Un sac sur le dos
Amandine

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que nous sommes devenus véganes. Un choix de vie qui se joue tant dans notre quotidien sédentaire qu’en voyage. Voici un article pour répondre aux questions que nous recevons le plus souvent : pourquoi et comment sommes-nous devenu·e·s véganes ? Comment vivons-nous ce choix du véganisme dans notre quotidien ? Et, surtout, comment voyager végane ?

10 voyages plus tard

De juillet 2017, quand nous sommes devenu·e·s véganes, à juillet 2018, nous avons voyagé aussi bien en Europe qu’à l’autre bout du monde : au Japon (deux fois !), au Chili (Santiago et Patagonie), en Antarctique, en Polynésie, en Espagne, en France, en Irlande, en Allemagne et en Suède. Et cela sans compter les transits dans les aéroports : USA (Los Angeles et Miami), Royaume-Uni (Londres), Espagne (Madrid) et Suisse (Zurich). 

Des voyages très différents tant par la culture, la météo, le moyen de transport… Bref, un beau panel d’expériences. Exactement ce que nous attendions avant d’écrire cet article !

Sur le blog depuis un an

Durant cette année, nous n’avons pas parlé explicitement de véganisme sur le blog, juste quelques mentions sur les réseaux sociaux et dans l’un ou l’autre article. Et si nous avions envie d’attendre d’être plus expérimenté·e·s avant de vous faire notre retour, nous avons néanmoins très rapidement décidé d’afficher ce choix dans la charte éthique du blog.

Comme dit dans l’article du cinquième anniversaire du blog sorti il y a un mois, depuis juillet 2017 tout nouveau contenu publié est végane. Et plutôt que de supprimer ou de remanier les articles antérieurs qui ne correspondent pas à ce critère (120 au total, soit moins de 30 %), nous avons préféré ajouter un message en début d’article, pour prévenir de la présence d’un contenu non végane.

Véganisme : quoi et pourquoi ?

Sans doute ce mot sonne familier pour beaucoup d’entre vous, sans pouvoir exactement différencier tous ces termes « végé ». Le but de cet article n’est pas de vous faire un cours sur le véganisme avec définitions et arguments à l’appui ni de chercher à vous convertir.

Je vais donc essayer d’être la plus concise possible pour passer au point qui m’intéresse réellement : notre retour d’expérience en tant que voyageurs véganes.

Quoi : végétarien, végétalien ou végane ?

Quelle différence entre être végétarien, végétalien et végane ? 

Le véganisme est une philosophie et une façon de vivre qui cherche à exclure, autant qu’il est possible en pratique, toutes les formes d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller ou pour tout autre but ; et par extension, le véganisme soutient et encourage le développement et la mise en œuvre d’alternatives sans utilisation d’animaux, pour le plus grand bien des êtres humains, des animaux et de l’environnement. (Donald Watson)

Belle rencontre en Antarctique

Pourquoi être végane ?

Un sujet sur lequel on pourrait écrire pendant des heures ! Mais en résumé, être végane est un choix qui est soutenu par trois grands piliers : le souci du bienêtre des animaux, de l’écologie et de sa santé.

Ces trois piliers sont comme autant de portes d’entrée pour sensibiliser les non-véganes et leur ouvrir les yeux sur « ces vérités qui dérangent ». Participer à l’exploitation animale, à travers notre consommation, a des répercussions sur :

  1. la santé : la consommation de viande et P.O.A. augmentent le risque pour de nombreuses maladies, dont cardiovasculaires, diabète, cancers…
  2. l’environnement : l’élevage dégage plus de CO2 que tous les transports réunis, et est responsable de 80 % de la déforestation amazonienne
  3. les animaux : ils sont des êtres sentients et ressentent donc la souffrance lors de leur vie en captivité et de leur mise à mort

Voilà donc, en très résumé, pourquoi adopter un mode de vie végane : pour ne plus participer à tout cela !

Le but de ce blog n’est pas de parler et/ou d’argumenter sur le véganisme, mais bien de parler voyage. C’est pourquoi nous ne développerons pas plus ces 3 piliers et que nous vous invitons à découvrir les sources citées plus bas dans l’article si vous ne les connaissez pas encore.

Notre parcours

Personnellement, cela faisait longtemps que j’étais curieuse concernant le végétarisme et végétalisme, testant de temps à autre de nouvelles recettes et restaurants (d’ailleurs notre premier restaurant végane était au Mexique lors de notre dernière année sabbatique !).

Restaurare Vegan Cuisine, Tulum
Tacos véganes

Mais, même si nous avions cette curiosité, nous n’avons pas directement fait le pas de devenir véganes et n’avons pas toujours eu une approche éthique dans notre façon de voyager. D’ailleurs, nos échanges sur le blog avec nos lecteur·trice·s ont fait partie intégrante de notre cheminement. Je me souviens encore d’un commentaire reçu suite à un article sur les vêtements techniques où je vantais les avantages de la laine mérinos. Une lectrice attirait mon attention sur le manque d’éthique derrière cette matière, et j’avoue que jusque là, je ne m’étais jamais posé la question. Un autre commentaire sur un article concernant l’ile de Pâques pointait du doigt notre consommation de poisson, et plus particulièrement de thon. À l’époque, je considérais que cela faisait partie de l’endroit où je me trouvais et des découvertes à faire. Que m’en passer serait passer à côté d’une partie de l’expérience du voyage !

Tout ça pour vous dire que, parfois, certains messages arrivent quand nous ne sommes pas encore prêt·e·s à les entendre, les comprendre ou les digérer. Mais qu’ils évoluent en nous. Merci donc à tous nos lecteur·trice·s qui nous laissent des messages, cela nous fait réfléchir et nous permet de continuer à avancer dans notre cheminement !

Le virage végane

J’ai été végétarienne pendant des mois avant de devenir végane. Et encore, je n’osais pas trop m’afficher socialement en tant que végétarienne afin de ne pas déranger, par exemple lorsque j’étais invitée à manger en famille ou chez des amis.

Mais l’an passé, il y a eu un déclic simultané pour François et moi, après avoir regardé le documentaire « What the Health ». Nous avons changé notre alimentation pour devenir végétalien·ne·s dès le lendemain matin. Pour l’anecdote, François disait à qui voulait l’entendre que c’était pour lui et sa santé, et qu’il s’en fichait des animaux ! Puis peu à peu, en l’espace de quelques mois, en se renseignant davantage sur le véganisme, nous sommes devenu·e·s véganes.

Aujourd’hui, nous nous sentons heureux de ce choix, mieux dans nos corps et plus connecté·e·s tant à nos valeurs qu’au monde qui nous entoure.

Premier voyage végane : au Japon !

Le véganisme exprime tout simplement une nécessité de cohérence entre nos choix de consommation, le respect des animaux… et nos valeurs fondamentales. Elles sont pour moi fondamentales, car, depuis toute petite, je me posais des questions sur la consommation de produits d’origine animale, me sentant coupable dès qu’un animal apparaissait dans mon assiette. On m’a fait comprendre que j’étais trop sensible, que c’était normal d’aimer certains animaux et d’en manger d’autres (bonjour la dissonance cognitive) et que je devais grandir, sous-entendu m’endurcir et quitter le monde des bisounours. Pourtant… 

De son enfance, il y a deux choses à ne jamais perdre : ses rêves et ses indignations.

J’aimerais revenir en arrière et dire à la petite fille que j’étais que c’est bien d’avoir des émotions, qu’elles sont le reflet de nos besoins et de nos valeurs. Que c’est normal de s’écouter et que c’est même le meilleur chemin pour continuer à grandir et devenir la personne que l’on souhaite être.

Enfant, rêvant déjà de découvrir le monde

Végane… et plus encore ?

À nos yeux, le véganisme n’est que la première étape d’un cheminement vers une vie plus harmonieuse et saine dans notre rapport au monde. Être végane rejoint ainsi certaines de nos valeurs, comme la justice, l’équité, l’écologie, la bienveillance… On parle de convergence des luttes quand plusieurs combats sociaux se rejoignent, comme véganisme, antispécisme, antiracisme, le féminisme, l’écologique… 

C’est ouvrir une porte pour réfléchir sur l’impact de sa consommation de façon générale. Ainsi, plusieurs pistes sont possibles pour aller plus loin : éviter de surconsommer, rejoindre le mouvement zéro-déchet, consommer local/éthique/équitable/bio, éviter certains produits nocifs pour la santé et la planète comme les perturbateurs endocriniens…

Devenir végane, c’est décider d’agir en cohérence avec ses valeurs, entre autres de s’indigner contre toute forme d’exploitation et de cruauté : envers les animaux non humains, mais aussi humains. Par exemple en remettant en question la production de certains produits issus de pays où les droits fondamentaux des travailleur·euse·s ne sont pas respectés, comme c’est le cas pour une grande partie de l’industrie textile (je vous conseille à ce sujet le très bon documentaire « The True Cost »).

Plus d’informations

C’est un sujet véritablement passionnant, qui possède tellement de facettes et d’implications. Comme je disais en introduction, cet article n’a pas pour but d’être exhaustif (mission impossible !). Voici donc, pour ceux qui le souhaitent, quelques recommandations pour poursuivre la réflexion. 

Note : Pour ceux qui auraient peur de tomber sur des images trop dures, pas d’inquiétude : je pense qu’il n’est pas indispensable de voir des images d’abattoir pour comprendre à quel point la souffrance animale est réelle et surtout immense à l’échelle de notre planète. Personnellement, je ne suis pas capable de voir ces images sans pleurer toutes les larmes de mon corps. Par exemple le documentaire « Terriens » (« Earthlings ») est une référence dans le domaine, mais je n’ai jamais été capable d’aller jusqu’au bout. Vous ne verrez donc pas ce genre d’images via les références que je vous propose.

Plus d'informations sur le véganisme

Documentaires 

  • Cowspiracy
  • What the Health
  • La santé dans l’assiette (Forks over Knives)
  • Live and Let Live
  • Empathie (Empatía)
  • Food Choices

Beaucoup de ces documentaires étaient disponibles sur Netflix quand nous les avons regardés. Certains le sont encore et les autres peuvent être facilement trouvés via d’autres plateformes.

YouTubeur·euse·s

De nombreux YouTubeur·euse·s produisent du très bon contenu sur le sujet, que ce soit des vidéos pour répondre aux questions les plus fréquentes, pour briser le cercle de désinformation encouragé par les lobbys et des médias traditionnels, pour donner des idées de recettes, pour aller plus loin dans la réflexion et l’engagement… 

En voici quelques-un·e·s dont nous aimons regarder le travail : 

  • Jihem Doe : notamment Les dangers du véganisme, Pourquoi Parce qu’eux #1 avec une définition du véganisme pour démarrer sur de bonnes bases. Pour mieux comprendre les mécanismes de manipulation des médias et des lobbys contre le véganisme, la vidéo Véganement 8 est un bijou à découvrir sans hésiter. La chaine a plusieurs séries de vidéos, chacune avec un ton et un style différents.
  • MagiCJacK : le contenu créé par Maxime Ginolin ne ressemble à aucun autre ! Piquant, satirique, avec des touches à la Jim Carrey façon Tim Burton, son univers est sombre et décapant à la fois. Il crée des vidéos d’une qualité vraiment impressionnante et avec des formats très différents : n’hésitez pas à aller piocher par vous-mêmes. Certaines de ses vidéos sont dures à regarder, ne fût-ce que pendant quelques secondes. Mais d’autres sont plus accessibles pour un public encore peu informé concernant le véganisme, comme Cruello – J’adore j’adore ! ou Ronald McDollars chez son psychanalyste. Il y a 4 ans, il s’est fait connaitre pour sa vidéo Le Jugement.
  • L’Effet Chimpanzée : j’ai découvert la chaine de Galaad Lebreton avec sa vidéo La vérité sur le lait. De façon très didactique et posée, il aborde des sujets liés au véganisme (idées reçues sur les carences par exemple) et parle également beaucoup de convergence des luttes.
  • Antastesia : une YouTubeuse qui parle de beaucoup de sujets, principalement de féminisme et de véganisme. Pour ceux qui ne sont pas véganes, certains de ses propos peuvent paraitre « extrêmes » (que je hais ce mot !). Pour commencer, je vous conseille de voir ses anciennes vidéos où elle aborde la base du véganisme, notamment Conseils pour une transition au véganismePourquoi vegan et pas végétarien et Propagande vegan qui répond aux idées reçues véhiculées par les médias et lobbys.

À côté de ces YouTubeur·euse·s parlant essentiellement de véganisme, il y a aussi de très bonnes vidéos réalisées par des YouTubeur·euse·s qui touchent à d’autres sujets. Je pense notamment à :

Et puis, bien sûr, il y a énormément de vidéos également dans d’autres langues que le français ! Je pense notamment à Ellen Fisher et Pick Up Limes. Cette dernière étant spécialiste en nutrition, elle propose des vidéos pour les débutants véganes et beaucoup de belles recettes.

Sites web

De nombreux sites existent pour sensibiliser au véganisme et à l’antispécisme, ainsi que pour accompagner la transition d’une alimentation carnée à une alimentation végétalienne et un style de vie végane. Dans les références incontournables, je pense notamment à l’association L214 et Vegan Pratique.

Il existe encore beaucoup d’autres sources intéressantes ! Ce n’est qu’un échantillon pour vous encourager à aller plus loin que cet article. Si jamais vous en connaissez d’autres qui seraient intéressantes à ajouter ici, n’hésitez pas à me les partager dans les commentaires.

Un an de véganisme : bilan ?

Lorsque nous avons décidé d’opérer ce choix de vie, nous n’avions pas de doute sur les bienfondés de ce choix et le fait que nous allions réussir notre transition. Une fois que nous sommes convaincu·e·s, François et moi, nous sommes plutôt du genre fonceur ! Nous nous étions renseigné·e·s, savions que c’était le mieux à faire tant pour la planète et les animaux… que pour notre santé. 

Mais nous avons rapidement vu certains de nos proches s’inquiéter de la difficulté à tenir cette démarche sur la durée. Beaucoup de personnes s’imaginent qu’il est impossible d’être végane et en bonne santé, les carences semblant être inévitables. Je ne vais pas aller dans le détail, mais sachez que c’est une idée reçue et que tout régime alimentaire (même celui considéré comme « normal ») demande un minimum d’informations pour être équilibré et qu’être végane ne demande donc pas plus d’effort.

Non, nous n’avons pas de carence en protéine, calcium, fer ou autre. La seule baisse visible dans nos prises de sang de contrôle étant… le cholestérol !
Non, nous ne nous sentons pas limité·e·s à ne pas manger de viande. Nous avons redécouvert la joie de cuisiner de nouvelles saveurs.
Et oui, il est possible de tenir ce mode de vie sur la longueur, même quand on est un grand sportif (comme le montre le documentaire « The Game Changers » de James Cameron).

Si je devais résumer mes impressions de cette première année végane en 3 points, je dirais que le véganisme :

  1. C’est facile, contrairement aux idées reçues… et nous nous régalons !
  2. Nous nous sentons mieux dans nos corps et avec tellement plus d’énergie.
  3. Nous nous sentons mieux dans nos têtes : vivre en accord avec ses valeurs est un luxe que tout le monde devrait s’offrir.

Et le véganisme en voyage n’est pas de la science-fiction ni une restriction empêchant de profiter de son voyage… Comme je vous expliquerai dans la suite de cet article. D’ailleurs, si vous avez des questions ou remarques sur ce sujet, je vous invite à les poster dans les commentaires ci-dessous : j’y répondrai dans la seconde partie. 

Voyager végane, en accord avec ses valeurs
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Commentaires

  1. Hâte de lire les aspects pratiques en voyage aussi!
    J’ai arrêté de manger de la viande depuis mon tour du monde, j’en mangeais déjà très peu avant pour l’éthique et la planète. Je consomme encore du poisson, des œufs mais pas du lait animal (que je ne digère pas très bien de toute façon). Mais je trouve cela difficile en voyage justement. Je repère les restos vegan (qd il y en a) mais dois convaincre mon compagnon carnassier d’y entrer 🙂 ensuite, dans les petits villages ou pour la street food c’est difficile parfois de savoir s’il y a du lait, des œufs dans les préparations… surtout si on ne parle pas la langue ! Ça me rappelle mon séjour en Chine où il m’était difficile de savoir ce qu’il y avait dans les plats. Heureusement, j’avais le mot végétarien écrit en chinois sur un papier et ça passait. Mais parfois, je me suis retrouvée avec un morceau de viande non identifié, perdu dans mon assiette !

    • Merci Marie pour ton message, ravie que l’article te plaise et j’espere que la seconde partie te plaira également.
      C’est sûr que nous avons un énorme avantage : être tous les deux véganes ! Les quelques mois où j’etais végétarienne, lui n’etait absolument pas convaincu et pensait même que c’etait une mauvaise idée pour ma santé. Quand il a complètement changé d’idee suite au reportage qu’on a vu ensemble, ça a été un vrai poids en moins sur mon dos ! Quel plaisir de partager ce changement et ces valeurs ensemble. On se motive, on en discute, on se fait évoluer et on évolue ensemble… Bref, je sais qu’on a beaucoup de chance ! ❤️

      C’est vrai qu’en voyage dans un pays dont on ne parle pas la langue (et où on ne sait pas la lire en plus), cela complique les choses ; je partage des conseils à ce sujet dans le second article. Effectivement, être prévoyant et avoir le minimum de vocabulaire accessible (sur son téléphone, un papier, un livre…) est vraiment utile !

      Curieuse d’avoir ton avis sur la seconde partie : si tu sa es remarques, questions et d’autres conseils à partager après sa lecture, surtout n’héiste pas ! 🙂

      • Je m’en vais le lire de ce pas! 🙂

        Et quelle chance en effet de partager ça à deux, ça facilite vachement les choses !

  2. Bravo à vous ! J’aimerais bien en savoir plus car cela m’intéresse et franchement je trouve que cela à l’air difficile (j’ai essayé une fois d’acheter des chaussures sans cuir imperméable… échec total !). De plus en voyage (et notamment en France même si ca arrive petit à petit depuis quelques années – à l’étranger souvent c’est plus facile), j’ai du mal à trouver des propositions végétariennes satisfaisante au resto. Le plus souvent on propose une salade mais ce n’est pas assez nourrissant pour moi. J’ai aussi du mal à la campagne en France à trouver des alternatives végétariennes pour les pique-nique. Parfois je trouve du houmous mais pas souvent.
    Du coup, en voyage, ça m’arrive souvent de manger du poisson, voir de la viande en dernier recours, alors que chez moi j’ai complétement arrêté d’en consommer. Par contre je ne sais pas si je saurais devenir réellement végane car je suis vraiment addict au fromage (même si j’essaie de me limiter, car ce n’est très pas bon pour la santé), mais en tout cas cela me semble important d’essayer de réduire au maximum la consommation de produits animaux !

    • Merci Mathilde ! Ravie que cet article t’interesse, n’hesite pas à aller piocher dans les liens suggérés pour creuser le sujet 🙂

      Dans le second article, je parlerai davantage du côté pratique en voyage, mais les conseils que je partagerai sont souvent aussi applicables au veganisme « à la maison ; j’espere que cela t’aidera.

      Comme toi, on a pu observer que c’etait plus facile de trouver une offre variée en ville ; dans les villages c’est plus rares et généralement on demande pour adapter un plat du menu (ça aussi on détaille plus dans la seconde partie). Mais, malgré tout, les choses évoluent et les offres se multiplient peu à peu… ça fait plaisir à voir ! 🙂 par exemple au Japon (pays où nous avons fait notre tout 1er voyage vegane mais aussi le dernier en date), nous avons pu voir une différence dans les restaurants existants qui proposaient davantage d’alternatives (et comprenaient le concept de veganisme)et aussi la création de nouveaux restaurants et nouveaux produits dans les magasins.

    • Merci beaucoup Emma ! <3

      Les rencontres en voyage et les blogs d'autres voyageurs ont participé également à ce cheminement... et tu te retrouves pour le coup dans les deux catégories 😉 Merci ! 😘

  3. Bonjour à vous deux,
    J’ai lu avec attention votre article et chapeau pour un changement si complet de vos habitudes !
    Je voulais avoir votre point de vue et d’autres pourquoi pas sur le veganisme. Je suis végétarienne depuis plusieurs années, le plus souvent végétalienne à domicile je fais attention où on achète, je fais nos cosmétiques à partir d’ingrédients bio certifiés sans cruauté animale, nos produits ménagers, on est engagé dans le zéro-déchet… Jusque-là ça va. Mes questionnements sont sur l’aspect vestimentaire et l’équipement. On peut tout à fait se passer de certaines matières animales, le cuir a maintenant de nombreuses matières de remplacement. Je trouve néanmoins qu’il n’est pas évident de trouver de bonnes chaussures, de montagne notamment, certifiées vegan…
    On a découvert la laine de mérinos en Nouvelle-Zélande et lorsqu’on en a acheté on choisissait des enseignes qui se fournissaient auprès de fermes ne pratiquant pas le muelsing. Pour avoir de ces vêtements, j’ai dû mal à envisager une solution de remplacement. Les vêtements techniques sont fabriqués en polyester, nylon qui sont issus de la chimie lourdes ou sont des dérivés du pétrole (quid de la préservation des animaux au dépend de la planète…) et on des propriétés bien inférieur au mérinos (en terme de thermorégulation surtout). Dans la vie de tous les jours, on peut envisager un pull en coton peut être. Mais la culture du coton est hyper consommatrice de pesticides, d’eau et composée le plus souvent d’OGM. Il n’est pas évident de trouver des vêtements ou tissus (je couds) bio. Nous sommes partis l’année dernière en Amérique du Sud, et nos vêtements ont quasi tous été choisi « eco-friendly ». Mais peu de marques se préoccupent de ça et niveau tissus au mètre à moins d’aimer les dessins enfantins il n’y a rien (je ne comprend pas pourquoi les enfants ont droit à du bio mais qu’en temps qu’adulte on peut « transpirer des pesticides »). On a essayé de se tourner vers d’autres matières, lin, chanvre, mais pareil l’offre est limitée je trouve.
    Quel serait le meilleur choix entre cruauté animale et préservation de notre santé et de la planète ?
    Consommer moins, certes, on en est convaincu (si les industriels comptaient sur nous, ils auraient fait faillite il y a bel lurette !). Mais voilà, on a parfois besoin d’un bon sac de couchage car on fait de la randonné en altitude ou d’un bon t-shirt et pull car on travail en plein air en montagne….
    Voilà, mes questionnements sont là, je n’arrive pas à avoir un avis tranché sur ces aspects là, et je serais intéressée de lire différentes opinions.
    Merci pour votre lecture et de parler veganisme. J’ai aussi beaucoup aimé votre article sur le voyage entant que femme ! Merci

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