Un sac sur le dos
Amandine
Article non approprié pour les véganes

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.


À tous ceux qui redoutent les voyages où la neige est reine, où l’altitude fait descendre le mercure et où l’air se raréfie : voici quelques conseils pour vous équiper intelligemment et vaincre le froid en voyage en montagne ou sur la banquise !

Le froid : ennemi juré des frileux !

La montagne est belle … mais elle refroidit les ardeurs de plus d’un voyageur : la peur du froid est une phobie répandue ! Et à raison, car en montagne, les contrastes de température sont importants : l’on perd en moyenne 0,55°C dès qu’on monte de 100m.

Lors d’un article précédent sur mon dernier séjour en montagne, beaucoup m’ont demandé des conseils pour lutter contre le froid. Je ne peux que comprendre ces craintes cachées derrière cette répulsion du froid, car je souffre de problèmes de circulation assez importants : mes mains et mes pieds ne résisteraient pas longtemps sans un bon équipement. Car oui, la clé est là : il suffit de bien s’équiper.

J’ai lu un jour cette phrase :

« il n’y a pas de mauvaise météo, que des mauvais équipements »

Bien s’équiper pour affronter le froid en voyage (Patagonie)

Une révélation pour moi : bien sûr, je le savais, mais le voir écrit noir sur blanc, cela m’a redonné l’énergie et l’envie de voyager partout, sans craindre les climats difficiles.

Le bon équipement

Pour trouver le bon équipement, il faut commencer par définir ses besoins : en fonction de la destination, des activités prévues, de ses besoins et spécificités personnelles.

Il ne faut rien négliger, et surtout veiller à couvrir les extrémités du corps : les mains, les pieds et la tête. Ainsi de bons gants, des chaussettes adaptées et un bonnet sont vos meilleurs amis pour vous rendre à la montagne en hiver ! Encore faut-il savoir comment choisir un équipement de qualité …

Les bonnes matières

Très prisée auprès des voyageurs, la laine mérinos est un véritable atout.

Je l’ai testée dans des conditions de froid, avec des journées entières passées dehors, alternant activités sportives (raquette) et moments immobiles (pour interviewer les mushers et admirer le spectacle de La Grande Odyssée) : le résultat est sans appel. Ces vêtements sont d’un confort et d’une efficacité redoutables !

Il vaut mieux investir dans de bonnes chaussettes que cumuler les couches : le risque étant de limiter la circulation sanguine et d’accroître le risque d’avoir froid … tout l’inverse de l’objectif de départ !
Seul petit bémol : mes gants en mérinos sont déjà troués en deux endroits (je ne suis pourtant pas si maltraitante avec mon matériel) après un usage intensif de quelques semaines.

Et j’ai découvert aussi les vêtements Skinfit, 80 % polyamide et 20 % élasthanne, également très efficaces et confortables, avec un résultat comparable au mérinos.

J’utilise également occasionnellement des sous-vêtements Décathlon (100% polyester) comme sous-couches. C’est très fin, élastique et garde bien chaud, mais n’est pas très respirant. J’ai combiné ainsi  Décathlon une sous-couche pour le bas (sous-vêtement de ski « Flowfit Wed’Ze ») et pour le haut (sous-vêtement de ski « XWarm Wed’Ze »).

A cela s’ajoute une polaire de randonnée de Décathlon également (Forclaz 400 : 20% laine et 80% polyester) efficace et agréable à portée lors d’effort physiques. Seul bémol : nécessité de mettre une couche en-dessous, car je trouve la polaire un peu irritante.

Et pour le ski, j’ai testé un pantalon Décathlon (« Maxtrip Wed’Ze ») rose pétant (histoire d’être repérée sur les pistes et en cas d’avalanche !) : j’en suis super contente, particulièrement pour son sous-pantalon en plume intégré. Avec tout ça, je n’ai pas eu froid !

François quant à lui a testé des vêtements hiver de The Nortface, comme un pantalon de ski (Men’s Ravina Pant) et deux vestes : la Men’s Fuseform Dot Matrix Insulated Jacket, assortie au pantalon, et la Men’s Kazoo Mountain Jacket, idéale pour les temps de grand froid. Et j’ai testé une veste The North Face également, une mignonne Women’s Nivis Jacket, très agréable à porter tant pour les balades que les activités plus sportives.

Sportif le chien de traîneau avec mon pantalon (et sous-couches) Décathlon et la veste The North Face

Le bon assemblage : grosse veste vs vêtements techniques

Mon conseil : mieux vaut avoir plusieurs couches techniques combinables qu’une énorme veste.

La grosse veste : pour et contre

L’inconvénient majeur d’une grosse couche unique, outre souvent le look Bibendum et la limitation de mouvement, c’est qu’une fois en action, vous risquez d’avoir chaud et de n’avoir alors pas d’autres alternatives que de faire sauna sous votre veste ou de vous les geler en l’enlevant.

Néanmoins, ces dernières années, la mode a tendance à rejoindre la technique, avec comme résultat des vestes de ski bien pensées. Prévues pour le sport (avec des poches spécifiques pour le pass de ski …), elles ont un look plus design, plus cintré pour les femmes, tout en restant super confortables.

Combiner les vêtements techniques

À l’inverse, les vêtements techniques sont souvent plus fins et optimisés, permettant d’une part une plus grande liberté de mouvement, et d’autre part de pouvoir les combiner sans ressembler à un bonhomme Michelin et de pouvoir ainsi moduler le nombre de couches selon la nécessité du moment.

Pour le haut

Ainsi, l’idéal serait de porter 3 couches de vêtements :

J’applique la même logique aux mains, en portant deux couches lorsque je suis à la montagne :

Pour le bas

Un pantalon léger et souple est préférable aux jeans, qui limitent la liberté de mouvement, prennent facilement l’humidité et sèchent difficilement. Sous mon pantalon de ski, je portais la sous-couche en mérinos, et les deux ainsi combinés m’ont apporté un confort et une protection parfaite.

S’équiper de bonnes chaussettes et de bonnes chaussures est également indispensable.
Les chaussures pour la randonnée en montagne doivent être le plus tout-terrain possible : une paire de « outdoor » bien imperméable et montante est idéale, car elle maintient la cheville.

Portez une attention particulière aux tissus/cuir utilisés pour la chaussure (respirabilité, perméabilité, confort) mais aussi à la semelle. Plus la semelle est souple, plus elle sera confortable ; plus elle est rigide, moins les imperfections de la route se feront sentir. Pour la montagne, la terre ou la neige, des semelles assez rigides sont donc conseillées.

Paysage nordique de Savoie Grand Revard

Les bons gadgets

J’avais déjà aperçu ces semelles chauffantes, sans jamais les prendre au sérieux :

« encore un gadget inutile »

… Quelle erreur de jugement !

Puis grâce aux hasards des rencontres, j’ai eu l’occasion de tester les « Warmer » de Grabber pour pieds : une révélation ! Depuis, je les combine à mes chaussettes mérinos et passer des heures dehors dans le froid n’est plus un problème. Je m’en suis acheté toute une boite ! Je les utilise aussi dans mon plat pays, pour une balade le week-end ou un sortie en soirée.

Après, comme toujours, tout dépend de vos besoins et de l’utilité : je sais que c’est pour moi un excellent complément à mon équipement. Je les conseille au frileux : faites le test, vous m’en direz des nouvelles !

Dans nos sacs :

J’en ai d’ailleurs emporté tout un stock pour notre voyage de plusieurs mois aux Amériques « Back To America » : voir l’article « Un an de voyage ? Dans les sacs d’Un sac sur le dos ».

J’ai également testé les « chauffes orteils », plus petits, qui ne s’appliquent que sous cette petite partie du pied. Cela fonctionne bien, mais le confort d’une chaleur diffusée sous l’entièreté de la plante des pieds m’a davantage plu.

Après, il existe aussi des semelles « technologiques » avec une petite batterie, qui permet de diffuser une chaleur constante. Ce système beaucoup plus onéreux est utilisé par certains skieurs.

Bonus : préparer son sac pour un voyage en montagne

Avant de penser à ce que vous allez emmener dans votre sac, réfléchissez d’abord à quel sac prendre. Si vous comptez skier, faire de la randonnée … le choix du sac se révèle crucial : ne prenez pas un sac trop encombrant, préférez-en un qui soit bien étanche et avec une housse de pluie, des tirettes bien pensées et de qualité, des rangements accessibles … voire des possibilités d’y accrocher votre matériel (piolets …).

Soyez ensuite pertinents dans la sélection des objets qui partiront avec vous : guérissez-vous du « au cas où » et ne prenez que le nécessaire en priorité. Une fois votre sac rempli de la sorte, soupesez-le et jugez si vous pouvez vous permettre l’un ou l’autre extra : tout ce que vous prenez, il va falloir le porter !

En plus de tous ces vêtements énoncés jusqu’ici, n’oubliez pas deux autres indispensables pour vos voyages en montagne :

D’autres objets vous seront indispensables, par exemple, si vous vous adonnez à la randonnée en montagne en solitaire : l’altimètre, la boussole, les cartes de la région, une petite trousse de pharmacie, les bâtons de randonnée …

Parés à affronter le froid ?

Partir dans les régions de Grand Nord m’attire de plus en plus, et désormais, le froid ne me fait plus peur ! Et vous ?

Et vous, quelles sont vos astuces pour affronter le froid en voyage ? 

J’ai écrit un second article sur ce sujet, mis à jour par rapport à mon expérience de voyageuse dans les contrées froides, et par rapport à ma maladie de Raynaud.

A lire ici : Voyager dans le froid… et survivre ! (spécial frileux)

 

Commentaires

  1. Le merinos est impressionnant.
    J’avais un maillot en merinos du décath qui n’était finalement pas très efficace, maintenant j’ai un Fuse (fait en allemagne), je fais du sport avec et il ne sent jamais, je pourrais ne jamais le laver le truc !
    Coupe parfaite, agréable à porter, c’est un bon achat. comme je n’ai jamais froid aux jambes dans nos contrées je n’ai pas acheté le bas. Par contre j’ai des chaussettes mérinos que j’avais acheté en Alaska pour 14€ (c’est largement moins cher qu’ici) et l’efficacité dépasse aussi tout ce que j’ai pu avoir auparavant. Peut être que je m’endurci aussi avec les années 😉

    • Salut Bertrand,
      je reste moi aussi étonnée de la qualité des vêtements mérinos et de leur résistance … sans odeurs !
      Effectivement, tu as fait une bonne affaire avec tes chaussettes, car les bonnes marques de mérinos et vêtements techniques en général coûtent malheureusement fort cher. Mais après, la différence de confort et de qualité vaut bien cette différence de prix avec les vêtements « classiques ».

      Peut-être que tu t’endurçi avec les années, qui sait ?! En tout cas c’est une chance que tu as, car moi c’est l’inverse : mes problèmes de circulation sanguine et donc de résistance aux températures s’empirent chaque année … C’est pourquoi je m’intéresse de plus en plus aux solutions techniques. Pas question de rester cloitrée chez moi ! 😉

  2. Excellent article !

    Le conseil sur le manteau est vraiment très utile : il ne faut pas prendre un gros manteau encombrant. Il est préférable de prendre plusieurs couches de vêtements techniques.
    La règle : Un coupe vent + une polaire + un t-shirt en mérinos manches longues.

    J’ajouterai juste un détail avec les gants, le bonnet : un tour du cou Buff. Ils sont géniaux et peuvent servir d’écharpe, ou comme protège OREILLES 🙂

    • Salut Claudia,
      Merci pour ton retour positif et enthousiaste (comme toujorus ! ^^ 😉 ).

      Le tour du cou est en effet un bon complément. Je voyage dans les pays froids avec une écharpe/foulard et un bonnet, et généralement je m’arrange pour faire monter l’écharpe presqu’à la hauteur du bas du bonnet : ne restent visibles que mes yeux !
      Après, ces tours du coup m’ont déjà aussi servi dans les pays chaud comme bandeau pour les cheveux (je me l’échangeais avec François, à l’époque où il s’était laissé pousser les cheveux en voyage ^^).
      Très pratique et surtout très peu encombrant : bref, idéal pour voyager ! Merci pour l’ajout 😉

  3. Oui, bien sûr pour le système 3 couches : c’est la base de la protection en montagne. Mais il ne faut pas hésiter à investir dans des vêtements techniques de qualité. Donc fuir tout produit « pas cher », on risque de s’en mordre les doigts. Pour ma part, je me fourni dans un magasin spécialisé qui n’a que des produits « top ». Un choix énorme sur plus 800 pages ! Et des nouveautés comme le powerstrech, les polaires highloft, les laines actives, etc, du vêtement de ville jusqu’à l’expédition !!

    • Bonjour Didier, tu as raison : tous les vêtements techniques ne se vallent pas. La différence de prix est malheureusement souvent justifiée … J’en ai aussi fait m’expérience !

      Je ne connaissais pas les terminologies « powerstrech » ni « highloft », mais bien les concepts derrière : de très bons produits, toujours plus respirants et thermorégulateurs. Merci pour ce partage Didier ^^

  4. Je confirme pour le mérinos ! Cette laine est incroyable, je ne peux plus m’en passer (surtout depuis que je suis passée par le pays du mérinos : la Nouvelle-Zélande !). Elle a néanmoins un inconvénient : sa fragilité, comme tu le dis pour tes gants. Tous mes the-shirts et mon collant sont également troués ! Seul le bonnet (mais c’est mélange merinos-possum) et les chaussettes résistent.

    Et merci pour la découverte des semelles chauffantes, je n’y croyais pas non plus ! 😀

    • Salut Johanna,
      Merci pour ton commentaire. Des amis sont revenus de Nouvelle Zélande récemment, et étaient un peu déçus de découvrir que les vêtements en laine mérinos n’y étaient pas moins cher ! 😉

      Je vois que je ne suis pas la seule à trouer mes vêtements, cela me rassure un peu ! Par contre, c’est dommage vu le prix de ces vêtements (mes gants sont de la marque Icebreaker, la plus réputée je pense).

      Si tu as l’occasion de tester les semelles chauffantes, n’hésite pas ! 😉 DéJà pour le fun de l’expérience, mais aussi si tu es frileuse, c’est un réel avantage pour rester des heures à marcher dans le froid. Fini les orteils tout blancs ! 😉

      • Si, le merinos est moins cher en Nouvelle-Zélande mais il faut savoir où chercher !
        Grâce à des locaux, j’ai découvert des petits magasins qui ne paient pourtant pas de mine mais qui déstockent des vêtements en merinos à des prix défiants toute concurrence. J’ai trouvé des marques connues (Kathmandu, Orthovox, Macpac) comme des inconnues. Et je n’ai jamais payé un haut plus de 20 $.
        J’en ai aussi récupéré d’occasion pour trois fois rien dans des second-hand shops.

      • Par contre, Icebreaker, oui, c’est réputé mais, oui, c’est hors de prix ! Impossible de trouver des réduc chez cette marque, même en NZ. Ils ne font même pas de soldes !

      • Merci Johanna pour ces bons conseils ! Si un jour je me rends en Nouvelle Zélande (ce que j’espère mettre au programme 😉 !), je penserai à ton bon conseil de chercher aurprès des petits magasins locaux et de seconde main. 20$, c’est sûr que c’est une super affaire !

        Effectivement pour Icebreaker, j’ai cherché dans tous les sens également sur le net, impossible de trouver des déstockage, solde ou autre :s

  5. Ah le froid, je te le confirme : C’est presque une phobie chez moi ! Et il a d’ailleurs presque réussi à me gâcher mon voyage à New York… Cela dit en lisant ton article je me rends compte que je n’étais pas du tout équipée pour affronter ce froid en tout sérénité, mais venant de la Californie c’est assez dur de trouver l’équipement nécessaire, ou surtout d’avoir la volonté de payer super cher pour des vêtements qui nous serviront seulement pour quelques jours…

    Pour l’instant, ce qui m’a retenu d’acheter des vêtements « techniques » (laine de mérino ou autre), c’est bien le prix. Mais bon, je suis toujours étudiante (euh en fait non, aha, plus étudiante du tout mais je ne suis pas encore passée à la case femme active…..) donc mon budget est très serré…

    J’ai eu l’occasion de tester les chauffe-mains et chauffe-pieds à New York et c’est vraiment top, j’ai été très surprise par leur durée de vie : la chaleur se diffuse pendant au moins 5h sans problème !

    Pour finir… Je crois que je préfère toujours davantage les climats chauds !

    • Comme je comprends ta phobie Joana ! 😉
      Je comprends aussi la situation de manque d’équipement : on ne peux pas non plus être toujours paré à tout … Par exemple, lors de notre vol pour rejoindre Phnom Penh, nous avions une halte à l’aéroport chinois de Guangzhou … Je pense sincèrement que j’ai rarement eu aussi froid dans ma vie ! L’aérport n’était pas chauffé et nous n’avions rien prévu de vraiment chaud comme vêtements pour ce voyage d’un mois au Cambodge ! Bref, j’ai enfilé tous mes vêtements, 3 paires de chaussettes aux pieds et le foulard comme couverture, à attendre que ces 6 heures d’escales passent … Tout en sachant que quelques heures plus tard je mourrai de chaud (mais ça ne me réconfortait qu’à moitité !) 😉

      Le mérinos est (très) cher, c’est aussi ce qui m’a retenu jusque là. Finalement, vu ma « pauvre constitution » et le test effectué avec des vêtements de nos amis, j’ai acheté mes premiers vêtements en mérinos, et j’en suis ravie (à part les trous dans les gants !).
      Et pareil pour les chauffe-pieds, je n’y croyais pas, mais ça marche ! Les chauffe main m’ont un peu moins convaincu, car ils ne couvrent pas toute la superficie de la main, seulement la paume.

      Je suis une amoureuse des climats chauds à la base (je comprends mieux aussi pourquoi c’est l’Inde que tu as choisi , et tu es bien tombée avec le Californien ! 😉 ), mais je n’ai plus envie de me limiter, de plus en plus je sens que le Nord et le froid m’attirent … ^^

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