Un voyage au long cours se prépare des mois (voire des années) à l’avance. Et pendant ces longs mois d’attente, le cerveau du futur voyageur joue au yoyo avec ses émotions, lui en faisant voir de toutes les couleurs ! Ainsi, le futur voyageur expérimentera 7 phases.

Les 7 phases émotionnelles

  1. L’excitation et l’euphorie

    Je suis le roi du monde !

    Tout est possible, le futur voyageur veut tout voir, devient curieux de tout ce qui ne concerne pas son continent. Comme un enfant, il décompte les dodos avant le départ. Tel un véritable radar à voyage, il ne perd pas une occasion pour parler de son super projet, véritable obsession… De quoi d’autre pourrait-on parler sinon ?

    C’est souvent la toute première des émotions, celle qui submerge quand l’idée de partir naît. Le voyageur en devenir est alors sur-motivé, et souvent pas encore pris au sérieux par son entourage (« Mais oui, tu veux partir. Moi aussi tu sais … »).

  2. L’incrédulité

    Cette phase plonge le futur voyageur dans une sorte d’état second :

    Je n’arrive pas à y croire : dans 1 mois je suis à l’autre bout de la planète !.

    Les sens sont coupés, le cerveau tourne au ralenti et le monde extérieur passe à côté du futur voyageur sans que celui-ci ne se sente concerné. « Je n’y crois pas !… ». Mi-amusé par son audace (« Moi, j’ai osé me lancer, youhou ! »), mi-paniqué par sa fichue audace (« encore elle, et puis d’où elle sort, celle-là ? »), il reste englué dans un état mitigé, et surtout amorti par ce combat interne qui lui prend toutes ses ressources psychiques.

  3. La panique et l’angoisse

    M***  ! Mais qu’est-ce que je fais ?! Ce projet est insensé ! Je n’ai jamais voyagé aussi loin avant, je ne connais pas le pays ni la langue, je n’aurai pas assez d’argent… ?

    Le paniqué est aussi survolté que l’euphorique … et sans doute aussi énervant à la longue !

  4. L’insouciance

    Le futur voyageur fait ici preuve d’excès de confiance. Il est en mode rasta :

    Cool man, no stress.

    Heureux, il ne se préoccupe de rien : la Destinée se chargera de tout ! Pas l’ombre d’un nuage à l’horizon : «On a les billets, et pour le reste, on verra plus tard… ça va être cooool, man !»

  5. Le doute

    Les interrogations du futur voyageur sont à ce stade plus réfléchies. Il se pose des questions existentielles, et tout est nature à lancer un débat philosophique sur la vie, le voyage, le couple, la famille, le travail… :

    Quel sens prend ce voyage dans mon projet de vie ?
    Est-ce que ce n’est pas risqué pour mon couple ?…

  6. Le détachement

    Plus rien n’importe, plus d’émotion dans la petite caboche : le futur voyageur est aux abonnés absents car il attend. Il est au boulot, il attend. Il mange en famille, il attend. Il attend que passe le temps… et qu’arrive enfin, tel un sauveur sortant du brouillard pour le délivrer de sa morne existence, le moment du départ.

  7. L’étrangeté

    Le futur voyageur pourra également par moment se sentir étranger : étranger dans son propre pays, qu’il regarde avec distance, étranger pour ces pays où il rêve d’aller. Étranger aussi à ce mode de vie qui ne lui convient plus et qui lui semble de plus en plus absurde. Tel l’étranger de Camus, le futur voyageur ne fait plus réellement partie de ce monde, auquel pourtant il appartenait avant.

    Il devient étranger à ses proches, famille, collègues… pour qui il n’est plus qu’un être bizarre, en partance. Le futur voyageur est seul et différent, mis en quarantaine sans pour autant être contagieux… Ou peut-être que si, justement, et que cela effraye : le risque encouru est de se mettre à réfléchir, et de remettre en question sa manière de vivre.

    La question du matin n’est plus « Salut, ça va ? », mais

    Alors, les préparatifs, ça avance ? Bientôt parti(e) ?

    Parce qu’avec la «chance» que le voyageur a de pouvoir partir, il ne peut qu’aller bien, assurément…

Le futur voyageur traverse toutes ces étapes à son rythme, tel un petit bateau dérivant en pleine tempête. Parfois ces stades se mélangeront, ou le futur voyageur fera des allers-retours : la progression n’est pas linéaire !

Le grain de sel de l’entourage

Et le futur voyageur devra surmonter ces marées émotionnelles tout en essayant de paraître parfaitement maître de lui et confiant dans son projet face à ses proches !

Car son entourage lui demandera sans cesse :

« Tu n’as pas peur ? », « Comment tu vas faire pour l’argent ? », « Tu vas vraiment aller dans un pays tropical avec tes allergies aux insectes ? », « Tu es sûr de ton coup ? », « Et si tu perds tes valises ? »…

Bref, toutes les petites questions qui gravitent dans la tête du futur voyageur… et encore d’autres en bonus !

À chaque phase son style de préparation

Avec toute cette palette d’émotions que le futur voyageur traverse, la préparation du voyage n’en est que plus difficile ! À quel moment aura-t-il l’esprit suffisamment clair et lucide pour se pencher sur toutes les questions qui requièrent son attention ?!

L’euphorique avancera tel un bulldozer, mais minimisera tous les risques et prendra certaines questions par-dessus la jambe « Pas besoin de réserver un hôtel, je trouverai bien une chambre quelque part, et pour la langue, y’aura bien quelqu’un qui parlera français ou anglais dans le coin».

L’angoissé verra ces questions avec un œil beaucoup plus critique – trop critique sans doute –, mais sa panique le rendra à coup sûr inefficace, et tourner en rond ne le fera pas avancer.

Le détaché regardera le monde d’un œil blasé et restera dans son indifférente torpeur.

L’insouciant les regardera tous le sourire aux lèvres, sans bouger le petit orteil : « Pas besoin d’argent ni de matériel adapté, fini le matérialisme ! Je vivrai avec moins, en accord avec la nature… Pas besoin de passeport, je ne suis pas un numéro ! ».

L’incrédule répètera en boucle « j’y crois pas » … mais ne pas y croire ne fera pas avancer le schmilblick non plus !

Seul le voyageur réfléchissant à ses doutes avancera dans sa préparation – bien qu’ici uniquement psychologique – de son voyage . Encore faut-il qu’il ne tombe pas dans un versant dépressif s’il se mélange avec l’angoissé !

Et pour les voyages en couple ?

Préparer un voyage en couple signifie être deux à traverser ces déboires émotionnels. Ce n’est pas toujours simple, les phases ne seront pas traversées de façon synchrone… Et le couple devra tenir la barre lors de ces mois de préparation, pour le meilleur et pour le pire !

Si vous ne l’avez pas encore vue…

Petite vidéo pour rire de toutes ces sautes d’humeur et bizarreries avant un départ en voyage !

 

Et vous, dans quel état êtes-vous avant un (grand) départ en voyage ?

PS : et parce que les émotions, c’est pas qu’au départ, mais aussi au retour, jetez un oeil à la vidéo du syndrome post-returnum et à l’article (plus sérieux) sur la déprime du retour de voyage.

Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n’hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d’accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.

47 commentaires

  1. J’avais écrit un article du genre il y a quelques mois.

    Pour moi, il y a eu la phase d’excitation que j’ai immédiatement interceptée :), on été a deux an et demi du départ.

    6 mois plus tard j’ai commencé les préparatifs, on était encore trop loin du jour J pour commencer à douter.

    M-6 début des vaccins, j’allais annoncé la nouvelle a mon employeur, c’est devenu concret et j’ai commencé à me poser des questions.

    J-3 panique à bord 🙂 J’ai laissé passer et je suis parti quand même bien sûr.

    Le voyage est enrichissant, mais la période qui précède et qui suit aussi.

    Rendez-vous la semaine prochaine pour le bilan post retour 😉

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    • C’est sûr que ces phases émotionnelles viennent s’ajouter à la réalité des préparatifs (vaccins, annonces à l’employeur et l’entourage, …), et que les deux s’influencent pour un mélange parfois explosif !

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  2. J’avais écrit un article approchant avant mon départ. Avec le recul après 4 mois de route, en te lisant et en me relisant, je me dis qu’on se fait des montagnes de rien finalement … 🙂

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    • C’est sûr que l’on aborde pas un premier long voyage comme les voyages suivants. Je réalise tout comme toi qu’avec l’expérience, on se rend compte que tout va bien se passer, même si ce n’est pas comme on l’avait prévu. Une petite touche d’humour, d’autodérision et d’acceptation, et le monde nous semble d’avantage bienveillant ! Préparer un voyage nous en apprend aussi sur nous-même et nous permet d’évoluer ! 😉

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  3. Bons voyages à tous – mais que diable pourquoi tant de grandiloquence, quand il ne suffit que pouvoir se payer un bon paquet de travellers checks ?

    Car enfin quoi ? Un chèque, et demain matin je suis à Tahiti, et après demain à Pnom Pen – si je le veux … ou plutot si je peux me le payer – c’est à dire non seulement l’aller, mais aussi le retour, à la maison, sans avoir perdu ni appart, ni boulot.

    Ha, celle ou celui qui se fabrique une coquille de noix, part et traverse l’Atlantique direction les ports de l’Amérique – et qui n’ayant aucune idée ni envie suicidaire sait qui ne possède rien d’autre que son bateau – celle-là ou celui-là, d’accord il peut parler.

    Ceci-dit, partir, en signant des chèques et en sortant sa gold card et avec de toute façon un matelas de sécurité en cas de problème, je n’y vois rien de négatif, j’aime faire le touriste et découvrir le monde.

    Mais de là à présenter la chose comme vivre une aventure digne du héros moderne – y’a une marge qui je trouve est trop souvent dépassée – et qui frise – involontairement j’en suis certain – l’indécence.

    Indécence à s’angoisser alors qu’à moins de chercher les ennuis, partout dans le monde tout est prévu pour le touriste (et je n’ai rien contre le touriste que j’ai été moi-même – simplement je ne me suis pas pris pour un héro, alors je n’avais fait que payer pour un hôtel, un bus, un train ou un avion).

    Indécence vis à vis des gens qui ne peuvent pas se payer de vacances à La Baule, et qui si ils y vont n’auront pas de toute façon le maillot et la serviette à la mode. Indécence de s’amuser à se faire peur avec une « aventure » qui n’en est pas une, et sera peut-être moins violente que pour celui qui prend ses premières vacances et voit la mer pour la première fois.

    Indécence, envers ceux qui meurent en tentant de traverser de l’Afrique à l’Europe, a trois cents sur un bateau qui ne peut contenir que 20 personnes.

    Alors, oui, le monde est merveilleux et c’est une joie de le découvrir et le partager. Et oui, c’est bien d’aller voir ailleurs, de recevoir toutes ces sensations qui nous apprennent tant, qui nous donnent des vraies leçons de vie.

    Mais de grâce – c’est aujourd’hui possible sans y risquer sa vie physique à chaque instant – et c’est possible surtout pour ceux qui peuvent se le permettre (ne pas être SDF au retour).

    Alors Bons vents et bons voyages – milles bonnes choses sur la route – avec ou sans traveller checks – mais si tous les blogs de « Mon Tour du monde » pouvaient éviter ces atermoiement du départ (j’y vais, j’y vais pas, pourquoi, pourquoi pas, et que vont penser mes proches… avant le retour triomphal du/de la héro qui a pris tant d’avions, de bus…) – et font passer de simples moyens financiers pour de la philosophie, et des conséquences pour du choix de vie – oui, parfois ça éviterais ces exagérations qui n’ont pas lieu d’être.

    Je sais qu’il est de bon ton – dans le monde des voyageurs où « tous le monde il est beau, tout il est gentil » (vous connaissez Jean Yanne ?) – de ne balancer que des ondes positives – car et que c’est donc très mal poli de parler d’argent. Promis, je ne le ferais plus.

    Mille pardons – si je ne peux pas me payer de vacances, et encore moins de grandes vacances – je n’ai en aucune façon l’envie de gâcher celles des autres.

    Juste une envie : que ces TourduMondistes arrêtent eux-mêmes d’expliquer combien ce qu’ils/elles peuvent se payer est si dur et difficile à vivre.

    Ph.

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    • Bonjour Philippe,

      au début, on a hésité : spam, troll haineux, erreur d’article, erreur de site … ? Puis en lisant ton commentaire jusqu’au bout, on s’est dits que non c’était une « vraie » réponse.

      Je pense pourtant qu’à aucun moment nous faisons l’éloge des « grands aventuriers » que nous sommes (ou pas !). Mais n’oublions pas que nous sommes tous l’aventurier de quelqu’un.

      Peut-être cet article a-t-il mal été compris dans son but initial : Amandine, en tant que psychologue, s’intéresse beaucoup à l’état d’esprit, aux doutes, aux changements d’attitude et de perceptions des choses. C’est avec cette vision-là qu’elle a écrit cet article, et non dans un besoin d’atermoiements. Notre choix à nous est fait, nous sommes ici pour partager des expériences vécues, un des buts principaux de ce blog, et je dirais même que c’est le but principal de tous les blogs toutes catégories confondues.

      Le fait d’avoir de l’argent aide grandement au voyage, mais n’est absolument pas le sujet présenté ici. Les critiques envers « nous les riches qui n’avons qu’à payer » VS « les africains à 300 sur un bateau de 20 passagers » n’ont pas lieu d’être. Nous pouvons sinon en dire de même de vous qui n’avez eu qu’à acheter votre ordinateur et louer une ligne internet pour poster ce message, vous qui, je l’espère, vivez sous un toit confortable bien au chaud et mangez à votre faim.

      Finalement nous n’avons qu’une envie : que ceux qui ont tout arrêtent de critiquer inutilement leurs semblables par plaisir ou par jalousie et sans raison (je ne peux vous inviter à (re)lire l’article).

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      • Belle réponse! J’aime votre état d’esprit, et je n’aurais pas répondu mieux (surtout pas aussi calmement…).

      • Merci Dorian ! Ce n’est pas toujours évident de répondre (avec diplomatie ^^) à tous les commentaires ; mais je pense que c’est la manière la plus mature et constructive de le faire 🙂 Et puis, j’aime l’idée que chacun puisse avoir son avis. Nous ne sommes pas obligés de partager tous le même point de vue, c’est ce qu’il y a de constructif dans les échanges … Après, il y a le tact et la manière de partager ses opinions !

      • Je dois bien avouer que je rejoins ce monsieur sur certains points. Il va trop loin sur certaines choses, comme les histoires de fric. C’est pas que les gros riches qui vont voyager. Moi je suis pas blindé aux as. Je sais gérer ma tune, voilà tout.
        J’investis dans des choses utiles, je ne consomme pas pour le plaisir d’acheter des trucs qui vont m’encombrer la vie. Et puis, il y a des choix à faire, moi je n’ai rien à mon nom en ce bas monde: pas de voiture, pas de maison, pas de crédit, pas d’appartement, j’ai littéralement une valise avec mes frigues dedans et ça me convient. Partant de là, c’est bien plus facile de se faire la malle (mauvais jeu de mot intentionnel :)).

        Maintenant, c’est vrai, on trouve de plus en plus de voyageurs qui se font passer pour des super-héros de la vie, tout ça parce qu’ils ont bougé leur derrière pour aller voyager (j’en ai au moins 3 dans mon entourage, c’est dire!). C’est une attitude qui me sort par les yeux. Tu fais rien d’exceptionnel à aller découvrir d’autres pays, t’as pas traversé l’océan à la rame pour y aller non plus! Aujourd’hui, le voyage n’est pas réservé à une élite, loin de là.

        Derrière, il faut dire qu’il y a beaucoup de gens qui encouragent ces comportements en s’émerveillant du moindre rien, d’une pauvre photo facebook d’une plage: ‘continue à nous faire rêver, t’es le meilleur’ – ‘continue à faire ce que nous on peut pas faire’, ou ce genre de débilité. Pfff, comme s’ils pouvaient pas se bouger le cul et que c’était réservé aux autres. Effectivement, avec des réactions comme ça, certains voyageurs montent un peu sur leurs grands escargots et se sentent supérieurs, c’est à moitié concevable.

        Pour en revenir à ton article, je trouve que tu vises juste en très grande partie; je me suis retrouvé là-dedans, tout comme les autres voyageurs que je connais. Donc pas d’inquiétude sur votre attitude et les attaques de ce monsieur…

  4. J’ai ri à haute voix! Et ça, ça n’arrive pas souvent quand je lis un article 😀 Je me reconnais parfaitement dans cette analyse, d’ailleurs je pense avoir dit à un près la même chose de manière beaucoup plus brute haha mais c’est tellement ça… L’euphorie, le doute, l’angoisse, et surtout l’incrédulité…tout y est! Il n’y a pas un Master en psycho du voyageur dans ta fac? Tu devrais soumettre l’idée yaurait de quoi faire :-p

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    • Contente de t’avoir fait rire Nena 😉
      Et contente aussi que mes réflexions sur le vécu d’avant voyage parle et correspondent à celui d’autres voyageurs 😉
      Psycho du voyage : je signe tout de suite 😉 Mais non, pas trouvé ça au programme, dommage ! :p
      J’espère qu’on aura l’occasion de se rencontrer pour parler voyage (et autres …) ensemble 😉

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  5. Hey Amandine, je viens tout juste de lire ton article et… wouah ! Que de ressemblances avec mon état actuel en effet ! Ça me rassure de voir que je suis loin d’être le seul à me mettre dans des états pareils 🙂

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    • Salut Benjamin,
      contente que tu te retrouves dans cet article, c’est sûr que c’est rassurant de voir qu’on est pas le seul à se sentir « détraqué » 😉
      Bon voyage ! ^^

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  6. Bonjour à vous, j’aime cet article sincère, et je vois que les commentaires blessants finissent toujours par arriver. Comme toi j’ecris des billets d’humeur pendant notre tour du monde en famille pour ne pas oublier au retour ce qu’aura été réellement cette aventure (unmondedegnous.tumblr.com sur lemondedisa) et comme toi je suis taxée d’indécence. Je ne suis pas une pauvre petite fille riche mais personne ne se paye le luxe de vérifier cette donnée. Le mieux, c’est d’exprimer ce qu’on ressent vraiment. Les gens qui viendront manger à ta table seront les bons. Bon voyage (je ne sais pas où vous en êtes) et profitez !

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    • Merci Isa pour ton message (et désolée de le traiter… 1 an après ! Tout arrive ! ^^).
      Là je t’écris depuis Flores, au Guatemala 🙂

      Indécent de partager ses idées, ses humeurs, ses rêves et ses voyages ? … Comme tu le dis, je ne suis pas non plus une « pauvre petite fille riche » (loin de là) ; j’ai toujours travaillé pour obtenir ce que je souhaitais. Nos projets de voyage, nous les réalisons par choix : c’est un choix que nous répétons tous les mois, dans notre vie nomade comme dans notre vie sédentaire (en épargnant beaucoup).
      Je t’encourage aussi à continuer à écrire ce que tu aimes, tes idées pleines de sincérité et tes passions (et j’aime beaucoup ton blog 🙂 ).

      Ton message me touche beaucoup, plein de sincère solidarité : merci Isa !
      Au plaisir de te lire…

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  7. Bonjour Amandine, François, et aussi Philippe …
    Je voulais juste dire que je suis bien d’accord avec Amandine sur les différentes phases du voyage C’est une aventure à tous les niveaux (Je suis en phase excitation !), l’argent aide mais ne fait pas le voyageur heureusement…
    Je comprends la réponse de Philippe,à mon avis il y a aussi beaucoup de voyageurs …ou de gens qui se considèrent comme tels… qui se prennent pour le sel de la terre parce qu’ils ont « bougé un peu « .
    BIEN d’avoir posté sa réponse ! Rien de pire que de museler les autres.

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  8. Merci pour ce festival d’émotions si vraies! Je pars avec mes deux ados un mois en Indonesie…. Histoire de renouer avec le bonheur 3 ans après le décès de leur père. D’euphorique après l’hyper-organisation, je suis à 2 doigts de tout annuler tellement je panique….mais qu’est-ce qui m’a pris de partir à 12.000 km de mes 4 murs? Savoir que je ne suis pas la seule me fait. Un bien fou, je suis morte de rire dans mon lit! Merci Amandine!

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    • Merci Caro pour ton message (et désolée d’y répondre si tard… il s’est perdu !).

      J’espère que votre voyage en Indonésie a été à la hauteur de vos attentes. Surmonter un décès familial n’est jamais facile (je parle aussi en connaissance de cause), tant au point de vue individuel que familial. Je trouve votre projet très beau et très fort.

      Au plaisir de vous lire pour en savoir plus sur vos aventures de voyage en famille 🙂

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  9. Je me reconnais complètement avant mon départ… ^^ Excellent article ! Merci Amandine. Une nuance cependant: je ne crois pas qu’un tour du monde soit le fast-food du voyage. Je voyage en tour du monde pendant un an et demi (un an et 2 mois aujourd’hui) et je ne cherche pas à tout faire très vite. Au contraire, je prends mon temps pour passer minimum un mois, un mois 1/2 dans chaque pays que je traverse et je consacre toujours une semaine dans chaque pays pour vivre de façon locale car ce ne sont pas les paysages et les monuments qui font un pays mais les gens qui y vivent. On ne voyage pas tous de la même façon, c’est vrai. Mais ce n’est pas parce que d’autres choisissent un autre mode de voyage qui leur correspond mieux qu’il faut le juger. « Fast food du voyage » est un peu péjoratif, non ? 😉 Bises à toi jolie plume !

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  10. On est du genre à être euphorique uniquement ! Et impatients aussi ! Quel plaisir de préparer ensemble nos voyages et si une difficulté se pose, on trouve toujours une solution alors pas de stress ! Juste du bonheur ! On a déjà hâte d’être dans nos grandes vacances !

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    • Ahah, ça sent bon l’enthousiasme et l’énergie positive tout cela ^^ Merci Patrick pour ton partage d’impressions « pré-voyage » en famille 🙂 Une hâte qu’on comprend bien !

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  11. Ah la la !!
    Je suis dans la phase « angoisse ». Je pars en vacances seule au Japon, je ne parle pas la langue, je ne connais rien de cette culture, je vais « voir là-bas si j’y suis » et… tellement peur que mon voyage se transforme en calvaire. C’est assez irrationnel, car oui, j’aurai des moments pénibles et d’autres très sympas. Mais je n’y peux rien, je psychote à fond !
    Je dois faire le choix : sac à dos vs valise, et c’est l’occasion de grandes questions existentielles. Et là, tout de suite, je me dis : « Eh, les cerisiers à Kyoto, ça va être top ! » en même temps que « NAN MAIS KESKITAPRI ????? » Des solutions pour les stressés de mon genre ? LOL
    Merci pour ce billet qui me rassure sur le fait que je ne suis pas la seule flippée de la terre à adorer les voyages tout en ne pouvant m’empêcher de stresser.

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    • Ahah, ton message fait plaisir à lire Caroline : tant d’énergie s’en dégage ! 😀
      Je comprends tout à fait les émotions qui peuvent te traverser, se combiner pour donner un cocktail détonnant et paradoxal ! Je suis une grande habituée 😉

      Si je peux te rassurer pour le Japon : cela fait une quinzaine de jours que nous y sommes… et c’est un vrai bonheur, un pur régal ! Nous y restons 3 semaines au total, et nous nous disons déjà que nous y retournerons pour 3 mois ! ^^
      Aucun souci pour y voyager, vraiment ! Les gens sont d’une gentillesse incroyable, volontaire pour aider en toutes circonstances, même s’ils ne parlent pas bien/pas du tout anglais hors des grandes villes (mais par exemple Tokyo, Kyoto, Hiroshima… aucun souci).

      Nous partagerons nos impressions et conseils pour voyager au Japon dans un prochain article. Mais, en attendant, tu peux déjà lire notre tout premier article sur le Japon : « Tokyo : premiers pas au Japon et émerveillement ».

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  12. On retrouve bien les émotions que l’on traverse en ce moment même (en pleine préparation d’un tour du monde)… Voyageant en couple, il faut avouer que parfois quand l’un est à fond dans le stress, l’autre n’y est pas du tout… Et finalement c’est le « stress » permanent à la maison. ^^
    Mais comme on dit: « c’est pour la bonne cause ! »

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    • Merci Cédric pour ton message et le partage sur les réseaux sociaux 🙂

      C’est toujours amusant de voir comment nos vécus avant un grand départ se ressemblent (ou non) !
      C’est vrai que voyager (et préparer un voyage) en couple à de nombreux avantages… même s’il est parfois difficile de maintenir un certain équilibre ou de ne pas sombrer dans le « stress permanent » comme tu le dis !

      Bon courage à vous avant le grand départ 😉

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  13. J’avoue que les étapes colle très bien à la réalité. Nous préparons notre voyage depuis presque un an et j’avoue avoir passé beaucoup de temps dans la case « insouciance » (« de toute façon on a les billets d’avions et les hôtels, tout est ok »). Mais à un mois du départ, les choses se corsent pour moi et je suis passé en mode « flippé pas du tout constructive », avec les fameuses questions qui commencent toutes par « et si… », et qui se terminent quasiment toutes par un cas de figure arrivé une fois, à une personne, il y à douze ans. Heureusement, avec mon conjoint, nos phases se croisent plutôt bien et il réussi à apaiser mes craintes avec son côté « cool man, no stress ».
    Et la famille… on a arrêté de les écouter sinon, on ne partirai jamais !

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    • Merci Eoïne 🙂

      traverser ces phases là tout seul, c’est un vrai ascenseur émotionnel, mieux : des montagnes russes ! Mais les vivre en couple, c’est à la fois une chance (avoir l’autre pour ramener les pieds sur terre, rallumer la flemme de la passion…) comme un challenge (deux super déréglés émotionnels, ça peut faire des étincelles !).

      Bon courage encore pour patienter d’ici votre grand départ 😉

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      • Bonjour,
        Je vois que je ne suis pas passée par toutes les phases encore! Ce que j’aimerais être insouciante! Avec mon copain, nous avons pris la décision de partir il y a 6 mois, pour notre premier voyage loin et longtemps: 6 mois en Asie du Sud-Est. Au début c’est effectivement l’euphorie, on se sent trop chaud, on regarde toute les infos sur la destination et quand on en parle aux proches c’est vrai qu’au début ils prennent ça pour une lubie qui passera dans quelques temps. Après ça a plutôt été calme, on attendais que ça passe plus ou moins, le temps d’avoir le budget nécessaire. Et puis là, bam! Il y a 3 jours on a commencé les vaccins et aujourd’hui on achète le billet d’avion! Et c’est là que je commence à avoir des doutes sur moi-même « vais-je y arriver? est-ce que je ne vais pas abandonner au dernier moment? ». On se dit, mince, ah oui là, dans un peu plus d’1 mois on y est, mais vraiment, c’est pas une blague. Je sais ce que je dois faire dans mes moments de doute, je vais sur votre blog et je lis tous les articles qui me rassurent (et y en a des tas) et qui me rappelle pourquoi nous avons pris cette décision. Alors merci! Et bon courage pour votre nouveau grand projet!

      • Merci Nathalie pour ton message !

        Passer par toutes les phases n’est pas une obligation 😉 Certains sont plus fous que d’autres avant un départ 😉 (ou ont une folie plus variée ?!)

        Quel beau projet ! L’avant départ pour un premier long voyage : c’est sans doute l’expérience la plus déstabilisante ! Complètement dans inconnu !

        Ton message me fait très plaisir et me touche beaucoup 🙂 Ravie de savoir que mes articles d’inspiration, de réflexion et orientation psy et développement personnel parlent à d’autres voyageurs et leur sont utiles 🙂 C’est le plus beau retour qu’on puisse me faire ! ^_^

        Bon courage à vous pour l’attente et, déjà, bon voyage à vous deux !!!

  14. J’ai peur de voyager…
    Peur d’etre trop faible ou étourdit et de finir sdf ou mort…

    J’ai commencé à preparer mon voyage a 24 ans… J’en ai bientot 27 ^^ J’ai l’argent, il ne me manque que le courage…

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    • Bonjour Anthony, merci pour ton message et ton partage d’émotions. On ressent la détresse, l’angoisse et en même temps une certaine frustration à ne pas être déjà parti, comme perpétuellement sur le départ sans jamais avoir encore franchi le pas.

      J’ai envie de te dire que tu n’es absolument pas le seul à avoir déjà ressenti ça. Dans une certaine mesure beaucoup (presque tous ?) les voyageurs ont une appréhension au moment du départ ou un peu avant – le doute, l’angoisse, face au changement, à l’inconnu, à l’insécurité potentielle liée au voyage ou à une situation potentiellement précaire/inconnue au retour.

      Je t’invite à lire l’article « Premier voyage : peur de se lancer » que j’ai écrit suite à un mail de détresse reçu d’un lecteur ; et peut-être aussi « La thérapie par le voyage » et « Quittez la zone de confort » ainsi que « Même pas peur ? ».
      Et personnellement, mon premier grand voyage, j’ai mis 6 ans avant de le réaliser (pour différentes raisons que j’explique ici) : le temps avant un voyage n’importe finalement pas vraiment ^^ L’important c’est de réaliser ce qui nous rend heureux.

      Et sache, pour information, qu’à côté du blog, j’ai également une activité de coach. Psychologue et coach de vie de formation, je propose à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans des moments de transitions, en lien ou non avec le voyage (par exemple des « futurs voyageurs » qui manquent d’expérience et souhaitent être guidés, conseillés et rassurés pour sauter le pas). Comme un guide de montagne, je marche à leur côté pour les aider à clarifier leur but et le chemin pour y parvenir ; mais je ne marche pas à leur place : je les aide à explorer leur potentiel et à surmonter eux-mêmes leurs difficultés. Si jamais cela t’intéresse, n’hésite pas à revenir vers moi pour avoir plus d’informations.

      Je te souhaite de trouver le courage serein de sauter le pas et de vivre de magnifiques expériences en voyage sur les routes du monde.

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    • Anthony, pas de souci ! Pourquoi ne voyagerais-tu pas accompagné dans un premier temps ? Il n’y a aucune honte à cela, que ce soit voyage organisé par un tour opérateur ou bien avec des amis. J’ai mis des années à me lancer en solo, d’abord dans des petits voyages et puis l’année dernière au Japon. Et j’y retourne cette année. Personnellement, les petits voyages m’ont permis de me « trouver », de me connaître en tant que voyageuse : ce que je sais faire, peux faire, n’apprécie pas trop ou bien ce qui va gâcher mon voyage. Une fois ces choses sues, je sais que par exemple, faire ce détour recommandé par tel guide voyage va me plaire mais que tel autre détour risque de m’emmener dans une galère car ça ne me correspond pas.
      Tu es loin d’être seul, en tout cas et je te souhaite un voyage magnifique, quand, où, avec qui, comment tu le souhaiteras. Fais-toi confiance. ?

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      • Merci Caroline pour ton super message et ton partage d’expérience ! (y) 🙂
        Très chouettes conseils ^^

  15. Bonjour! Et merci pour cette vidéo qui a éloignée 5mins mon stress de vieille de départ. Oui pour moi c’est demain matin, l’Inde, je ne réalise pas bien et j’ai peurrrrrr tout en étant en ébullition… sans parler du goodbye à mon copain que j’appréhende, zut il me manque déjà!
    Bref 8 semaines au loin c’est vite passé, c’est court mais assez long pour changer la vie 🙂
    Bon voyage à tous

    Répondre
    • Bonjour Marie et merci pour ton message et partage de vécu la veille de ton départ !
      Waw, l’Inde, un grand voyage bien dépaysant en perspective !
      Je te souhaite un voyage riche en découvertes et belles rencontres, au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires sur le blog 🙂

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  16. Bonjour Amandine
    Je me reconnais beaucoup dans les différents témoignages. J’ai voyagé jusque là, en couple, plusieurs fois au Brésil, et en 2016 j’étais 1 mois au Costa Rica, j’ai le virus en moi, je le sais, je le sens, et chaque jour je pense à « tous ces ailleurs » où je ne suis pas, à tous ces gens que j’ai croisés, et là mon cœur se serre à l’idée de ne pas ou plus les revoir… Une partie de moi est restée là-bas et j’ai m’impression d’être incomplète depuis.
    L’année 2016, a été aussi malheureusement l’année de la rupture, l’homme qui m’a appris « les voyages » ne sera plus là.
    Mais maintenant je rêve toujours de partir, c’est plus fort que moi. L’angoisse de partir seule est nouvelle, et je veux avoir le courage d’y aller quand même, et de ne compter que sur moi même…
    Je vais consacrer beaucoup de temps, à lire et à relire, toutes les parties de ce blog, car j’en aurai besoin pour y puiser tout le courage, et l’élan, et les idées
    Pour foncer.
    Merci d’être là, comme un guide au milieu de tous ces doutes…
    Janvier 2018, je voudrais partir au Nicaragua (mais je ne sais pas si c’est un bon choix).
    Bon voyage à tous !

    Répondre
    • Tu as été piquée par le virus, Nathalie ! « L’homme » dont tu parles ne t’a pas appris le voyage, il t’a donné l’occasion de déclencher ce qui était déjà en toi. Tu as sillonné des routes avec lui, tu en sillonneras sans lui, seule ou pas. Dis-toi bien qu’une seule personne sera toujours là pour toi, dans le pire comme le meilleur, dans les galères comme dans les joies les plus profondes, une seule personne ne t’abandonnera jamais, quoi qu’il advienne, quelle que soit la situation, que tu le veuilles ou non, et cette personne, c’est toi-même. Chaque matin, prends-toi par la main, regarde tous ces ailleurs et ces possibles qui se présentent à toi, et choisis ta destination. Ou ne choisis rien, et sois juste là par et pour toi-même. Nous sommes trop nombreux à nous oublier et à nous concentrer sur ce que nous pouvons faire avec l’autre. Oui, c’est un bonheur immense de partager. Alors commençons à partager avec nous-mêmes, et nous pourrons parler avec des étoiles dans les yeux de tous ces ailleurs qui auront inondé notre vie… et dont nous pourrons inonder la vie d’autres personnes.
      C’est normal, l’angoisse du voyage en solo. Et tu vas la surmonter, j’en suis certaine ! 🙂

      Bons voyages à toi !

      Répondre
      • Bonjour Caroline, quelle belle réponse ! Merci !

        Merci pour Nathalie, merci pour les autres lecteurs… et merci pour moi ! Ça me fait tellement plaisir de voir ces échanges positifs entre lecteurs dans les commentaires, plein de respect, d’ouverture d’esprit, d’entre-aide, de confiance en soi, aux autres et en le monde : une superbe attitude de voyageurs !

        Nous sommes notre première ressource, notre premier ami, notre première âme à aimer, encourager, épanouir… Ne pas oublier de s’aimer, de prendre confiance en soi… la base de tout ! Comment aimer les autres si l’on ne s’aime pas soi-même ? Comment être bien avec le monde quand on n’est pas bien avec soi-même ? Une belle piqure de rappel. Savoir que l’on peut compter sur nous, c’est aussi pouvoir ensuite voire d’autres personnes compter sur nous, nous sentir plus fort, plus grand, plus digne d’amour, plus capable de découvrir le monde de nos propres ailes.

        Merci encore et au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires 🙂

    • Bonjour Nathalie, merci pour ton commentaire et ton partage de vécu.

      Ce virus du voyage que tu as maintenant en toi, je te souhaite beaucoup de bonheur avec lui, qu’il t’emmène sur les routes du monde ! J’aime beaucoup la réponse de Caroline : ce virus, peut-être était-il déjà en toi, attendant le déclic pour s’épanouir !

      L’angoisse de partir, tu n’es absolument pas la seule à la vivre ! Si tu savais le nombre de messages « bouteille à la mer » que je reçois. D’ailleurs je prépare pour d’ici quelques semaines un article sur l’angoisse du départ (si tu ne veux pas le manquer, n’hésite pas à t’inscrire à la Newsletter et/ou à Facebook).

      Cela me touche beaucoup de lire que mon blog est utile pour d’autres voyageurs, particulièrement les articles de réflexion et d’approche plus psychologique. Comme tu l’as peut-être vu, je suis psychologue et coach de vie, je propose à ceux qui le souhaitent de les accompagner (à distance ^^) pour un bout de route, pour traverser une phase délicate ou atteindre un objectif. N’hésite pas à me contacter via le formulaire de contact du blog si cela t’intéresse.

      Génial en tout cas de voir que tu as envie de voyager et découvrir le monde ! Le Nicaragua, je n’y suis encore jamais allée (ce n’est pas l’envie qui manque, cela a l’air très beau, très nature et coloré, comme l’Amérique latine en général !) ; mais si je peux déjà te dire quelque chose : il n’y a pas de « bon choix »… et donc pas de « mauvais » non plus ! De quoi diminuer un peu la pression 😉 Aucun choix n’est bon ou mauvais par défaut, le monde est vaste et il faut bien commencer quelque part si on veut l’explorer : choisir n’est pas forcément renoncer, c’est surtout ordonner, un pays après l’autre, sa grande exploration !

      Je te souhaite de très beaux voyages à venir, au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires 🙂

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  17. C’est incroyable on se reconnaît totalement dans cet article! On a l’impression que tu as lu dans nos pensées, c’est fou! Nous voyageons en couple, certainement atteints du virus depuis toujours mais totalement contaminés depuis qu’on est à 2 ? Les phases « excitation » « incrédulité » « angoisse » (+ pour ma part celle là ?) « détachement » et « étrangeté » (+ au retour celle ci) me suivent à chaque fois et font partie intégrante du voyage! En tout cas ça fait bien plaisir de te lire, et de vous lire tous, de voir que malgré toutes ces différentes façons de voyager (car il n’y en a ni bonnes ni mauvaises, juste celles qui nous convient) on se ressemble finalement tous beaucoup. À moins d’1 an du voyage tant attendu de notre vie en Antarctique, nous sommes toujours en phase euphorique et incrédule…Jusqu’à l’angoisse! ? Bons voyages à tous!

    Répondre
    • Merci Sandrine pour ton message et partages d’émotions ! Oui, quelque soit notre style de voyage, on partage finalement beaucoup de choses du côté du vécu ! 🙂
      Si ce genre de sujets te plait, les vidéos sur le pre & post-départum t’amuseront peut-être 😉 et la rubrique « Psychologie » du blog (à retrouver via le menu supérieur « Inspirations ») de manière plus générale. ^_^

      Et tu pars en Antarctique !!! Waaaaaa !!! C’est un de nos rêves (et rêve absolu pour François) ! On se dit un jour… Vous allez faire une croisière ?

      Répondre
      • Merci pour tes liens je vais aller regarder tout ça de plus près avec plaisir! ? Ouii avec Hurtigruten avec qui on est déjà partis au Spitzberg l’année dernière! Ils sont réellement passionnés et soucieux de la nature. Comme vous, on se disait « un jour » mais l’envie se faisait plus pressante et notre dernier séjour avec eux dans l’Arctique a été décisif… Nous ne sommes pas privilégiés non plus, nous sommes un couple de (encore?) jeunes mais nous bossons beaucoup pour pouvoir nous payer tous ces voyages qui nous font rêver ?? Encore merci pour tes articles, je cours lire tes liens de ce pas ?

      • C’est juste génial !

        Oui, souvent on s’imagine que ceux qui voyagent beaucoup et/ou dans des destinations lointaines et réputées chères ont gagné au loto ou sont super chanceux d’une manière ou d’une autre… alors que ce sont finalement des choix de vie !
        De notre côté, même si on rêve d’y aller, nous n’avons pas encore sauté le pas de mettre une si grosse partie de notre budget voyage sur une seule expédition (surtout que nous préparons notre voyage de 3 ans à travers les Amériques, et donc tentons d’être raisonnables d’ici là ^^) ; mais c’est un choix ! Nous aussi, nous bossons beaucoup et vivons sur moins d’un salaire pour nous permettre de faire grossir notre cagnotte voyage et réaliser nos projets 🙂

        Bravo à vous, merci pour ton gentil message et, surtout, je vous souhaite un super magnifique voyage !!! 😀

  18. Bonjour Amandine,
    Je me reconnais actuellement dans cet article. Je l’avais déjà lu il y a 2 ans lorsque j’étais encore au début de la préparation de mon voyage. C’est interpellant de voir à quel point, maintenant que je suis à 1 mois du départ, il me parle beaucoup plus.
    Ca fait du bien à lire, ça me donne le sentiment d’être « normale ». En tout cas, de ressentir normalement toutes ces émotions avant le départ.
    Merci beaucoup 🙂 Quelle belle plume !

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  19. Bonjour Natacha, merci pour ton commentaire et les compliments; ravie de lire que d’autres voyageurs se retrouvent dans cet arc-en-ciel émotionnel !

    Ton message m’a fait rire, de m’imaginer que tu l’as lu il y a 2 ans et que tu le relis avant ton départ ! 😀 Oui, courage, tu n’es pas la seule à traverser ces montagnes russes émotionnelles ! 😉
    Et beau voyage à toi !

    PS: à mon avis, la vidéo du pré-départum devrait te faire rire et l’article sur les « vrais essentiels » à prendre en voyage devrait te parler ^^

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  20. Bonjour Amandine,

    Merci pour cet article amusant et rassurant!! Je ne suis donc pas folle 🙂
    Pour ma part, je suis à 1mois et demi de mon premier grand voyage (de mon premier vrai voyage tout court…!): je m’envole en Australie pour un an! Avec mon meilleur ami, et nous avons comme projet de parcourir ensuite l’Asie et peut-être la Nouvelle-Zélande.
    Et je peux t’assurer être passée par toutes les phases, de l’euphorie la plus totale, la rasta, l’incrédule… Mais voilà maintenant que mon naturel anxieux reviens au galop! Je viens de quitter mon boulot/ma ville/mon appartement, et je suis rentrée me « ressourcer » chez mes parents, loin du tumulte de la ville, du boulot, de mes amis… Bonjour l’introspection, les questions philosophiques, et les angoisses qui vont avec! Au moins maintenant je comprends le concept de « crise d’angoisse » ahah.
    Tout quitter c’est se lâcher dans le vide, rien de plus normal d’avoir peur, et pour ma part les témoignages et blogs comme le tiens me font beaucoup de bien, et m’aident à retrouver une certaine paix intérieure. Quand la peur prends trop de place au point de tout remettre en question, ça fait plaisir de savoir qu’on est pas seule sur terre! Et puis voyager, ça se mérite, et ça se médite aussi… 😀
    Un grand merci, donc!

    Répondre
    • Bonjour Gwen, ton message m’a fait rire ! ça me fait plaisir de voir des voyageurs rassurés sur leur « degré de folie » avant le départ 😉

      Génial ton voyage en Australie ! J’imagine l’excitation et les émotions intenses qui doivent t’habiter en ce moment !

      Si l’angoisse revient, je t’invite à lire l’article « J’angoisse avant le départ (réponse à une lectrice) » et si tu sens qu’un peu d’aide te ferait du bien, sache que je suis coach de vie et psychologue, et que je propose aux voyageurs pour les accompagner dans leur cheminement personnel, traverser une étape de transition, se lancer dans un grand projet de voyage et dépasser certaines peurs… N’hésite pas à me contacter si cela te parle.

      Bon courage en tout cas pour la dernière ligne droite (ou courbe 😉 ) avant le départ et bon voyage !

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