Un sac sur le dos
Amandine

Chacun possède sa flamme, ce petit quelque chose qui lui fait briller ses yeux quand il en parle, qui le fait parler plus vite ou déclenche un sourire irrépressible qui illumine son visage. Une passion, un coup de cœur, un souvenir, un rêve … Comme une pilule magique, il donne de l’énergie et tout parfait possible.

Ma flamme à moi, c’est le voyage !

Le voyage : aphrodisiaque de la vie

Rien comme le voyage ne peut me rendre ce sentiment intense et joyeux d’être vivante.

Être vivant, c’est découvrir tous les jours de nouvelles choses, gouter de nouvelles saveurs, admirer de nouveaux paysages, apprendre … La nouveauté est source de vie !

Être vivant, c’est être libre : libre de décider par soi-même, de prendre du recul par rapport à une société dirigiste et ses illusions de choix. C’est aussi gouter à la liberté ressentie dans les grands espaces, celle qui émane en contact avec la nature et une vie plus simple …

Être vivant c’est bouger, ne pas rester assis toute la journée derrière le bureau puis la télé : retrouver l’usage de ses jambes comme par magie ! Que c’est bon de sentir son corps reprendre ses droits, protester face à l’effort puis s’apaiser avec soulagement une fois la nuit tombée !

Être vivant, c’est se sentir connecté à soi-même, centré et en phase. Le voyage permet de renouer avec l’enfant en soi, lui offrant la liberté de courir, s’extasier, rêver, rire, pleurer … C’est également se sentir connecté au Monde, aux Autres…

Être vivant, c’est désirer, désirer et désirer encore. Le désir est la première instance à mouvoir l’homme. Le voyage est la porte d’entrée vers ce « cercle vicieux positif », ce renforcement du désir : je veux encore, plus de nouveauté, plus de beauté, plus de liberté, plus de rencontres …

Pour planer en voyage !

Oubliez la caféine, le prozac et l’extasy

Être sur les routes est un puissant revigorant : le voyage vous donne de l’énergie autant qu’il vous en prend !

Oui, voyager n’est pas de tout repos ! Le voyageur crapahute toute la journée, fait et défait son sac presque tous les jours … Mais les douleurs et la fatigue qu’il ressentira le soir dans son lit le feront sourire : c’est si bon de se sentir vivant !

La plupart des petits désagréments sur les routes sont vites relativisés : je préfère mille fois devoir déblayer la route à main nue, marcher sous une pluie torrentielle dans la boue jusqu’aux genoux, manger un plat infâme dont je ne sais même pas prononcer le nom, rester coincée dans un bus pendant plus de 26 h, ne pas pouvoir me changer des jours durant, avoir mal au ventre à cause du plat infâme mangé la veille, être coincée dans un avion ou un bateau en pleine tempête …   que de ne pas être en voyage !

Et tous ces désagréments, une fois traversés, viendront pimenter les souvenirs de ces voyages, lui donnant des couleurs et de la vie. On y repensera un sourire au coin des lèvres et François pourra prolonger sa liste des j’ai failli mourir, comme témoignage des aventures vécues sur la route.

Découvrir le monde et se découvrir

Tout est possible ailleurs : l’être humain n’est plus coincé par les stéréotypes et les habitudes qui dirigent sa vie, il a la possibilité de choisir et d’apprendre à être qui il veut. Loin de ces éternels mêmes visages qui le scrutent et le jugent au quotidien, il pourra faire ses propres erreurs dans un monde dont il ne connaît rien ou presque … Le tout face à de nouveaux visages et sous des regards neufs, qui auront pour seul cliché de le considérer comme un étranger maladroit.

Sortant de sa zone de confort, l’homme est confronté au monde … et à lui-même. Tout n’est pas toujours rose, mais en se frottant à des manières différentes de vivre, il pourra poser des choix qu’il n’aurait jamais rencontrés sinon.

À travers ces choix, il affrontera ses peurs et augmentera sa confiance en lui, peu à peu. Il développera de nouvelles compétences, apprendra à connaitre de nouvelles cultures et tout se savoir accumulé et vécu l’aidera à avancer, un pas de plus vers la liberté.

Vie de couple et voyage

Voyager en couple permet de découvrir et réinventer son monde, soi-même, mais aussi son couple.

L’on découvre son conjoint sous un nouvel angle, on réinvente de nouvelles manières d’être ensemble et de faire face à toute une série d’expériences que l’on n’aurait jamais croisées dans la vie sédentaire.

Voyager en couple, c’est dormir sous un nouveau toit tous les soirs, avec à sa fenêtre un nouvel horizon … Du neuf pour du renouveau dans le couple : une nouvelle chambre pour réinventer d’autres façons d’être ensemble. Du renouveau et du constant tout à la fois : parcourir ensemble ces paysages variés, c’est se créer de la stabilité dans un monde en mouvement constant.

Voyage, entre nouveautés et routines

Bien sûr, tout n’est pas que nouveautés et découvertes en voyage. Le voyageur, seul ou en couple, adopte certaines habitudes : trouver un logement, négocier le prix, trouver à manger, négocier le prix, trouver un transport, négocier le prix (vous avez remarqué à quel point il faut négocier en voyage ?) …

Certains gestes transcendent le mode de vie choisi : il faudra toujours se nourrir, se laver, se coucher… Ces gestes sont ainsi universels, même s’ils sont connotés culturellement et s’ils divergent dans leur application.

Adopter certaines routines, bien qu’inéluctables, n’est pas pour autant négatif. Ces habitudes seront toujours, par définition, plus dynamiques que celles installées dans une vie sédentaire. Et ces moments clés de la journée, routiniers, sont finalement porteurs de cadres, nécessaires à tout Homme pour se structurer.

Le voyage serait-il la drogue idéale ?

Info ou intox ? Un mirage ? Une solution miracle ?
Bien sûr, l’effet euphorisant du voyage ne peut être présent en permanence, il pourra s’essouffler ou se teinter d’une certaine amertume.

Et si le voyage permet de mettre entre parenthèses le mode de vie occidental, société de consommation et d’illusion, il ne nous en préserve pas pour autant. Sur les routes, le voyageur est vite tenté de (re)devenir consommateur : consommateur de paysages, consommateurs de souvenirs Made in China, consommateur de « typique » créé de toute pièce …

De plus, le bonheur n’est pas une condition ou un état permanent, mais bien une surprise ponctuelle qui, telle une épice, vient agrémenter le quotidien.

Personnellement, j’ai trouvé dans le voyage mon oxygène, ma bouffée d’air frais, mon gâteau au chocolat : et si je pouvais ne manger que du dessert, je le ferais !

Il y a toujours la question de l’œuf et de la poule, du but et du moyen : le voyage est-il un but en soi, ou un moyen pour accéder aux découvertes, rencontres … ?

Mais une personne n’est pas l’autre. Ce genre de rêve ne correspond pas à tous et même ne conviendrait pas à tous : nous ne sommes pas tous faits pour voyager.

Et vous, quelle est votre étincelle, quel est votre souffle de vie ?

Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n\'hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d\'accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.

Commentaires

  1. Beaucoup ici risquent de te répondre le voyage, mais plus généralement je dirais l’adrénaline. Et les conditions en voyage y sont particulièrement idéales car pendant que ton esprit est en train de gravir l’Everest ton corps dore au soleil ! Tu as le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. A quoi bon aller risquer de s’écraser dans les rochers en base jump :).

    Solution miracle ou mirage ? Solution miracle pour qui ne cherche pas LA solution dans le voyage en lui même, mirage pour celui « qui n’a pas » d’autre solution !

    Merci pour la référence au Braquet 😉

    • Merci Bertrand pour ton commentaire … et avec plaisir pour le lien vers ton très chouette article, cela m’est venu tout naturellement ^^

      Solution ET mirage alors 😉 Le voyage n’est pas à voir comme une échappatoire.
      Effectivement, c’est souvent quand tu ne cherches pas que tu trouves … et c’est sans doute vrai pour le voyage également.

  2. je suis bien d’accord avec toi… quel plaisir de voyager, de découvrir, d’apprendre, de s’adapter, de s’enrichir de toutes ces expériences nouvelles !

    • Oui, 5 semaines, c’est trop peu !!! Il faut ruser pour trouver un peu de temps supplémentaire pour s’échapper en city trip et faire durer le plaisir 😉
      Joyeuses fêtes à toi … même si tu n’aimes pas Noël ! 😉

  3. Quel plaisir de partir en voyage mais également de revenir. Enfin pour moi c’est cela. J’aime découvrir de nouvelles sensations, cultures, cuisines, traditions… Mais j’aime aussi mon chez moi où j’apprécie le confort et le calme.
    Les voyages m’apportent un équilibre dans ma vie et me permet de relativiser mon quotidien (métro boulot dodo).

    • Plaisir de partir …et de reveni ? Hum … pour le moment, le plaisir de partir est beaucoup plus intense que celui de revenir ; mais si c’est sûr que de retrouver proches, amis et confort de son foyer !
      Malgré tout, je connais des nomades qui sont loin de la France depuis 15 ans, qui se posent par-ci par-là et qui arrivent à trouver un bon équilibre … ça me fait envie !

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