Faire des choix peut faire peur, la crainte de l’inconnu pouvant amener une situation extrêmement angoissante. D’autant plus que, très souvent, la vie ne nous laisse pas gérer nos problèmes les uns après les autres. Tout se bouscule et nous devons en gérer plusieurs de front, prendre des décisions qui auront un impact sur d’autres choix à venir, telle une spirale de dominos.

Naissance d’une réflexion

La musique dans les oreilles, je regarde défiler le paysage par la fenêtre du tram. J’écoute « Ti cul » des Cowboys Fringants, héritage de mon séjour au Québec que je redécouvre en ce matin ensoleillé. Nostalgie.
Pensive, je m’évade à l’écoute de ces paroles pleines de sens, accompagnées d’un rythme entrainant. Je me sens invincible quand vient le refrain :

Le vrai plaisir
Au fond c’est d’pas savoir
Comment qu’elle va finir
Sa petite histoire

La vie est pleine de possibilités. La vie est pleine de… vies ! Une fois encore, j’ai envie de vous partager mes réflexions

Prendre des choix difficiles et ne pas savoir…

Alors que la musique des Cowboys Fringants accompagne mes pensées ces derniers jours, je trouve par hasard une vidéo du TED (Technology, Entertainment and Design) intitulée « Hard Choices ». Tout à fait d’actualité avec mes réflexions du moment. Le hasard fait souvent bien les choses…

Qu’est-ce qu’un choix difficile ?

Un choix difficile peut-être un grand choix de vie : se marier avec telle personne, accepter le job A plutôt que le B, choisir les études A plutôt que les B, habiter à la campagne ou en ville… Ceux-ci sont difficiles, car il est compliqué, voire impossible, de trouver « la » bonne réponse et faire « le » bon choix.

Chacun de ces choix difficiles est le reflet de la plus grande quête de chaque être humain : trouver « le bon chemin » pour être heureux. Tout serait si simple si l’on avait systématiquement toutes les informations en main pour prendre des décisions sensées et réfléchies, voire si l’on pouvait faire un petit bond dans le temps pour vérifier si le chemin choisi est celui qui nous permettra de nous épanouir… et d’avoir le moins de regrets possible.

Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. (Jean Jaurès)

Raison versus intuition

Face à un choix, nous nous retrouvons devant un « carrefour mental » : une bifurcation avec deux (ou plus) voies possibles. Devant ce dilemme dichotomique, l’on est souvent tenté de comparer les deux options. Raisonnablement, l’on trace une ligne et ébauche un tableau. Commence alors l’addition des « pour » et la soustraction des « contre », à la recherche d’une réponse mathématique permettant de comparer, mesurer et peser chaque possibilité pour élire la meilleure option.

Je suis sûr que beaucoup d’entre vous se sont déjà retrouvés dans ce genre de situation, se perdant dans des listes à rallonge.
Oui, l’option A est plus créative. Mais l’option B est plus sécurisante ou possède meilleur rapport qualité/prix…

Prendre ses choix trop à cœur est légitime : les conséquences peuvent être importantes, voire déterminantes pour la suite de notre vie. Mais l’approche raisonnable et mathématique est-elle pour autant la meilleure ?

L’expérience : côté pile ou côté face ?

L’expérience est une arme à double tranchant. Le temps passant, l’homme enregistre ses échecs, difficultés, hontes… Et souvent ceux-ci sont bien plus prégnants que les souvenirs des réussites et succès.

L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. (Oscar Wilde)

Ainsi, face à un nouveau challenge, un nouvel embranchement où l’on pourra choisir entre une voie connue et facile ou une voie innovante et pleine de défis, nos expériences antérieures vont nous revenir tout naturellement en mémoire. Le risque est de s’enliser dans un cercle vicieux, ne se remémorant que les mauvaises expériences.

Rongé par la peur de l’échec, du ridicule, de la répétition de mauvaises expériences… et tenté par la voie de la facilité, lâche et pleine de regrets, l’on nourrit alors ses échecs antérieurs de nouvelles amertumes.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant. (Paulo Coelho)

Pourtant, avec les années, nous accumulons également nos succès, même fugaces, qui nous démontrent que finalement, oui, nous sommes capables de nous adapter à beaucoup de choses et de remporter de nouveaux défis.
C’est à ces petites et grandes victoires qu’il faut penser avant de se lancer dans une nouvelle aventure.

Savoir que l’on peut y arriver ou décider d’avance que cela ne vaut pas la peine, car l’on n’y arrivera pas : l’attitude adoptée au moment de faire un choix va totalement influencer l’expérience et le résultat final, d’échec ou de réussite. Une sorte de prophétie autoréalisatrice.
Pour réussir, il faut y croire.
Pour réussir, il faut se croire (capable).

S’aimer soi-même est le début d’une histoire d’amour qui durera toute une vie. (Oscar Wilde)

Pourquoi un choix est-il difficile

Finalement, pourquoi un choix est-il difficile ? Est-ce pour le choix lui-même ? Ou parce que l’on est incapable de prendre de (bonnes) décisions ?

Les choix difficiles le sont parce que nous les envisageons d’une mauvaise manière. Il est impossible de lister toutes les bonnes ou mauvaises raisons de choisir telle ou telle option.

En réalité, il est impossible de comparer deux options entre elles, car elles ne peuvent tout simplement pas être placées dans un rapport mathématique d’égalité, supériorité ou infériorité.

Il n’y a donc pas un choix meilleur que l’autre dans l’absolu. La logique cartésienne mathématique n’a pas sa place pour comprendre, étudier et prendre une décision face à un choix difficile.

Si prendre un choix n’a ainsi rien à voir avec les mathématiques, cela n’en devient pas plus facile pour autant ! Laissant de côté la voie de la raison pour appuyer notre décision, il ne nous reste que celle du cœur.

Aujourd’hui la plupart des gens se consument dans je ne sais quelle sagesse terre à terre et découvrent, quand il n’en est plus temps, que les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. (Oscar Wilde)

Choisir ou « glisser » : vivre ou survivre

Face aux choix, il y a deux attitudes possibles : choisir ou « glisser », vivre ou survivre.

Vivre est ce qu’il y a de plus beau au monde, la plupart de gens existent, c’est tout. (Oscar Wilde)

  1. Choisir

    Dans la première attitude, le sujet se positionne, prend un choix personnel qu’il pense lui correspondre. Il choisit en fonction de ses valeurs et de sa personnalité. Ce n’est peut-être pas un « bon choix » aux yeux des autres, et c’est d’autant plus pour cela que ce choix est le sien.

  2. Glisser

    Dans la deuxième attitude, le sujet est raisonnable. Conditionné par la société, à la recherche de sécurité et d’objectivité, son choix n’est pas le sien, mais celui de son éducation, de ses parents, de son entourage…

Choisir permet de vivre, de se réaliser. Le droit à l’erreur, celui qui choisit le prend. Ses choix, il les assume.

La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir. (Paulo Coelho)

Alors que le « glisseur » ne fait que survivre ou exister. Sa vie est toute tracée. Il ne prendra pas de « mauvaises » décisions, parce qu’au fond il n’en prendra aucune. Sa zone de confort lui sert de cocon, de zone sécurisée, et il n’en sortira pas.

En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s’ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d’attendre que le temps passe. Ils n’ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus. (Paulo Coelho)

C’est ici qu’intervient le célèbre débat : vaut-il mieux avoir des remords ou des regrets ?

  • Les remords concernent les choses que l’on aimerait ne pas avoir faites,
  • alors que les regrets se réfèrent à celles que l’on aurait souhaité faire.

Oscar Wilde pense, tout comme moi, qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets : vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie.

Les folies qu’un homme regrette le plus dans sa vie sont celles qu’il n’a pas commises quand il en avait l’occasion. (Helen Rowland)

Le bon choix : celui qui me correspond

Comment savoir si un choix est le bon, si c’est le bon chemin à prendre ? Comment être sûr de ne pas regretter, de ne pas se tromper ? Choisir, c’est renoncer. Choisir c’est s’exposer.

Mon astuce ? Se poser la question : quelle est la décision qui me fait devenir la personne que je souhaite être ?

Nous avons tous un « moi idéal », un soi amélioré : moins timide, plus joyeux, moins angoissé, plus confiant, plus ceci et moins cela… Il ne tient qu’à nous d’y parvenir ! Et les choix se présentent comme autant de possibilités de nous rapprocher de notre idéal.

Le regret du passé, la peur de l’avenir nous égarent sans cesse. Nous cherchons obstinément des chemins dans ces inexistences. Et pendant ce temps-là, la vie émerveille le monde et nous attend, infiniment patiente. (Henri Gougaud)

Prendre des choix et écrire sa vie

Notre histoire n’est pas toute tracée, nous en avons l’entière responsabilité…

Je réécoute une énième fois la chanson des Cowboys Fringants et savoure les dernières paroles de leur chanson :

Parce qu’y sait qu’le vrai plaisir
Au fond c’est d’pas savoir
Comment qu’a va finir
Sa p’tite histoire

Garder son esprit libre
Trouver un peu d’équilibre
Pour le reste y s’en fout ben
Ti-Cul a hâte d’êt » demain…

Faire des choix, c’est toujours choisir dans l’inconnu : nous n’avons jamais toutes les cartes en main pour prendre « la meilleure décision ». Mais la vie n’est pas toute tracée, il n’y a pas d’erreur, car il n’y a pas un bon chemin. Quel plaisir de se dire que sa vie n’est pas sur des rails. Bien sûr cela implique certains changements de cap, certaines routes chaotiques et beaucoup d’imprévus. Mais finalement, c’est là tout l’intérêt de la vie.

Tous les chemins mènent à la même fin et, comme pour un voyage, c’est le chemin qui compte plus que la destination.

Le plus important est toujours de s’écouter et parfois mettre une sourdine à la voie raisonnable.

Mieux vaut avoir des souvenirs que des regrets, donc voyagez !

Et c’est exactement ce que je désire faire en réalisant mes rêves de voyage à travers le monde, comme avec notre beau projet « Back To America » : nous n’avons pas d’itinéraire tracé, juste des idées qui évolueront au fil du voyage et des rencontres.

 Pour partager ma réflexion un peu plus loin, je vous invite à aller écouter la chanson « Ti Cul » des Cowboys Fringants et regarder la conférence de la philosophe Ruth Chang au TED, « Hard choices ».

Et pour poursuivre la lecture sur le blog :

Et vous ? Comment gérez-vous les choix difficiles ? Pensez-vous qu’il vaut mieux avoir des remords ou des regrets ? Comment appliquez-vous ces idées dans votre vie quotidienne ?

Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n’hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d’accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.

22 commentaires

  1. Je suivais votre blog d’un œil, de loin… c’est qu’il y a un paquet de (bons) blogs voyages à suivre et le temps me manque souvent.
    Cette semaine, il y a plusieurs billets qui ont accroché mon regard dans ma timeline Twitter,. Vos billets sur vos voyages et vos escapades font rêver, mais je trouve vos (tes ?) réflexions autour du voyage vraiment intéressantes ! Le ton est juste, ta plume agréable à lire, et on sort de cette lecture motivé et inspiré ! 🙂
    J’ai glissé ensuite sur le billet Back To America, et je suis tellement heureuse pour vous, et de pouvoir vous suivre que j’ai eu envie de partager ce moment simple d’enthousiasme ! 🙂
    Parfois le voyage me manque, la vie nomade aussi, mais lire l’expérience d’autrui, la vôtre, ça reste, à une toute petite échelle, voyager par procuration, et ça fait du bien !

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    • Bonjour Hélène, merci pour ton commentaire (et désolée pour le délai de réponse … le temps file à une allure !).

      Merci beaucoup pour ton retour sur mon blog et particulièrement les articles « réflexion ». Ce sont ceux qui me viennent souvent le plus spontanément, mais aussi ceux qui sont les plus réfléchis et les plus personnels.

      Et merci pour ton partage d’enthousiasme, c’est communicatif ! 😀 Oui, je suis ravie (évidemment ^^). Parfois, je souris bêtement rien que parce que l’idée de notre prochain départ m’a traversé l’esprit : de quoi donner une bonne dose de bonne humeur pour la journée !

      Un plaisir en tout cas d’échanger avec toi (j’aime beaucoup ton site également ^^).

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  2. Hello,
    Je crois aussi que l’approche cartésienne n’a pas sa place dans la prise de décision. Mais aujourd’hui nous ne sommes plus habitué à écouter nos intuitions et ce rythme de vie accéléré ne fait que nous en couper.
    Alors qu’au fond, la réponse nous l’avons. Notre corps et notre cœur nous la donne dans l’instant même où nous émettons une hypothèse.
    Certaines idées telle un tour du monde te remplissent d’énergie, te rendent joyeux, te donne envie d’en parler à la terre entière et de te mettre au travail immédiatement. La réponse est là, mais derrière le mental te dit : « Je vais perdre un an sur ma retraite, un an de salaire, un travail, si je me fais enlever, tué… ». Tu tiens là ton regret !
    A l’inverse d’autres idées créées en toi un stress immédiat que souvent tu n’écoutes pas car ce choix est : plus simple, plus confortable, plus en adéquation avec les normes sociétales. Tu tiens là ton remord.
    Le problème étant que les gens croulent sous le stress du quotidien et ne sont plus à même de ressentir les variations de stress plus subtils et plus saines comme celle d’un choix à faire ou à ne pas faire. C’est pourquoi il est important d’être très à l’écoute de sa première intuition, celle qui l’espace d’un instant te replonge de l’instant présent, lieu de tous les possibles ;).
    Il n’y a rien de plus jouissif que de prendre une décision sur simple intuition et d’avancer ensuite en direction du but sans se poser la moindre question ni émettre le moindre doute. Et bon sang il faut arrêter une bonne fois pour toutes de se ressasser que l’on a pas eu les bons parents, la bonne classe sociale, la bonne éducation, que l’on a perdu trop de temps à ceci ou cela… C’est peut-être vrai, mais s’en rendre malade n’aidera en rien et ne fera que prolonger cette perte de temps. Faisons ce que nous pouvons avec ce que nous avons et ce sera déjà bien. Certains ont tous eu, famille aisé, grandes écoles, succès professionnel et leur dernière décision, après avoir sombré dans l’alcool et la drogue, fut de se tirer une balle dans la tête. Il faut aller au delà des apparences matériels et au delà l’herbe n’est pas plus verte ici où là.
    La vie commence le jour où tu prend conscience que rien n’arrive par hasard. Le jour où tu voues une confiance aveugle au destin.
    Tu ne fais jamais un sans faute, tu te poses quand même des questions et à quand même des doutes parfois, mais ils passent au second plan car tu es conscients du travail du mental, tu te sens plus apaisé et tu acceptes la vie comme elle vient y compris quand c’est dur car tu sais que c’est un message qui te laisse l’opportunité de te remettre sur les rails avec de nouvelles décisions plus en accord avec toi-même.
    On est d’accord ? ;).

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    • Salut Bertrand, merci pour ton commentaire et ton partage de réflexion … et désolée pour le délai de réponse, je pense que j’ai pris un peu de retard ce coup-ci ^^ Mais je trouvais ta réflexion intéressante et je voulais te répondre, donc mieux vaut tard que jamais 😉

      « Il n’y a rien de plus jouissif que de prendre une décision sur simple intuition et d’avancer ensuite en direction du but sans se poser la moindre question ni émettre le moindre doute. » – Hooo que oui !

      « Et bon sang il faut arrêter une bonne fois pour toutes de se ressasser (…) » : je suis également d’accord avec toi.
      C’est là toute la différence que je fais entre comprendre et expliquer. Je pense que réfléchir sur soi et son parcours peut, jusqu’à à un certain point, être positif pour son développement personnel … Mais expliquer rationnellement n’est pas non plus forcément comprendre avec le coeur, et encore mois pouvoir résoudre tout les problèmes du passé.
      Et au final, relativiser ses erreurs/problèmes du passé permet d’accepter qui l’on est : si son histoire personnelle avait été différente, on serait également quelqun de différent aujourd’hui. Pas de regrets ni de remords donc.

      On est d’accord ! 😉
      A quand une soirée pour refaire le monde et philosopher autour de verres 😉

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      • « Mais expliquer rationnellement n’est pas non plus forcément comprendre avec le coeur, et encore mois pouvoir résoudre tout les problèmes du passé. »

        C’est ce que je reproche à la société, son approche 100% rationnelle. Combien de fois je me suis dit « c’est bon j’ai compris » et dès que j’étais confronté concrètement au problème je me rendais compte que pas du tout. Il y a véritablement un gouffre entre la compréhension superficielle de l’intellect (savoir ce que tu dois faire) et la compréhension profonde du coeur (vivre en conséquence). Il est arrivé qu’il s’écoule plusieurs années entre le moment où j’ai pu analyser intellectuellement un problème et le moment où j’ai réussi à passer le cap spirituellement !

        J’ai un pavé en préparation dont une bonne partie traitera de ce gouffre qui se trouve entre le cerveau et le coeur :).

        Le destin finira bien par organiser la rencontre Un sac sur le dos / Le braquet. Il faudrait peut être que je me décide à me bouger sur les événements inter blogueurs aussi mais j’ai encore du mal avec cette étiquette de blogueur :).

      • Impatiente de lire ton pavé 😉

        Je peux comprendre, pour l’étiquette … On verra bien si un jour nos routes se croisent ! En attendant, les rencontres virtuelles par blog interposé, cela reste des rencontres 😉

  3. Très bonne analyse qui colle bien avec mes réflexions personnelles du moment… mais pas facile de savoir si on doit sortir de sa zone de confort, ou si finalement cette zone de confort est déjà largement suffisante pour être heureux (alors pourquoi chercher à se compliquer la vie quand on a réussi à se créer un petit monde parfait ?).

    Bref, pas facile, et comme tu dis on aimerait bien faire un petit tour dans le futur pour vérifier si fait les bons choix 😉

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    • Merci Dans mes basques pour ton commentaire ^^

      Je n’avais pas vu les choses sous cet angle. Effectivement, la zone de confort est un espace en évolution, que l’on peut agrandir au fur et à mesure, avec ses nouvelles expériences « hors de sa zone », pour s’y sentir à l’aise et étendre finalement la zone de sécurité.

      Ta question est pertinente … et je n’ai pas de réponse ! En un sens, je suppose que rester dans sa zone de confort, aussi grande soit-elle, c’est se couper de nouvelles expériences, ne plus apprendre, ne plus évoluer …
      Si on est heureux comme cela, pourquoi toujours chercher à évoluer ? Pour continuer à grandir peut-être … ? Cela ne veut pas dire pour autant que l’on ne peut pas être heureux avec ce que l’on a, c’est une des plus grandes sagesse qu’il soit …
      Hum, j’ai l’impression que je suis repartie pour une grande réflexion grâce à toi ! 😉

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    • Ah oui ! Je suis d’accord, cette remarque est très intéressante. Personnellement, j’ai tendance à me martyriser moralement en choisissant toujours l’option « qui me fait sortir de ma zone de confort », et finalement, celle qui ne me fait pas plaisir et qui me rend malheureuse. Je me dis « allez, il faut grandir, essayer de nouvelles choses, se faire violence ». Résultat : je me retrouve dans des situations pas possibles, dans lesquelles je n’avais aucune envie d’être et ce sont des journées, des semaines, et des mois que je passe tristement pour avoir eu envie de sortir de ma zone de confort.

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      • Merci Ella pour ton message, ravie de voir que le sujet et la discussion entamée avec Claire t’intéressent.

        La route qui mène au bonheur… est parfois la plus simple de toutes 😉

        Comme tu le dis, rien ne sert de se martyriser. Je pense que pour certains, agrandir sa zone de confort est un bel objectif, nécessaire pour « oser » : oser faire ses choix, oser créer son chemin… oser vivre !

        Pour d’autres, cette nécessité se fait moins sentir, peut-être parce que naturellement ils ont construit un environnement et une manière de vivre qui ne les enferme pas. Ou que cela leur convient tout simplement. Une personne n’est pas l’autre : chacun son histoire, ses besoins et ses rêves !

        J’aime néanmoins, de temps à autre, me souvenir de cette belle phrase : « fais chaque jour quelque chose qui te fait peur », pour me donner l’impulsion qui me manque parfois pour oser des toutes petites choses au quotidien…

  4. Effectivement pas facile tout les jours 🙂 C’est une philosophie de vie à adapter au quotidien.

    Vous avez fait le bon choix en tout cas pour Back to America 😉 Le choix du cœur à toujours raison 😉

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    • Salut Manu, merci pour ton commentaire.
      Un choix du coeur, c’est bien vrai, et je pense que tu me comprends sur ce sujet 😉

      Au plaisir de te rencontrer en septembre !

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  5. Les choix…. Pour une balance indécise inconditionnelle, ton article retenti en moi! On est souvent amené à peser le pour et le contre, à chercher quel serait le meilleur choix, le meilleur chemin. On fait souvent un choix raisonné, en fonction de critères, alors qu’il faudrait plus écouter le coeur, moins rationnel mais plus intuitif. Et surtout, ne pas oublier que le bonheur est le chemin, il se vit tous les jours. Ce n’est pas un objectif, sinon on se noie dans trop d’options possibles.
    J’aime beaucoup ton approche, à savoir qu’est ce qui te rapproche de la personne que tu veux être. Pour moi tout est dit. Les choix sont personnels et quoi qu’on fasse, il se passera quelque chose de bien. Quel que soit le chemin on vivra une expérience et on en grandira. Il faut garder en tête que l’échec n’existe pas et qu’on ne pourra jamais déterminer si un autre chemin aurait été mieux. On se dit souvent, « ah si j’avais su, si j’avais fais ça, j’aurais peut être mieux fait », mais jamais « ça aurait pu être pire ». Je crois que le plus dur c’est de vivre dans le présent et se détacher du passé et du « et si, j’aurais du… ». Ne surtout pas se mettre des barrières invisibles, par peur ou par dépit.
    J’ai tout récemment appris de ne plus me retourner la tête dans des décisions existentielles. Car à trop penser, peser les options possibles et faire des choix rationnels, on oublie le plus important: tester, voir, essayer, vivre.

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    • Merci encore Emma pour ta participation active sur ce blog, c’est toujours un plaisir de te lire dans tes commentaires plein de sensibilité et de partage de vécu 🙂

      Faire un choix pour se rapprocher de la personne que l’on veut être : un cap, qui a l’air tout simple, mais qui implique parfois de devoir se dépasser, oser, sortir de sa zone de confort… pour pouvoir l’agrandir.

      Bonne continuation sur le chemin que tu te construis, moins réfléchi, moins vécu avec la tête et plus avec le coeur 🙂

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      • Bonsoir je vis depuis toujours dans le confort et une petite vie bien rangée mais là stop cela fait un moment que j’y pense et suite à une nouvelle déception amoureuse plus de personne pour m’aider plus de famille j’ai 41 bientôt et me rends compte que je n »ai rien fais de ma vie. Il est vrai que je suis sujet à de grosses angoisses mais je veux passer au-dessus y a-t-il des gens sur qui je peux compter qui partagerait mon envie ça reste plus simple à plusieurs enfin il me semble. Je prends en considération toutes proposition et idées qui peuvent m’être apportées.

      • Bonjour Adrien, merci pour votre message et votre partage de vécu.
        On sent votre volonté de changer et de vous épanouir : une belle idée 🙂

        Difficile de vous donner des conseils comme cela en soi. Je pense que l’article « Quittez la zone de confort » ainsi que les articles des rubriques « Psychologie » et « Réflexions » pourraient vous être utiles.

        Sachez également que je suis psychologue et coach de vie et que je propose à certains voyageurs de les accompagner dans la réflexion et la réalisation d’objectifs (mise en place d’un voyage/projet, développement personnel…). J’en parle un peu en fin de cet article : « La thérapie par le voyage » ; si cela vous intéresse, n’hésitez pas à revenir vers moi via le formulaire de contact du blog.

        Belle continuation à vous, en vous souhaitant de réaliser certains de vos rêves en 2017 !

  6. Ah Amandine ! J’aime te lire ! Surtout ce genre d’article 🙂
    Il m’a toujours été difficile de faire des choix, j’ai l’impression qu’en faire, c’est renoncer a d’autres possibilité alors je suis longtemps resté coincé sauf qu’au final à ne pas choisir, on laisse passer sa vie. En ce moment, je vis une période pleine de doute et de peur mais j’ai fait un choix, celui qui me correspondait ! J’ai pris la décision de quitter mon cdi bien rangé pour mon monter mon entreprise, me consacrer à mon blog et bien d’autres choses. C’est flippant mais c’est ce que je souhaitais au fond de moi depuis longtemps. Ton article tombe à pic et me conforte dans le fait de se donner les moyens pour devenir ce que l’on souhaite.
    Continue à nous nourrir de tes écrits, ils font du bien ! Bises

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    • Merci Céline pour ton message et le partage !
      Cela me touche beaucoup de savoir que tu aimes me lire, vraiment ! 🙂

      Je vois que je ne suis pas la seule à éprouver des difficultés à faire des choix ! Renoncer, mais surtout choisir sans avoir toutes les cartes en main ni l’assurance que l’on prend « la bonne décision », c’est assez anxiogène par moment.
      Surtout pour les grands choix de vie comme celui que tu as pri (félicitations d’ailleurs ! ^^).

      Se donner les moyens de réaliser ses rêves et provoquer sa chance, je pense que c’est le secret… En tout cas, je m’y raccroche souvent, dans mes moments de doutes.
      Au plaisir d’échanger encore sur ce sujet et d’autres 🙂

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  7. C’est donc sur cet article que je suis tombé ;)… t’imagines bien qu’il me parle particulièrement maintenant ! (Vraiment bravo pour cet article, très bien écrit et réfléchi… et les citations 😉 )

    Il y’a différentes choses qui raisonnent en moi à la fin de ma lecture…
    Tout d’abord, quel plaisir de ne pas savoir de quoi demain sera fait ! C’était quelque chose qui m’était un peu inconnu avant qu’on parte en voyage. On m’a toujours dit de faire des études, pour avoir un bon job (certes je pouvais choisir plus ou moins le domaine)… On nous dit d’économiser, d’avoir des enfants, de construire une maison, etc. J’ai l’impression que de nos jours on nous pousse vraiment à faire un peu comme les autres. On nous pousse peu à être créatif, à penser différemment, à entreprendre. Et pourtant, être créatif, n’est-ce pas choisir avec le cœur plutôt que d’écouter la raison ? C’est choisir de lancer sa petite boite à la place de bosser pour une grosse multinationale, c’est choisir de croire en un projet de cœur plutôt que de choisir la voie de la sécurité, c’est partir en tour du monde sans savoir quand on va rentrer 😉 plutôt que de partir 5 semaines par année.
    Et une fois qu’on a décidé d’écouter son cœur plutôt que sa raison, même si on ne connait pas encore toutes les réponses, ce n’est pas très grave vu qu’on fait ce qu’on aime. Et finalement, c’est beaucoup plus excitant de ne pas encore connaitre comment l’histoire va se terminer ni comment elle va se dérouler non ?
    Alors voilà, il m’aura fallu un voyage au long cours pour m’en rendre compte, rencontrer des gens différents et inspirants pour avoir le déclic et me dire « Tiens !! et si je faisais ce que j’ai réellement envie de faire… ». Et maintenant que j’y ai gouté, j’apprends tous les jours de nouvelles choses, je sors souvent de cette « zone de confort ». Impossible de revenir en arrière. Et bien que je ne sache pas de quoi demain sera fait, je sais que ça sera bien 😉

    À bientôt et bonne continuation

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    • Salut Benoit, merci pour ton petit message 😉 🙂
      Ravie que cet article te plaise. J’aime me laisser inspirée et imprégnée par les citations depuis que je suis enfant (je me souviens, j’avais un petit carnet pour noter les jolies phrases et les belles pensées ^^)… Comme quoi, je n’ai pas vraiment changé sur ce point-là ! 😉

      Cette idée de pression de la société, de notre éducation très « cadrante » et d’une vie placée sur des rails : je l’ai vécue également (j’en parle d’ailleurs plus dans l’article « Mais au fond qui es-tu ? » : le produit de ton éducation ? La somme de tes avoirs ? De tes expériences ?…).

      De plus en plus, j’aime revenir à de petites activités créatrices (je ne suis pas une artiste, loin de là ! ^^) : produire de ses mains, imaginer, créer, inventer… Qu’est-ce que cela fait du bien ! Un pur condensé de vie ! La créativité est clairement un mouvement vital à mes yeux.

      Oui, une fois qu’on « s’abandonne » à penser avec le coeur plutôt que la raison, c’est très stimulant de se dire que rien n’est écrit à l’avance et que l’avenir nous réserve des surprises ! En tout cas, c’est génial de lire tout ce que ce voyage au long cours vous a apporté sur le plan personnel. Bonne continuation à vous deux, c’est toujours un plaisir de vous lire 🙂

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  8. Merci pour cet article inspirant. Je suis plongée actuellement dans cette nécessité de faire un choix. J’avais une vie de célibataire stable. Après avoir consacré beaucoup de temps et d’énergie à mon entourage (je ne le regrette pas), je commençais à prendre un peu soin de moi et à me questionner sur mes envies profondes. Et soudainement, tout s’est enchainé. J’ai eu de gros soucis au travail, du coup ma première idée a évidemment été de changer de poste. A partir de là, j’ai commencé à remettre en question mon métier. Ai-je vraiment envie de continuer à exercer ce métier ? Et encore plus récemment j’ai rencontré un homme charmant qui a commencé à flirter avec moi…
    Je me retrouve à un carrefour où j’ai le sentiment que les routes vont dans des sens opposés. Pour une fois, je n’ai aucune intuition, aucune route ne se dégage plus qu’une autre… Ou plutôt je voudrais emprunter plusieurs routes à la fois… J’en suis arrivée à laisser la vie choisir pour moi …. Si je trouve un travail, j’y vais. Si cet homme me propose quelque chose, je le suis…. Pour l’instant j’ai fait le choix du non-choix !

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    • Merci Audrey pour ton commentaire à coeur ouvert. Passionnée de voyage, je suis de formation psychologue et coach de vie, et j’aime mélanger ces différentes passions au fil de mes réflexions et des questions que je reçois de mes lecteurs et coachés 🙂

      Commencer à questionner et remettre en question sa vie, cela peut faire peur et avoir l’effet d’un vrai tremblement de terre (c’est un peu le principe de la crise de la quarantaine, pour ceux qui ne l’auraient pas fait -assez- avant).

      Faire le choix du non-choix comme tu le dis, cela peut-être aussi un beau lâcher prise par rapport à la tentation (et l’illusion ?) de contrôler sa vie. Je n’ai aucun conseil à te donner : personne ne pourrait te dire le ou les chemins à emprunter… et c’est aussi cela qui est magnifique à propos de nos vies : la liberté, le libre arbitre… avec toute la responsabilité (parfois angoissante) que cela peut impliquer.

      Je te souhaite en tout cas un beau chemin, quel qu’il soit et où qu’il te mène…

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