Un sac sur le dos
Amandine

La « nouvelle Merveille du Monde » attire des centaines de milliers de voyageur·euse·s chaque année. Son nom résonne avec une aura de mystère et d’aventure. Première image qui envahit l’esprit lorsque l’on parle d’archéologie en Amérique du Sud, il est emblème du Pérou. Voici nos conseils sur comment visiter le Machu Picchu et comment s’y rendre.

Le Machu Picchu dans la brume du petit matin

Tous les chemins mènent au Machu Picchu

Cité perchée dans les nuages, le Machu Picchu (et non Matchu Pitchu comme on le voit souvent écrit en français) est niché au milieu des montagnes du sud du Pérou. La grande ville la plus proche est Cuzco, ville qui m’a séduite au-delà de mes espérances. Il est possible de s’y rendre en bus (24 h) ou en avion (1 h 15) depuis Lima.

Comment aller visiter le Machu Picchu depuis Cuzco :

  1. le trek du chemin de l’Inca
  2. le train
  3. le bus

Suivant le temps que vous souhaitez consacrer et votre budget, voici 4 options possibles :

  1. Un jour : l’aller-retour depuis Cuzco sur la même journée pour visiter le Machu Picchu n’est possible qu’avec le train.
  2. Deux jours : bien évidemment possible en train, mais également en bus (moins cher), avec une nuit à Aguas Calientes.
  3. Trois jours : bus et/ou train avec un arrêt pour visiter Ollantaytambo
  4. Plusieurs jours : le trek du chemin de l’Inca s’offre à vous !

Voici plus de détails sur chacune de ces possibilités.

Le trek du chemin de l’Inca

Il faut avoir le temps et l’équipement (louable sur place) pour s’attaquer au fameux trek. Je ne l’ai pas fait, car les échos que j’en ai eus à l’époque ne m’y ont pas encouragée :

C’est devenu une promenade trop populaire qui attire de véritables masses de touristes, le chemin est dangereux…

Selon certain·e·s, nous sommes bien loin des représentations de trek-pèlerinage, emprunt de respect pour la nature et les mystères qui entourent encore la civilisation inca : ce n’est pas la tranquillité d’un petit chemin dans les montagnes qui attend les marcheur·euse·s, mais bien les aléas d’une vie de groupe. Ainsi, si vous tombez sur des touristes qui veulent boire toute la nuit et faire du bruit (et c’est malheureusement la réputation actuelle des touristes du trek), vous devrez les supporter tout le long du trajet… De quoi gâcher l’ambiance et désenchanter, surtout lorsque les attentes sont élevées (comme pour la déception que j’ai vécue à Angkor).

J’ai néanmoins lu des récits et des commentaires plus positifs. Pour un prochain voyage, je privilégierais tout de même un trek alternatif.

En pratique

Prix : Pour l’Inca Trail (le plus cher des treks), de 250 à 400 USD (le Jungle Trail est plus économique : moins de 200 USD).

Trajet : 2 à 4 jours.

Le trek étant soumis à un quota, mieux vaut réserver sa place, surtout si vous prévoyez de partir en saison haute.

Conseil : le chemin de l’Inca est le trek le plus connu, mais il existe également des treks alternatifs, comme le trek du Salkantay, de Huchuy Qosqo ou de Lares.

Le train

Il est possible, pour les amoureux·ses de vieilles locomotives, de prendre depuis Cuzco ou Ollantaytambo et d’arriver ainsi directement à Aguas Calientes.

Station à Santa Teresa

Cette solution fait économiser jusqu’à un jour par rapport aux autres moyens de transport, mais elle est aussi très couteuse. Nous avons pris le train pour le retour du Machu Picchu jusqu’à Ollantaytambo, et avons du faire preuve de beaucoup de patience, des éboulements ayant bloqué les voies (nous y étions pendant la saison des pluies). Trois compagnies (PeruRail, IncaRail et Machu Picchu Train) exploitent cette ligne, véritable filon d’or. Ces compagnies proposent différents niveaux de confort et de luxe, la compagnie la plus luxueuse appartenant à la même société que l’Orient Express.

En pratique

Prix : Pour le trajet retour en train depuis Aguas Calientes jusqu’à Ollantaytambo, nous avons payé 70 USD. Le service est soigné, où l’on sert même une boisson chaude et une petite collation.

Trajet :

  • depuis Ollantaytambo jusqu’à Aguas Calientes : 1 h 30
  • depuis Cuzco jusqu’à Aguas Calientes : 3 h

Les départs depuis Cuzco se font à la station de Poroy (20 minutes du centre-ville).

Le bus

Il existe des bus qui font Cuzco-Ollantaytambo-Santa Teresa.

En pratique

Prix : un bus de Cuzco à Ollantaytambo : 8 Soles

Trajet : de Cuzco à Santa Teresa : 10 h

À éviter si possible

Laisser ses bagages à Cuzco

Lors de notre voyage, nous avons chacun laissé notre gros sac à l’hôtel dans lequel nous avions logé à Cuzco avant de partir pour la Vallée Sacrée, Aguas Calientes et le Machu Picchu. Et le jour de la découverte du Machu Picchu, nous avons également laissé un de nos sacs à Aguas Calientes. Une manière idéale de fonctionner pour ne pas s’encombrer et se surcharger inutilement pour la visite.

Notre bonne adresse à Cuzco pour laisser votre sac !

Nous avons séjourné dans plusieurs hôtels à Cuzco et vous recommandons l’hostal El Triunfo : très bon contact, bon rapport qualité-prix et surtout la confiance de laisser ses affaires pour plusieurs jours. Très bien situé juste à côté de la Plaza de Armas, splendide vue sur les toits de la ville, chambres confortables et propres. L’hôtel sur Booking et sur Agoda.

Notre choix

Voici le parcours que nous avons choisi, qui à l’avantage de combiner les 3 manières de se rendre à Machu Picchu :

De Cuzco à Ollantaytambo

Depuis Cuzco, les voyageur·euse·s peuvent choisir la route ou les rails. Par la route, il y a des bus et collectivo.

Nous avons choisi une voie alternative : un petit tour dans un minibus, pour découvrir la Vallée Sacrée. À la fin du tour, nous sommes donc restés à Ollantaytambo où nous avons logé une nuit, avant de prendre un bus le lendemain jusque Santa Teresa.

Forteresse d’Ollantaytambo

D’Ollantaytambo à Santa Teresa

Lors du trajet en minibus vers Santa Teresa, j’observais par la fenêtre, contemplative du paysage qui s’offrait à mes yeux ébahis. J’étais pensive et surprise de pouvoir encore m’étonner face au « cachet sud-américain » de l’aventure :

Comment peut-on imaginer qu’une route si touristique, empruntée tous les jours par des milliers de personnes est en fait une route étroite au milieu de la montagne, avec le ravin d’un côté et la forêt de l’autre, traversée par moments par des cours d’eau et des éboulis ?

De Santa Teresa à Aguas Calientes

Une fois dépassé le village de Santa Teresa, nous voilà à la gare. Deux possibilités s’offrent aux voyageur·euse·s pour rejoindre Aguas Calientes :

Je ne peux que vous conseiller de le faire à pied. La promenade n’est vraiment pas difficile (le chemin ne monte qu’au début, après il suffit suivre les rails de train et la rivière), et dure un peu moins de 2 h. En plus, la route est réellement magnifique ! Vous aurez l’occasion de traverser un vieux pont tout rouillé, de voir de vieux wagons abandonnés et une végétation luxuriante.

Le long des rails vers Aguas Calientes et le Machu Picchu

Aguas Calientes est une petite ville qui vit du tourisme du Machu Picchu. Parfois même on la retrouve sur le web sous le nom de Machu Picchu, c’est dire !

Idéal pour se reposer dans un de ses nombreux hôtels, profiter des sources chaudes à qui elle doit son nom, et se restaurer. Retrouvez Aguas Calientes sur Booking et sur Agoda.

Depuis Aguas Calientes jusqu’au Machu Picchu

Au petit matin, 2 possibilités s’offrent au voyageur·euse pour atteindre la fameuse cité inca :

Nous avons opté pour le bus, afin d’économiser nos forces pour cette grande journée tant attendue ! Levé·e·s très tôt pour pouvoir être les premier·ère·s dans la file pour le départ du premier bus, à 5 h du matin, nous avons ainsi eu la chance d’être les tou·te·s premier·ère·s à être entré·e·s dès 6 h du matin sur le site. Moment magique, l’espace de quelques instants, nous avons pu visiter le Machu Picchu sans autres touristes !

En pratique

Prix : l’aller-retour en bus d’Aguas Calientes à Machu Picchu coute environ 15 euros

Trajet : 20 min en bus (départ toutes les 10 min), 2 à 3 h à pieds

Conseil : Les billets sont en vente à la billetterie d’Aguas Calientes, ou à Cuzco (613, avenida Pardo) : mieux vaut les acheter la veille au soir pour gagner du temps le lendemain.

Acheter son billet pour le Machu Picchu

Il existe trois billets pour voir le Machu Picchu : simple, avec le Huayna Picchu, ou avec la montagne.

  1. Le ticket simple
  2. Le ticket combiné avec le Wayna Picchu
  3. Le ticket combiné avec la Montaña

Le ticket simple

Le ticket de base vous donne accès à tout le site du Machu Picchu. Depuis le 1er juillet 2017, vous devez choisir un groupe d’entrée et avoir un·e guide (cette mesure de guide obligatoire a été décidée mais n’est toujours pas en application fin 2018 !). Il existe 2 groupes, de 2500 personnes chacun. Le premier groupe visite au matin, entre 6 h et 12 h, le second l’après-midi de 12 h à 17 h 30.

Huayna Picchu

Attention, le nombre de tickets est limité à 200 par groupe. Il y a 2 groupes (7 h à 8 h et 10 h à 11 h).

Si vous avez une bonne condition physique, je vous conseille de grimper le Huayna Picchu (ou Wayna Picchu).

Et quand je dis grimper, ce n’est pas une figure de style : vous allez réellement grimper par moment. L’ascension est rude, c’est physique, le chemin est très étroit et inégal… et c’est assez long. Par contre, quelle satisfaction d’arriver au sommet, et quelle vue sur le Machu Picchu ! Car le Huayna Picchu (« jeune montagne » en quéchua) offre une vue imprenable sur les montagnes entourant la cité inca. Derrière le Huayna Picchu les plus curieux·euses peuvent prolonger leur route jusqu’au Temple de la lune, creusé dans la roche.

En haut du Huayna Picchu

La Montagne

Attention, le nombre de tickets est limité à 400 par groupe. Il y a 2 groupes (7 h à 8 h et 9 h à 10 h).

Pour les moins téméraires, vous pouvez vous attaquer à la Montagne (« Montaña »). Comme il fallait choisir entre les deux, nous avons opté pour le Huayna Picchu. La Montagne prend plus de temps, la vue, parait-il, est splendide. C’est souvent de là que sont prises les photos de magazine avec un lama qui trône à côté du Machu Picchu en arrière-plan. Ce sera pour la prochaine fois !

Vue sur le Machu Picchu (© Allard Schmidt)
En pratique

Horaire : Le site du Machu Picchu ouvre à 6 h du matin à 17 h 30 h. Le mieux pour éviter les foules est de prendre le premier bus qui part à 5 h 30.

Prix :

  • 152 Soles pour l’entrée simple au Machu Picchu
  • 200 Soles pour l’entrée combinée Machu Picchu et Wayna Picchu
  • 200 Soles pour l’entrée combinée Machu Picchu et Montaña

Gratuit pour les enfants de moins de 8 ans.

Étudiant·e·s étranger·ère·s au Pérou (jusqu’à 25 ans, il faut votre carte d’étudiant·e dans une université péruvienne, et donc un visa étudiant) et mineurs (entre 8 ans et 17 ans) : remise de près de -50 %.

Remarques
  • Sur les tickets, il y a désormais des heures d’entrée : soyez vigilants à les respecter, sinon vous n’entrerez pas !
  • Le gouvernement a limité le nombre de touristes par jours à 5.000 : mieux vaut s’y prendre à temps pour réserver. Il est possible d’acheter ses billets en ligne ou de passer par une agence, ou encore au Centro Cultural Machu Picchu à Cuzco. Il n’est par contre pas possible de les acheter au Machu Picchu.

Sur le site

Lorsque je suis arrivée sur les lieux, j’étais tellement excitée que mon cœur battait la chamade ! Je trottinais entre ces pierres sans prendre le temps de respirer, et après la montée du Huayna Picchu, j’ai du me rendre à l’évidence : j’avais besoin d’une pause !

Les deux zones du Machu Picchu

Ce site inca se divise en 2 zones :

  1. une zone agricole
  2. une zone urbaine

La zone agricole

Avec des terrasses de culture, dans lesquelles l’on cultivait du maïs et de la pomme de terre.

À l’arrière, les terrasses de culture

La zone urbaine

Avec les édifices de pierre, cette zone étant elle-même divisée en deux parties : administrative et sacrée. On se perd dans ces escaliers, on serpente le long des canalisations… et on rêve à la splendeur passée de la cité.

Porte inca

Les choses à voir dans cette cité ne manquent pas ! Pour citer quelques lieux connus du site : le temple de l’eau, le temple du soleil, la tombe royale, le palais royal, la demeure de la princesse (la Nusta), la place sacrée avec le temple des trois fenêtres et le temple central, l’Intihuatana (horloge solaire), le rocher funéraire…

Informations pratiques pour visiter le Machu Picchu

Partir visiter la cité Inca, c’est partir pour une expédition d’une journée au bout de laquelle vous serez surement épuisé·e·s, tant physiquement par la marche (et les marches !) que mentalement, suite aux émotions suscitées par la beauté des lieux.

Voici certains objets à emporter pour ne pas gâcher votre journée par manque de prévoyance :

Le Machu Picchu : une merveille du monde à découvrir !

Nous voilà arrivés au bout, je pourrais encore vous parler du Machu Picchu pendant des heures, mais par compassion pour vous, je vais m’arrêter là !

J’attendais de découvrir le Machu Picchu comme un enfant attend Noël… Attente joyeuse à laquelle s’est ajoutée une frustration suite à notre premier voyage au Pérou (où nous n’avions vu que le nord du pays et donc pas le Machu Picchu) ! Et quel plaisir cela a été de visiter le Machu Picchu, et pourtant sous la pluie, et pourtant sous les nuages… j’en tremblais de joie !

Le Machu Picchu aux premières heures (© Pedro Szekely)

Le Pérou ? Bien plus que le Machu Picchu !

Mais… au Pérou, il n’y a pas que le Machu Picchu ! Ce pays est d’une richesse culturelle, naturelle et historique incroyable. Après 3 voyages dans ce beau pays, nous sommes encore loin d’en avoir fait le tour. Alors pour terminer cet article en beauté, je vous invite à vous laisser inspirer par cette vidéo : L’autre Pérou.

Et vous, le Machu Picchu fait-il partie de votre « bucket list » ? L’avez-vous déjà vu ? Quelles autres splendeurs du Pérou vous attirent et vous donnent envie de visiter ce beau pays ?

Comment visiter le Machu Picchu
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Commentaires

      • Bonsoir je pars entre septembre et octobre du Pérou jusqu en Bolivie. Vos descriptions m’ont donné les larmes aux yeux c’est un rêve de petite fille (les cités d’or) je meurs d’impatience d’y être. Je suis pas une grande sportive mais je donnerais tout pour voir ça.
        Merci de me conforter que c’est le voyage de ma vie.

    • Oui et Cuzco reste authentique je trouve, malgré les touristes. Je ne sais pas si tu as eu la chance d’aller au lac Titicaca aussi, il y a là-bas une atmosphère …magique !

      • Et bien je n’ai pas du tout eu le même vécu au Machu Picchu qu’au lac Titicaca – je n’en ai vu que les îles Uros du côté péruvien, et je n’ai pas aimé le tourisme « local artificiel » ou « authentique forcé » rencontré sur place. Mais j’ai manqué de clairvoyance dans le choix du tour … Je pense que du côté bolivien, c’est encore autre chose ^^

    • Bonjour,
      A lire cet article cela ne m’encourage pas à revenir à cet endroit que j’ai visité avec trois amis en 1975. Parti de Guzco avec une carte manuscrite en anglais dessinée par un suédois et photocopiée à l’office du tourisme sur quatre format A4, nous avons pris le train sur quelques kilomètres puis nous avons marché trois jours avant d’atteindre le Graal. Nuits sous une bâche en plastique ou dans une grotte, avec plusieurs passages à plus de 3000m. Nous sommes arrivés face de l’arrivée classique des touristes, col que l’on voit sur la première photo. En tout et pour tout nous avons rencontré deux suisses et un japonais sur ces trois jours et à l’arrivée peu de monde (peut être une vingtaine) de touristes, c’était en novembre. C’est dommage, j’ai adoré ce site, je réfléchis…

      • L’expérience que vous avez vécue semble en effet fantastique !
        Mais tout évolue : la seule constante dans ce monde, c’est le changement…

    • Les choses changent, à partir de juillet 2017, il ne sera possible de visiter le Machu Picchu qu’avec un guide agréé ; nous avons évité de justesse, donc, cette contrainte en y allant début mai. Certes, c’est magique, mais déjà trop de touristes, on arrive à 4 h du matin au départ de navette de Aguas Calientes où déjà une centaine de gens font la queue, est-ce qu’ils ont dormi là ? Et vers 5 h/5 h 30, la valse des navettes commence. Vingt minutes plus tard, on est devant les portes de la cité, faut attendre encore un peu à cet endroit, puis c’est la ruée dans le site grandiose ; la 1re heure est fascinante, les brumes translucides parcourent la cité puis le soleil se glisse au-dessus des montagnes et baigne la cité, c’est alors que le site est envahi de centaines de touristes, on y a passé deux heures et demie, en rejoignant des colonnes vers le milieu du site puis notre souhait a été de nous extirper de ce conglomérat humain bruyant, nous sommes redescendus à pied, 1 h 15 environ pour revenir à Aguas Calliente. Peu importe, on a quand même eu la 1re heure sans trop d’affluence et j’ai ressenti dans ces quelques minutes ce que j’avais entrevu dans Aguirre, la colère de Dieu, le film de Werner Herzog. J’ai même entendu imaginairement la musique envoutante de Popol Wuh.

      • Bonjour Christian, merci pour ce retour et ces informations : nous mettons régulièrement l’article à jour et nous venons de le faire à nouveau il y a quelques jours.

        Arriver tôt le matin et découvrir le Machu Picchu aux premières lueurs au milieu de la brume et sans personne (ou presque) : c’est un de mes meilleurs souvenirs également !

    • Bonjour Amandine, j ai bien aimé l’article. Je prévois de partir au Machu Picchu cet été. Mais avec les nouvelles réglementations, si nous arrivons le matin seront nous obligés d’être partis à midi ?
      Merci d’avance pour la réponse.

      • Bonjour Catherine,

        il n’est plus possible d’aller sans guide privé·e ou de groupe, au Machu Picchu désormais. Dès lors, iels sont tenu·e·s de respecter les tranches horaires de vos billets. Si vous avez un billet du matin, il n’est pas possible de rester l’après-midi. Par contre, vous pouvez acheter un second billet pour l’après-midi, mais il vous faudra, encore une fois, un·e guide !

      • Amandine, j’ai besoin d’un conseil pratique. Nous sommes en couple, en activité (commerçants) et pouvons nous octroyer 2 semaines début février (ce qui est beaucoup…) et paradoxal avec l’Amérique latine. OK. On adore la rando, mais comme de bons vieux cinquantenaires on se ménage. On a vraiment envie de voir cette cité et le Machu Picchu. Mon idée est d’aller directement à Cuzco, de s’acclimater et visiter 2 ou 3 jours, puis de parcourir vers le Machu Picchu (avec en partie à pieds qui reste pour nous la meilleure de toutes les approches). Ensuite si nous pouvions encore profiter d’une bonne visite différente (pourquoi pas la côte ?), on est preneurs. Si tu avais deux semaines comment ferais-tu ? Petit détail, on aime plutôt le pittoresque, y hablo bien el castillano por haber vivido en mexico, pero ya hace mucho tiempo…
        Merci et profite bien de ces magnifiques voyages.

  1. Décidément plus je lis sur le Machu Picchu, plus je vois d’avis radicalement différents ! Entre ceux qui ont adoré, ceux qui l’ont trouvé défiguré par le tourisme ou encore ceux qui n’y sont pas allé pour préserver le site (trop de fréquentation selon l’unesco). Je ne sais plus que penser !

    • Salut Les globes blogueurs,

      je comprends votre désarroi ! Et idéaliser un site risque de voir se développer des attentes irréalistes, et au final d’être déçu lorsqu’on le découvre enfin « pour de vrai » : c’est ce que j’ai vécu dernièrement au Cambodge avec les temples d’Angkor
      Pour cela, il est bon de voir des avis nuancés et différent sur les sites, pour se garder aussi la possibilité de douter, d’imaginer … et de nuancer ses rêves.

      Pour revenir au Machu Picchu, j’ai adoré ! Je ne peux pas le dire autrement. D’arriver à 6h du matin en haut du site, de l’avoir « pour moi seule », j’en tremblais, je riais bêtement sous la fine pluie qui nous a accompagnée toute la matinée. J’étais heureuse, tout simplement.

      Alors pour nuancer, oui, ily a des touristes ! D’ailleurs monter le Huayna Picchu n’est pas une mince affaire, et d’être à la queue avec d’autres touristes n’arrange rien. Et pourtant cela ne m’a pas gâcher mon plaisir. Oui, il y avait du monde, mais ce n’était pas trop. Je pense qu’on voit ici un résultat tangible de la limitation du nombre de touristes par jour sur le site (chose qui manque à Angkor).

      La question de la préservation et du boycott est une question épineuse, éthique, à laquelle je n’ai pas de réponse ; elle a été un peu débattue à la suite de l’article « Pourquoi je n’ai pas aimé Angkor » si cela t’intéresse.

    • Question épineuse comme tu dis, d’autant plus quand il s’agit d’un site naturel. Enfin ça c’est ma sensibilité personnelle.

      Je me suis posé plusieurs fois la question de l’impact du tourisme dans des parcs naturels très fréquentés.

      J’ai notamment écris un article sur les iles ballestas au Pérou. Les bateaux sont en file indienne pour aller s’approcher des lions de mer. Résultat : la population a diminué de moitié en 20 ans… D’un autre côté sans cet apport financier, il n’y aurait surement pas de parc et donc plus du tout d’animaux.

      Bref, bien malin celui ou celle qui arrivera à trouver le bon équilibre entre nécessité économique et préservation.

      Le Costa Rica est un parfait exemple. Malgré une certaine volonté politique, ils sont confronté de plein fouet à ce problème… Victimes de leur succès ?

  2. Un grand merci pour toutes ces infos plus qu´intéressantes ! J’y serai dans un mois ou un peu plus 🙂 Évidemment, je tiendrais en compte ton article.

    • Salut Daniel, avec plaisir 🙂 Ravie que mon article puisse servir pour ton futur voyage.
      Je suis allée déjà 2 fois au Pérou, et je sais que j’y retournerai : c’est un vrai coup de coeur ! J’adore tant sa nature, la diversité des paysages, son histoire, sa culture, la chaleur des péruviens …
      Tu pars longtemps ? Déjà une idée de ton programme ?
      Si jamais tu es en recherche d’info sur le Pérou, j’ai écris plusieurs articles dur que voir au Pérou, et que voir dans le Nord et dans le Sud de ce grand pays.
      Profites-en bien en tout cas 😉

    • Ça fait 7 mois que je voyage là. J’ai parcouru le Brésil, Paraguay, Uruguay, Argentine et le Chili. D’ici lundi, je serai en Bolivie normalement

      • Génial, le voyage au long cours, c’est vraiment une expérience à part ! 😉 J’ai moi aussi voyagé plusieurs mois en Amérique du Sud, en commençant au Paraguay en passant par différents pays, Bolivie, Chili, Pérou, Equateur … Le feeling, il n’y a que ça de vrai 😉 Profite !
        Pour la Bolivie, n’hésite pas à regarder ce que j’ai écris sur le pays (par exemple « Que voir en Bolivie »), c’est aussi une région du monde qui m’a beaucoup plue ^^

      • Je veux faire le Machu Picchu et Huayna Picchu à la marche (4 jours et 3 nuits) avec mon amie. Malheureusement, nous ne trouvons aucun site où il soit possible de voir les prix et d’acheter. Le seul site qui nous donne les prix est Peru.travel. Par contre, nous nous trouvons hors du Pérou et il faut absolument nous procurer les billets avant janvier 2017, nos dates pour le voyage. D’ailleurs, je ne vois aucun trekking à 250 $ comme tu as mentionné ci-haut. Évidemment, nous ne sommes pas prêtes à débourser plus de 300 dollars pour cette expérience. Merci beaucoup et j’adore ton blog!!

  3. Hello Amandine.. Excellent article que tu nous encore une fois. J’ai moi même écrit quelque chose à ce sujet. Le Machu tout le monde en rêve et au final toutes nos expériences sont différentes. La mienne fut tumultueuse. Peut être mais j’adoré car je partais avec un à priori négatif.

    La manière d’y accéder peut changer radicalement l’aventure. J’ai passé du temps dans le coffre d’un collectivo et c’est un de mes meilleurs souvenirs. Encore bravo, je lis peu de blogs donc rare sont les compliments.

    See you.

    • Salut Mike, merci pour ton commentaire et ton retour 🙂

      Je te rejoint sur l’importance du contexte et de l’état d’esprit sur l’expérience vécue et la manière de la vivre : cela influence énormément notre ressenti « global ». Ici, j’ai visité le Machu Picchu sans en attendre trop, mais en l’attendant tout de même, et en étant en très bonne compagnie, avec des amis rencontrés sur les routes. l’ambiance était super, et même si la météo n’y était pas en début de journée, rien ne pouvait entacher mon enthousiasme !

      Ton aventure en collectivo me fait penser à une de nos escapades en Bolivie, où nous voulions voir le pont suspendu entre Sucre et Potosi : aucun transport prévu. Nous avons pris le bus pour Potosi en descendant en cours de route ; et pour le retour avons fait du stop et avons atterri à l’arrière d’un pick-up qui transportait déjà une quinzaine de passagers (tous des locaux bien sûr). Ils étaient très amusés de voir deux petits touristes perdus au milieu de nul part emprunter le même véhicule qu’eux. Très sympa comme expérience 😉

      Merci encore pour ton retour, ravie que mon article t’ait plu et honorée de faire partie des blogs que tu lis 🙂
      A bientôt !

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