous, on a trouvé qu’il était assez facile d’éviter la foule en se levant tôt le matin et en arrêtant nos visites en début d’après-midi. On n’a jamais eu l’impression d’être dans un flot de touristes et on a particulièrement apprécié la liberté qu’on avait de visiter tous les recoins de ces temples…(peut-être avons nous visité les temples à un meilleurs moment de l’année??? c’était fin novembre il me semble) On garde un souvenir incroyable du lever de soleil sur Angkor Wat, du Bayon juste après le lever de soleil ou encore de Ta Prohm (qui était pratiquement vide dans notre cas)…
    Côté habits, on était toujours en pantalon, T-shirt et casquette… personne ne nous a dit qqch sur notre tenue….
    Le seul point sur lequel je te rejoins est celui de la conservation de ce trésor… Avec l’augmentation énorme du nombre de touristes et l’économie cambodgienne qui dépend fortement de ce site, qui va protéger les temples??? On voit mal le gouvernement cambodgien limiter le nombre de touristes par jour franchement…

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    • Salut Benoit,
      merci pour ton commentaire ; en effet, j’ai vu vos récits du Cambodge et plus particulièrement sur Angkor, cela m’avait même donné très envie !

      Je suis d’accord avec ces conseils de base : se lever très tôt, arrêter d’après-midi, manger en dehors des heures de foule … et nous les avons appliqués, mais cela n’a pas suffit ! L’heure de pointe commençait vers 9h30-10h du matin …

      J’ai aussi eu quelques beaux moments, avec les temples « rien que pour moi », du haut du Bayon ou dans le Preah Khan et le Ta Som, mais c’étaient de courts moments de féerie, vite rattrapés par la réalité et la foule.
      J’ai beaucoup apprécié les couleurs du soleil levant sur les temples et surtout cette aura de tranquillité (éphémère) … reposant !

      Mais la majorité des beaux moments d’exploration, de sentiment de décourvri un temple abandonné et d’être seul, je les ai vécus surtout avec la visite des temples éloignés (mes plus beaux souvenirs du Cambodge, surtout à Beng Mealea).

      Je me pose les mêmes questions que toi concernant la protection du site et la limitation de la fréquentation touristique ; je ne sais pas ce qui va permettre d’arriver à une prise de conscience suivie d’acte décisionnel concernant ce problème …

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  11. Donc je suis résolument déçue après votre article. Je n’ai pas encore l’occasion de le visiter… malheureusement ou heureusement

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    • Je sais que je suis très négative dans cet article, et que cela tranche avec les retours souvent magiques concernant Angkor.

      J’ai beaucoup apprécié la visite des temples éloignés, peu fréquentés par les touristes, et pour certains, tout aussi grand et beaux que les fameux temples d’Angkor.

      Je ne sais pas si il faut éviter de se rendre à Angkor pour autant … c’est un dilemme tout autant q’un débat. 

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      • Ah oui heureusement qu’il y a ces autres temples qui font plus rêver et où on peut (encore) se croire être Indiana Jones. Merci beaucoup Amandine pour ce partage.

  12. Toutes vos raisons sont bonnes mais j’ai eu cette chance de connaitre Angkor sans cette masse touristique et c’était donc un vrai bonheur ! Que voulez vous chère amie , c’est malheureusement le mauvais coté de la gloire !

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  13. très bon article 🙂

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  14. Chanson de Cabrel … Et ça continue Angkor et Angkor … Ok je sors …

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  15. très intéressant et propice a de nombreuses réflexions.

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    • Merci Eric, c’est bien le but 😉
      Contente que mon partage de vécu, d’expériences et de réflexions t’ait plu.

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  16. Je suis en train de préparer mon départ, je devrai finir par le Cambodge mais j’hésite de plus en plus…

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    • Salut Quentin,
      que mon retour sur les temples d’Angkor ne t’empêche pas de découvrir le Cambodge : ce pays ne se limite pas à Angkor !!!
      Question temple, je ne peux que te conseiller de découvrir les temples perdus dans la jungle : peu touristiques (en tout acs pour l’instant, en grande partie parce qu’ils sont loin de tout et accessibles uniquement par de mauvaises routes, sans bus/transports organisés). Pour en savoir plus, je t’invite à lire cet article : « Les temples perdus du Cambodge, il y en a Angkor plein ».

      Dans les jours et semaines qui viennent, je sortirai encore d’autres articles sur ce pays, dont deux articles « bilan » qui pourront t’aider dans la réflexion sur ton voyage … à suivre 😉

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    • n’hesite pas, le cambodge est magique. essaie d’aller sur Koh Trong au milieu du mékong, c’est absolument calme et tranquille; Siem reap est bien sur super touristique mais les temples sont tellement nombreux surtout ceux du Nord dont le fabuleux Preah Vihear et Beng Melea qu’ils suffissent au déplacement. Il faut surtout ne pas hésiter à visiter les temples à l’heure du déjeuner et le soir, car il y a bcp moins de monde et prendre un guide français spécialiste qui te permet de visiter de façon optimum si ton budget le permet.

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      • Je rejoins parfaitement ton avis 🙂

  17. Déjà pour commencer très sympa ton blog, j’ai prévu dans mon projet de tour du monde pour ma retraite de visiter bien sûr le Cambodge, et Angkor mais vu ton article je n’aime pas non plus la foule
    je ne sais pas si il y a des périodes plus calmes mais face à la progression du nombre de visiteurs, je verrais bien si on peut encore visiter ce lieu peut être la nuit.

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    • Salut Régis,
      merci pour ton commentaire et bienvenue ^^

      Je sais que mon article « choque » par son retour négatif, alors que souvent les gens reviennent avec des étoiles dans les yeux, mon retour concernant Angkor est différent. Il n’est pas pour autant tout noir – juste envie de rééquilibrer la balance 😉

      Donc non, le but n’est absolument pas de promouvoir l’idée qu’Angkor ne vaut pas la peine d’être visité : je n’oserais pas ! Il y a en effet des périodes moins touristiques, plus propices à découvrir les temples dans le calme.
      Et puis il n’y a pas qu’Angkor qui possède des temples intéressants : je te conseille de lire l’article sur les temples éloignés pour préparer ton voyage.
      Dans les semaines qui suivent, je sortirai deux articles de bilan sur le Cambodge, qui te seront peut-être utiles.

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  18. Bonsoir Amandine,
    Ton article me rassure ! Au moins je ne serai pas la seule à avoir cette opinion :

    Bonne soirée

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    • Salut Nath’,
      merci pour ton commentaire, voir que tu partages ma désillusion me rassure 😉

      Je ne pensais pas réveiller de telles passions (pas à ce point là!) en apportant un regard différent sur ces temples et simplement en partageant mon expérience, décevante pour certains points – mais pas entièrement noire pour autant.

      j’ai bien aimé ton article, qui complète bien mes propos, entre autres concernant l’utilisation des revenus récoltés par le prix des Pass : je savais qu’il y avait une compagnie pétrolière derrière, mais je n’avais plus retrouvé l’info entre temps …

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  19. Aucune idée des statistiques de fréquentation, mais c’était évidemment assez différent en 2000. Il y avait du monde à Angkor Wat pour le coucher du soleil, mais pour le reste c’était plutôt tranquille. À Banteay Srei, y avait très très peu de monde. Je ne suis qu’à moitié surpris par ce que tu dis cela dit. J’ai vu récemment des photos avec une file ininterrompue de tuk tuk sur les routes d’Angkor. Moi j’étais au calme, pas seul, pas tranquille tout de même à vélo.
    Par contre c’était déjà cher, 40$ pour le billet 3 jours. Moi qui voyageais avec 6/7$ par jour, ça explosait sérieusement le budget, mais bon, on ne va pas à Angkor tous les jours.
    Donc je pense que je subirais le même genre de désillusion si j’y allais aujourd’hui, car j’ai du mal quand il y a autant de touristes. Je suis moi même un touriste donc c’est un peu égoïste de ma part, mais bon, c’est comme ça. Et me lever tôt … j’ai un peu du mal 🙁
    Je serais plus mitigé par contre concernant la tenue vestimentaire. Peut-être que la règle n’était pas écrite à Angkor, mais ça ne date pas d’hier. Si je relis mon Lonely Planet édition 2000, il est écrit « veuillez à vous habiller et à vous comporter avec le plus grand respect lors de la visite des vat et autres sites religieux comme certains des temples d’Angkor. »
    On trouvait également déjà des moines ou des nonnes dans certains temples d’Angkor en 2000. J’avais d’ailleurs pris 2 nonnes en photo, visibles dans mes galeries. Ils sont peut-être plus nombreux aujourd’hui mais ce n’était pas juste des ruines à cette époque.

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    • Salut Laurent, merci pour ton commentaire 🙂

      Oui, vu les statistiques sur l’augmentation de la fréquentation du site, cela devait être tout autre chose en 2000 (et j’ai d’ailleurs beaucoup aimé ton article sur le Bayon 😉 ). Benteay Srei était le site le plus « étouffant » au niveau touristes : des chemins entre des cordes, bien tracés, un sens giratoire unique, pas question de se promener à sa guise et retourner voir un détail qui nous a touché, et il y avait tellement de monde (le fameux « rush hour » !) …

      Je pense que la question vestimentaire a plusieurs niveaux : de manière générale, où que l’on aille au Cambodge, il est conseillé de s’habiller de manière respectueuse par rapport aux us et coutumes locales. Les Khmers s’habillent tout en long, surtout les femmes, et arriver en minishort et autres, cela fait contraste et ce n’est pas toujours bien vu.

      Concernant le côté sacré des temples, je suis tout à fait d’accord pour dire que certains temples ont toujours gardés leurs fonction et leur raison d’être religieuse, les moines entretenant les rites dans certains temples tout au long des années … mais pas dans tous. C’est juste cela que je voulais souligner dans cet article, ainsi que mes observations concernant le sacré, qui est très à la mode …

      Par exemple, on m’avait parlé d’un temple de moines, à Siem Reap, où il est possible d’aller loger et de participer à la vie des moines. Je me suis dit que cela pouvait être une expérience enrichissante et intéressante. le seul bémol que l’on m’avait signalé alors était les horaires, car il faut se lever tôt pour vivre au rythme des moines : aucun soucis pour nous, même avec plaisir ! Mais lorsque je me suis renseignée, je suis tombée sur un site web (déjà, j’étais étonnée), avec le temple en question et les « offres » des moines : dormir sur palce, se faire bénir, cours de méditation … et leurs tarifs exhorbitants ! La nuit pour deux nous revenait à plus de 100$ ! Au Cambodge ! Juste incroyable. J’ai déchenté sur l’expérience spirituelle que cela pouvait représenter …
      Je pense que cette anecdote de voyage illustre certains volets de mon expérience avec ce « spirituel touristique » dont je parle dans l’article.

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  20. Intéressant de lire ton article alors que je n’entends que des éloooges à propos d’Angkor. Moi, j’adore ce genre de temples, ça me fait vibrer… J’ai eu l’occasion d’en visiter à l’est de la Thaïlande et j’y étais seule, littéralement seule… Magique !
    Cela dit je pense que j’irais malgré tout à Angkor 😉 Je suis sûre qu’avec un peu d’imagination, en se levant très tôt, en déjouant les parcours touristiques, on peut réussir à ressentir cette magie et à s’isoler un peu… J’espère en tout cas !

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    • Salut Joana, merci pour ton commentaire et ton retour.
      Je sais que mon article étonne, comme tu le dis, les retours sur Angkor sont toujours élogieux (d’ailleurs, j’ai eu certains retour sur mon article très négatifs … pour ne pas dire plus, « on a pas le droit de dire du mal d’Angkor » !) …
      J’adore aussi (dans l’absolu), ce genre de temple et de lieux, riches en vieilles pierres, histoires et mythes archéologiques … et c’est d’autant plus la raison de ma déception : j’attendais la découevrte d’Angkor depuis des années, je l’avais sans doute idéalisée, j’en attendais sans doute trop. La découverte réelle a donc été une véritable cassure, une rupture entre rêveries et réalité.

      Et je ne désire absolument pas découragés les gens à aller voire Angkor, et encore moins dire que cela ne vaut pas la peine. Qu’on ne se méprenne pas sur mes mots : j’exprime juste mon ressenti, car je n’ai trouvé quasiment aucun retour négatif ou mitigé sur le site. Je pense qu’une réflexion est à se poser sur le tourisme de masse (je reconnais que ce sujet dépasse les seuls temples d’Angkor, c’est une réflexion mondiale, mais urgente à Angkor).

      Tu as raison, les astuces avancées (se lever tôt, éviter les heures « rush hour », prendre d’autres itinéraires, …) permet de passer des moments magiques. J’ai été totalement seule dans certains temples, tôt le matin, et c’était absolument divin ! J’aurai pu rester dans cet état de béatitude pendant des heures, juste à profiter de l’ambiance féérique de ces temples chargés d’histoires envahis par la végétation. Mais malheureusement, le flux touristique fait qu’on est toujorus un moment ou l’autre rattrappé par le monde. Les astuces aident, mais je trouve qu’elles ne suffissent pas, et un jour ou l’autre, on arrivera aux limites de ces « astuces ».
      Pour ce qui est de la magie des temples, je n’ai eu que des bonnes surprises et de bonnes expériences avec les temples éloignés, que j’encourage à découvrir ! 😉

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  21. Bon eh bien ce n’est pas grave ça nous fera une touriste en moins à compter parmi les moutons…

    Les temples d’Angkor comme son nom l’indique, ont toujours été des lieux religieux. Dans les lieux religieux il y a certaines règles à respecter, que cela vous plaise ou non. Si il y a une société où le religieux n’a rien d’une mode, contrairement à certains pays où l’on consomme de tout et même de la religion pour se rassurer de temps en temps, c’est bien le Cambodge me semble-t-il. Que ces préceptes soient mal appliqués par certaines personnes qui pensent pouvoir éventuellement en tirer profit, ne me parait pas suffisant pour en tirer des généralités comme vous le faites.

    S’il est vrai qu’il y a quelques années on pouvait se promener librement dans les temples et grimper un peu partout, cela contribuait également à l’usure accélérée, voir les éboulements et la destruction des temples. Le nombre de visiteurs augmentant -eh oui vous n’êtes pas la seule à avoir envie de profiter de ces merveilles – certaines limitations ont du être décidées… (et surement pas assez à mon avis, la dessus je vous rejoins sur le côté Disneyland).

    Quand à dire que les temples sont moins victimes du temps que de l’homme : c’est probablement vrai à l’heure actuelle, mais la nature, notamment les arbres qui poussaient sur les murs ont largement contribué à démolir les temples. D’autre part, il ne me semble pas que cela soit les Khmers rouges qui aient pillés le plus les temples, mais on peut compter aussi un certains nombre de français, dont André Malraux qui fut un temps notre ministre de la Culture. Vous pouvez à ce sujet aller visiter le musée Guimet à Paris, vous serez surprise du nombre de sculptures qui proviennent du site d’Angkor.

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    • Que certaines règles sont a respecter pour éviter l’usure, soit, cela me semble normal. Mais d’obliger les gens à enlever casquette et chapeau alors que pendant plus de 600 ans cela n’a dérangé personne, et qu’il y a 2 ans on a décidé de faire du faux sacré pour les touristes (au même titre que les îles flottantes du Titicaca), y’a de la marge je pense … On n’est pas obligés d’être d’accords, mais franchement quand je vois comment les moines respectaient leur propre religion dans ces temples, je ne peux que t’assurer que c’était bidon.

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    • Bonjour Estelle, merci pour ton commentaire.
      Oui, le nom d’Angkor indique bien la vocation religieuse des lieux, j’en convient. Mais ces temples ont été désertés, abandonnés pendant des années, envahis par la nature … et la majorité n’ont plus été en activité. C’est cela dont je parle dans l’article.
      Concernant la mode du religieux, je serai moins catégorique que toi, nos expériences ont sans doute été différentes …
      J’en ai parlé dans les commentaires, mais pour te donner un exemple qui illustre mon vécu : j’avais entendu parler de la possibilité de dormir dans un monastère bouddhique, avec les moines donc, et de partager leur vie le temps de quelques journées. Le seul bémol que l’on m’avait annoncé à ce genre de pratiques était les horaires « il faut se lever tôt pour suivre les prières des moines » : aucun soucis pour moi, au contraire ! Je me renseigne donc sur le sujet, tombe sur le site internet du monastère (étonnement … !) et découvre l’envers du décor : pour une nuit sur place dans une chambre (airco et wifi inclus de base) pour deux personnes, on en avait pour plus de 100$ … 100$ au Cambodge ! Pour dormir chez les moines ?! Et je pense qu’il y avait une option pour se faire bénir par des moines … Non, trop pour moi. C’est ce genre de chose qui m’ont déçues et fait entrevoir un côté « mode » et « commercialisation » ou « tourisme religieux », je ne sais pas comment nommer ce genre de pratiques.

      Je ne dénonce pas non plus les chemins guidés et l’entrave à la liberté dans le sens que tu l’entends. Comme toi, je trouve que les pierres doivent être respectées, et voir des gens grimper dans tous les sens et provoquer une usure accélérée de ces vestiges m’écoeure. Le respect des ruines et héritages du passé est un point crucial à mes yeux.
      Lorsque je parlais de ces barrières, c’était d’avantage pour le côté « directionnel » de la chose : lorsque nous sommes entre deux hauts murs (pas de pierres « escaladables »), pourquoi mettre des cordes de part et d’autre ? Et pourquoi ajouter un panneau avec un sens giratoire unique, imposé, et des gardes qui t’empêchent de t’arrêter, faire demi-tour et explorer les lieux à ton goût ? J’aime pouvoir voir, retourner sur mes pas, comparer, rechercher des détails, me tromper de chemin et revenir sur mes pas … impossible dans certains temples d’Angkor, comme le Benteay Srei auquel je faisais allusion.

      Et pour ce qui est du pillage, je vous rejoins tout à fait, l’archéologie à ses débuts ressemblant d’avantage à la chasse aux trésors, les plus belles pièces étant emmenées pour garnir les musées du monde entier. j’en parle d’ailleurs dans l’article en citant le musée de New York …

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  22. Site très intéressant à visiter, je suis en partie d’accord avec vous pour dire que les sites sont (encombrés de visiteurs)
    mais quelle richesse architecturale, J ai eu la chance de les visiter en 2000 peu de touristes, mais j ai beaucoup aimé la proximité des enfants, parfois encombrants, je l’avoue, mais ces sourires, on ne peut les oublier.
    Ma fille résidant à Phnom Penh et marié à un cambodgien, j ai la chance de pouvoir y retourner régulièrement, mon dernier voyage étant en janvier 2013, le pays a beaucoup évolué, j ai aussi la chance de côtoyer beaucoup de cambodgiens, que de belles rencontres, en particulier une famille que je connais depuis mon premier voyage, toujours des retrouvailles très chaleureuses et émouvantes.
    C est un pays très attachant, d’autant plus lorsque l’on a un petit fils franco-Khmère. mais maintenant lorsque j y retourne avec mes enfants nous privilégions les coins plus tranquilles, La capitale est devenue très bruyante.
    J aurais encore plein d’anecdotes à vous raconter.
    Je vais finir sur de belles paroles de Claude Jacques archéologue de renom qui a beaucoup travaillé sur les sites.
    « Visiter le Cambodge, c’est contribué à sauvegarder son patrimoine, tout en aidant le peuple Khmer à revivre »

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    • Bonjour Marie Claire, merci pour votre commentaire et bienvenue ^^

      Le Cambodge est effectivement un pays très attachant, la première chose qui m’a marqué étant le sourire et le rire des gens, la spontanéité des enfants et de leur « hello » … J’ai beaucoup aimé la découverte de ce pays (et il me reste encore tant a découvrire !).

      En paratgeant mon vécu et ma découverte d’Angkor, ce n’est donc absolument pas un bilan négatif sur le Cambodge que je pose.
      Lors de notre séjour pendant un peu moins d’un mois, nous avons eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes, expat, cambodgiens, voyageurs nomades résidants à Siem Reap depuis deux ans … et de pouvoir ainsi visiter certains lieux hors des foules et des sentiers battus : des expériences magnifiques à chaque fois.

      Merci pour votre partage d’expériences, je vous souhaite encore de belles rencontres et de belles découvertes cambodgiennes !

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  23. Sur la question du développement du tourisme de masse qui dénature le site, c’est partout pareil.
    Les grands sites sont d’abord touchés, puis ensuite les sites de moindre importance.
    En plus du tourisme, le Cambodge développe également des infrastructures : la piste pour Beng Melea a été goudronnée il y a de cela seulement quelques années. Conséquence : c’est beaucoup moins exotique de s’y rendre et ça développe la fréquentation. Globalement, je trouve difficile de critiquer la foule alors qu’on fait ici, dans ces blogs, la promotion du tourisme et que tout le monde veut sa part du gâteau. Même bondé, même « moins bien qu’avant », je recommande à tous la visite d’Angkor. Les temples et leur cadre végétal ont un charme vraiment fabuleux, tandis que leur « restauration-reconstruction » participe de leur histoire.
    Concernant la religion, je trouve délicat de mettre en cause ce point. Il relève du droit, de l’identité et de la dignité de ce peuple, qui doit se redéfinir après un génocide humain et culturel qu’on a laissé perpétrer il y a moins de 40 ans. Aidons les plutôt à se reconstruire.
    Parmi les nouveaux maux de ce pays, il faudrait aussi évoquer la déforestation, la construction des routes s’accompagnant d’une exploitation excessive des ressources forestières. Une petite balade dans la campagne cambodgienne peut faire mal aux amoureux de la nature…

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    • Bien sûr le tourisme augmente, mais il y a un moment où il faut se rendre à l’évidence : ce site est surpeuplé, et au même titre que le Machu Picchu ou que l’Alhambra, il faudrait penser à limiter les entrées. Une croissance annuelle de 25%, quand on parle de plusieurs millions de touristes, ce n’est pas du tout négligeable.

      Pour la partie religieuse, nous ne serons pas d’accord. J’estime que le Machu Picchu n’est plus un lieu de culte depuis belle lurette, et qu’il en est de même avec Angkor, depuis plus d’un demi millénaire. Que l’actuel « regain » de religion dans ces ruines est purement commercial, et qu’il ne représente absolument pas la réalité khmère. D’ailleurs beaucoup de moines qui y s’y trouvent sont moins respectueux de la religion que les touristes, un comble !

      Loin de dire qu’Angkor n’est pas intéressant à voir, le but de cet article était de montrer que tout est loin d’être rose et que cela peut donner à la visite d’un site, pourtant mondialement réputé, une belle désillusion.

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  24. Je suis assez d’accord avec l’article en général (tourisme sauvage, mauvais entretien etc.). Je recommande plutôt de visiter les temples non principaux (Preah Khan, Banteay Kdey, Beng Mealea et quelques autres) tôt le matin (alors que tout le monde est parti à Angkor Wat), ou en fin d’après-midi (les autres touristes se sont dirigés vers Phnom Backheng) pour avoir un peu la paix. J’ai visité Preah Khan (celui d’Angkor) en novembre dernier vers 16h00 et je me suis retrouvé tout à fait tranquille jusqu’à la fermeture du temple. Le fait de partager un moment de solitude et de calme avec les lieux change radicalement la perception que l’on peut en avoir. Je me suis retrouvé tout seul sur la sortie côté est du temple, c’était vraiment magique !

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    • Bonjour JSK,

      je te rejoins parfaitement, Preah Vihear nous l’avons visité avec un peu d’avance sur l’heure d’ouverture : personne jusqu’à ce que nous sortions 1h30 plus tard ! Un pur délice.

      Mais évidemment, on ne peut pas attendre d’Angkor Vat une expérience similaire, sinon il y aurait 100 visiteurs par jour qui seraient autorisés dans l’enceinte.

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    • Bonjour JSK,

      comme toi, j’ai adoré les temples éloignés. Nous avons, avant de visiter Angkor pendant 3 jours, fait un tour de 4 jours pour voir les temples perdus dans la jungle :
      – en partant de Kompong Thom (avec la visite de Sambor Prei Kuk et Phnom Santuk)
      – en passant par Preah Khan,
      – vers Preah Vihear,
      – pour enchainer avec Koh Ker
      – et finalement, mon préféré, Beng Mealea
      Certains de ces temples sont difficiles d’accès (pas de bus, route en mauvais état), diminuant l’affluence touristique assez drastiquement !
      Nous avons profité de tous ces temples dès les premières heures du lever du soleil, dans une ambiance féérique …
      Donc je partage tout à fait votre sentiment devant la magie de ces endroits 🙂

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  25. Ta description me fait un peu froid dans le dos! Moi qui rêve de visiter Angkor depuis toute petite. Ma famille vivait au Cambodge, mon père a fait de magnifique photos d’Angkor dans son adolescence et je rêve d’aller le visiter!
    Un ami d’enfance de mon père, qui vivait là bas avec eux était retourné vivre là bas et il travaillait à la conservation du site, je voulais aller lui rendre visite afin qu’il me montre « son » Angkor mais il n’y vit plus maintenant.
    A ta description, je ne suis plus trop sûre d’avoir envie d’y aller un jour, je préfère mes vieilles photos d’un temple en ruine!

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    • Ne pas visiter Angkor serait dommage, mais il faut savoir remettre les choses à leur place : tout n’est pas rose, loin de là. C’est le but de cet article, pas de convaincre que vision des choses est absolue, ni même de décourager les gens d’aller visiter le site. Par contre on ne peut que conseiller les temples éloignés, qui par leur nature éloignée font qu’il y a nettement moins de touristes et qu’on peut vraiment prendre le temps de « respirer » les ruines.

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  26. Bonjour,

    Je suis revenue du Cambodge il y a un mois où j’ai passé 3 semaines dont 3 jours à Angkor. Je n’ai pas DU TOUT ressenti la même chose que toi… Certes, le site est très touristique mais comme beaucoup de merveilles de ce monde. Le problème est le même dans la Vallée des Rois, aux Pyramides de Gizeh, au Mont Saint Michel, à la Tour Eiffel… Crois moi, si tu considères que le touriste est un pigeon à Angkor, ne va surtout pas en Egypte…

    Pour éviter la foule, il y a des astuces basiques : ne pas suivre les itinéraires conseillés par les guides, aller sur les sites à l’heure du déjeuner ou en fin d’après midi… Ce qui fait que lorsque nous avons visité la majorité des temples il n’y avait quasiment personne (sur mes photos de l’extérieur du Bayon et de Tah Phrom il n’y a personne).

    Par contre, selon moi, il faut par contre absolument éviter le lever du soleil sur Angkor Wat, 500 personnes devant le temple qui veulent avoir la plus belle photo à tout prix quitte à pousser les gens et piquer les places des autres, c’est excessivement énervant et vous met en rogne pour la journée ! 😛

    Concernant les dégradations, oui, les khmers rouges ont certainement dégradé les temples… mais cela fait également partie de l’histoire du Cambodge. Et je suis contente de contribuer à l’économie cambodgienne en payant mes tickets pour Angkor au prix fort, ce magnifique pays en a besoin pour se relever.

    Je comprends que l’on puisse ne pas aimer à cause de la foule mais c’est malheureusement le sort de beaucoup de sites touristiques…

    En tout cas, de mon côté, je persisterai à dire qu’Angkor est à voir au moins une fois dans sa vie, j’ai pleuré en voyant le Bayon et jamais un site ne m’avait fait cet effet auparavant. Les temples sont splendides, laissent sans voix plus d’une fois, leur histoire est incroyable et j’aurai pu y rester aisément 2 jours de plus.
    Je trouve dommage que vous dressiez une liste comme si vous énonciez des vérités…

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    • Bonjour Béné,

      en effet pas du tout le même ressenti, mais c’est ce genre de chose qui fait que nous sommes tous différents et tant mieux !
      Je te rejoins sur ce point, Angkor est à voir, mais le tourisme de masse grandissant (et à une vitesse ingérable) sont en train de rendre ce site nettement moins attrayant. Le but de cet article était de montrer cette facette d’Angkor dont on ne parle pas assez, et non de dire : « N’y allez pas, c’est juste super nul ! ».

      Pour avoir fait les temples éloignés, nous aurions pu passer l’étape Angkor sans soucis, mais à nouveau, un avis personnel n’est pas une vérité absolue 🙂

      Répondre
      • Il fallait juste se renseigner un peu plus pour éviter la foule et votre expérience aurait été complètement différente… J’avoue avoir pas mal râlé contre les groupes de chinois et coréens qui parlent et rient fort comme s’ils étaient tous seuls mais c’est le passage obligé quand on veut visiter des sites classés patrimoine mondial de l’UNESCO.

      • Je ne pense pas qu’il s’agisse de se renseigner … Etre tôt au matin est un bon conseil encore applicable aujourd’hui, mais avec 25% de croissance par an (des millions de visiteurs en + chaque années !) de telles astuces vont finir par disparaître d’ici 5 ou 10 ans.

        Et puis de toute façon on ne peut pas être à l’ouverture sur chaque temple. Vu le nombre il faudrait compter plus d’une semaine à ne visiter ces sites 1h30 par jour … et comme je disais avant, ça vaut pour aujourd’hui mais quid dans quelques années ?

        Limiter le nombre de personnes me semble être une meilleure idée, avec ses inconvénients bien entendu.

      • Je ne parlais pas forcément d’être à l’ouverture pour chaque temple, ce que nous n’avons pas fait du tout d’ailleurs… Je parle surtout de ne pas suivre les itinéraires conseillés par les guides, visiter les temples aux heures des repas. Beaucoup de temples peuvent être visités quasi vides ! (même en haute saison puisque j’y suis allée au mois de janvier) Il y a certes une question de chance, mais les informations prises en amont y sont pour beaucoup 🙂
        Ce que je trouve très dommage dans votre article c’est que vous ne mettez rien de positif en avant… Les prix sont élevés pour les touristes, oui, mais comme partout ! (le prix d’un verre avec vue sur la Tour Eiffel sera X3, manger au Mont Saint Michel sera X3… c’est la logique des choses et pas uniquement à Angkor).

        Par ailleurs, vous dites que les archéologues dégradent certains temples. Quelles sont vos sources ?
        Cela m’attriste un peu de voir des commentaires de gens qui rêvaient d’aller à Angkor disant qu’ils ne veulent plus y aller, car votre expérience ne correspond pas du tout à celle que j’ai vécu… je garde d’Angkor des souvenirs inoubliables malgré le « tourisme de masse » et il est tout à fait possible de visiter les temples sans souffrir de la foule.

        Par ailleurs, concernant les interdictions aux foulards ou au chapeau, c’est simplement le respect d’une culture. Une tenue respectueuse est exigée dans les lieux de culte, et le chapeau est un accessoire que vous pouvez enlever facilement. Quel est le problème ?

        Je comprends votre frustration car quand on attend quelque chose depuis longtemps, on met la barre très haut, mais j’ai du mal à comprendre certains de vos arguments, voilà tout 🙂

      • Pour les sources, elles sont diverses et variée, je peux par exemple te conseiller cet article très récent.

        Pour l’interdiction de foulard/chapeau et autres, je vois que nous n’avons pas le même avis, il n’est pour moi aucunement question de respect dans ce cas-ci spécifique, comme je l’ai expliqué dans beaucoup de commentaires, et confirmé par plusieurs commentaires et personnes que nous avons croisé sur place.

        Notre avis sur le site est celui-ci, libre à toi de ne pas avoir le même. Chacun ses arguments et son opinion, rien ne sert de vouloir faire changer les gens d’opinion, ce n’est pas le but. Le but de ces échanges est avant tout l’écoute pour comprendre le point de vue des autres et pour cela je te remercie pour le débat que tu as lancé 🙂

      • Bonjour Bénédicte,
        merci pour cet échange 🙂
        En écrivant cet article, mon but n’est pas de « détruire » la réputation des temples, mais de partager mon vécu, qui à la lumière de mes attentes et des visites des temples éloignés, a été teinté de déception.
        Tout n’est pas négatif pour autant, et je ne souhaite pas découragé les gens à ne pas y aller ; mais peut-être à se renseigner d’avantage, avec plusieurs échos différents, ramener leurs attentes à un niveau correspondant d’avantage à la réalité afin d’éviter les déceptions comme les miennes.
        Je suis d’accord que l’article s’est centré sur du négatif ; je reparlerai d’Angkor dans un article bilan, plus nuancé, et pour un coup de coeur pour les temples, je t’invite à lire l’article sur les temples éloignés.

        Je ne suis pas embêtée de devoir me plier à certaines règles vestimentaires afin de faire preuve de respect ; le chapeau c’était je trouve abusif dans le sens que l’interdiction relevait du temple montagne au centre d’Angkor, et que nous devions déjà nous découvrir dans la file, en plein soleil, coincé pendant plus de 10 minute (François étant encore faible entre maladie et coup de chaleur). Et pour le foulard, comme je l’ai dit, je n’ai aucun problème à me couvrir les épaules lorsque c’est nécessaire. Juste pourquoi pas avec un foulard, comme je le fais dans les églises en Europe et ailleurs, sans que cela ne me semble inconvenant ? Quand au volet religieux, cela se justifie pour certains temples, mais je ne pense pas pour tous. Le problème n’est pas tant la règle que le contexte et la façon de la faire appliquer.

        Pour visiter sans personne, je pense que c’est possible comme tu le dis avec des bonnes infos et une bonne organisation ; nos débuts de matinée étaient magnifiques. Les journées ne devraient durer que quelques heures, aux lueurs du matin quand il fait frais et qu’il n’y a personne ! Mais malheureusement dès 9h30-10h, cela devenait bondé de partout … Je pense que nous n’avons vraiment pas eu de chance concernant les dates, qu’il y avait particulièrement beaucoup de monde pour la saison (des amis qui y sont depuis 2 ans étaient même étonnés).

        Pour ce qui est des sources concernant les dégradations par les restaurations, je peux te rechercher le lien, j’ai visionné beaucoup de reportages et lus pas mal sur les temples d’Angkor et l’archéologie au Cambodge, ainsi que l’histoire et la culture du pays avant de partir en voyage. C’est un raccourci de dire que les archéologues dégradent. Mais du fait de l’attention particulière, il y a du bon qui en ressort (temple « remis à neuf »), mais aussi le danger de modifier l’architecture d’origine – ici ils avaient bouchés un canaux tout fin dans la jointure intérieure des pierres, pas visible directement : résultat, l’eau à la saison des pluies ne savait plus s’écouler correctement et tombait à grand flot directement sur ls murs sculptés, détruisant irréversiblement certains reliefs, effaçant par la une partie des fresques.

        Les prix élevés ne sont pas un problème en soi (on a vu bien pire), et même compréhensibles à certains égards (par rapport aux locaux vendant directement dans le site). Par contre concernant le prix des pass, je te conseille de lire l’article de Nath’ de la terre sur son 31 (le lien est dans les commentaires de cet article).

    • Bonjour,

      J’apporte aussi ma modeste contribution à cette discussion intéressante (sachant qu’à la base, je me renseignais sur le Machu Picchu !). Je suis du même avis que Béné; en lisant l’article, le sentiment qui a dominé était : « N’y allez pas ! » sans que l’auteur de cet article ne dénigre la beauté des lieux, mais il est clair que l’on y ressent beaucoup de déception.

      Je suis allée à Angkor à deux reprises : en 2005 et en 2012. Contrairement à ce que j’ai lu au sujet du port vestimentaire, cette obligation ne date pas d’il y a deux ans puisqu’en 2005, il fallait déjà se couvrir (sachant qu’une de mes amies qui était partie vivre quelques mois au Cambodge en 2004, m’avait ainsi prévenue de ce détail). Le site est grand, j’étais accompagnée de ma belle-famille qui était en débardeur et short et malheureusement pour certains sites connus, ma belle-soeur et ma belle-mère étaient interdites d’accès (ce n’était pas faute de ne pas les avoir prévenues !). Est-ce peut-être une question de « bon moment » ? Bref, tout en sachant cela, je me suis toujours vêtue d’un tee-shirt manches courtes et d’un pantacourt (avec un gilet dans mon sac et une bouteille d’eau achetée en ville, faut se douter que les prix flambent à l’intérieur même du site) pendant ces deux visites et pour me couvrir la tête, je portais tout simplement un krama ! Ce fameux foulard cambodgien que j’enroulais autour de la tête à la manière khmère et que j’enlevais quand je visitais les lieux sacrés en question.

      Après, pourquoi refuser le foulard, là est une question à laquelle je me pose aussi puisque le but est de se couvrir les épaules mais bon… Ce n’est pas parce que l’on accepte le foulard en Europe et au Pérou qu’il est accepté n’importe où, non ?

      Comme pour Béné et pour l’auteur, j’y ai vu plein de touristes à des moments et à d’autres, presque aucune personne. Toutefois, je conseillerais quand même d’y aller à 5h ou 6h du matin pour le lever du soleil car pendant que les gens prennent des photos d’Angkor Wat, moi j’en avais profité pour visiter le lieu et j’étais quasi toute seule pendant deux heures ! S’il y a bien des questions de stratagème, si on se rend au Cambodge pendant la haute saison, on n’y peut rien on fait comme on peut je présume…
      Concernant les hordes de touristes, je n’arrive pas à me dire s’ils sont vraiment agaçants ou non. On visite tous des endroits pour la même raison : parce que c’est beau ! Et on a tous une manière différente de visiter selon nos critères culturels, on peut être perturbé par des idiots qui crient ou s’amusent (j’ai eu le coup lorsque je visitais l’intérieur du Taj Mahal, les cris venant des touristes … Indiens) mais j’éprouve une sorte de malaise lorsque je lis des termes tels que « moutons, pigeons » etc… Dans un sens, on sera toujours des moutons parce que l’on se rend à des endroits connus, dont on a entendu parler et dont on veut admirer les œuvres. Par ailleurs, paradoxalement on pourrait dire que les blogs de voyage par exemple, contribuent à attirer des gens vers des destinations. On sera aussi toujours des pigeons parce que l’on ne paie pas le prix local (sauf si vous êtes natif du pays visité et que l’on vous octroie un prix local… Et encore !). En gros, en lisant l’article et sans vouloir offenser l’auteur, je trouve l’idée un peu moralisatrice, un peu déplacée et dénigrante pour les autres touristes qui ne voyagent pas comme « nous ». Je suis aussi une fan des sentiers battus mais je me dis aussi que s’il y a beaucoup de touristes à un endroit donné, c’est que la raison est la même pour tous. Quant à l’idée de limiter les entrées à l’avenir en cas de prévention, je trouve que c’est juste et en même temps, facile à dire une fois que l’on a visité le lieu en question. Par exemple, j’aimerais partir un jour au Boutan par exemple, mais les entrées sont limitées, coûteuses, imposées par le gouvernement et on ne peut pas sortir des sentiers battus. C’est une décision que je comprends puisque le pays tient à se préserver et on a ainsi le choix et les moyens d’y aller ou non.

      Cette opinion, ça vaut pour le reste du monde, si l’on a vraiment la volonté de préserver, il faudrait rester chez soi car que veut dire tourisme durable ? Le simple fait qu’il y ait du tourisme ravage l’environnement, non ?
      Pour ma part, je ne me suis jamais posée ces questions. Il serait hypocrite de dire qu’il n’y a pas de l’égoïsme dans ces envies de voyage. Ceux qui voyagent sont curieux du monde, de l’environnement, des cultures, des populations et du partage, ce sont les raisons pour lesquelles je voyage quand je peux. Après vous pourrez dire que ce n’est pas le cas pour tous les touristes, j’en conviens… Mais qui vous dit que vos façons de voyager ne conviennent pas non plus à d’autres ? Ne pas apprécier les touristes aux comportements qui ne correspondent pas à nos critères culturels et à nos notions de respect sont compréhensifs mais ne pas les accepter ne changera pas à grand-chose.

      Pour revenir sur certains points de l’article, j’ai un peu tiqué sur l’idée qu’être bonze était un passage obligé pour les Khmers. Il me semble, qu’il est effectivement bien vu qu’un membre de sa famille entre dans les ordres, en général un enfant et que ce dernier le fait en signe de gratitude envers ses parents et non pas obligation; je peux me tromper… Par ailleurs, devenir bonze permet (surtout aux familles défavorisées) à des enfants d’avoir accès à une éducation, c’est-à-dire de savoir lire et écrire. Si tout le monde peut entrer dans une pagode pour un laps de temps défini ou indéfini, il y a bien aucune obligation d’y rester. Est-ce la même chose pour les Catholiques ? Ceci est une vraie question, sans ironie aucune.

      Enfin, sur Angkor, c’est tout simplement magique ! Avec ou sans touristes, j’ai été imprégnée par la beauté des lieux !! Comme pour chaque destination, je me renseigne très peu sur le pays et je découvre sur place. J’avais entendu parler d’Angkor sans avoir une image définie dans mon esprit et cette partie inconnue a pris le dessus sur moi. J’en ai été sublimée dès l’entrée et les sensations sont restées les mêmes lors de ma seconde visite. On peut appeler cela de l’ignorance de ne pas chercher à se renseigner plus sur le pays que l’on va visiter mais j’ai toujours marché comme ça et n’ai jamais été déçue de mes voyages. Pourtant, je peux aussi comprendre les impressions des personnes qui ont été déçues parce qu’elles avaient trop idéalisé, vu et lu des infos sur Angkor. Une de mes amies, qui est Khmère, a eu ce sentiment désabusé car comme les autres, elle avait « bouffé » du Angkor avant de s’y rendre !

      Après, je ne remets pas en cause les impressions de l’auteur. C’est plus des questions à se poser, voire des remises en question pour nous tous. Ces échanges sur le voyage demeurent fabuleux pour moi et merci de ce blog (surtout pour le Machu Picchu) car ça me permet de collecter des infos.

      Bonne continuation.

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  27. Ne serais-ce pas le touriste le problème là dedans ?

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    • Bonjour Cédric,

      que veux-tu dire par là ? Peux-tu développer ton idée stp ?

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  28. C’est fou car je n’ai pas du tout ressenti ça, j’y suis allée il y a 3 ans et il n’y a avait presque personne et surtout nous n’avons pas vu de panneaux d’interdiction. Peut-être est-ce nouveau ? Ou la période est différente ? Il faut dire que j’y suis allée en Avril où il fait le plus chaud au Cambodge. Dommage que tu n’aies pas apprécié même si je comprends bein pourquoi avec cet article 🙂

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    • Bonjour Julie,

      oui en effet apparemment cela fait 2 ans que c’est en place, ce qui explique que tu n’aies pas vu la même chose que nous, tu devais aussi avoir une fréquence d’environ 50% de visiteurs en moins que de nos jours, c’est dire à quel point c’est fou !

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  29. ça devient le problème partout malheureusement.
    Le tourisme en masse est en évolution. Dommage pour les sites archéologiques qui en souffrent.
    Se découvrir la tête et attendre en plein soleil? Bonjour l’insomnie!

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    • Oui, et bonjour les mélanomes !
      Et puis c’est pas comme si c’était impossible d’enlever son chapeau une fois à l’ombre en haut …

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  30. Bonjour , je te trouve un peu dur ! Je pense qu’il y a pire comme site touristique … je les ai vu 6 fois bien sur que ça change, les touriste sont a l’affût en plus des travaux de reconstruction ! je pense qu’il faut tout simplement s’estimer heureux d’avoir mis le pied là bas ! tu n’as pas dû être aussi réceptive que moi ! En tout cas moi je le conseille à tout le monde ! l’une des merveilles du monde au pays du sourire !!! Et si vous allez au Cambodge n’allait pas qu’aux temples d’Angkor, allez a la rencontre des khmers !

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    • Bonjour Kévin,

      nous n’avons pas été dur, mais partageons notre ressenti. Bien entendu vu le titre de l’article, on en parle que de points négatifs, mais c’est l’essence même de l’article ne l’oublie pas ! Heureusement qu’il y aussi de bons côtés à Angkor et au Cambodge de manière générale.

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    • Bonjoru Kevin, merci pour ton retour.
      Dure ? Pas réceptive ? Je ne suis aucune de ces choses habituellement ; et pour nuancer mon approche, je te conseille de lire mon retour sur les temples éloignés, que j’ai adorés.

      par contre je te rejoins entièrement : le Cambodge ne se limite pas aux temples d’Angkor ! Je t’invite ici aussi à lire mes autres articles sur ce beau pays, comme celui de mes premières impressions. D’autres articles suivront encore 😉

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  31. il y a encore deux mois, j’étais à Angkor. Effectivement la pression touristique est énorme. Nous avions décidé de prendre un guide, un spécialiste français qui nous a permis de visiter les sites sans pression touristique. Cela a un coût mais je ne compte pas y retourner pour une seconde visite, j’ai donc préféré visité encore de la meilleure façon possible. Sur certains temples nous étions seuls. les touristes sont des moutons et suivent bêtement ce que leur dit leur travel book, d’être à tel temple à telle heure. mais si tu sors des sentiers battus, Angkor est un petit miracle encore plus si tu montes visiter les temples du Nord; Nous sommes restés 7 jours sur cette zone, jamais je n’ai eu de souci de vêtement à partir du moment où tu connais les règles : pantalon au dessous du genou pour acceder aux parties les plus sacrées. C’est bien plus tendu en Asie centrale pour visiter les Madrasas. maintenant je ne suis pas d’accord avec Apsara qui permet les vols charters pour Siem Reap et autorise des groupes de coréens irrespectueux des sites de venir. cela ira de mal en pis jusqu’au moment où les sites finiront par être tellement dégradés qu’il n’y aura plus de visites possible.

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    • Bonjour et bienvenue à toi, merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience.
      Je pense que ta manière de visiter les temples avec un guide privé devait être une belle expérience. Nous avions contacté plusieurs guides conseillés par le bouche à oreille, mais malheureusement, ils n’avaient plus de disponibilité. Nous avons finalement eu une proposition de guide à 90$/journée en voiture airco, en anglais – l’esprit derrière nous a un peu rebuté et nous avons finalement fait par nous même. Mais je pense que visiter des sites archéologiques avec un guide de qualité ouvre une approche complètement différente des lieux ; et d’autant plus si il peut amener à voir à des moments où les touristes sont peu nombreux. Par curiosité, quelle société de guide avez-vous contracté ? Pour quel tarif ?

      Pour les questions de règles vestimentaires, nous étions également habillés en long, pour éviter tout problème ; mais ce n’était pas le cas de tous autour de nous. Certains se sont vus refuser l’entrée au temple principal d’Angkor car le foulard sur les épaules n’était aps admis (ce que je ne comprends pas).

      Je vois que vous partagez ma vision du l’exploitation touristique du site, avec une optique encore plus noire pour les années à venir. Nous verrons bien comment cette politique touristique va évoluer, en espérant qu’il y aura une prise de conscience « à temps » …

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  32. Hello Amandine,

    Super article! Moi qui rêve d’aller à Angkor cela va me faire un peu réfléchir.
    J’ai en revanche eu la chance de visiter les ruines de l’ancienne cité de Sukhothai que je ne peux que te conseiller si tu as un jour l’occasion d’aller en Thaïlande. Moins connu qu’Angkor ce site est pourtant tout aussi extraordinaire et surtout, il est très peu fréquenté ce qui laisse le loisir de découvrir des temples sans le moindre touriste, de s’éloigner des sentiers battus et de se « perdre » dans les ruines.
    Si tu souhaites en savoir plus :

    Bonne journée 🙂
    Jessica

    Répondre
    • Bonjour Jessica,

      merci pour le conseil, on note ça dans un coin pour quand on ira voir ces contrées 🙂

      Bonne journée également

      Répondre
    • Salut Jessica !

      Effectivement, le parc de Sukothaï mérite le détour, non seulement pour ses temples, mais aussi pour sa tranquillité (agréable balade à vélo, sans la foule).

      Pour Angkor, je n’ai pas le même ressenti qu’Amandine et François.

      On ne peut pas nier que la fréquentation touristique du site est en pleine explosion (bien plus de monde sur place fin février 2014 que fin décembre 2011, pour mes deux passages). Mais il faut aussi se rendre compte que l’on fait tous partie de ces touristes et que, en conséquence, on participe également à la détérioration du site et à la désagréable sensation d’être des sardines en boîte.

      Pour apprécier Angkor à sa juste valeur, je crois qu’il ne faut pas hésiter à y venir en basse-saison, quitte à prendre quelques averses sur le coin de la figure.
      Je pense d’ailleurs y retourner bientôt (juin peut-être, je vis désormais au Cambodge) afin de mieux ressentir la grandeur du site, loin de la foule de haute-saison.

      Pour ce qui est de se découvrir pour accéder à la tour centrale d’Angkor Wat, je trouve cela tout à fait normal, dans la mesure où il s’agit de la partie la plus sacrée du temple (représentant le mont Meru), temple qui, il me semble, n’a jamais été déserté par les bonzes ni par la population locale depuis l’abandon d’Angkor au XVe siècle.

      En tout cas, ton article, Amandine, a le mérite d’ouvrir les yeux sur les problèmes que l’on peut rencontrer à Angkor et qui risquent d’y gâcher le séjour si on ne se renseigne pas suffisamment sur ce site (meilleure période, heures de pointe, itinéraire à éviter…).

      Répondre
      • Merci Erwan pour ton retour,

        pour nous, plus que le fait de devoir se découvrir une fois dans le temple, c’est le fait que cela ne soit obligatoire que depuis 2 ans, comme si ce côté sacré n’existait pas avant (alors on doit se mettre d’accord, c’était sacré ou non ?), mais aussi qu’on doive retirer casquettes et chapeaux avant de monter, quand on est en plein soleil. Je n’imagine pas que pour entrer dans un lieu qui a toujours été sacré comme Notre-Dame de Paris, on doive retirer chapeaux et casquettes dans la file d’attente en plein soleil le 21 juillet …

        D’une manière générale, je pense qu’il vaut mieux voir cet article d’œil positif : notre ressenti peut être une bonne base de réflexion pour améliorer dans le futur le site d’Angkor, et, comme tu le dis, permet aux lecteurs qui n’ont pas visité le site d’éviter une trop grande désillusion et d’avoir quelques conseils sur comment visiter Angkor.

  33. Bonjour,
    J’ose poser une question.
    J’ai lu attentivement l’article, plus ou moins survolé les réactions. J’ai l’impression que comme d’habitude c’est le touriste « de base » qui pose problème. Mais j’ai aussi le sentiment que vous y êtes tous allés (à Ankar Wat, mais part extension au Cambodge) pendant la « saison haute ».
    J’y suis allé fin juillet et même si j ai eu aussi un peu le sentiment de me retrouver dans le groupe de « moutons » (je commence à devenir doué pour éviter les touristes), c’était bien plus agréable que ce que vous avez apparemment vécu.
    J’estime que c est une chance pour les cambodgiens de pouvoir pompé de la tune au touriste quand on sait que l’ argent de l’accès au site d’ankor est détourné en très grande partie par différent groupe d’influence.

    Cordialement

    ps: je m’excuse pour toutes les fautes d’orthographe…

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    • Bonjour Benoit,

      le touriste de base … perso j’aime pas trop l’expression, c’est comme si nous nous étions des touristes VIP. Je comprends ton raisonnement mais ai du mal à y adhérer tel quel sans nuances.

      Pour ce qui est d’éviter les foules, nous avons beau être des champions habituellement pour cette discipline, autant en saison haute à Angkor avoir la paix plus d’une heure sur le site relève du miracle 🙂 Alors oui, il reste encore la saison basse, et c’est sans doute ce que nous ferons à l’avenir pour des sites de cette importance, car c’est bien la première fois que nous tombons en saison haute pour un site comme Angkor.

      Merci d’avoir partagé ton avis sur la question 🙂

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      • J’opposerais plutôt « touriste de base » à « touriste avertie ».

      • Alors d’accord 🙂

  34. J’en reviens également et j’avoue que je partage ton opinion. Malgré l’incroyable beauté du site et de son histoire, la visite de ces temples devient parfois difficile en raison de la masse touristique non maitrisée. Oui, nous sommes très nombreux à vouloir voir ce patrimoine de l’UNESCO et tant mieux pour le pays qui en a bien besoin, là dessus on est d’accord. Ce qui moi me choque plus c’est l’attitude de certains visiteurs: entre certaines nationalités mentionnées dans d’autres commentaires qui hurlent comme s’ils étaient tous seuls, ceux qui ne peuvent PAS voir un pan de mur sans y photographier leur femme ou se faire photographier empêchant tout le monde de regarder ou de le photographier, ceux qui touchent les bas reliefs alors qu’il est écrit partout de ne pas toucher etc, ben on passe son temps à se prendre la tête!! Après chacun est différent et réagit de manière différente à la foule, je reconnais que je ne suis pas très fan… Je recommande d’y aller malgré tout mais d’éviter d’arriver sur les sites à 9h quand TOUT LE MONDE y est, de parfois préférer la fin de journée (à Banteay Srei en fin de journée nous étions très peu et la pierre était rose au coucher de soleil!) ou la pause déjeuner.

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    • En effet, certaines nationalités ont certains défauts que l’on repère vite, d’un autre côté je vois mal interdire l’accès au site en fonction du passeport. Derrière cela se cache aussi un problème d’éducation je pense. Car à force d’avoir voyagé, j’ai pu découvrir qu’une chose sur terre est parfaitement et justement partagée, aussi bien dans les pays riches que pauvres : la bêtise humaine.

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  35. Merci pour ton article !
    C’est vrai qu’on parle rarement des nombreux désagréments de ces sites. Je n’ai pas encore fait l’Asie mais j’avais déjà constaté le problème dans plusieurs autres pays : touristes qui s’autorisent à prendre les pierres sur l’Acropole à Athènes, masse de touristes devant le Grand Canyon… Ça m’a appris à prendre sur moi pour partir hors des sentiers battus, mais aussi à ne pas avoir peur de me lever tôt pour visiter !

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    • Merci Malika pour ton gentil message ^^

      Loin de moi l’envie d’effrayer ou de dégoûter de voir Angkor ; juste d’équilibrer le tableau brosser sur ces temples, souvent très/trop positif : tout n’est pas rose !
      Mais pour autant, j’ai adoré mon voyage au Cambodge et les temples, mais surtout les temples isolés perdus dans la jungle.

      Comme tu le dis, se lever tôt, sortir des endroits fréquentés et des moments de forte affluence sont des bons principes pour voyager en indépendant et bien profiter 😉

      C’était mes premiers pas en Asie, et sûrement pas les derniers … 😉

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  36. Moi dont le rêve était d’aller voir Angkor… Ca me dégoûte profondément à chaque fois qu’il m’est été donné de voyager de voir les cars de touristes débarquer pour prendre 4 ou 5 photos histoire de dire qu’ils l’ont vus, qu’ils y étaient!
    Quelle déception!!

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    • N’hésite pas à y aller quand-même, mais faut se rendre compte de la réalité, tout n’est pas rose, et dépend de plusieurs paramètres comme l’heure, et la période de l’année où tu y vas. Enfin cela vaut pour la partie « trop de touristes », mais pas pour les autres points

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  37. je reviens aussi de 15 jours du Cambodge,la meilleur période pour visiter ce lieu mai /juin ou septembre pendant la saison des pluies peu de touristes et la pluie sur la pierre est superbe

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  38. La face cachée du tourisme… Moi qui rêvais tant de visiter Angkor ! Ca me refroidie un peu.
    Je reviens de la Thaïlande et j’ai été un peu prise là dedans : des touristes, des touristes et des touristes. Même si j’en était une moi aussi, je n’imaginais pas qu’il y en aurait tant que ça. Mais souvent nos visite étaient très tôt et on évitait le flot, pouvant quand même profiter du calme et de la sérénité des lieux.
    Je pense que si j’ai l’occasion de faire le Cambodge, je visiterai Angkor parce que c’est quand même un incontournable et que ce serait dommage de ne pas voir ce site, mais me voilà prévenue, au moins je saurai à quoi m’attendre grâce à ton billet.

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    • En effet, ne pas voir Angkor alors qu’on passe au Cambodge serait dommage, mais comme tu dis, au moins t’es prévenue. Et surtout éviter les foules comme tu sembles déjà faire 😉

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  39. Je comprends ce que tu veux dire… Angkor ne me fait pas rêver, mais je peux comprendre aussi que des milliers de personnes se pressent à sa découverte, car c’est un peu l’incontournable du Cambodge… Et c’est souvent ce type de lieux tant attendus qui déçoivent, pour X ou Y raison… Je pense à la Tour Eiffel (qui n’est pas d’une élégance folle à mes yeux) , au Manneken Pis (et à ses 20 cm), à Big ben (c’est une horloge au loin, et?) A chaque fois, je m’attendais à quelque chose de très impressionnant, et j’ai été déçue ^^ (au grand dam de mon copain!). (Bon, heureusement, les grands sites touristiques ne me font pas toujours cet effet-là^^) Et à Angkor, l’excès de visiteurs ne doit pas aider à retrouver l’atmosphère pieuse du lieu… comme dans beaucoup d ‘églises/cathédrales cependant… ici, ce qui me pose problème, c’est les problèmes que ce surtourisme engendre érosion, pollution et autres dégradations… Je ne comprends même pas pourquoi aucune mesure n’a encore été prise à ce sujet.. (enfin, si, je comprends, l’argent y est probablement pour quelque chose… )

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    • Merci Chloé pour ton commentaire,
      Je comprends tes désillusions (surtout pour le Manneken-Pis : beaucoup s’imaginent qu’il est beaucoup plus grand !).

      Je nuancerais tout de même mes propos : des mesures sont prises pour sauvegarder Angkor (reste à savoir si elles sont suffisantes … ?), ainsi que pour le « nettoyer » de la végétation, le restaurer et éviter que le site ne s’effondre à cause de problèmes de sol que j’évoque (nappe fréatique et sol sablonneux). On en parle un peu dans le JT de France2 du 17/02/2014 (aux alentours de la 38ème minute).

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    • Mais le Mannekenpis fait pas 20 cm ! Ah en hauteur tu veux dire :p (pardon pour cet humour graveleux).

      Plus sérieusement, ils sont en train de détruire le site le surtourisme, qui comme tu le dis, engendre une érosion accélérée, entre-autres. Et puis ce côté faux sacré m’a profondément énervé, je pense aux églises qui ont des heures de visite et où on ne va pas pendant la messe. Ici c’est clairement bidon, soit c’est un haut lieu de culte, alors ne faites pas entrer les touristes, soit ce ne l’est pas (ou plutôt ce ne l’est plus plus), et laissez les gens mettre un chapeau quand ils sont au soleil. Limiter le nombre d’entrées devient urgent, en tout cas en saison haute, mais bientôt aussi en saison basse.

      Pour ma part, j’ai été un peu déçu par le Machu Picchu aussi à cause du nombre de touristes, mais ce nombre est limité et je ne vois pas pourquoi je pourrais voir ce site et pas les autres. La question est vraiment difficile, et ne se résumé pas à un simple « pfff vous avez été voir une merveille du monde et vous n’êtes même pas contents ! ».

      Merci Chloé pour ton partage d’expérience 🙂

      Mais l’argent … toujours l’argent 🙂

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  40. je trouve cela marrant que les gens aient aimé Siem Reap et mais pas les temples alors que cette ville est la représentation la plus forte de l’augmentation du tourisme au Cambodge. Elle est la plus belle représentation de l’argent roi au Cambodge. Tout y est fait pour le tourisme et pour que celui-ci aille le plus possible puiser dans son portefeuille. Cette ville s’est adapté au tourisme et le plus gros problème est que le tourisme ne s’adapte pas au Cambodge. C’est bien tout le paradoxe de cette région qui ressemble de plus en plus à la Thaïlande.
    Les voyageurs ne trouvent pas le mystisisme des temples à cause d’un site et d’une région qui s’est complètement adapté à eux. Elle s’est adapté avec les infrastructures et les services qui sont maintenant proposés dont les touristes reprochaient le manque il y a encore 10 ans.

    Après l’aspect culturel et et religieux du site, Angkok Wat et les temples sont vus pour les investisseurs et aussi les Siem Reapois comme une manne financière qui apporte des devises et permet de faire vivre leur famille. C’est une attraction et même si ce sont des sites religieux qui ont encore une grande valeur religieuse et mystique dans le coeur des Cambodgiens, ces temples restent avant tout un moyen de faire de l’argent.
    Et à la question qui est le grand perdant de l’histoire? Ce sont les cambodgiens assurément. Angkor n’appartient plus au Cambodge mais à une compagnie chinoise qui en a la concession pour plusieurs dizaines d’années. L’argent ne sert pas à reconstruire les temps. Juste à les entretenir. Le grand perdant n’est pas le touriste qui lui se fait délester de quelques dollars de trop à cause d’un coca trop cher payé.

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  41. Ca me rend un peu triste de lire ce billet…
    J’ai été au Cambodge en novembre 2008, et je ne retrouve un peu de ce que tu dis que pour un seul temps, celui de Ta Prohm…
    Alors peut-être avions nous un guide qui connaissait les horaires peu fréquentées… Et surtout les lieux un peu reculés… Mais notre visite d’Angkor a été enchanteresse… Nous étions seuls dans la plupart des temples (même Angkor Vat était quasiment vide lorsque nous l’avons visité), et c’était vraiment merveilleux. C’est vrai que certains temples ressemblaient plus à des ruines, c’était un peu triste, mais ça n’enlevait en rien la beauté et le charme de l’endroit…
    Et les seuls panneaux que j’ai vu étaient ceux indiquant que l’on grimpait à nos risques et périls!

    Si j’en crois ton article, je serais très déçue si j’y retournais…

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  42. Le tourisme de masse affecte de nombreux sites très connus. Outre qu’une foule peut indisposer des personnes comme vous et moi, elle a aussi un impact sur l’environnement : dégradation des monuments et de la flore…

    Merci pour votre article. Le tableau est effectivement très équilibré et loin d’être effrayant.

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    • Merci Mylenium Scripta pour ce retour sur mon article.
      En effet, le tourisme de masse à des conséquences à bien des niveaux.

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  43. Pas moyen d’y aller très tôt le matin pour éviter le flux de touristes ?

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    • Si, mais tu n’imagines pas la taille des sites ! Après 1h30 les sites sont plein et tu n’a pas visité la moitié … Mieux vaut aller en saison basse, qui semble-t-il a encore un flux acceptable (mais de la pluie)

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  44. mince vraiment trop dommage tout cela, cette dégradation et tous ces touristes, c’est vrai qu’on a une visite idyllique de cet endroit, nous seuls avec les majestueuses statues mais bon…ça en effet ce n’est que pendant les reportages

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  45. Meme si j’ai été éblouie par Angkor, il est vrai que dans certains temples comme Ta Prohm on est un peu ecrase comme des sardines. Mais mise a part Siem Reap et sa région, je trouve que le Cambodge echappe encore je ne sais pas pour combien de temps a ce fameux tourisme de masse…

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  46. Forcément il faut être un peu naïf aujourd’hui pour imaginer pouvoir visiter la merveilleuse cité d’Angkor sans se confronter à cette foule de touristes « pigeons » que tu décris… Les temples d’Angkor sont clairement le meilleur atout des tours operator pour vendre la destination du Cambodge, ils auraient d’ailleurs tort de s’en priver, le Cambodge reste un des pays les plus pauvres au monde… Enfin rien de très surprenant dans ce que tu décris, cette foule compacte est un peu la même que l’on retrouve sur la majorité des très gros spots « monuments historiques » du monde entier… Angkor n’échappe pas à la règle du tourisme de masse.

    Personnellement, j’y ai fait un long périple en mars & avril 2012 avec mon amie, nous avions prévu de passer par Siem Reap durant notre trip et d’y rester 4j pour visiter au mieux les temples (difficile de n’y passer qu’une journée pour en profiter !) ; nous nous attentions forcément à croiser beaucoup de monde sur Angkor, donc pour minimiser l’impact, un bon plan est de bien préparer le terrain avant l’arrivée au Cambodge en consultant par ex les blogs de certains internautes qui donnent qqs combinent pour éviter de subir le gros de ces désagréments : se lever à 5h pour partir à 5h30 et arriver sur place avec les 1ers tuk tuk, ne pas suivre le parcours classique recommandé par la majorité des guides, etc, etc, il existe tout plein de petites astuces qui permettent de contourner ces agacements et de profiter au mieux des lieux en minimisant ce que tu décris. Angkor se mérite et reste un lieu où la magie opère si l’on prend la peine de chercher à sortir du réseau « classique » du touriste de base.
    Sur nos 5j à Siem Reap, nous avons passé 1j à visiter Angkor (le « petit tour »), puis 2 journées en nous rendant plus au nord sur Beng Mealea, Kph Ker, puis le grandiose Preah Vihear qui reste le temple le plus fabuleux qu’il m’ait été donné de voir, retour à Siem Reap pour 1 journée de repos, et dernier jour en visite à Angkor (le « grand tour »). Un peu plus au Sud, il est fortement conseillé de ne pas manquer le très beau cite de Sambor Prei Kuk, et aussi Phnom Santuk pour son incroyable escalier de plus de 900 marches qui débouche sur le monastère un peu décevant.

    En fait, même si la cité d’Angkor reste incontournable, même si il parait assez utopique d’imaginer éviter la foule sur ce genre de site, il existe de très nombreuses alternatives, et c’est sans doute ces endroits encore peu développés et peu mis en avant pour le tourisme de masse qu’il faut privilégier pour ressentir cette sensation de grandeur dont les khmers peuvent être si fiers.

    Celui qui a bien compris le business que représente les temples d’Angkor, c’est le photographe Martin Parr de l’agence Magnum, qui signait en 2012 pour la liberté de la presse un divin recueil à ce sujet… tout simplement irrésistible…

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    • Merci Popol pour ton partage d’expérience. N’oublie pas que depuis ta visite c’est plus de 50% de touristes en plus que l’on croise, et à la vitesse où ça va, ça aura plus que doublé dans 2 ans par rapport à tes souvenirs !

      Nous avons passé au total 3 jours sur les sites proches, sans compter des journées entières pour Preah Vihear, Beng Mealea et Koh Ker. Bref si on compte ainsi, nous avons passé près d’une semaine rien qu’en temples, et plus d’une d’une semaine à Siem Reap. Nous n’avons pas essayé de tout voir en une seule journée.

      Se lever tôt … oui et non, c’est une astuce qui marche de moins de moins en moins, vu l’augmentation du tourisme. Eviter la foule ? Oui et non, les grands sites sont tous très denses, je pense au Machu Picchu, l’Alhambra, Les chutes d’Iguazu pour citer quelques lieux que j’ai trouvé denses. Pourtant je ne me suis pas plaint de ces sites. Peut-être parce que contrairement à Angkor, on limite le nombre de visites par jour ?

      Pour nous il n’y a pas qu’une question de foule, ce sont les 8 points qui nous ont désillusionnés et non juste 1 pris à part. Mais malgré cela, il serait triste d’aller au Cambodge et de ne pas aller voir Angkor. Juste nous avons décidé de partager notre ressenti et nos craintes pour le futur de ce site.

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  47. Voyager c’est les autres, okay, ça sonne bien mais ce n’est pas que ça. Voyager c’est aussi un geste égoïste, c’est chercher quelque chose, peut-être se chercher soi-même.

    Donc si Amandine n’a pas apprécié le lieu, qu’elle le dise, je ne vois pas en quoi elle devrait se taire.
    Et même en allant plus loin je trouve ça bien qu’il y ait des articles comme celui-ci. Je m’explique.

    A la lecture de l’article, on voit clairement l’attente qu’avait Amandine sur ces temples, elle en a même organisé son voyage autour et évidemment plus les attentes sont élevées plus la désillusion est grande. Ce genre d’article permet de revenir à un niveau d’attente plus raisonnable.
    Et ce n’est pas être négatif que de ne pas avoir apprécié un endroit du monde et de publiquement l’admettre.

    Pour moi le souci ne vient pas seulement des autres touristes qui pourraient être très, trop nombreux (Le Mont St Michel un week-end d’août ?) ou des locaux qui envahissent les lieux pour vendre des souvenir (Chichen Itza) mais aussi des attentes que les gens ont à cause de la réputation de certains lieux sensés être impressionnants, sublimes, magiques, paradisiaques (rayez les mentions inutiles).

    Forcément cela créé une image idyllique qui si au moment venu n’est pas à la hauteur déçoit énormément. A l’image d’un film, si tous vos amis le trouvent génial, vous n’avez qu’une envie, vous ruer dans une salle pour le voir. Mais les chances sont grandes que vous ressortiez de la salle un peu déçu. Même si le film était bon, mais juste un peu moins bon que vous l’aviez espéré.

    Ce n’est pas facile de garder ses attentes à un niveau normal quand on entends que du bien d’un lieu, d’un film, ou d’un restaurant.
    Et cet article pour moi rétabli un peu la balance.

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    • Merci Guillaume pour ton commentaire. Je ne pensais pas déclencher une telle polémique ! Tu as bien compris je pense mon désir de partager mon vécu personnel, même s’il est en décalage avec celui de la majorité. 🙂

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  48. Le panneau No Hat, c’est une vaste blague, non ? La fille qui tient le panneau porte un chapeau !!

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    • Salut Aurélie,

      non, ce n’est pas une blague, la dame du panneau « no hat » est bien coiffée d’un chapeau (en laine, parce que les khmers semblent insensibles à la chaleur ! ) 😉
      Bien remarqué 😉

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  49. Très bon article Amadine ! Effectivement cela ne devait pas être vraiment reposant avec toutes ces règles.

    Je préfère les endroits calmes avec moins de touristes. Quand c’est trop busy on ne profite pas vraiment.

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    • Salut Emmanuel, merci pour ton retour positif 😉

      Dans l’absolu, je préfère également les endroits moins fréquentés, moins touristiques … mais parfois cela vaut la peine de s’aventurer sur les sentiers plus peuplés, pour voir les sites archéologiques « principaux » par exemple …

      Loin de déconseiller pour autant la visite d’Angkor, j’encourage à connaître également les autres temples et de ne pas se limiter à Angkor : les temples éloignés (j’ai fait un article sur eux) méritent le détour !

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  50. Vous avez raison. Le ministère du tourisme et le gouvernement n’ont pas compris que le nombre ne compte pas mais les revenus qui restent dans le pays pour la population. Et vous ne savez pas : l’eau puisée dans les sous sols, les temples qui s’affaissent, les déchets, les ruines abîmés, les touristes coréens qui restent dans les hôtels coréens, mangent coréen, achètent chez les coréens et les Vietnamiens a qui on offre des package tours pour 50 dollars / un weekend, ils sont crevés et ils ne dépensent rien sur place… la politique actuelle: une catastrophe. Triste 🙁

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  51. Bonjour Amandine,

    Ton article est intéressant et tu mets en lumière certains points négatifs causé par le tourisme de masse au Cambodge.

    Je te rejoins sur certains points. Lorsque je suis allé au Cambodge en 2010 et j’y retourne cette année, j’ai été impressionné par la horde de touriste (en majorité des asiatiques : japonais, chinois…) et surtout de ceux qui ne sont pas respectueux des traditions cambodgiennes.

    Les tags sur les temps sont une insulte et un délit criminel. Je suis vraiment furieux de voir ça.

    Le fait d’être couvert de la tête au pied est un peu exagéré et des amis cambodgiens n’ont pas compris ce changement alors que cela a été mis en place depuis peu d’années.

    Certes, il y a beaucoup de personnes qui mendient mais dans ce pays où règne la pauvreté, les gens profitent de la masse touristique. J’avoue qu’il faudrait limiter un peu les accès pour préserver les temples… Les touristes étrangers peuvent aussi penser la même chose lorsqu’ils visitent la Tour Eiffel ou d’autres sites touristiques.

    Ensuite, on parle des temples d’Angkor donc il y a beaucoup d’autres temples à visiter sans avoir à être confronté à cette masse touristique. Personnellement, j’ai visité les temples pendant la saison des pluies et les touristes étaient moins nombreux et la nature verdoyante.

    Pour « le touriste est un pigeon » : c’est vrai mais tout le monde sait selon moi que les lieux hautement touristiques sont des lieux où on va tenter de vendre tout et n’importe quoi aux touristes. Il faut simplement faire preuve de bon sens mais chacun voyage comme bon lui semble.

    Enfin pour terminer 🙂 je n’ai pas eu cette sensation « du temps c’est de l’argent ». Cela a peut-être changé depuis et je pourrais changer d’avis lorsque je vais y retourner cette année. Cela dépend aussi de la saison à laquelle tu visites les temples.

    En tout cas, je te souhaite bon courage pour tes voyages. Tu n’hésites pas à mettre en avant tes ressentis que ce soit sur cet articles ou sur les autres et c’est ce qui fait que ton blog est de qualité.

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    • Bonjour Christopher, merci pour ton commentaire et le partage de tes idées.

      Je tente de répondre au maximum aux commentaires, mais vu le nombre de réactions qu’il y a eu pour cet article sur Angkor, j’ai un peu de retard ! 😉

      J’ai été aussi furieuse que tu l’es concernant les tags ; c’est pour ça que j’ai pris celui-là en photo (ici dans le temple montagne d’Angkor Vat), mais il y en avait pas mal d’autres (il faut dire, cela me saute aux yeux, et même s’il n’y en a qu’un sur un temple, c’est déjà un de trop !).
      Je pense effectivement que visiter les temples à une autre période de l’année apporte une expérience toute différente ; je partage bien ici mon vécu personnel, lié à une période de l’année spécifique.

      Un grand merci Christophe pour ton retour plus général sur mon travail sur le blog, cela me touche beaucoup. J’essaye de retransmettre le plus naturellement et fidèlement possible mes idées, réflexions et ressentis, même s’ils ne vont pas toujours dans la lignée générale.

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  52. Bonjour Amandine,
    Je ne commente jamais sur les blogs mais ton article m’a énormément intéressé. J’ai vu les temples d’Angkor cet été. Nous avions loué un Tuk Tuk pour la journée et nous avons, difficilement, réussi à lui faire changer, légèrement, de circuit (visite de 6 temples, déjà défini avec arrêt repas dans un attrape-touriste déjà tout trouvé). Le chauffeur n’était pas toujours très content de nous voir passer trop de temps dans chaque lieu (normal, nous avions pris un forfait journée, qui se finissait à une heure bien précise). Pour le coup, nous avons vraiment ressenti l’effet « touriste-mouton/pigeon » ! J’ai surtout ressenti le tourisme de masse dans le Temple d’Angkor Wat, beaucoup moins, voire pas du tout sur les autres. Je pense que la période de l’année choisi (le mois d’Août), normalement peu conseillée par les guides touristiques, a joué sur la fréquentation. Comme toi, devoir cacher ses jambes et ses épaules représentait une contrainte, à Angkor, qui ne m’a pas semblé très justifiée … mais l’échange de short dans une allée d’Angkor Wat, comme seule solution à mon problème, reste un souvenir qui me fait encore sourire aujourd’hui). Je regrette de ne pas avoir vu justement les temples plus éloignés, la relation à l’histoire, à l’architecture est, j’imagine, bien différente…
    Autre chose nous a choqué durant ces visites, ce sont les techniques de restauration employées qui sont suivant les pays et les moyens plus ou moins respectueuses, plus ou moins réussi… car même si le bâtiment tient encore debout, le béton et les tirants en métal rouillé, ce n’est pas top… Les partis-pris choisis par les équipes ont également un rôle important (doit-on remettre le monument debout à tout prix, quitte a rajouter du fake ?ou est ce qu’on fait avec ce qu’il reste sur place et on montre très clairement aux visiteurs qu’il nous manque des pièces ?). Ces restaurations m’ont interpellée et m’ont permis de découvrir que certaines faisaient parties intégrante de l’histoire du bâtiment…
    Malgré tout, mon émerveillement, bien qu’un peu terni par « l’ambiance touristique » présente sur les sites, me laisse un bon souvenir (mais j’avais été briefée avant). Ce n’est pas le cas partout, je pense à Pompei par exemple, où voir les touristes s’appuyer contre des fresques millénaires m’avait choqué. J’ai été scandalisée par leur manque de respect ! D’un autre côté on ne peut pas mettre tous les monuments historiques sous cloche pour les protéger, cela les dénaturerait tout autant. A l’Alhambra à Grenade, le nombre de visiteurs est limité et pourtant nous, les touristes, étions partout et j’avais plutôt l’impression de me promener dans un musée, en suivant un circuit tout tracé. Il y a 4 ans je me suis rendue à Dubrovnik deux fois. La première fois en février, il n’y avait pas une météo idyllique et la ville était peu animée. J’ai souvent dit durant la journée « c’est déjà magnifique, alors qu’est ce que ca doit être l’été, par beau temps, avec le ciel et la mer bleus ! » … Retour en été, et là, grosse déception ! ok, les paysages étaient toujours magnifiques mais la masse de touristes, les prix ne me m’ont pas permis d’apprécier la ville autant que je l’aurais cru (même pas autant que je l’avais appréciée sous la pluie en hiver).
    J’aurais encore mille choses à dire ! Durant mes études d’architecture j’ai choisi un master patrimoine et la problématique de la relation entre sauvegarde du patrimoine et enjeux touristiques m’a interrogé pendant deux ans et me pose encore question. Je ne pense pas qu’il y ait de solutions à ces problèmes mais j’essaie de me persuader qu’à certains endroits la hausse de la fréquentation touristique a été bénéfique par certains aspects… Et puis, comme tu le dis toi-même, difficile de critiquer quelque chose auquel on participe…
    En tout cas le Cambodge reste une destination magique où j’ai adoré aller.

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    • Bonjour Audrey, bienvenue et merci pour ton commentaire – toi qui dis ne jamais commenter les blogs, tu t’es rattrapée ici 😉
      Je suis heureuse d’avoir le retour d’expérience d’autres touristes, car comme je le dis, ce n’est que ma version de mon expérience à un moment bien précis.

      Je comprends ton regret de ne pas avoir vu les temples éloignés : c’est ce que j’ai préféré je pense de tout le pays !

      Tu amènes également un sujet qui me parle beaucoup : la « restauration » des lieux archéologiques. En Amérique latine, nous avons déjà eu souvent l’occasion de nous indigner devant les méthodes des années 70-80, mais aussi de site plus récemment « retravaillés » … Et le Cambodge n’échappe pas à ce problème.
      La question de remettre un bâtiment sur pieds, au risque de présenter une projection, une hypothèse, ou de laisser le temple en ruine … vaste débat qui ne trouve pas de réponse catégorique. Là où je suis plus catégorique, c’est dans les reconstructions mêlant matériaux d’origines et nouveaux matériaux/nouvelles méthodes (mur complétés de béton …).

      Je ne suis encore jamais allée à Pompéi, mais tu n’es pas la première à m’en faire un retour de ce style.
      Ici aussi, la question protection du bâtiment contre les touristes versus voir les lieux « au naturel » est un vrai débat : doit-on, comme tu le dis, le mettre sous cloche, l’entourer de rubans délimitant un chemin précis afin de diriger les touristes et d’éviter une érosion, un manque de respect … L’idéal serait bien sûr que chacun prenne conscience du patrimoine mondial et de la valeur historique et culturelle des vestiges archéologiques (et autres), et les respecte « naturellement », sans contraintes … Mais nous ne sommes pas dans un monde idéal 😉

      Le débat sauvegarde du patrimoine et enjeux touristiques, lors de tes études en architecture, devait être très intéressant ! La question est loin d’avoir une réponse unique et simple …

      Contente que, comme moi, malgré certaines déceptions liées à Angkor, tu aies aimé ton voyage au Cambodge : ce pays ne se résume pas aux temples d’Angkor ! 😉

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  53. J’ai lu et ça ne me choque pas du tout comme article…

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  54. Très intéressant.. Cela tranche avec les avis que l’on retrouve généralement sur les blogs… merci pour cet avis franc, clair et surtout correctement argumenté! J’ai toujours souhaité voir Angkor mais cela donne à réfléchir.

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    • Salut Anthony, merci pour ton commentaire et bienvenue.

      Comme je le disais dans mes réponses aux nombreux commentaires, mon but n’es pas de dissuader de visiter les temples d’Angkor, mais d’avoir une vision plus réaliste et nuancée sur les temples, afin de ne pas avoir des espérances exagérées (comme c’était sans doute mon cas).

      Cela donne à réfléchir, je suis d’accord avec toi ! Espérons que ces désagréments et travers du tourisme de masse soient pris au sérieux par les autorités compétentes pour évoluer de manière positive dans les années à venir …

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  55. Décidément, ce que j’ai pu entendre et lire sur Angkor dernièrement ne me donne vraiment pas envie d’y aller ! Je ne sais plus où j’ai lu qu’en effet, la dégradation du site à cause du nombre de touristes était terrible…
    Quant aux désillusions, on en a tous, parfois. Pour moi le pire était en Crète, là-bas le site à voir c’est Knossos : un genre de Disneyland là aussi, bondé, et puis à l’époque de la restauration de ces ruines, c’était encore très amateur, du coup le résultat fait parfois penser au Christ de Borja massacré par une octogénaire !
    Quant à confronter la réalité aux images qu’on a vu et aux idées qu’on s’en fait, cette page en espagnol t’amusera probablement : 15 Lugares Famosos Mostrados Junto A Su Verdadero Entorno

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    • Merci Anne pour ton commentaire, je vois que je ne suis pas la seule à donner ce son de cloche concernant Angkor (ce qui est rassurant en même temps !) ; loin de moi l’envie de dégouter les gens de ces temples, et encore moins de les dissuader de visiter le Cambodge (qui ne se limite pas aux temples d’Angkor !).

      Je ne suis encore jamais allée en Crète, mais la comparaison avec le Christ de Borja fait froid dans le dos !

      Merci pour le partage de ce lien sur les 15 lieux célèbres tels qu’ils sont représentés et tels qu’ils sont réellement, dans leur environnement. C’est à peu près le même choc concernant ma désillusion pour Angkor (d’où ma volonté de partager mes photos qui ne sont pas de belles images, mais la réalité du moment). J’ai beaucoup aimé, certains lieux montrés m’ont fait un choc dans mes représentations, comme le Taj Mahal et Santorin, deux lieux que je ne connais pas encore et dont je n’avais vu que les belles photos … Cela permet de relativiser et de limiter le choc et la déception face à la réalité d’un site trop idéalisé.

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      • Je crois que c’est aussi parce que le voyage fait toujours appel à l’imagination et au rêve, que ce soit le premier ou le centième. Et quand on rêve, on oublie facilement la réalité dans ses aspects basiques et quotidiens, c’est très humain. Ces sites, avant d’y aller, sont dans nos têtes comme intouchables, sur un piédestal, appartenant à un autre monde détaché du nôtre…
        Heureusement de temps à autre on a l’occasion de voir quelque chose qui a véritablement l’air de sortir d’une vision de rêve : en Turquie, j’ai vécu avec Benjamin un très beau moment à Sagalassos, ville de l’antiquité grecque en ruines pas très connue et juste sublime, à flanc de montagne, en campagne, paisible, un véritable bonheur qui nous a charmés bien plus que la célèbre Hiérapolis (qui est juchée sur le plateau de Pamukkale et ses piscines artificielles « naturelles » (!), justement), impressionnante mais bondée et très « business » !

    • J’avais gardé ça dans un coin sans prendre le temps de répondre. Ces 15 photos ont pas mal circulé sur la toile ses derniers jours dans à peu près toutes les langues et sincèrement, je trouve que dans la plupart des cas, la vue soi-disant réelle est bien plus trompeuse que la vue soi-disant idyllique en fait. Ça sort du sujet du billet d’Amandine (désolé) mais ça me démange trop 😉 Je ne vais pas toutes les commenter, juste quelques une :
      – Les pyramides de Gizeh touchent Le Caire en effet, sauf qu’on ne s’en rend pas vraiment compte quand on y est. Une vue aérienne n’est jamais représentative de ce qu’on voit et ressent au sol. C’est d’ailleurs ce qui nous surprend tous la première fois qu’on est dans un avion.
      – Le Taj (oui désolé, je ne peux pas laissé passé celui-là !!). La photo « idyllique » n’est pas très réelle en effet, car on n’est jamais seul au Taj, il y a beaucoup d’autres touristes. Mais à part le monde, quand on voit le Taj, c’est comme ça qu’on le voit. L’autre vue est juste grotesque. Ils se sont éloignés le plus possible du Taj tout en l’ayant toujours en vue depuis les rives de la Yamuna (fleuve). Quiconque a déjà mis les pieds dans un pays pauvre sait que les cours d’eau en ville sont généralement remplis de détritus. Le gars a cherché le pire spot possible.

      – Quant à Central Park, bah oui, c’est en plein Manhattan. D’ailleurs c’est ce qui fait son charme, sinon personne ne connaîtrait ce parc, il serait assez banal.
      – La petite Sirène, OK, pas mal de monde est déçu, car elle est en effet assez petite. Idem pour la Joconde, pas évident d’éviter la foule.

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  56. Salut Amandine, salut François,
    je crois qu’on est tous d’accord, la foule et la surpopulation en milieu touristique, c’est impossible…
    Cruel dilemme en conclusion, y aller avant que cela empire, boycotter ce type de rassemblements, en parler sur les blogs et sensibiliser quelques lecteurs…
    J’ai l’impression que c’est le questionnement transversal de tous les blogs voyages aujourd’hui. Que reste-t-il du monde qui procure le grand air frais, et qui ne soit pas en passe de tourner au disneyland des voyageurs ? Parfois avec l’appui de ces mêmes blogueurs du voyage vrai.

    Restent les bons conseils – se lever tôt, prendre le 2e chemin sur la droite… ou comment le voyageur se satellise autour du gros du peloton. Un touriste de zone 2.
    Étrange époque, et difficile de trouver une position véritablement éthique. A choisir, le moins pire.

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    • Salut Sirhom, merci pour ton commentaire.

      Tu résumes bien mon questionnement … Comme toi, je n’ai pas de réponse idéale et universelle à donner. Choisir la solution la « moins pire », au cas par cas, me semble une bonne philosophie 😉

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  57. J’adhère totalement à ton analyse, le pire étant « pour moi » le temple de Banteay Srei que j’ai reconnu dans la description.
    Sens imposé de visite, plus vite SVP, attention au groupe de chinois, mettez vous la pour photographier…..
    J’ai visité temple en 2004 et 2013, il a perdu son âme aujourd’hui.

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  58. Comme je comprends ta déception !!! Perso, c’est aussi le genre de sites dont je ressors avec une grande désillusion… encore que j’ai quelques fois eu la chance de découvrir d’autres sites mythiques avec un minimum d’autres touristes comme la Cité Interdite, la Grande Muraille ou le Colisée… Si, si, c’est possible 😉
    Quand à toutes ces interdictions, il est vrai que certaines sont bien difficiles à comprendre…

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    • Salut LadyMilonguera, merci pour ton commentaire et ta compréhension ^^
      J’espère pouvoir découvrir encore de beaux sites archéologiques célèbres et ne pas vivre cette déception – j’en ai pourtant déjà visiter d’autres, mais jamais eu ce vécu, et sûrement pas à cette intensité.
      Je vais bientôt voir Rome, dans les exemples que tu cites, j’espère avoir une belle expérience avec la Rome Antique et le Colisée 😉 Des conseils pour ne pas être noyée dans la foule ?

      Effectivement certaines règles, et surtout le nombre ahurissant de ces règles, sont difficilement compréhensibles … même si je peux comprendre que l’on cadre le tourisme pour éviter les déboires habituels.

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  59. J’adore quand un voyageur averti s’assume et dit  » NON je n’ai pas aimé cet endroit » Comme si être voyageur nous obligeait à tout aimer. Bravo, très bel article

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  60. Bonjour Amandine, j’ai lu ton article au sujet d’Angkor et tu as tout à fait raison.

    Vu qu’il y a une extrême corruption du gouvernement et surtout de cette société Apsara qui encaisse des millions. Je te confirme que rien n’a été fait depuis plus de 10ans maintenant. Et toutes les entretiens sont effectués par des dons étrangers.
    J’ai toujours dit qu’il faut limiter l’accès. A l’époque on ne pouvais venir sur SR que par PNH. Bref, une histoire de sous encore.
    Il faut condamner ces pratiques.
    Bonne continuation. Cordialement.

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    • Bonjour Map, merci pour ton commentaire et le partage de ton opinion.
      La corruption est un véritable fléau dans ce pays, pour le peu que j’ai pu voir … Et l’assistanat international ne règle pas le problème. Espérons qu’une prise de conscience (internationale ?) permette de changer le fonctionnement du tourisme aux temples d’Angkor.

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  61. Bonjour,
    J’ai eu la chance de visiter Angkor en 2003. Même en décembre, il y avait peu de monde. Dès 11h l’ensemble du site était quasiment désert. Génial! Ballade à moto-dop (6 dollars la journée). Pas de pseudo-moines. Pas d’interdictions stupides. Quelques enfants.
    Depuis 2003, je suis retourné deux fois au Cambodge (nord-ouest, centre, nord-est) en évitant soigneusement Angkor, préférant demeurer sur un souvenir positif.
    Le 25 décembre 2013 j’ai pu accéder à Prasat Peah Vihear. Douze touristes occidentaux l’après-midi, et qq cambodgiens. L’entrée est à 5 dollars, et cet argent revient, à la fin, au chauffeur du moto-dop qui vous conduit au sommet et vous redescend à une heure convenue. Finalement j’ai préféré ce site à Angkor. Je ne dirais pas la même chose si le temps avait été gris. Dans qq années ce lieu sera sans doute aussi infréquentable qu’Angkor. Les infrastructures sont à présent en place (parking, route en ciment pour monter sur la colline). Le mieux serait de n’en pas parler! Cela dit il m’a fallu deux jours pour atteindre ce temple et autant pour revenir.

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    • Bonjour Christophe, merci pour ton partage d’expérience.

      J’ai visité Preah Vihear avant de voir Angkor (j’ai fait un tour depuis Kompong Thom, passant par les temples éloignés : un de mes meilleurs souvenirs de voyage au Cambodge !) et je comprends que tu puisses avoir préféré Preah Vihear (mon préféré à moi c’est Beng Mealea 😉 ).
      Nous étions arrivés la veille au soir à Sra’Em, avons visité tôt le matin et avons poursuivis pou voir ensuite Koh Ker (où nous avons dormis au soir). Visiter les temples éloignés prend du temps (surtout si on y va par ses propres moyens, en bus …).

      Comme toi, nous étions arrivés très tôt (avant l’ouverture) et avons eu le site rien que pour nous (nous avons croisé un moine et quelques soldats ; les touristes arrivaient quand nous partions : timing génial !).

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  62. Même constat, mais avec un ressenti tout autre : j’ai aimé Angkor et ses temples, sans doute parce que je savais en y arrivant que je n’y serais pas seul, que ce « process » touristique est exécrable… J’ai ainsi pu faire abstraction de ce cirque environnant…

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  63. Pour y avoir été il y a 2 ans, j’ai trouvé que ça ressemblait à un parc d’attraction géant. Passer de temples en boutiques de souvenirs, sans compter les mendiants! Bref, Indiana Jones s’en retournerais dans sa tombe lol

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  64. Ce lien m’a fait pensé à ton article :

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    • Merci Malika, je connaissais déjà ces photos.

      Je trouve ça intéressant d’avoir des images plus nuancées des sites touristiques, afin de s’en faire une vision réaliste.

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  65. Bonjour,

    C’est drôle mais je vais de lire quelques articles sur les pièges à touristes avant de tomber sur ton site.

    Bon, je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter Cambodge, donc je n’ai pas grand chose à dire sur cet endroit mais je veux juste souligner une chose. La foule attire la foule. C’est une destination qui se vend facilement et l’afflux des moutons sera de plus en plus importante chaque année ce qui signifie que l’expérience sera de plus en plus désagréable.

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  66. C’est le parti pris de votre article de ne montrer que les côtés négatifs jusque dans les moindres détails mais pour moi qui ai visité le site d’Angkor 3 fois depuis 2010 dont la dernière en décembre 2013 et à chaque fois à vélo, je ne me retrouve absolument pas dans vos remarques. Oui, Angkor Wat, le temple principal est très fréquenté mais encore ça dépend des heures de la journée, le Ta Prohm et le Banteay Srei, un peu moins mais sont aussi sur les « tours » de tous les groupes. A côté de ça, il y a une cinquantaine de temples accessibles facilement où les visiteurs sont beaucoup beaucoup plus rares. On peut même s’y retrouver seuls parfois et les vendeurs de livres contrefaits et autres babioles sont absents. Ce sont des temples donc oui, ce sont des lieux spirituels même si plus utilisés comme tels.
    Les prix de l’eau et des restaurants sont plus élevés mais restent très raisonnables. Et vu le niveau de vie des populations, ils ne me choquent pas. C’est leur patrimoine, normal qu’il essaie d’en tirer un peu profit. D’ailleurs vu l’immensité du site auquel vous avez accès le prix d’entrée est très raisonnable (il y a par contre débat sur la répartition des recettes de la billetterie, la seule chose qui me choque vraiment à Angkor).
    Quant au débat, « visiter ou préserver ? », à quoi bon préserver un monument si c’est pour que personne ne le voit. Les deux sont compatibles au prix d’aménagements qui ne sont certes pas faits à Angkor.
    Les temples d’Angkor, il ne faut pas les visiter en groupe mais par ses propres moyens et là l’effet mouton, pigeon ou autre animal est très peu présent. Et oui, c’est à voir malgré ses défauts ! Décourager les gens, c’est tuer le tourisme au Cambodge (l’immense majorité des touristes n’y viennent que pour Angkor) et priver de revenus les milliers de gens qui en vivent et pas tous bien.

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    • Mon opinion … qui n’engage que moi évidemment. Décourager les touristes d’aller quelque part peut en effet avoir un impact sur cette économie du tourisme, mais c’est vrai dans le monde entier. À ce moment là, on vit un peu dans le monde des Bisounours à devoir dire que TOUT est toujours génial partout, sous peine de pénaliser les locaux qui en vivent.
      On a chacun un ressenti différent (je ne partage pas forcément tous les points de vue de l’article) quand on visite un pays, une région, mais je ne vois pas pourquoi on devrait s’autocensurer si on n’a pas aimé. Un blog n’est pas une brochure touristique non ?

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  67. Je ne peux que paratager ton avis. Je ne suis pas allee a Angkor mais j’ai vecu ca sur d’autres sites. Ton article n’engage que toi, de mon point de vue il ne fait fuir personne. Quel voyageur ne sait pas que l’experience de ces sites est propre a chacun? J’ai visite le Taj avec une amie qui a a-do-re alors que moi j’ai trouve ca beau mais pas assez « authentique » vu la foule et les restrictions. En revanche j’etais pratiquement seule dans Petra pendant 2 jours (experience inoubliable), alors que d’autres suivaient des files de touristes et ont ete tres decus!
    Le post negatif d’un blogueur peut moduler nos attentes (et a la rigueur tant mieux!) mais de la a nous faire changer d’avis quand on a vraiment envie de voir quelque chose, j’en doute!…

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  68. Bien cet article sur Angkor, un article qui sait dire les choses qui ne vont pas, mais quelle solution trouver pour sauver le site de cette marée humaine, toujours est-il que l’article fait réfléchir, d’autant plus que ce cas n’est pas unique !
    En toute amitié

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  69. Bonjour Amandine,

    Pour y être allée une première fois en 2005 et une seconde il y a un mois, j’ai moi aussi été désagréablement surprise par cet afflux de touristes qui peut, à certains moments, gâcher la visite. Angkor Vat, Bayon et Ta Prohm c’est le Disneyland angkorien, c’est vrai.

    Mais en observant bien, la majorité des touristes se contentent du « petit circuit », et le reste du site est quasi désert et tout aussi grandiose ! Il faut sortir un peu de ce que disent les guides, je comprends ta déception car je l’ai vécu aussi, mais tout le monde se contente de suivre ce que conseillent les reportages, les guides, les articles, etc. Donc il n’est pas étonnant d’y voir autant de touristes.
    Le touriste est pigeon, le toursite est mouton… Comme à Paris, comme partout, non ?

    Aussi, il y a quelques années, il était interdit de visiter les temples en short et débardeur, maintenant, les gardiens n’y font plus attention (sauf sur quelques temples comme le Baphuon), probablement parce qu’il y a trop de touristes à contrôler. Le temple est un lieu sacré, je trouve ça normal de le respecter en se couvrant, je ne pense pas que ce soit un règlement abusif. Je pense que c’est même plutôt évident de se plier aux coutumes, de s’y adapter.

    Un autre point que tu as abordé, le pillage des Khmers rouges sur les temples est regrettable, bien sur, mais cette guerre fait à présent partie de l’histoire du Cambodge. Des propos donc à nuancer car en faire une raison pour ne pas aimer Angkor est un peu outrant. De même que les techniques de restauration et de conservation qui méritent tes critiques : sauf qu’il s’agissait d’une ou deux équipes internationales à leur début sur le site. Depuis, ces techniques ont évolués, ces équipes ont appris de leurs erreurs et l’UNESCO, le CIC et l’APSARA s’engagent à vérifier et contrôler les actions de sauvegarde des différentes équipes internationales. Les travaux effectués sur le site sont remarquables.

    Les 8 raisons de ne pas aimer Angkor… C’est un peu dur, je peux t’en donner mille de l’aimer, ce que tu as vu c’est le revers du succès, pourquoi blâmer le site alors que tu pointes du doigt le tourisme de masse ?
    Pour éviter ce genre de déception, il faut éviter les endroits les plus visités. Surtout des sites marqués du label de l’UNESCO qui t’apporte une garantie de qualité et d’authenticité… Ou alors il faut pouvoir se permettre d’y aller en basse saison…

    J’espère que tu auras l’occasion d’y retourner et de crapahuter seule dans les temples plus éloignés 🙂

    Bonne continuation

    Répondre
  70. Bonjour !

    Merci pour ton honnêteté dans cet article, c’est dommage que personne ne prenne soin de ce temple. J’aimerai quand même aller le visiter, mais c’est vrai que quand on voit le monde qu’il y a ça donne moins envie :s

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  71. Bonjour Amandine,

    Oui, des millions de personnes vont à Disneyland et d’autres millions à Angkor. C’est presque la même démarche du touriste et plus la facilité de voyager sera là, plus ce sera le lot de ces sites.

    J’aurais aimé être le seul touriste sur cette terre, mais je deviendrais alors le début de la dégradation des importants sites de l’histoire. Devrais-je me priver de voyager pour autant ? Paris reçoit plus de 10 millions de touristes/année et la ville ne se détruit pas, si ce n’est les parisiens.

    On n’a pas réussi à dompter cette bête, la masse de touristes.

    Je suis allé à plusieurs reprises à Angkor et j’avoue que ce fut pour moi en 2002-2003 une merveilleuse découverte.
    Dans notre village de québécois( petite province située au nord-est de l’Amérique ), l’histoire s’arrêtait à la Grèce à l’est et au Pacifique à l’ouest, et de découvrir qu’il y a eu des civilisations plus importantes en Asie, à la fois nous ébahie et nous fait sentir ignorant. À cette époque, nous étions presque seuls sur le site et c’était divin. Nous pouvions aller partout, admirer, regarder les archéologues travailler, des architectes dessiner. Merveilleux !

    Voici ma première réaction suite à ce voyage en 2002-2003:
     » Il était six heures à Angkor. On s’est approché de cet incroyable bâtiment, le temple d’Angkor, et on y est entré avec la permission de Boudha. On regardait partout et partout la pierre était sculptée, racontant toutes sortes d’histoires que nous ne comprenions pas. Alors j’ai tiré de mon sac le livre de Maurice Glaize : ANGKOR, édité la 1ière fois en 1944. On a commencé à lire à tour de rôle ce qu’il disait sur ce temple et on y a finalement passé la journée à contempler, à lire, à s’imbiber de cette beauté.

    Mon grand-père et sa fille qui étaient sculpteurs sur pierre auraient passé des jours, des semaines et peut-être des mois à lire ces pierres. C’est un endroit magique, majestueux qui nous a époustouflé et nous a amené à parcourir cette ville qui avait, à l’époque de notre Moyen-âge, une population de plus d’un million de personnes. Je ne peux m’empêcher de penser à ces cours d’histoires que nous avions dans les années 1950 et qui étaient limités à la Grèce vers l’est et l’océan Pacifique vers l’ouest. OUCH !

    J’ai été tellement séduit que j’y suis retourné à trois reprises et y retournerai peut-être encore.
    J’y retournerai. »

    Quelques années plus tard, soit en 2005, retour sur le site d’Angkor thom( la capitale d’Angkor ).
    Le charme du site était encore là et il y avait plus de visiteurs. Le long de la route, quelques gros hôtels avaient poussés. Quel contraste avec le petit « guesthoouse » que nous avions occupé quelques années auparavant.

    Sur le site des temples et des palais, rien n’avait changé. Non, nous avons croisé un petit moine – un moineau. Il y avait quelques milliers de visiteurs, mais éparpillés, ça ne paraissait pas trop. À part cette femme qui s’est dépêchée de mettre une pierre sculptée dans son sac.

    Puis un nouveau retour en 2007 et là j’ai senti l’envahissement par les touristes, par des centaines d’hôtels. Déjà j’ai ressenti ce que tu as écrit sur ton blog. C’est maintenant la congestion, l’envahissement, et, d’une certaine façon la destruction du site. Ce phénomène est observé sur de nombreux sites comme, entre autres, Machu Picchu.

    Je n’ai pas de solutions à ce tourisme débridé, mais le fait que des gens le disent comme tu l’as fait ou comme a écrit Rodolphe Christin dans son livre  » Manuel de l’anti-tourisme » où il parle de «La mondophagie touristique» ou encore «Les vacances organisées contre la peur du vide».
    C’est un extrême, mais cela nous rend moins inconscients.

    Bons voyages Amandine !

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    • Bonjour Jean-Claude, merci pour ton (long) commentaire, construit et très intéressant.
      Ton partage de vécu avec tes différents voyages complète mon expérience, car je manque de recul à ce niveau, vu que je ne suis allée à Angkor qu’une seule fois …

      Merci donc pour ton partage et merci de m’avoir fait découvrir Rodolphe Christin et son livre « Manuel de l’anti-tourisme » : je ne connaissais pas du tout et cela me semble réellement très intéressant ; je vais creuser ça !

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  72. J’y avais été fin 2008 (à Noël !) et c’était convenable à l’époque, pas toutes ces restrictions, pas trop trop de monde, il y avait encore moyen de se promener librement sans quelqu’un sur le dos à vous pousser.

    Sachant qu’à ce moment là, le sommet était en réparation et je n’ai pu donc voir le dernier étage… On avait eu la chance de trouver un super chauffeur de tuk tuk qu’on avait gardé pour les 4 jours de visite.

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  73. Je suis allé visiter Angkor l’été dernier et il n’y avait pas autant de monde que tu le décris et tel qu’on le voit sur tes photos. Le nombre de visiteurs n’est sans doute pas de 11’000 par jour toute l’année, il doit y avoir des périodes de plus forte affluence sans doute.
    Nous avions trouvé un vieux monsieur parlant parfaitement le français qui nous a fait la visite guidée ; c’était vraiment super intéressant et le site est franchement magnifique.

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  74. Bonjour Amandine, je ne vais que trop peu sur votre excellent site. Voilà que ma curiosité et l’intérêt du sujet m’a guidé jusque sur cette page. L’intérêt même que suscite le sujet (Plus de de 100 messages) et votre « coup gueule » montre bien toute la difficulté à gérer intelligemment un grand site touristique mondial par des responsables compétant.

    -Entre le « détournement » du site (Installation de pseudo moines),

    -l’exploitation massive de ce dernier sans vraiment de contrôle quant à la fréquentation, avec aussi toutes les conséquences néfastes d’une sur fréquentation sur les ressources locales (en eau potable notamment mais pas seulement…), et

    -une restauration que vous déclarez pour le moins hasardeuses, voilà bien l’exemple à ne pas suivre.

    J’ai toujours évité de me comporter en mouton, que ce soit lors de l’élaboration de mes vacances/découvertes que dans la vie tout court. Je l’ai même érigé en règle. Et, durant mes presque 35 ans de périples, principalement en Europe et même principalement en France, j’ai toujours fait en sorte de ne pas partir en même tant que la foule, de ne pas être au même endroit au même moment. Ce que vous décrivez est déplorable autant qu’affligeant mais malheureusement, je crains, qu’au delà des contraintes intrinsèques liés au pays/lieux/monuments/sites visités, j’ai constaté que les touristes, surtout lors de fortes concentrations, se comportent en « moutons » et parfois, de manières fort stupides. Entre leurs incultures affligeantes et leurs manques de savoir-vivre si ce n’est d’éducation, quand ce n’est pas plus, le tableaux est suffisamment « éloquent » pour prendre soin de découvrir, d’apprendre, de s’émouvoir et/ou de s’émerveiller sans ces hordes de bourrins! D’ailleurs, ce serait mission impossible! (J’assume!)Et ce, par la grâce de la démocratisation des vacances à prix cassés et de l’élévation du niveau de vie (mais pas du niveau culturel malheureusement, aussi affligeant que mon orthographe ce qui n’est pas peu dire…!!!). Bienfait qui a ces pendant négatif… Contrairement au affirmation de Jean-Claude, ce n’est pas la « masse » qui « tue » mais bien la bêtise/incompétence sans nom des responsables en charges de conserver des lieux prestigieux (ou non) et celle de ces masses compact de touristes qui iraient « voir » Angkor comme ils iraient voir le grand canyon au U.S.! Voilà, je rejoint votre « coup de gueule »… Cordialement.

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  75. C’est tout de même dommage que vous n’ayez pas aimé Angkor. C’est pourtant l’un des plus beaux sites d’Asie du Sud-Est, si ce n’est le plus beau. (Ce n’est que mon avis ^^)
    Ce que j’ai moins aimé d’Angkor, c’est la « grande » ville à coté (j’ai oublié le nom), une vraie beuverie…

    J’ai eu la chance de faire presque tous les pays de cette zone, et peu de sites ont égalé Angkor à mes yeux. Peut-être Bagan au Myanmar?

    Pour la foule touristique, j’ai pris l’habitude en Chine. Pour gravir une montagne sacrée, il fallait parfois attendre 20minutes tellement qu’il y avait de chinois, cela faisait goulot d’étranglement ^^

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  76. bonjour, Je viens de visiter les temples d’Angkor :
    Il n’a pas été question de bus bondés puisque nous avons loué des vélos.
    A part Angkor Vat, les autres temples n’étaient pas sur-fréquenté loin de la…
    Les boutiques de souvenirs à touristes de me dérange pas puisque je n’y vais pas. (Et si j’y vais: je ne paye pas une bouteille d’eau 4 fois le prix puisque je connais le vrai prix et je marchande en fonction…
    On ne nous a jamais demandé de retirer chapeaux, etc ni de couvrir les épaules…
    Si l’on sait observer, on découvre des merveilles de gravures et d’architectures qui ont été épargnés par le temps et les hommes.
    J’ai adoré cet endroit et le recommande chaudement.
    A vous, visiteurs de ne pas se comporter en mouton, sardine, pigeon…. n’incrimine pas le site pour ça, c’est toi qui ne sait pas d’adapter ! Est ce que ce n’est pas ça voyager aussi? Les cars remplis de chinois, ils existent: ça s’appelle tes contemporains….

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    • Bonjour Alexandre,
      merci d’avoir pris le temps de me lire et de commenter ; les commentaires à cet article étant fort nombreux, je comprends aisément qu’il n’est pas pensable de les lire tous ! 😉
      Pour nuancer un petit peu ta réaction : je n’ai pas « pas aimé » Angkor, j’ai seulement été déçue, car mon expérience (personnelle) a été fort différente de ce à quoi je m’attendais. Toute la question des attentes démesurées VS la réalité.

      Les réactions virulentes qui ont découlé de ce partage de ressenti m’ont amenées à écrire un second article : « Peux-t-on ne pas aimer ? » que je t’invite à lire. J’y parle liberté de ressenti et liberté d’expression, peut-être y trouveras-tu réponse à l’un ou l’autre de tes interrogations.

      Je suis ravie que ta découverte d’Angkor se soit passée merveilleusement bien, que demander de plus ? Je pense que si notre expérience a été si différente (mais pas opposée, je le répète !), c’est en partie dû à la haute saison touristique dans laquelle nous nous trouvions.

      Par ailleurs, concernant mes « contemporains les touristes », j’ai mené une autre réflexion qui, peut-être, t’intéressera également : « Authenticité et civilisations préservées : le tourisme du Paradis Perdu »

      Répondre
    • Moi ce qui m’étonne le plus dans ton commentaire, c’est le fait qu’on ne vous ait pas demandé de retirer vos couvre-chefs, ni de cacher vos épaules. Il y aurait-il eu une reprise de conscience des khmer face au ridicule de la situation que nous avons vécue ? Si c’est le cas, je trouve que c’est une bonne nouvelle, mais je suis étonné de l’apprendre, es-tu sûr que tu puisses monter le temple principal ainsi ?

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  77. Salut !
    Votre article est carrément flippant !
    C’est le premier article sur lequel je lis ça sur Angkor, et je suis bien refroidis, surtout que nous prévoyons d’y aller en mars 2015…
    Mais au moins je sais maintenant à quoi m’attendre, à moins qu’il y ait eu du changement entre temps…
    En tous cas votre article est super intéressant.

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    • Cédric,

      N’oublie pas que cela reste son ressenti, son point de vue à un instant T. Je n’aime pas spécialement faire de l’auto promo mais je t’invite à lire mon article écrit récemment sur le sujet sur mon blog, pour faire court, il est tout à fait possible de vivre une expérience positive, même en 2014.

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  78. Je suis bien triste de voir ce qu’est devenue la visite d’Angkor…mais cela ne m’étonne pas trop. J’y étais allé il y a 10 ans, en 2004, c’était bien différent évidemment, j’avais été absolument émerveillé, mais c’était aussi l’un de mes premiers voyages.
    Si je l’avais fait maintenant avec tous ces tracas, j’aurais réagi exactement comme toi.
    Il faudrait qu’ils mettent une limite journalière de visiteurs comme au Machu Picchu…

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  79. Bonjour,

    Je respecte votre opinion et votre vécu mais j’ai aussi les miens qui ne sont pas pareils .
    Vous avez raison Angkor est touristique mais c’est uniquement dans les secteurs les plus visités (une dizaine) alors les autres temples sont presques tranquilles.
    Personnellement, je trouve que les cambodgiens sont honnêtes et traitent bien les touristes, pas de souci ni aucun probleme pendant ma visite d’Angkor
    Mes 3 jours de visite de Angkor (y compris beaucoup d’autres sites à côté de Siem Riep) étaient supers !

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    • Bonjour Quynh,

      en effet, en règle générale les khmers sont très accueillants et honnêtes, et comme partout, il y en a qui le sont moins.

      Pour notre part, comme on l’a dit dans l’article, c’est vraiment Angkor Vat qui nous a chagriné, alors que le reste, bin que pas parfait non plus, nous a moins choqués. Sans compter les sites encore plus éloignés. 🙂

      Il faut aussi dire que nous étions pendant l saison touristique haute, ce que nous ne pouvons que déconseiller ! 😉

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  80. J’ai ressenti exactement la même chose, dès l’achat des billets, je me suis crue à Disneyland Paris…
    Tout le monde est sur le même temple pour apprécier le coucher du soleil, et tout le monde dans un autre pour le lever du soleil…
    Je crois que le pire c’était ces pauvres éléphants qui devaient transporter des touristes sur ces temples.
    Si tu ne vas pas dans les temples plus éloignés, tu es constamment entourée de touristes, mendiants, vendeurs, enfants, c’est un vrai village. Moi qui pensait que ces temples étaient encore préservés et que je pourrai me prendre pour Indiana Jones!
    Malgré tout ces temples restent magnifiques, et je pense tout de même que c’est à voir! en essayant de faire abstraction de tout ce qui les entoure!

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    • Bonjour Pauline, merci pour ton message. C’est intéressant de partager son vécu de voyage, qu’il soit ou non positif. Cela permet de relativiser et nuancer certaines choses …

      J’ai aussi été marquée par ces éléphants transportant les touristes ; un goût de « faux » à mes yeux, sans compter le traitement de ces animaux.

      Et comme tu le soulignes, l’on peut être déçu par un lieu (surtout si l’on attend depuis longtemps de pouvoir le découvrir), tout en appréciant certaines parties de son expérience. Angkor m’a déçue, mais je ne la déteste pas pour autant, loin de là ! Et les temples plus éloignés sont encore absolument magiques !

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  81. Le tourisme explose à Siem Rep et à Angkor et la progression n’est pas finie puisque de nombreux hôtels sont toujours en construction. J’y suis personnellement allé deux fois à des périodes radicalement différentes. Si je me retrouve dans la plupart de ton article pour la saison sèche, je dois dire qu’en pleine mousson, le site est nettement plus joli avec beaucoup moins de monde.

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    • Merci Grégory pour ton commentaire.
      Comme tu le rappelles si bien : « et ce n’est pas fini » – la croissance de Siem Reap (et ses conséquences sur Angkor) semble sans fin.

      Merci pour la nuance que tu apportes : mon expérience est bien sûr subjective et marquée par la période de l’année (saison touristique haute) à laquelle nous y étions. Le paysage et la fréquentation sont encore très différents à la saison des pluies. Peut-être y retournerons-nous à la mousson, pour découvrir le versant plus vert du Cambodge …

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  82. Comme toi, j’ai visité Angkor cette année et j’ai été très déçue. Je n’en revenais pas des touristes qui montaient là où précisément on ne pouvait pas aller (risques d’éboulements) pour prendre le « parfait selfie ».
    Et Siem Reap est la pire ville que j’ai jamais vu. En revenant en Thaïlande, on a entendu un français très râleur dire que peut-être il reviendrait, « en tout cas pour Siem Reap ».

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    • Merci Laurence pour ton partage d’expérience.
      Parler de ses déceptions n’est pas toujours évident, d’un point de vue personnel comme d’un point de vue « convenances sociales », un voyage étant « toujours » quelque chose de positif !

      Le parfait selfie au dépens de la protection des décors qu’ils viennent pourtant admirer … un paradoxe sans nom. Égoïsme ? Manque d’éducation ? Je ne sais pas où le bât blesse, mais j’ai été aussi attristée que toi devant ce genre de scène.

      Siem Réap a un côté Disneyland : trop de monde, trop de « pub », trop de touristes et attrape-touristes (cela va souvent de pair !) … Mais ses alentours valent la peine d’être vus (aussi pour s’échapper de la ville ;)). J’en parle plus dans l’article « Que faire à Siem Réap en dehors d’Angkor ».

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  83. Voilà un témoignage fort intéressant et qui ne me surprend pas. Je dois partir pour une douzaine de jours au Cambodge à la fin du mois de février et je m’interrogeais sur le bien-fondé de passer beaucoup de temps autour de Siem Reap pour visiter les temples. Je suis tout à fait convaincu de la splendeur architecturale des lieux, du mysticisme qui est à l’origine de leur édification et de la spiritualité qu’il doit s’en dégager si on a l’occasion d’y errer seul au coucher du soleil. Mais je me doute bien que dans les faits, il faut composer avec la pression touristique. Les photos des guides nous présentent des temples isolés, comme perdus au milieu de la jungle, avec deux moins qui se promènent devant. Il suffit d’accoler le mot touriste au mot Angkor dans Google image pour avoir un aperçu de ce que doit être la réalité. Du coup, ça me confirme dans mon idée de ne faire que trois jours sur place et de consacrer le reste du temps à des sites sûrement moins impressionnants mais peut-être plus authentiques, comme le village flottant de Kompong Pluk au sud de Siem Reap, Battambang… Savez-vous si Wat Banan et Wat Ek dans les environs de Battambang valent le coup ? Où y a t-il autant de foule que sur les site autour de Siem Reap ? Merci pour votre article en tout cas !

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    • Hello Stéphane,
      Il n’y a pas de miracles, tu vas à la saison sèche, la plus ensoleillée, mais aussi la plus touristique. Tu auras moins de touristes, c’est un fait, mais tu en auras de toute façon toujours. Après chacun à sa limite du supportable 😉

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  84. Hello Amandine, triste article pour un triste constat .. c’est pas gai .oui il y a des touristes, ou les cambodgiens essaient d’en profiter , oui il y a des rénovation plus ou moins heureuses, oui il y a des dégradations du à la masse de visiteurs .. mais pour autant faut il interdire la visite, laisser les cambodgiens à leur misère ( et dictature ) et laisser les ruines.. en ruine .. comme dit le Bouddha tout est question de modération ..faut trouver la voie du milieu ..et garder espoir dans la sagesse des hommes ..bonne route !

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    • Bonjour Pierre Philippe, merci pour ton message.

      Triste article ? Sans doute… Cela a fait tout un débat : parler ou non de ce qui plait moins/déçoit… en voyage.
      Si tu veux poursuivre le débat : « Peut-on ne pas aimer ? »

      Trouver un juste milieu, tant dans le regard qu’on a sur les choses (et la manière de visiter) que dans la manière de gérer le tourisme… Oui, sans doute est-ce une voie fort raisonnable et louable. Je me garde une petite réserve dans le sens qu’aimer, cela se fait sans raisonnement : les émotions sont puissantes quand elles sont spontanées et libres.

      Je ne dis pas que je n’aime pas Angkor Vat – et encore moins le Cambodge. Je n’ai aucunement l’intention de décourager le tourisme dans ce magnifique pays. Je partage un point de vue sans doute différent de ceux que l’on trouve habituellement. Pas pour faire différent. Mais pour faire vrai. Ce sont mes perceptions que je partage. Un point de vue éminemment subjectif. L’essence d’un blog.

      Par ailleurs, j’ai adoré les temples éloignés, et je t’invite à lire également cet article : « Les temples du Cambodge, il y en a Angkor plein ».

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  85. Salut Amandine !
    J’étais tombée sur ton article lorsque nous préparions notre visite du Cambodge et je m’étais dis que je viendrais t’y déposer mon avis après avoir également visité les temples d’Angkor.
    Je comprend ce que tu décris et en effet j’ai aussi vu ce que tu décris (pas tout, mais je pense entre autres aux tags, à la foule, etc). Mais cette visite, je l’ai adorée. Elle reste parmi l’un de mes plus beaux souvenirs depuis notre départ. Pour la simple et bonne raison que j’arrive (je ne sais pas trop comment d’ailleurs!) à occulter toutes ces choses-là pour me concentrer uniquement sur les merveilles d’archéologie que je foule. Je me mets dans ma bulle et me plonge dans l’histoire sans être dérangée par ces aspects très négatifs. Bastien quant à lui a eu plus de mal et à été gêné à plusieurs reprises par la foule et les touristes qui singent des postures improbables pour avoir LA photo de leur vie devant un temple dont ils n’apprécient pas la beauté puisqu’ils ne le regardent que par l’objectif de leur appareil photo…
    Nous avons eu un peu de chance, nous avons essayé d’organiser notre visite pour éviter les touristes (comme nous l’expliquons dans notre article sur le sujet) et nous avons pu parcourir certains temples peu connus absolument seuls. Un privilège !
    Bonne continuation 🙂

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    • Merci Marjorie pour ton message. J’apprécie beaucoup ta démarche de revenir avec ton point de vue, après avoir pu voir de tes propres yeux, pour partager avec moi (et avec les autres lecteurs) ton vécu.

      Je suis ravie que tu sois parvenue à « te mettre dans ta bulle » durant les moments plus difficiles (monde/tags…). Je comprends tout à fait ce que tu veux dire par là, car j’ai eu le même vécu à différents endroits – entre autres aux temples d’Angkor Vat (car, je le répète, ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est que j’ai été surprise d’être déçue), ou au Machu Picchu.

      Comme tu le dis, il y a moyen de s’organiser pour éviter le flux touristique (en partant hors des saisons hautes, en visitant « à contre-courant » et en commençant tôt…). Mais pour moi, ce serait dommage de se privé de la visite des temples éloignés du Cambodge : de petits bijoux oubliés…

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  86. Bonojur,

    je partage bien évidemment ton point de vue. Etant moi-même « grand voyageur », j’ai sillonné l’Asie tout au long de l’itinéraire « mythique » qu’était la route des Indes dans les année 70; en stop on prend bien mieux le temps de partager sinon de comprendre le quotidien des populations que nous côtoyons. L’inde a été le grand choc /révélation de mon existence, au point qu’il a fallu que je prenne mes distances pour ne pas être happé par cette culture extraordinaire. La Chine, particulièrement la province du Yunnan, fut la deuxième grande révélation de ma vie vagabonde, enfin le Sud-est Asiatique m’a particulièrement séduit au delà de l’attraction touristique majeur qu’elle rprésente.
    Ma première visite d’Angkor se fit lors d’un pause, trop courte, dans le cadre d’une mission comme photographe bénévole pour Handicap International en 2000 et 2001. Il n’y avait alors pratiquement personne, le « péage » d’entrée existait déjà mais on pouvait déambuler pratiquement librement sur le site principal.
    Mon deuxième séjour se fit en 2010 à l’occasion d’un travail de commande de la ville de Montbéliard (25) ville natale du naturaliste Henri Mouhot (1826 – 1861) qui est considéré comme le « redécouvreur » d’Angkor. Cela me rit 3 mois, d’étape e étape dans les pas du grand voyageur (voir site & blog)
    J’avais bien plus de temps et de moyens, aussi ai-je pu m’éloigner des sites principaux pour aller vers Beng Mealea, Kbal Spean ou même le Preah Vihear.
    Comme partout, le tourisme s’est industrialisé et je ne m’étonne pas de tes commentaires. As-tu tenté d’accéder au Taj Mahal, à la Tour Eiffel ou, je crois n’importe quel site important dans n’importe quel pays ? Le phénomène est planétaire et est devenu pour certain pays une manne.
    Mais, tout arrive : un parc d’attraction espagnol propose : « Angkor ; aventure au royaume perdu » …. C’est à une centaine de kms de Barcelone en Tarragone, près de Salou. L’aventure, encadrée et exotique « à deux pas de chez nous » !!!

    J’espère que ta vie de voyageuse te permettra de continuer longtemps encore d’aller à la rencontre des Autres et de leurs cultures.

    « Que les Chevaux du Vent te soient favorables ! »

    Amitié.

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    • Merci Christian pour ton commentaire plein de vécu et de sagesse.

      En effet, le phénomène est planétaire ; je ne jette pas la pierre à Angkor, qui reste un site archéologique magnifique (tout autant que les temples éloignés moins connus et donc -pour l’instant- moins touristiques). Tout se vend, les sites touristiques deviennent des attractions, l’heure est la préoccupation économique plus que culturelle/historique/… Je n’avais pas entendu parler de cette « attraction » espagnole. Cela rejoint assez bien l’idée !

      Merci beaucoup pour ton souhait Christian : aller à la rencontre des autres, sans doute l’essence même du voyage.

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  87. Bonjour Amandine,

    Ton article a été largement commenté, mais cela ne m’étonne pas puisque tu mets le doigt sur quelque chose de sensible, et que tu reprends dans ton article « Peut-on ne pas aimer? »

    Pour autant, tu poses une question essentielle qui vient de me heurter de plein fouet après la parution de mon premier article sur l’Indonésie.
    En effet, lorsque l’on est voyageur et que l’on aime partager, on a envie de faire vivre nos découvertes. Or, ne participons-nous pas nous-mêmes à la destruction de ces lieux d’exception? En parler n’est-il pas le commencement de la destruction? Plus de touristes, donc plus de pollution, plus d’abus, l’argent qui finalement détruit tout sur son passage sous prétexte de mieux vivre des populations locales…

    Alors, bien sûr, Angkor a été redécouvert il y a maintenant plusieurs dizaines d’années, mais il est vrai que tous les reportages a coupé le souffle, le label de l’UNESCO, tout ça fait qu’il y a de plus en plus de touristes et qui dit tourisme de masse dit destruction. Je trouve ta réflexion sur le fait de limiter le nombre de touristes par jour très pertinente. Et peut-être qu’aujourd’hui lorsque l’UNESCO nomme un site patrimoine de l’UNESCO cela devrait aller de pair avec une réflexion de tourisme durable.

    Quant à nous, que faire? la vérité c’est que je ne sais pas, pourtant rêver et faire rêver me parait essentiel à notre rapport aux autres…
    Merci en tout cas pour cet article et pour les autres, pour leur vérité et leur justesse.

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    • Bonjour Chloé, merci pour ton message.

      Impossible de répondre aux points que tu soulèves ici, en écho à l’article.

      Prendre du recul et observer la manière dont marche le monde ne nous exclut pas du monde – et donc de nos observations. Ainsi, l’observateur participe toujours, qu’il le veuille ou non.

      Mais rien ne l’empêche pour autant de faire ce pas de côté, de réfléchir avant d’agir et de se positionner avec intelligence et respect de ses valeurs, en connaissance de cause.

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  88. Bonjour,

    Est ce qu’au final, le mouton n’est pas celui qui prend son billet d’avion pour le Cambodge comme tous les autres? Qui participe à l’augmentation du tourisme et donc aux investissement massifs des infrastructures hôtelières.
    Y a t’il réellement besoin de voir un site à travers ses yeux? Pour ma part, j’ai trouvé la réponse et je dis NON.
    Nous ne sommes pas la génération de nos parents, grands voyageurs et pollueurs inconscients. Nous connaissons les dégâts écologiques de nos voyages. Nous connaissons l’envers du décor du tourisme ( surtout en Asie : prostitution, pollution, exploitation des enfants, corruption….) mais comme vous le dîtes si bien, tels des moutons vous continuez égoïstement à vouloir vous évader et voyager toujours plus loin dans un monde qui tend à s’uniformiser.
    Il est facile de s’indigner une fois sur place, mais je trouve très candide de la part d’une personne qui a autant voyager de ne pas avoir anticiper ce que serait sa visite d’un haut lieu du tourisme mondial à savoir des centaines de cars de tourisme, des locaux vous voyant pour ce que vous êtes, une source de revenu et enfin, un comportement souvent limite des voyageurs.
    Je suis allé au Vietnam pour découvrir le pays de mes parents, il y a un peu plus de 10 ans et je me suis promis de ne plus voyager à l’autre bout du monde, justement pour ne pas participer à ce que vous décriez mais malgré tout entretenez.
    Mon voyage est intérieur, je me documente, je lis, j’imagine, je transpose ce que je découvre auprès de mes voisins issus de ses pays aux images que je découvre à travers les reportages, la déception est rarement au rendez vous, ainsi.
    En contre partie, j’ai réalisé que je ne connaissais à peine la France et encore moins l’Europe, ainsi, je prends les routes de France ( ou j’ai grandi) et de Suisse ( ou je travaille). Quel dépaysement pour un citadin que de partir pêcher avec les locaux de la Creuse ou de déguster une petite arvine ( vin suisse du Valais) avec le vigneron. Nul besoin de prendre l’avion pour se sentir dépayser, quelques heures en train, en stop ou à pieds suffisent.
    Je sais qu’il existe des merveilles dans le monde, mais savoir que je ne participe pas à leur dénaturalisation voir pire à leur destruction est une bien plus grande satisfaction que la déception de ne pas les voir en vrai.

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    • Bonjour,
      tout dépend de la manière de voyager et de visiter. C’est sûr que si c’est de la manière des grands tours opérateurs, c’est être voyaguer de la même manière que le mouton qui va au centre commercial tous les samedis et jours fériés. Après, il faut bien prendre l’avion pour les grandes distances, à moins d’avoir le privilège de ne pas travailler et d’avoir alors la possibilité de prendre le temps du voyageur nomade qui peut utiliser ses jambes pour le vélo ou parfois utiliser un animal.

      C’est très bien de visiter son pays. Mais je pense qu’il faut aussi s’ouvrir à d’autres cultures pour échanger, apprendre d’autres populations et en rapporter tout ce qu’elles ont de bons.
      Et dans certains cas, rapporter ce qu’on a vu et militer pour que ces populations puissent mieux vivre dans les zones défavoriser ou décrire justement les dégâts du tourisme de masse comme pur Angkor pour avoir un suivi de l’évolution des choses sur le lieu et pour éventuellement sensibiliser les gens qui voudrait faire des actions pour protéger ce patrimoine.

      C’est comme tout, ça dépend comment on agit. C’est pareil quand on consomme des tomates, qu’on achète des vêtements…

      En tout cas c’est un sujet compliqué, car en allant dans ce genre de pays, on fait vivre les gens de cette destination. Mais on les envahit aussi. Sans compter, que cela dépend aussi de la manière dont leur gouvernement et responsables gèrent ce tourisme. Il n’est pas évident de garder un bon équilibre entre de nombreux touristes peu respectueux et des populations qui veulent se développer et accéder à un niveau de vie proche du notre grâce à notre pouvoir d’achat.

      Comme il a été fait et encore fait dans l’industrie, il faudrait peut-être conseiller et encadrer ces pays émergents dans une meilleure gestion du tourisme. et éduquer les touristes aussi!

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      • Merci Emmanuel pour cette réponse réfléchie et tout en nuance.
        La réaction de Patrick est compréhensible, et le sujet délicat… Je n’ai pas de bonne réponse à apporter à toutes ces interrogations, seulement un vécu personnel.

        Oui, je décide de voyager ; oui cela m’amène à prendre l’avion…
        J’aime à penser qu’il n’y a pas un choix à faire entre voyager « chez soi » et « loin » : les deux sont possibles… et les deux sont merveilleux. Comme le très beau projet de « la diagonale du vide » de Mathieu Mouillet qui débute tout juste.

  89. Bonjour Patrick, merci d’avoir pris le temps de me lire et de poster ce commentaire pour partager votre vision du voyage.

    Je comprends vos interrogations et en partage certaines.
    Nous ne sommes, par exemple, pas adeptes des déplacements éclair à l’autre bout du monde. Nous préférons voyager lentement : des moyens de transport moins polluant que l’avion et le temps de voir les choses à un rythme plus humain. C’est pour cela que nous privilégions les voyages au long cours sur un continent, plutôt que de faire le « tour du monde » en quelques mois.

    Si la question vous intéresse, je pense que les réflexions partagées dans le livre « Marche Avant » (Poussin) pourraient vous intéresser.

    Après, à chacun ses convictions et sa manière de vivre en adéquation avec elles…

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  90. Bonjour Amandine,
    merci pour ce reportage de voyage vécu. C’est vrai que c’est tentant d’aller ce lieu splendide. Mais ça calme de voir que c’est une usine à touristes. Et aussi de voir que c’est mal géré, vu les tags sur certaines pierres. Quelles idées ont ces gens d’abimer tant de beauté et un lieu autant chargé d’histoire?
    Mais je pense que ça reste quand même un lieu à voir une fois dans sa vie, mais en allant à une période qui effraie plus de monde, donc à la mauvaise saison si c’est praticable (et ouvert?)

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    • Merci Emmanuel pour vos messages pleins de sens et de réflexion, cela fait plaisir à lire ! 🙂

      Dire que je n’ai pas aimé Angkor est trop fort, mais le message que je voulais partager est bien celui que vous relevez : usine à touristes (et mal gérée), tags et manque de respect, « désacralisation » de l’histoire…

      Et je rejoins votre conclusion : malgré ces impressions négatives et ces déceptions, cela reste un site archéologique fabuleux, à voir assurément pour les passionnés de découvertes… à qui je conseillerai également de ne pas perdre la découverte des temples éloignés et moins touristiques.
      Votre conseil sur la saison touristique est également plein de sens et si nous y retournons, nous essayerons d’y aller à une période moins fréquentée.

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  91. Bonjour Amandine,
    Pourquoi je n’ai pas aimé votre article :)! Je suis entièrement d’accord avec les 8 points que vous énumérez dans votre article, mais ma vision est totalement différente sur certains… Peut être la votre était tronqué par l’afflux trop important il est vrai ! Mais comment en vouloir à l’un des pays les plus pauvres du monde, de ne pas voir en la réouverture des temples l’aubaine de l’argent facile. Bien sûr dans une démocratie dictatoriale, la corruption arrive vite, ainsi que les hôtels de prestige sur l’allée menant à Angkor Vat, et où va l’argent ? (dans les poches du ministre du tourisme ?)En tout cas depuis 2 ans le gouvernement cherche à pérenniser le lieu (ça serait dommage de passer à côté d’une manne d’argent dans le futur), il a fait une demande à l’UNESCO et à des experts étrangers et les choses se mettent en place petit à petit !
    L’afflux de touristes… Comment un couple de voyageurs « backpackers » avide de tranquillité s’est-il autant trompé sur sa visite des temples ? En un clic sur internet vous auriez su que la basse saison commence en juin (mais peut-être aviez-vous des contraintes de dates ?). Pourquoi n’avez vous pas demandé conseil à des personnes ayant visité Angkor sur votre route ? Ou à des gérants de guesthouses expat ils vous auraient conseillé et dit de faire le tour à l’envers.
    Je vous propose mon petit tour « des temples sans touristes », quand vous arriverez devant le baray (le réservoir d’eau) ne prenez pas à gauche vers la porte principale, mais à droite, vous suivez le baray jusqu’à l’arrière d’Angkor Vat, si vous êtes à vélo, le gardien vous laissera arriver jusqu’au temple avec ! Bien sûr à cette heure-là il y a beaucoup de monde, pour moi ce jour-là peut-être 1000 personnes… Mais tous amassés dans le jardin pour voir le lever de soleil ! J’ai pu visiter le temple principal tout seul (vous pourrez même y aller les épaules nues), et une trentaine de personnes se baladaient autour. Vous aurez 1 h et demi pour visiter le temple principal et les galeries autour, après la cohue arrivera ! Vous reprenez votre tuk tuk ou votre vélo et vous suivez la route à l’envers, pour Ta Phrom (celui avec les arbres) nous étions une trentaine à visiter et il est grand ! Pour les plus petits, tout seul et les autres jamais plus d’une 20aine. Vous pourrez finir par Angkor tom ou vat à midi, là ou tout le monde mange et vous serez encore une fois très tranquille. Vous auriez dû tiquer quand le gardien à parler de « rush hour », ce n’était pas l’heure de pointe sur tout le site, mais bien dans votre temple… Mais vous avez suivi comme un mouton tous les moutons touriste que vous n’aimez pas. Je pense être plutôt un voyageur comme vous, avec mon sac à dos, aimant plus un petit village de pêcheurs que la folie des lieux touristiques, mais je reste un touriste et vous l’êtes aussi, et quand je visite Angkor je suis un touriste comme les autres, pas mieux, pas moins bien. Je trouve dommage de juger les autres… Certains préfèrent aller méditer dans des petits temples perdus, d’autres rester boire des bières sur une paillote les pieds dans l’eau, nous deux qui préférons des lieux un peu plus insolites qui vous font passer des moments uniques, ceux qui s’entassent dans les bus comme des « sardines » et suivent comme des « moutons », etc. Mais au final, on est tous des touristes. Je ne suis pas dupe, les Chinois n’ont pas aidé la reconstruction de certains temples pour les beaux yeux d’Angkor, mais cela est le problème du gouvernement et non à cause des touristes !
    Je pense que tes chiffres sont un peu faux sur le nombre de visiteurs ; sur les 6 premiers mois de l’année 2015, le nombre de visiteurs est d’un peu plus de 1 million, en augmentation de 0,4 % sur l’année 2014, en sachant que le pic est en décembre et janvier et le plus bas en juin. Ce qui fait une moyenne d’un peu plus de 5000 personnes, en rajoutant 3000 locaux, cela fait à peu près 50 personnes/km2, ce qui est peu par rapport au château de Versailles (2000/km2), ou du Taj Mahal (48000/km2) !
    Vous dites à un moment « la cité était et reste un gros tas de ruines », je pense que vous vous méprenez, la cité se trouvait autour des temples, des constructions en bois qui ont totalement disparu maintenant, ce que vous avez visité ce sont bien des temples, érigés par les rois successifs, ce sont des lieux de cultes. Bien sûr ils ont été abandonnés, réinvestis, Angkor est devenu vietnamien, Thaïlandais, il y a eu 30 ans de guerre civile, 2,5 millions de morts sous le régime de Pol Pot sur 7 millions, il a fait détruire les pagodes, fait travailler les moines dans les rizières. Comment pouvez-vous comparer le Machu Picchu dont le culte a disparu et Angkor ou la religion bouddhiste est redevenue officielle en 1989. Le pays est redevenu calme depuis 2002, des nouvelles écoles bouddhistes ont vu le jour et la réappropriation d’Angkor. L’hindouisme et l’animisme sont aussi présents, ce que vous avez pris pour du « folklore » et la « vente » de bracelets (là vous m’avez choqué, elles ne vendent pas des bracelets et ne s’enrichissent pas avec) par des femmes sont de vrais lieux de cultes. Les statues, qui ont presque toutes étaient pillées c’est vrai, au centre de l’autel étaient celles de divinités comme Shiva, Kali, Yama, etc. Elles sont réincarnées dans les pierres de l’autel et de la statue et ses femmes les prient ! Donc oui Angkor est un lieu de culte et dans ces cas-là il y a des règles comme celle d’être correctement vêtu, ne pas avoir de chapeau, etc. Qu’on comprenne ces règles ou pas ! Vous vous insurgez sur le fait que le tourisme est en train de détruire les temples et vous êtes choquée de voir des panneaux « way of visit » pour éviter au maximum de personnes de marcher sur les pierres, tout en vous laissant le choix d’aller ou vous voulez si vous ne voulez pas suivre les planchers en bois, je trouve cela bien de voir des panneaux rappelant qu’il ne faut pas toucher les bas-reliefs !
    Vous dîtes que depuis seulement 2 ans les moines sont revenus ? Je ne sais pas ou vous avez eu votre info, mais il existe des fêtes bouddhistes qui ont eu lieu avant à Angkor, et ce n’est pas du folklore.
    Je vous trouve dur avec les moines, oui n’importe quel laïque peut devenir moine, mais c’est un peu plus complexe que ça… N’ayant pas vu de « faux moines » comme vous décrivez je vous laisse seul témoin, mais un peu étonné, sachant les Cambodgiens si pieux et superstitieux. Pour les « tags », je n’ai pas vu ceux que vous avez photographiés et je n’en ai vu que 1 ou 2 et c’était seulement la partie noire et sale qui avait été grattée.
    Bien sûr c’est loin d’être parfait et j’espère sincèrement que l’UNESCO et le gouvernement réussiront à pérenniser le site et arrêter la corruption.
    Je suis sûr que certains chinois et japonais ou vietnamien venus en car comprennent beaucoup mieux l’essence de ce lieu que nous. Et d’ailleurs n’est-ce pas là le problème du tourisme de masse, visiter un lieu sacré du passé, du présent et du futur sans en connaître l’histoire et n’y voir que vieilles pierres et ruines ?

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    • Bonjour Nicolas, merci pour votre commentaire détaillé et argumenté… et la petite touche d’humour. J’apprécie tous les retours sur mes articles, positifs comme négatifs, du moment qu’ils amènent au dialogue… ce que vous faites très bien.

      J’ai écrit cet article il y a déjà un petit temps (un an et quatre mois) et je l’ai écrit sur le coup de l’émotion. J’étais très déçue et je pense que j’aurais sans doute dû dormir sur ce sentiment pour nuancer davantage mon propos. Et surtout choisir comme titre « Pourquoi j’ai été déçue par Angkor » ; car je l’ai aimé malgré tout ce que j’ai pu écrire, et jamais je ne déconseillerais à un voyageur de s’y rendre !

      Pourquoi ai-je été déçue ? Suis-je passée à côté de l’histoire et du sacré de ces lieux ? Je ne pense pas. Je ne rentre pas en détail dans cet article, mais les murs d’Angkor m’ont fascinée. Je leur réserve un article entier (Angkor : la mémoire dans les murs).
      Ai-je « mal » visité le site ? Pas tant que cela, ayant suivi des conseils comme ceux que vous prodigué dans votre commentaire (aller dans le sens opposé aux circuits classiques…).

      Alors oui, nous y sommes allés en saison haute, choix peu judicieux ; mais comme vous le soulevez, choix contraint… on fait avec. Mais je pense que si la déception a été si grande, c’est parce que justement j’avais beaucoup lu et beaucoup regardé de documentaires qui m’avaient préparée à une expérience « parfaite »… Et aussi parce que j’avais visité les jours précédents les temples éloignés, moins touristiques (une expérience magique que j’ai plus qu’adorée). Des attentes trop élevées additionnées à des visites précédentes très positives… ont été mon plus grand piège : je n’étais pas préparée pour cet ascenseur émotionnel.

      Par contre je que je décris (photos à l’appui), c’est ce que j’ai vécu et observer : les tags, les jeux de lancé de chaussures, les mises en scène pour photos touristiques, les vendeurs ambulants et leurs musiques d’Amérique latine (je ne trouve pas cela très typique…)… Tout cela fait partie de mon expérience personnelle lors de mes 3 jours de visites à Angkor.

      Mon but ici, malgré le ton trop négatif (que je ne partage plus avec le recul) est de nuancer les retours « parfaits » que l’on lit partout, afin de rendre les attentes des voyageurs plus réalistes et leur éviter des déconvenues…

      Merci pour votre retour plein d’informations et de nuances qui pourra sûrement aider de futurs voyageurs à découvrir les ruines d’Angkor.

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      • 1000 fois d’accord avec Nicolas, ô combien attristé (voir consterné) par votre article…
        Quelques jours dans une ville (sur un site), et une avalanche de « vérités » à crier haut et fort… Heureusement vous écrivez plutôt bien et cela apporte un certain crédit à vos observations. Bien sûr, ne pas aimer est un droit irrévocable. D’ailleurs, je n’aime pas votre article et cela n’enlève rien à ses qualités.
        Cependant, laisser un peu de place au questionnement aurait été de bon ton. Cela nous aurait épargné un « c’est pas bon » à la place de « je n’aime pas ».
        Angkor se retrouve bien habillé pour la mousson, les cambodgiens malmenés sans distinction, et une fois de plus le voyageur éduqué qui se trouve être la voix de la raison.
        À tout cela je préfère l’éloge du doute… et un plus de pudeur…

  92. Bonjour Amandine,
    Ce n’est pas la première fois que je viens sur ton blog que j’apprécie, mais première fois que je viens commenter.
    Je comprends parfaitement ta désillusion face à la visite d’Angkor. Il est vrai que c’est le site le plus touristique qu’il m’ait été donné de voir. Cependant, en faisant le choix de m’y rendre, je savais aussi que je devrai faire face à cette foule. Lorsque l’on voyage, il y a toujours ce moment où l’on doit peser le pour et le contre: « Est ce que je fais l’impasse sur ce site parce qu’il est trop visité et que ça pourrait gâcher mon plaisir? ». En ce qui me concerne, je crois avoir accepté le fait qu’en certains lieux sur cette planète, il nous sera impossible de réchapper au tourisme de masse. Peu importe la manière de voyager, au long cours ou non, nous sommes malgré tout un « touriste » parmi tant d’autres…sauf que parfois, je te le concède, certains mériteraient quelques paires de baffes pour être très peu respectueux de la culture et des sites qu’ils visitent.
    Finalement, même s’il n’est pas possible d’être seuls dans les temples les plus connus, ceux un peu plus reculé restent merveilleux..et rien que pour cela, rien que pour ces petits instants perdus dans mes trois jours de pérégrination, je me suis dit que ça valait la peine de subir aussi certaines déconvenues.
    Et puis, la déception est un moteur. Comme la frustration. Je trouve qu’elle ouvre et nous conduit vers d’autres surprises. On ne contrôle pas nos ressentis, c’est rassurant!

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    • Bonjour Céline, merci pour ton message. Je sais que beaucoup de personnes lisent sans pour autant commenter, peut-être par manque de temps, manque de mots, ou tout simplement parce qu’ils n’ont rien de spécial à ajouter par rapport à ce qui a été dit dans l’article et les commentaires. Mais cela me fait toujours plaisir quand un lecteur prend le temps de me lire et de me mettre un petit message, quel qu’il soit, et d’ouvrir un échange et un dialogue. Donc merci pour ton message ! 🙂

      Je te rejoins totalement : il n’est pas possible de découvrir les lieux touristiques sans accepter de se retrouver confronté au tourisme de masse. Et c’est bien logique… et nous faisons bien partie du « problème » de l’affluence touristique en nous y rendant ! Comme toi, c’est le genre de sujet sur lequel je me suis interrogée (et sur lequel je continue régulièrement de me questionner), mais j’ai décidé, ici comme à d’autres occasions, de voir de mes propres yeux ces sites joyaux de notre planète.

      Comme toi, je suis tombée amoureuse de certains sites reculés : des moments magiques !

      Plus qu’un moteur, ma déception a été une surprise (en tout cas, je ne m’attendais pas à une déception de cette ampleur en quelque sorte) et je voulais éviter à d’autres pareille déconvenue. Comme tu le dis, c’est rassurant de ne pas contrôler ses ressentis, rassurant également de savoir qu’on a le droit de ne pas tout apprécier en voyage… et finalement rassurant de voir que d’autres partagent parfois nos vécus 🙂

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  93. Bonjour Amandine,
    Je suis en train de faire l’album photo de mon voyage au Cambodge et je suis tombée sur ton article par hasard avec une recherche sur Internet. Il me donne envie de réagir au moment où je me replonge dans mes photos. J’aimerais apporter mon vécu s’il pouvait servir à des voyageurs en préparation de départ (même si les commentaires sont très nombreux sur ton article) au pire j’aurais satisfait mon besoin d’expression .
    Le touriste est une sardine :
    Nous avons visité les temples au mois d’août, ce qui correspond à la basse saison il est vrai. J’ai trouvé qu’il y avait du monde mais pas bien plus que sur d’autres site touristique que j’ai eu l’occasion de visiter (Grand Canyon, Antelop Canyon, Ayers Rock…). Il faut aussi bien préciser que les temples les plus « célèbre » comme Angkor Vat, le Bayon, Angkor Thom sont très visités mais d’autres plus lointains sont beaucoup moins pris d’assaut comme le groupe de temple du Roluos par exemple.
    J’ai été dérangée par l’attitude de certains touristes (qui parlent fort, jettent leurs papiers par terre, franchissent des barrières, passent devant une ligne de gens qui attendent en ordre pour prendre une photo et t’insulte quand tu leur fait remarquer que ce n’est pas correct…) J’ai eu du mal à comprendre les selfies à outrance, les talons hauts, les défilés de mode, les repoudrage de nez alors qu’il faisait si chaud et si humide !
    Je ne devrais peut-être pas le dire mais je le dit quand même, c’est les touristes Chinois qui m’ont le plus insupporté. C’est 95% du temps eux qui agissaient comme ce que je viens de le décrire et ils débarquent en nombre (c’est rare de les voir voyager à 2 ou 3) mais l’avantage c’est que comme ils voyagent en trajets organisés et font plusieurs pays en très peu de temps il ne reste qu’un jour à Angkor, du coup ça ne leur laisse pas le temps d’aller sur les sites les plus reculés. A leur défense ils sont tellement nombreux que c’est surement l’effet de masse qui créée ça mais ça n’enlève des attitudes que j’ai du mal à comprendre. Par exemple nous avons participé à un diner avec spectacle de danses traditionnelles à la fin du spectacle ils ont envahis la scène pour se prendre en photo avec les danseurs. J’étais mal à l’aise pour ces pauvres danseurs pris en sandwich selfisés sous toutes les coutures !
    Le touriste est un pigeon :
    Ici de même je pense que le touriste est toujours un pigeon. Les sollicitations des vendeurs sont très nombreuses et un peu lassantes mais la population reste très majoritairement pauvre, comment les blâmer de tenter de récupérer quelques billets. De plus ce phénomène n’est pas typique d’Angkor, on l’a retrouvé dans de nombreux sites que nous avons visités sous d’autre formes : des enfants qui t’indique le chemin ou qui te font du vent pendant que tu grimpes des escaliers et qui attendent en échange un petit quelque chose. J’ai retrouvé cette même sollicitation au Sénégal par exemple. Et puis on retrouve la même chose dans les pays plus développés sauf qu’on dépense nos sous dans une boutique climatisée avec un vendeur qui fait la tronche mais l’objectif reste le même : faire dépenser au touriste son argent !
    Le touriste est un mouton :
    Oui probablement, nous les premières puisqu’à bien y réfléchir nous avons fait la boucle recommandé par notre chauffeur sans trop se demander si ça serait pas mieux de faire autrement.
    Et non car on à découvert les sites plutôt librement. Je ne me souviens pas qu’on se soit dit « tiens y’a une flèche c’est par là qu’il faut aller.»
    Le touriste tombe dans le panneau :
    Oui il y a des panneaux mais ça me semble nécessaire pour gérer un afflux importants de personnes. J’ai trouvé des panneaux d’interdiction de prendre des photos sur le site de l’Ayers Rock…et des Français qui s’empressaient de prendre des photos alors que ce sont des sites sacrés pour les aborigènes.
    Et ensuite ce que tu qualifies de « règlement abusif » me parait pour ma part uniquement du respect. Tu visites des lieux religieux donc oui il faut une certaine pudeur. Nous avions prévu des vêtements qui couvrent les épaules et qui descendent en dessous du genou. Je ne suis pas croyante mais si je voyais une touriste dans une église en mini short et décolleté, ça me choquerais. Et je trouve que ce n’est pas très stricte à Angkor, j’ai vu des tas de filles les épaules à l’air avec des shorts cours et personne ne m’a obligé à retirer ma casquette. C’était beaucoup plus stricte au palais Royal de Phnom Penh par exemple ou on m’a refusé l’entrée malgré le foulard sur mes épaules.
    Le sacré à la mode :
    Je ne parlerais pas de mode mais juste de la vocation principale des temples. Ils ont été construit pour des divinités donc oui il y a une aura et de la spiritualité dans ces lieux. Je me suis fait attacher un bracelet par une petite Mamie au milieu d’un temple et je peux affirmer que ça été la rencontre la plus touchante de mon voyage.
    Le temps c’est de l’argent :
    Personnellement je n’ai trouvé les gardes temples qu’aux entrées et nous ne nous sommes jamais senties pressées par quiconque. Je crois bien volontiers que ça puisse être le cas et c’est certainement un besoin de fluidifié le lot de touriste.
    Des ruines martyrisées :
    Sur ce point je suis bien d’accord, en effet les temples et particulièrement leurs statuts ont énormément souffert de l’oubli, du temps, des pillages, des guerres, et de la nature qui y a repris ses droits pendant de nombreuses années. En effet je m’attendais à trouver plus de statuts et à voir des temples mieux conservés mais ça c’était avant que je n’appréhende mieux l’histoire du pays. Il faut aussi mettre en avant le travail de restauration qui a été et est encore effectué. Quand on prend le temple du Baphuon par exemple j’ai été sidérée de savoir qu’il avait été entièrement démantelé, qu’on avait stabilisé le sol et qu’on l’avait remonté à l’identique tout ça en l’espace de 50 ans avec le passage des Khmer Rouge au milieu de tout ça qui ont entrainé l’éparpillement des pièces et la perte des archives. Il y a des efforts de restauration nous en avons été témoins tout au long de notre visite mais effectivement ça demande du temps et de l’argent…loin d’être facile donc !
    Des ruines malmenées par la foule :
    Effectivement j’ai vu plusieurs gravures et tags effectués par des touristes. Ce sont des touristes certes mais ce sont avant tout des malappris irrespectueux et malheureusement on en retrouve partout. Je partage l’analyse que tu fais dans ce point-là en effet visiter versus préserver ? C’est complexe quand on prend en compte que sans l’argent des visiteurs ces lieux seraient probablement bien moins entretenus et à la fois moins sollicités. Evidement j’ai eu ces réflexions et je les ai encore.
    Je comprends après que l’on puisse être déçu par quelque chose quand on la idéalisé et qu’on s’en ai fait une image précise qui au final n’est pas la réalité. Mon commentaire était donc juste pour partager mon expérience. Au-delà des touristes et de l’état des temples, j’ai été subjuguée par leur histoire, leur complexité et leur magie ! Mais je pense que c’est aussi grâce au fait que nous avons énormément lu durant nos visites. Nous avons tenté de comprendre les temples que nous visitions et c’est tout ce que j’ai appris associé à ce que je voyais en direct qui m’a captivée.

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  94. Bonjour Amandine,

    Je viens de découvrir ton blog et tout d’abord merci pour tous ces précieux renseignements 🙂
    Je compte aller à Angkor durant mon court passage au Cambodge en août prochain et j’espère ne pas être déçue à cause de la foule ! :/
    Avez-vous visité d’autres temples à côté de Siemp Reap qui valent le détour ?

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    • Bonjour Anitha,

      oui, au début de l’article nous parlons des temps éloignés qui pour ne coup ne nous ont pas déçu du tout !

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  95. Hello,

    Ok je vais aller voir ça.
    Merci pour la réponse 🙂

    Anitha

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  96. Bonjour,

    Je suis actuellement au Cambodge où je travaille maintenant.

    Assez d’accord sur le probléme touristique que vous pointez du doigt néanmoins il me semble que vous/nous en allant sur ce site nous avons participé au tourisme de masse non ? Il s’agit d’un accès à la culture, bien que la plupart des touristes partant du site n’ont absolument rien appris ou voulus apprendre.

    Je voulais surtout réagir sur le dénigrement dont vous faites preuve auprès des archéologues et ouvriers qui ont restauré le site. Et là je parle en connaissance de cause puisque je fais partie des ces « horribles » personnes pourfendeurs de l’architecture khmers. Si ces personnes n’avaient pas été la pour faire des reconstitutions et restaurations du site, personne ici n’auraient eu le chance ou le plaisir de découvrir Angkor. Mais il faut savoir que la plupart des restitutions effectuées sont issues d’un long travail de recherche, d’analyse et de compréhension de l’architecture, mais a certains moment afin de pallier les problèmes constructifs (par centaines) khmers des choix ont dû être fait… dans le cas contraire personne ici n’auraient pu voir tous ces temples… L’histoire des restaurations des temples est passionnante, une multitude de reportage à disposition sur le net. Pour voir la dénaturation de site historique pas besoin de venir au Cambodge, vous en avez de parfaits exemples dans notre pays : Château de Pierrefonds, Notre-Dame de Paris…

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    • Bonjour Xavier, merci pour votre commentaire et retour d’expérience. C’est très intéressant d’avoir le point de vue d’un archéologue qui travaille actuellement sur les lieux.

      Les observations et impressions que je partage ici sont bien sûr toutes personnelles. Sachez que j’ai beaucoup d’admiration pour les archéologues et le travail de recherche. Au cours de mes voyages, j’ai pu découvrir que ce travail et sa manière de fonctionner ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies, allant de la reconstruction « brute » à une position plus « préservatrice » ; et me promener dans certaines des ruines d’Angkor (pas toutes bien sûr), m’a fait penser à certains écueils avérés vus au Pérou et ailleurs en Amérique latine.

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  97. Chère Amandine, j’ai lu votre blog avec beaucoup d’intérêt. J’ai plus de 20 visas du royaume khmer sur mes passeports et je me disais au départ « encore une qui a vu tout le Cambodge en un mois ». Et là je dois avouer que je suis admiratif devant la quantité d’informations exactes que tu as collectées en si peu de temps. J’apprécie également la justesse de tes analyses. Je suis juste en désaccord sur quelques points mineurs en ce qui concerne Angkor. Je n’ai jamais vu de faux moines, les marchands sont nombreux certes mais pas trop insistants (ou est-ce le fait que je leur parle en khmer qui les décourage ?), les gardes ne sont présents qu’à l’entrée des temples. Il faut absolument voir Angkor Vat et Angkor Thom si on est à Siem Reap, bien sûr, mais ce serait stupide de s’en tenir à ces deux sites. Comme tu le dis très justement, il faut s’éloigner. As-tu vu Kbal Spean ? C’est féerique. Bien sûr ça se mérite, 1500 m d’escalade au milieu des rochers, mais arrivé en haut … ! Quelques remarques pratiques, la banque Canadia n’a rien de canadien, c’est une banque cambodgienne à capitaux chinois. On peut effectivement y retirer de l’argent à ses ATM sans frais, mais on est limité à 350 $ par semaine, alors que les autres banques (ANZ, ACLEDA, etc.) autorisent 500 $ mais prennent 5 $ en plus à chaque retrait. Pour la langue locale, je conseille le livre de Pierre-Régis Martin et Dy Datsy « Parler le Cambodgien, comprendre le Cambodge » 5 à 10 $ dans tous les marchés et sur les quais de Phnom Penh, une excellente méthode basée sur une phonétique française. A propos, « où sont les toilettes ? » se dit « bantoup teuk neuw na ? »

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    • Bonjour Philippe, merci pour votre message et ce retour d’expert.
      Merci aussi pour les corrections et compléments d’informations : comme vous le dites si bien, en un mois et un unique voyage (pour l’instant ^^) je n’ai pas la prétention de tout savoir ou de tout connaitre (et heureusement !).
      Au plaisir de vous lire et d’échanger dans de futurs commentaires.

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  98. Ma visite des temples d’Angkor remonte à dix ans, je m’étais fait trimballer en moto par un jeune gars du coin pendant 3 jours, c’était magnifique et sympa, plutôt tranquille à l’époque. Récemment je suis repassé par Siemreap et j’ai pris une grande claque: des quartiers entiers de vieilles maisons traditionnelles sur pilotis ont été rasés, le long du canal, il n’y à plus que des hôtels, les quartiers populaires si vivants ou j’avais eu l’occasion de me balader n’existent plus, la ville à perdu tout son charme. Au vu des cohortes de touristes et des cars « super luxury » garés au pied des hôtels de luxe, j’ai décidé de ne pas retourner voir les temples, je voulais rester sur ma première bonne impression et il s’avère que j’ai bien fait.J’ai longtemps repensé aux gens qui habitaient le long du canal, (à présent orné d’une pelouse bien tondue) ou les promoteurs avides de bénéfices juteux les ont-ils éjectés?.Je sais qu’au Cambodge, le petit peuple n’a pas droit à la parole et est traité souvent avec brutalité, les promoteurs avec l’appui du gouvernement corrompu, n’hésitent pas à exproprier les gêneurs et je me doute que l’indemnisation(si indemnisation il y à) ne doit pas être des plus substantielles. Les firmes étrangères implantées dans ce pays usent des même méthodes si d’aventure les ouvriers travaillant pour Nike ou Adidas réclament une augmentation. Il y à deux ans, des ouvriers réclamaient une hausse de salaire: ils gagnaient 80 dollars pour 12h de travail journalier. La police en à tué quelque-uns, emprisonné les autres. Ce sont les femmes qui ont défilé dans les rues de Phnom penh, lançant des slogans et demandant la libération de leurs maris et parents au son d’un gros tambour traditionnel. Au bout d’un moment, la police est intervenue, elle s’est emparé du tambour, j’étais là, dégoûté. Finalement, il semble qu’une augmentation de 10 ou 20 dollars ait été consentie mais je gage que les cadences de travail ont été augmentées aussi. Bon, je digresse un peu, mais en voyage, il ne faut jamais oublier ou nous sommes et aussi que nous avons notre part de responsabilité en tant que touriste et en tant que consommateur Occidental…

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    • Bonjour Jipé, merci pour votre message et partage d’expérience.

      Je peux tout à fait comprendre la crainte de revoir un site visité il y a des années avec la peur d’être déçus…. J’ai un peu ce sentiment pour certains endroits qui m’ont tout particulièrement touchés… et d’autres que je n’ai encore jamais vu « en vrai », mais dont je rêve depuis que je suis petite et que j’ai appris à lire, le nez plongé dans les bouquins d’archéologie, comme l’Egypte… Un jour peut-être !

      Oui, nous avons une part de responsabilité en tant que touriste, et nous faisons partie de ces « cohortes » que nous critiquons… Un dur équilibre à trouver pour vivre ses rêves sans détruire ceux des autres (sa liberté se termine là où commence celle de son voisin…).

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  99. Bonjour,

    Je trouve ce genre d’article dangereux et complètement hypocrite. Même si une règle est stupide est sans fondement, c’est une règle, et quand on voyage il faut respecter les règles des autres pays. Elle n’engage pas ton intégrité physique ni moral alors pourquoi est-ce si grave ? En Thaïlande il est normal de se couvrir les épaules et les genoux quand on visite un temple et dans d’autres lieux religieux d’Asie aussi.
    C’est bien le genre de réflexion de Français qui m’énerve, mais pourquoi, mais pourquoi…

    Ensuite je trouve hypocrite une telle aversion pour les « touristes » comme tu dis avec tant de dégoût, tu n’es pas touriste déjà ? Si il n’y avait pas le tourisme de masse et l’argent qu’ils génèrent et n’y aurait plus de site comme ces temples ! De plus les temples d’Angkor raménent beaucoup d’argent pour un pays aussi pauvre que le Cambodge, alors même si je suis sûr que la corruption en prends une bonne partie, cela génère aussi des emplois et donc des retombés vitales pour la population.

    Et je le trouve dangereux car beaucoup de personne vont prendre peur en lisant cela, NON ce n’est pas vrai, les temples d’Angkor est un site archéologique majestueux, l’une des plus belles choses que j’ai vu dans ma vie.
    Oui bien sûr si vous y allez en pleine après-midi un samedi il y a du monde mais cela reste acceptable.

    Cordialement.

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    • Bonjour Manuel,

      des réflexions intéressantes, auxquelles nous avons déjà répondu au fur et à mesure des centaines de commentaires de cet article, je ne peux que te proposer de les lire pour ne pas nous répéter sans cesse.

      Enfin, n’oublie pas qu’il s’agit d’un avis personnel, comme indiqué dans le titre de l’article et expliqué dans l’article, et que donc il ne sera pas le même pour tout le monde.

      Répondre
  100. Bonjour,
    C’est par hasard que je suis tombé sur votre témoignage sur les temples d’Angkor et je dois dire qu’il m’a fait doucement rire au début car chargé d’innocence puis il m’a énervé.

    Je souhaite vous poser une question: à quoi vous attendiez-vous ??? A des temples réservés exclusivement pour vous ? Comment osez-vous critiquer la foule excessive alors que vous-même faites l’affront de fouler le pied sur Angkor. Si vous n’accepter pas le monde, n’y allez pas vous même. A partir du moment où vous avez la possibilité de visiter ce site, sachez que potentiellement 6 milliards d’être humains peuvent y aller en même temps que vous!
    Dès lors, vous avez la possibilité de trouver des alternatives: éviter les gros spots touristiques comme Angkor Vat ou le Bayon et préférez les temples moins prisés et faites les dès 6h du mat’! C’est comme ça que vous éviterez les foules.

    D’autre part, vous comparez le touriste à un pigeon. Mais c’est la réalité, nous sommes des pigeons ! Le « smic » des cambodgiens étant de 80$, ne trouvez-vous pas cohérent que certains souhaitent profiter de la foule touristique pour s’en mettre un peu dans les poches ? Car en plus de dégrader leur patrimoine culturel, on devrait y aller sans lâcher le moindre dollar à la population locale ???
    Et puis si vous n’avez pas envie de payer une bouteille d’eau 4 fois son prix, rien ne vous empêche d’anticiper et de l’acheter à Siem Reap à son prix normal.

    Vous critiquez le touriste-mouton (sans doute parlez-vous des bus remplis d’asiatique), mais qui sommes-nous pour juger la façon qu’ont les chinois, les coréens ou japonnais de visiter ? Je dirais plutôt que c’est une aubaine pour nous car ils permettent de concentrer le flux sur 2 ou 3 sites et de laisser libres d’autres temples !

    Je vais m’arrêter là dans la critique négative de votre commentaire mais je pourrais encore continuer tant il est injustifié à mon sens.
    J’espère seulement que vous n’avez découragé personne d’aller visiter ce magnifique site avec vos remarques égoïstes. Non, les temples d’Angkor (comme toutes merveilles archéologiques de cette planète) n’appartiennent pas à une élite de touristes. Chacun a le droit d’aller les visiter. Libre ensuite aux propriétaires des lieux d’imposer une limitation de fréquentation.

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    • Bonjour Antoine, merci pour votre commentaire et votre partage de vécu.
      Chacun à le droit d’avoir ses expériences, ses ressentis et, oui, chacun à le droit de visiter Angkor : nous sommes bien d’accord sur ces points.
      Par ailleurs, avant de vous faire un jugement hâtif et caricatural de mon ressenti des temples du Cambodge, si cela vous intéresse, je parle de la découverte des temples éloignés avec un tout autre vécu (lien en fin d’article).

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  101. Bonjour,
    J’ai lu cet article avant de partir visiter les temples et je le relis aujourd’hui après mon voyage.
    Je trouve le constat plus que dur ! C’est votre avis, je le respecte, mais je le trouve assez amer.
    Je rejoins Antoine qui a écrit le commentaire précédent sur de nombreux points.

    Le nombre de touristes augmente.
    Mais il augmente parce que vous y allez, parce que j’y vais, parce que le monde entier y va !

    Je ne me suis pas senti un mouton, à aucun moment !
    J’y suis allée fin juillet, une période hautement touristique et pourtant, nous n’avons jamais eu trop de monde autour de nous.
    En contournant le sens de visite traditionnel, en jouant avec les périodes de la journée nous avons tout visité sans foule et dans le calme.
    Je redoutais énormément qu’il y ait beaucoup trop de monde, cela me rend très mal à l’aise et en fait… rien !
    À part le levé du soleil à Angkor Wat et les nombreux touristes chinois pour la plupart à Bayon… Mais sur la très grande majorité des temples visités, nous étions quasi seuls !
    J’ai plus souffert de la chaleur et de l’humidité que des touristes.

    Pour le côté dégradation des lieux, je vous rejoins quand vous dénoncez le vandalisme de certains.
    Par contre pour l’érosion des pierres due aux chaussures, désolé, mais l’hoverboard volant n’est pas encore au point.

    Le gouvernement cambodgien vient d’augmenter énormément les prix d’entrées sur les sites.
    Pour contrôler le nombre, le flux de visiteurs ? Pour donner plus d’argent aux archéologues afin d’améliorer la conservation ?
    Les raisons ne sont pas vraiment claires… (une partie sera donnée aux hôpitaux cambodgiens par contre).

    Nous pouvons nous inquiéter sur l’avenir des sites, mais nous ne pouvons pas priver l’humanité de visiter un tel patrimoine.
    Aux pouvoirs locaux et internationaux de se poser les bonnes questions en matière de protection.

    Répondre
  102. Bonjour Amandine,

    J’y suis allée il y a 2 semaines (pour la 3ème fois) et je n’ai retrouvé aucunes des caractéristiques que vous mentionnez. Pour la simple et bonne raison qu’il y a plusieurs astuces à mettre en pratique dans ce site prisé et dans n’importe quel autre d’ailleurs:

    1) Arriver tôt. Evidemment, les cars de touristes arrivent vers 10h00 et vous ne pouvez plus profiter comme vous le souhaitez. Les temples ouvrent tôt donc levez-vous, tout simplement. De plus, ils sont merveilleux à l’aube.

    2) Fâites les temples à l’envers. C’est à dire, dirigez-vous tout au fond d’Angkor Thom et revenez vers Angkor Vat. Ne soyez pas un mouton comme vous dîtes. (La même technique s’applique à Europapark ou Disneyland d’ailleurs) Cela évite d’avoir la foule.

    3) Partez dans une basse saison. Donc pas en été, ce qui vous évitera aussi la mousson.

    4) Pour les questions vestimentaires, c’est du RESPECT. Tout simplement, vous n’auriez pas idée d’aller dans une mosquée sans un voile!!! Et bien malgré le fait qu’Angkor soit à ciel ouvert, ce sont des temples, donc des lieux sacrés.

    5) Pour les « rush hour ». Je n’ai pas été témoin de cela parce que j’ai suivi les points précédents. J’ai pu passer 2h dans le Bayon s’en être opressée ou pressée par les touristes ou atres gardes. Une autre astuce et d’y aller à midi, quand tous les touristes partent manger.

    Vous avez l’air d’être une grande voyageuse mais sur ce coup-là, votre article montre votre amateurisme, puisque vous êtes tombée dans tous les pièges du touriste lambda et peu réfléchi.

    J’espère que vous aurez vraiment l’opportunité de retourner sur Angkor Vat et de suivres mes conseils ci-dessus. Vous apprécierez naturellement mieux Angkor.

    Salutations

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    • Bonjour Virginie, merci pour votre commentaire et désolée pour le délai de réponse ! Ces derniers mois, j’ai pris beaucoup de retard dans la réponse aux mails et commentaires sur le blog, principalement à cause de la mononucléose dont j’ai du mal à sortir…
      Ravie que votre visite d’Angkor vous ait plu. Comme je le dis à travers différentes réponses à d’autres commentaires, tout n’était pas négatif dans ma découverte d’Angkor – loin de là et heureusement – et je pense que ce qui a joué dans ce « choc émotionnel », c’est une trop grande attente à laquelle s’est ajoutée une première expérience aux temples éloignés « trop idyllique » avec l’idée qu’Angkor serait « encore mieux ». Je ne pense pas particulièrement être tombée dans les pièges (et pour ce qui est du respect, c’est une valeur qui m’est très chère et la question de se couvrir n’est pas réellement le problème ; mais je ne vais pas plus m’étendre là-dessus, je l’ai déjà fait dans d’autres messages ^^ plus une question de relation, de ton et de règles parfois très strictes sur comment se couvrir ou ne pas se couvrir que je trouvais assez aléatoires par endroits…).
      Vos conseils sont très justes (nous les avons d’ailleurs appliqués en partie) et j’espère qu’ils serviront à d’autres voyageurs.
      Salutations et meilleurs voeux pour 2017, en vous souhaitant encore plein de beaux voyages.

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  103. Salut Amandine !

    J’aurai une bonne question pour toi !! En fait, je vais prochainement visiter le Cambodge et faire du bénévolat avec un groupe puis nous finissons le tour dans la ville de Phnom Penh, je pensais rester encore quelques jours dans la région, mais je dois me diriger vers Hong-Kong par la suite, car mon vol international partira de la. Je pensais justement visiter cette région de Siem Reap et les temples d’Angkor, mais ton article me décourage un peu. Sache que je pars au mois de juillet, je crois tout de même que ce n’est pas la saison la plus touristique, mais quand même. As-tu d’autres régions à me conseiller ? Le truc c’est que je dois repartir de Siem Reap pour mon vol pour Hong-Kong et que j’ai environ 6 jours devant moi !

    Merci de tes conseils 🙂

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    • Bonjour Vanessa, merci pour ton commentaire… et désolée pour le délai de réponse ! Ces derniers mois, j’ai pris beaucoup de retard dans la réponse aux mails et commentaires sur le blog, principalement à cause de la mononucléose dont j’ai du mal à sortir…
      Je ne sais pas du coup si ma réponse te parviendra encore à temps…

      Ce que j’ai envie de te dire, avant toute chose, c’est de ne pas avoir trop « peur ». Cet article, je l’ai écrit sous le coup de l’émotion ; une émotion d’autant plus grande que j’avais beaucoup d’attentes pour ce site (que je rêvais de découvrir depuis petite) – attentes augmentées encore par les belles expériences que nous avons faites en visitant les temples éloignés, hors d’Angkor (voir l’article « Les temples perdus du Cambodge, il y en a Angkor plein »).

      Si visiter Angkor fait partie de tes rêves, ne passe pas à côté ; mais soit consciente du monde qu’il risque d’y avoir, afin de limiter les désillusions, et mets au point certaines stratégies pour rendre ton expérience la plus belle possible : commencer tôt, faire les tours « à contre-sens », privilégier les temples « secondaires »/moins visités…

      Pour ce qui est d’autres régions à te conseiller : nous avions bougé entre Phnom Penh et Siem Reap (plus un petit passage dans la jungle, mais nous n’en avions pas profité et avions dû l’écourter car François était tombé fort malade) ; et notre plus belle expérience reste celle des temples éloignés !

      Bon voyage à toi et au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires 🙂

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  104. Bonjour Amandine,
    Nous sommes au Cambodge depuis une semaine et nous avons passé 4 jours à Angkor. Je comprends ton point de vue partagé dans l’article même si je n’ai pas le même sur tous les points.
    Il y’a un effet « foule » qui peut dégoûter plus d’un amateur d’archéologie! La course aux selfies est lancée et plus rien ne compte que de poser à côté d’un belle apasara (en touchant malgré l’interdiction bien sûr les superbes sculptures).
    Angkor est en ruine, et on peut voir les différents âges de ce site : la construction, les sculptures, la destruction et le pillage des trésors cachés, l’abandon avec la nature qui y a fait son chemin, puis la réhabilitation, enfin, les visites au milieu de religieux et moines. Disons que c’est une réalité! C’est malheureusement le seul témoignage de l’Histoire.
    Pour ce qui est du chapeau, moi aussi j’avais un turban et n’ai pas apprécié qu’on me demande de le retirer (je n’y étais juste pas préparée, je me serais coiffée autrement sinon), je respecte la culture, pas de soucis. Je trouve juste anormal de voir que certains gardes soient plus sévères que d’autres avec certaines touristes (les hommes eux sont moins restreints). Mais on ne peut pas comparer les restrictions aux apsaras sculptées il y’a 1000 ans : l ‘ellipse narrative est un peu trop importante! Et les sites restent tout de mêmes l’un des plus beaux sites jamais vus pour moi. Il n’est pour moi pas utile de comparer deux sites : Machu Picchu et Angkor en terme de règles culturelles mais plutôt en terme organisationnel comme tu l’as justement fait (possibilité de limiter le nombre d’entrées par créneau horaire).

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    • Bonjour Marie-Laure, merci pour ton commentaire, avec le partage de ton expérience.
      Tu as totalement raison, comparer le passé et le présent (concernant les normes et les moeurs) n’a pas vraiment de sens : j’avoue avoir écrit cet article sous le coup de l’émotion ; avec du recul, je pense que je réécrirai différemment…
      Merci en tout cas pour ton commentaire construit, intelligent et plein de nuances et de compréhension, ça fait plaisir à lire 🙂

      Bonne continuation de voyage à toi et au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires.

      PS: si jamais cela t’intéresse et que tu cherches encore de l’inspiration pour ton voyage au Cambodge, je te conseille d’aller voir les temples éloignés : des merveilles qui sont (étaient en tout cas lors de mon passage) fort peu touristiques et magiques à visiter !

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  105. Bonjour Amandine,
    Nous avons été en ce mois de jàvier 2017 au Cambodge avec ma copine. Je garde un bon souvenir d’Angkor même si des choses m’ont déçues, notamment des points que tu as cité :
    – beaucoup de monde (en janvier donc) dont notamment des bus et des bus d’asiatiques, ça en est lassant ! Par chance ils ne font que les temples les plus connus
    – les tuk-tuk : ils m’ont fatigué à Siem Reap, impossible de faire 10m dans la rue sans être abordé ! Si bien qu’au final je faisais juste le « AT » de la main pour leur dire non. Pour Angkor on a fait un jour du tuk-tuk puis après du vélo. C’est le mieux, la liberté d’aller où on veut à vélo 🙂
    – les enfants : « 1$, buy something ! », y’a même une fille qui m’a sorti « for go to school », j’ai bien rigolé, plus on donne et moins ils y vont à l’école !
    – les éléphants : ceux qu’on a croisé avaient des cicatrices, malheureusement leur façon de les battre pour les dominer/dresser et bien réelle. Svp ne payez jamais pour monter dessus, qu’ils arrêtent leurs balades d’éléphant !
    – les prix des temples d’angkor ont augmenté en février 2017 ! De 40 à 62$ pour le pass 3 jours ! Soi disant que ça va pas freiner les touristes selon le premier ministre khmer. Peut-être pas les asiatiques proches mais les européens à budget moyen si.
    Bref, j’ai préféré la ville de Kampot : entre montagne et plage, vous pouvez faire du scooter, vois promener en forêt, vous baigner tranquille… Il fait bon,
    il y a du vent (pas comme Siem Reap et sa chaleur étouffante) il y a plein d’expats français et anglais là-bas. Les Khmers y sont plus sympas et les touristes moins « vaches à lait ».
    Après si vous voulez vous détendre sur des plages de rêves il faut aller à Otres Beach (je vous conseille Otres 2 et pas le 1 perso), proche de Sihanouk.

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    • Bonjour Nicolas, merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience.
      Nous n’avons pas été du côté de Kampot, mais ton témoignage nuance bien les retours que nous avions eus. Merci ! 🙂

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  106. Je n’ai pas lu tous les commentaires (il y en a trop!) mais effectivement, le touriste tue le tourisme.
    Lors de mon premier voyage en Thaïlande (1983) lors d’un trek en montagne nous sommes arrivés dans un village où des enfants d’une dizaine d’année jouaient nus dans la rue principale. Lors de notre arrivée, ils avaient revêtu des costumes locaux ce que nous avions interprété comme une marque d’hospitalité plus que de pudeur. Quelques années plus tard, de passage dans un village comparable, les « mêmes » enfants jouaient dans la « même » rue, mais portaient des T-Shirts crasseux aux logos de Sprite, Coca Cola… et quelques années plus tard encore, les « mêmes » enfants y vendaient du Sprite et du Coca… FRAIS !
    Certains y verront peut-être un bienfait de la civilisation, mais j’y vois plutôt une dégradation de l’environnement (même si je ne suis pas précisément attiré par la vue d’enfants nus !)

    Cette année, nous envisageons avec mon épouse un voyage en Thailande, avec une excursion à Angkor. Ce serait en mai ou juin.
    Deux hypothèses : louer une voiture que nous conduirions depuis Bangkok, ou un billet avion jusqu’à Siem Reap.

    J’ai cru comprendre qu’il faut « budgéter » au moins trois jours sur place.

    Avez-vous des « bons plans » pour tout cela ?

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    • Bonjour Philippe, merci pour votre message et partage d’expérience.

      L’évolution du mode de vie de l’être humain, où qu’il soit sur la planète, parait inévitable… et en un sens, c’est normal (et tant mieux pour ce que ça peut apporter de confort, santé… et triste pour ce que ça peut uniformiser dans un mouvement de mondialisation et globalisation… mais c’est un autre débat !).

      Pour répondre à votre question : 3 jours pour visiter les temples me semblent un minimum (c’est si grand !) ; pas de conseils particuliers sinon de ne pas avoir l’ambition de tout voir, de préférer prendre son temps, commencer tôt pour éviter les grosses chaleurs et mouvements de foule, tenter d’aller à contrecourant des tours classiques pour un peu plus de quiétude lors des visites…

      Bons préparatifs et beau voyage.

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