Un sac sur le dos
Amandine

J’ai déjà parlé des intérêts, selon moi, d’adopter un sac à dos : indépendance, mobilité, adaptation et réactivité.

Maintenant que vous êtes convaincus de laisser vos rigides et encombrantes valises sur le côté, parlons de ce que vous allez avoir sur votre dos. Comment bien choisir son sac à dos ?

La taille

Avec l’expérience, les voyageurs ont tendance à diminuer le volume de leur sac et, bien entendu, son contenu. Pour notre premier voyage, nous sommes partis chacun avec un grand sac à dos, moi de 55l et François de 70 litres. Nous sommes actuellement en réflexion pour adopter des sacs plus petits, de 30-40 litres et 40-50 litres.

Votre sac doit être proportionnel à la taille de votre corps. Mais attention, plus il est grand, plus on sera tenté de le remplir, et plus il sera lourd (logique implacable !) ! Pour vous donner une idée, un sac de 80 litres bien rempli dépasse les 20kg, alors que pour 50l,vous aurez environ 10 kg. En règle générale, viser comme poids du sac maximum un tiers de votre poids.

Ce n’est pas évidant, car il y a un juste équilibre à trouver entre poids, encombrement, confort du « port du sac », et confort de vie. Car il contient tout ce que vous possédez pour les mois à venir.

Et comme pour beaucoup de « techno-nomade » ou « bloggueur-voyageur », la partie photo-informatique prend déjà pas mal de place et de poids : l’appareil photo réflex, l’objectif supplémentaire, le pieds, les batteries de supplémentaires, le chargeur, l’appareil photo aquatique, le petit appareil photo discret (pour pouvoir le sortir dans les situations où l’on ne veut pas attirer l’attention), l’ordinateur portable, la tablette, les câbles, la clé usb, les cartes mémoires en suffisance… sans oublier les adaptateurs de courant.

Pour voyager léger, chaque gramme est soupesé avant de l’ajouter à la liste de votre matériel à emporter.

Pour notre premier voyage, je voulais prévoir toutes les situations et être le plus possible « prête à tout ». Je suis du genre organisée, et prendre beaucoup de matériel me rassurait sur notre capacité à faire face en voyage. Ainsi, tout le long du voyage, nous avons porté nos grosses bottines de marche à haut bord, hyper chaudes, même en pleine ville au Paraguay par plus de 40° ! Et en même temps se trouvait dans mon sac un polar pour faire face au froid… Prévu pour dans plusieurs semaines. Je devais donc supporter plusieurs semaines d’inconfort, pour être sûre d’être prête pour le mois prochain. Pas top comme calcul !  Tout le long du trajet nous avons peu à peu abandonné certaines choses : une serviette, un pantalon, un drap, un chapeau, un pull… Car c’étaient des poids morts : presque jamais utilisés, ils pesaient inutilement sur nos dos.

Relativisez !

Partez du principe que vous pourrez toujours trouver sur place ce dont vous avez besoin (pas tout à fait vrai pour la partie technologique), et souvent pour moins cher qu’ici. D’autres choses qui, ici, vous semblent vitales seront vites relativisées sur la route, les habitudes se perdant pour s’adapter à son environnement et apprendre à faire avec ce qu’il y a sur place. Donc pas de panique !

Que regarder ?

Avant de regarder le look ou la couleur, faites attention à certains détails comme :

  • l’épaisseur des bretelles, le confort des sangles,
  • la protection, le confort et l’aération dans le dos (rembourré par des coussinets en mousse, avec l’option « dos réglable »),
  • la ceinture autour des hanches pour répartir le poids, la sangle à la poitrine pour plus de stabilité,
  • la localisation des tirettes (trop faciles d’accès et visibles = risque de vol),
  • les poches latérales et compartiments, la possibilité d’y mettre une bouteille d’eau,
  • la housse anti-pluie,
  • l’imperméablilité,
  • la solidité des coutures, la réputation de la marque…

Bref : confort, résistance et sécurité.
Il existe des sacs-à-dos pour femme, optimisés pour notre morphologie et notre taille (et certains ont même un look et des couleurs sympas !).

L’empaquetage

Plusieurs semaines avant de partir, commencez déjà à rassembler les différents objets de votre liste. Vous aurez ainsi une idée plus claire du volume et du poids, en testant directement dans votre sac :

  1. si tout rentre,
  2. si ce n’est pas trop lourd et si c’est confortable pour votre dos (il est recommandé de ne pas porter plus de 20% de son poids),
  3. si ce n’est pas trop lourd pour l’avion.

Déjà à cette étape-ci, vous verrez, vous abandonnerez déjà une partie de votre liste (et peut-être ajouterez-vous d’autres « indispensables » auxquels vous n’aviez pas encore pensé), je vous le garanti ! L’idéal est de remplir votre sac-à-dos qu’au 2/3, pour pouvoir ramener vos achats et souvenirs ; sinon vous devrez abandonner des choses sur place (ce qui nous est arrivé lors de notre premier long voyage).

Entraînez-vous

Ensuite, entraînez-vous : faites de défaites votre sac. Réfléchissez à comment ranger intelligemment, selon les principes de probabilité de nécessité, d’ergonomie et de protection :

    • probabilité : si vous commencez votre séjour sous les tropiques, vous aurez sans doute pas besoin de votre gros pull ! Gardez dans le haut de votre sac ce que vous utiliserez le plus souvent.
    • ergonomie : mieux vaut placer ce qui pèse le plus lourd dans le bas du sac, pour mieux répartir le poids (que ce soit votre bassin supporte le poids, et pas uniquement vos épaules) et pour plus de stabilité. Votre dos vous en remerciera !
    • protection : protégez les objets plus fragiles. En les enroulant dans vos vêtements ou serviettes ; protégez également le contenu de votre sac – surtout ce qui vous est le plus précieux – en évitant de le placer trop près des tirettes.

Vous verrez qu’avec le temps, vous optimiserez encore votre sac et son rangement : vous deviendrez un expert et saurez directement où se trouve ce dont vous avez besoin.

Budget

Comptez entre 80 et 150 euros pour votre sac-à-dos, selon la marque et le volume de votre sac. En moyenne, les prix tournent autour de :

A l’aéroport

Avant l’enregistrement de votre sac, pour certains pays, je vous conseille d’emballer votre sac, soit « mode débrouille », soit par les machines aux entrées de l’aéroport. Cela permettra que votre sac n’ait pas de « visite surprise » dans l’arrière boutique de l’aéroport (rien de volé, mais surtout rien d’ajouté…).

Commentaires

  1. Hello !
    Pour ma part, j’ai opté pour le sac souple sur roulettes car j’ai déjà un sac à dos assez volumineux avec mon matériel photo.

    • Tu as deux sacs alors ? Tu parviens à être encore suffisamment « mobile », tu ne te sens pas trop encombrée et dépendante des transports/aides extérieures (par exemple devoir prendre systématiquement le taxi pour pouvoir bouger avec tous tes sacs) ?

      Pour le moment, nous mettons notre sac « photo – informatique » dans le grand sac à dos de mon conjoint (faut prévoir l’espace libre pour évidemment !). Mais nous réfléchissons à diminuer le volume de nos sacs, comme je le disais. Donc la question du sac pour le matériel photo est encore en suspens pour le moment.

      Quel genre de sac à roulette utilises-tu ?

  2. Bonjour Amandine,

    Comme Nath, cela m’arrive d’avoir 2 sacs… Un gros de 60 litres pour tout le voyage et un petit sac à dos pour les excursions locales. Si on fait une rando la journée et on revient au campement le soir, je prends juste le petit sac sans tout déballer dans le grand. Ainsi on profite mieux de notre journée, moins de poids, moins de fatigue et plus de mobilité !

    • Salut Mathieu,
      Avoir deux sacs est en effet bien pratique dans certains cas. Nous gardons souvent un sac de proportions plus modestes (empaqueté – écrasé ou roulé – dans notre grand sac à dos ; ou alors attaché devant pour avoir accès plus facilement aux documents lorsque c’est nécessaire). Ce plus petit sac est utilisé pour pouvoir faire des excursions à la journée et ne pas devoir trop porter inutilement.
      Mais nos deux sacs restent des sac à dos souples, faciles à transporter voire « combinables » : qui s’accrochent l’un à l’autre ou se range dans le plus grand (genre « poupées russes » !).

      Sauf lors de notre dernier séjour en Sicile, où nous avions chacun un sac d’une trentaine de litre. Nous pouvions le garder sur le dos sans être embêtés par l’encombrement ni par le poids (max 9kg). Je dois avouer qu’on a aussi profité de notre logement pour vider un des sacs et n’emporter que celui-là équipé du matériel utile à nos journées (appareil photo, lunettes de soleil, masque de plongée, veste de pluie – hé oui, il pleut aussi en Sicile !, …). C’était vraiment très confortable comme solution, et c’était juste bien pour se mettre à deux sur la motocyclette !

  3. Des sacs combinables !! Je ne savais que ça existe. On a des sacs de couchage qui s’assemblent (à condition d’avoir un droite et un gauche!), ce qui revient à avoir un duvet 2 places mais pour les sacs à dos, tu m’apprends quelque chose. Dans le cas de la motocyclette, le 50 litres plein s’avère quelque peu périlleux.

  4. Un second (petit) sac pour les excursions locales est effectivement quasi indispensable

    Pour le « suremballage » dans les aéroports, j’utilise un grand sac poubelle costaud (sac poubelle de jardinage).
    Le sac à dos dans le sac poubelle, le tout bien serré par du gros scotch d’emballage.
    Ainsi relativement à l’abri des visites indésirables, pas de risque que les bretelle du sac s’accrochent sur les tapis roulants d’aéroport (rien n’y résiste) et sac immédiatement identifiable sur le tapis de réception des bagages (enfin jusqu’à ce que beaucoup de personnes trouvent l’idée bonne et en fassent autant)

    • La technique des sacs poubelles pour protéger le sac est de plus en plus connue je pense … Bientôt il faudra décorer les sacs poubelles pour pouvoir différencier les sacs sur les tapis des aéroports ! 😉

      Je n’ai jamais emballé mon sac, sauf pour le retour de Bolivie, je me suis dit « on ne sait jamais … ». Mais le conseil des sacs poubelles est effectivement un bon truc, merci pour le partage Antonio 🙂

  5. Et bien le voilà le fameux article sur les sacs !
    Je vote pour le sac à dos de 35 litres parce que ça fait 1 litre par jour pour un voyage de 35 jours, amplement suffisant 😉

    • Chouette approche Alexandra ! Je n’avais jamais pensé à calculer un ratio litre-nombre de jour 😉

      Pour nos voyages de quelques semaines-mois (surtout si l’on reste dans des zones climatiques assez uniformes), le 35 litres est tout à fait suffisant. Par contre, pour des voyages à l’année (et surtout si l’on varie les altitudes/climats…), l’on commence à devoir se charger avec « un peu de tout », des doudounes au maillot de bain, du coup, un 50 litres est plus confortables… Même si mon idéal reste encore et toujours de réduire à l’essentiel pour un voyage plus confortable 🙂

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