Un sac sur le dos
Amandine
Article non approprié pour les véganes

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.


« Je veux voyager comme toi : plus et plus longtemps ! » Combien de fois ai-je entendu cette phrase, accompagnée d’un regard pétillant d’envie et suivie d’une question chargée d’espoir : « Mais comment fais-tu ? » Voyager plus avec moins, vous aussi ça vous fait rêver ? Je vous explique comment nous faisons et comment nous avons fait du voyage un axe central dans notre vie.

Mais comment fais-tu pour voyager autant ?

J’ai hésité à appeler cet article « Mais comment tu fais pour voyager autant ? », car c’est cette question, reçue des dizaines de fois par mail, message sur les réseaux sociaux, dans les conversations entre amis ou lors d’évènements et conférences

Comment, comment, comment ?

François marqué d’un trait rouge

Derrière ce petit mot se cache l’attente anxieuse chargée d’espoirs : il doit exister une formule magique. Un moyen. Passer entre les mailles du filet des contraintes de la vie, temps et argent, et partir indéfiniment…

Et souvent je vois les yeux et les sourires se baisser : déception. Pas de potion, pas d’invocation. Juste de l’organisation, des choix de vie… et des économies !

Pfff, moins glamours les aventuriers des temps modernes !

Pour ne plus répondre individuellement à vos nombreux messages, j’ai décidé de coucher mes réponses à plat, une fois pour toutes. Moi qui n’aime pas parler argent ni organisation, je dois (un peu) me faire violence. Mais c’est pour la bonne cause, car je sais que beaucoup d’entre vous sont intéressés par cette question.

Voyager beaucoup : deux freins importants

Pour voyager plus et voyager plus longtemps, les deux contraintes principales dans nos vies sont bien souvent le temps et l’argent (je ne parle pas de situation familiale, santé, etc.). Donc, finalement, derrière la question « comment fais-tu pour voyager autant », ce cachent deux autres questions…

 1. Voyager beaucoup : comment gérer le temps ?

Mais tu pars encore ?

Entre la joie clairement affichée et le sourire un peu honteux, j’hésite toujours dans ma réponse à cette question où planent exaspération, envie et jalousie. Oui, je pars beaucoup. Même quand je me dis « soyons raisonnable, on va voyager moins »… Suivre un plan et être raisonnable, ce ne sont pas nos plus grandes forces, surtout lorsque ça s’applique au voyage !

Alors comment faisons-nous ? Comme tout le monde ! Nous avons un boulot « classique », nous prenons des congés « classiques » (pas plus que la moyenne), bossons des horaires très longs pour pouvoir prendre des jours de récupération (ce que permettent nos boulots) et, de temps en temps, nous prenons des congés sans solde ponctuels ou de plus longues durées (interruption de carrière – année sabbatique). Rien de magique : notre monde administratif a régi toutes ces possibilités, il suffit bien souvent de s’informer pour en connaitre les rouages…

Concrètement, ça veut dire des journées de boulot parfois de 7 h à 19 h, pour pouvoir partir quelques jours de plus par an. Un rythme de vie au quotidien parfois très soutenu, mais un choix de vie avant tout.

Voyager beaucoup : un choix de vie

2. Voyager beaucoup : comment gérer l’argent ?

Ah ! Je sens les paupières se figer, les regards s’aiguiser : le cœur du débat, le nerf de la guerre. L’Argent. Le Budget. Les Sous.

Dans notre culture, parler d’argent est perçu comme déplacé, voire vulgaire. Je vais donc tâcher d’en parler simplement.

Gérer l’argent avant le voyage

Nous travaillons tous les deux à temps plein, dans des boulots que nous avons choisis plus pour leur flexibilité (gestion du temps et des congés) que pour leur salaire. À nous deux, nous gagnons 3600 euros par mois. De cela, nous mettons chaque mois de côté 2000 euros pour la cagnotte voyage (qui est grignotée parfois par des achats liés au voyage, comme du matériel photo, ou des voyages plus courts entre nos longs voyages) et vivons sur ce qui reste (logement, frais courants…).

Mon tout premier voyage, je l’ai attendu 6 ans : de quoi avoir suffisamment de temps pour économiser tout en étudiant (et en réalisant également un stage au Canada). Et, plus récemment, pour notre en année sabbatique 2014-2015, nous avons revendu notre appartement (maintenant nous louons), revendu notre voiture, n’avons pas d’abonnement télévision ou  téléphonie, nous ne nous permettons pas beaucoup « d’extra » (vêtements, sorties, restos…) et gérons notre budget quotidien de manière raisonnable.

Pas d’autres miracles à ajouter à la liste !

Entre deux voyages donc, nous économisons. Un maximum. Cela implique des sacrifices : au bout du mois, si le budget commence à être épuisé, nous allons revoir certains choix pour rentrer dans notre budget. Par exemple en préférant inviter des amis à la maison plutôt que d’aller manger dehors, pour que cela nous revienne moins cher.

Les sacrifices, cela veut dire aussi ne pas se payer des cafés tous les jours, des fringues n’en parlons pas (nos derniers achats de vêtements, hors vêtements techniques de voyage, remontent à Mathusalem), de téléphone dernier cri (nous avons un smartphone pour deux, et il a déjà quelques années de bons et loyaux services derrière lui et a été acheté à un bon prix au Cambodge), résister à l’envie d’acheter mille et un livres…

La gestion de l’argent, pour nous, s’effectue donc principalement dans la période entre deux voyages.

À la découverte du monde !

Gérer l’argent pour créer le projet voyage

Concernant le budget voyage en tant que tel, tout ne se joue pas sur place : beaucoup se joue en amont, dans les choix et préparatifs du voyage.

Le premier choix sera la destination : où et quand partir ?

Des questions cruciales qui auront un impact sur tout le reste. La clé à ce niveau : la flexibilité. Plus vous êtes souple sur les destinations et les périodes pour partir (par exemple en évitant les saisons hautes), plus vous pourrez profiter des réductions et bonnes affaires de compagnies aériennes. C’est d’ailleurs comme cela que nous sommes partis au Japon sur un coup de tête en février dernier !

Mais si vous êtes déjà fixé (et limité) sur une destination et une période, vous pouvez encore dénicher de bonnes affaires concernant les vols en utilisant le comparateur de vol d’EasyVoyage ou celui de Google. Et puis, toujours, utiliser le système de comptabilisation des « miles » des différentes compagnies aériennes.

Dans vos prises de choix, n’oubliez pas que tout se paie : un trajet plus long, avec plus d’escales, vous reviendra moins cher à l’achat du ticket, mais implique peut-être de prendre plus de jours de congé (ce qui représente de l’argent), de consommer davantage dans les aéroports, d’être plus fatigués et donc de perdre une journée à vous reposer une fois arrivés… Ce sont donc parfois de fausses économies.

Gérer l’argent pendant le voyage

La gestion de l’argent en voyage est très, très personnelle !

Imaginez une cuillère pleine de confiture et une tranche de pain.
Certains voudront l’étaler au maximum, pour recouvrir la plus grande surface du pain.
D’autres préfèreront en recouvrir une petite partie, pour profiter pleinement de la saveur de la confiture, quitte à manger moins de pain.

Pour le budget en voyage, on retrouve exactement ces deux écoles : ceux qui préfèrent voyager longtemps en diminuant un maximum leurs dépenses, et ceux qui préfèrent voyager moins, mais profiter à 200 % pour s’offrir des expériences de voyage des plus luxueuses aux plus insolites.

Et nous dans tout ça ?

Nous sommes sans doute au milieu, vacillant parfois d’un côté et parfois de l’autre, en fonction de nos envies, du pays et des opportunités.

Et ce positionnement dépend aussi grandement de l’expérience. Lors de notre premier grand voyage, nous étions plutôt du côté de la première école : dépenser peu, prendre des bus locaux, manger dans la rue ou les restaurants populaires, dormir dans des endroits tellement douteux que prendre une douche risquait de nous salir… Jusqu’à ce que, après 5 mois de voyage, nous arrivions aux iles Galapagos. Nous sommes passés d’une école à l’autre, décidant de « cramer notre budget » pour passer nos deux premiers niveaux de plongée pendant les 6 semaines que nous passions à San Cristobal, quitte à manger du riz tous les jours et réduire drastiquement la durée de notre voyage.

Et vous savez quoi ?
Nous ne regrettons rien !

Ni d’avoir mangé du riz et voyagé dans des bus pourris, ni d’avoir réalisé l’un de nos plus grands rêves et d’apprendre à plonger dans un des plus beaux endroits du monde ! Parce que le voyage, pour nous, c’est cela. Passer d’un mode à l’autre, d’un style de voyage à l’autre. D’opportunités en découvertes, nous nous adaptons à nos envies et à l’endroit où nous sommes.

Rencontres sous-marines
D’autres blogueurs en parlent :

Je vous invite à lire les articles de deux autres blogueuses sur la gestion du budget avant et pendant le voyage, pour découvrir leurs approches et leurs conseils :

Lucie de Voyages et Vagabondages : Expat’, tourdumondiste et nomade… Mais comment je finance tous ces voyages ?

et Rachel de Découvertes Monde : Comment voyager souvent sans se ruiner ? Un objectif à votre portée

Et suite à cet article et aux questions qu’il a suscité, j’ai publié un nouvel article : Gérer son argent en voyage : conseils pratiques.

Quel budget pour un tour du monde ?

C’est la question reçue sans doute le plus souvent, particulièrement suite à notre article bilan d’un an de voyage où je faisais le bilan de tout ce qui est possible et imaginable… sauf du budget (quand je vous dis que je n’aime pas parler argent !).

Alors, tout d’abord, avant de répondre à cette question, une précision s’impose : nous n’avons pas fait de tour du monde. En tout cas pas pour l’instant. Et tout dépend aussi de la définition mise derrière ce terme qui fait rêver.

Ce que nous avons fait, par contre, c’est de voyager au long cours. Un premier voyage de 6 mois en Amérique du Sud, plusieurs voyages d’un mois en Asie, et un voyage d’un an à travers le monde… mais sans respecter un sens unique de rotation autour de notre planète : d’où, pas un tour du monde !

Bref !

On considère souvent, vu les parcours classiques d’année sabbatique (Asie du Sud-Est et Amérique du Sud principalement) qu’il faut compter entre 10.000 et 15.000 euros pour un an de voyage. Concrètement, nous avons dépensé environ 20.000 euros pour deux en un an : un an de voyage bordélique (donc avec des trajets pas du tout optimisés et plus d’avions que prévu !) à travers l’Amérique du Sud, centrale et du Nord, l’Europe et l’Asie du Sud-Est.

Plus d’informations sur notre année sabbatique dans ces articles :
Voyager en couple

Où partir pour quel budget ?

On me demande souvent où aller pour tel budget, ou à l’inverse, quel budget prévoir pour telle destination et itinéraire… Ces questions sont de véritables pièges, car tout dépend toujours de vous, du pays, de votre façon de voyager, de la saison…

Bien sûr, il existe certains pays dont le niveau de vie, supérieur ou égal au nôtre, rend la destination « chère » pour les voyageurs, en comparaison à d’autres pays où le niveau de vie et le tourisme développé facilitent le voyage aux aventuriers petits budgets…

Et encore, même de ces idées préconçues que nous avons (« Tel pays est ou n’est pas cher »), il faut se méfier ! Par exemple le Sri Lanka peut revenir moins bon marché que prévu pour l’hébergement, et le Japon bien moins cher qu’imaginé pour la nourriture…

Blogueurs <> voyageurs : quelle différence ?

Depuis 2013, nous tenons ce blog Un sac sur le dos, après avoir eu « Sur la route du monde », notre premier site voyage que nous avons alimenté pendant plus de 6 ans. Bref, nous n’avons pas attendu d’avoir un blog pour voyager. Car non, avoir un blog voyage n’est pas indispensable pour voyager.

Et depuis quelques années, nous collaborons avec des professionnels du monde du tourisme. Nous sommes invités à découvrir certaines régions du monde, rémunérés pour produire du contenu (par exemple vendre des photos pour leurs sites web). Et toutes ces collaborations sont toujours construites ensemble, sur base de projet qui nous correspondent, tant à nos gouts qu’à nos valeurs, et sont en adéquation avec notre charte éthique.

Nous ne vivons pas uniquement de notre blog. François, à côté, est également photographe et informaticien. Je suis rédactrice et coach de vie. Nous aimons notre indépendance, créer des projets de toute pièce, partir explorer des nouveaux lieux de façon spontanée…

En résumé, depuis que notre blog a acquis une certaine reconnaissance, tant de la part de vous, nos lecteurs, que de la part des professionnels, nous avons de nouvelles opportunités de voyage. Cela nous a permis de belles découvertes, des projets originaux et créatifs, de belles rencontres… Et, à côté, nous continuons aussi à voyager par nos propres moyens. Un équilibre que nous prenons plaisir à réinventer au quotidien. Attention donc à cette image romantique médiatisée et fantasmée du blogueur voyageur riche, célèbre et en vacances toute l’année

1001 voyages possibles

Voilà ! Je vous ai livré mon expérience. Ma façon de voyager, qui a évolué tout au long de ces 9 dernières années. Comment est-ce que je voyagerai d’ici 5 ans ? Impossible de vous le dire !

Trois choses que je souhaiterais vraiment que vous reteniez :

  1. il n’y a pas une seule façon de voyager : il y en a pour tous les gouts et tous les budgets
  2. il ne faut pas forcément beaucoup d’argent pour se lancer
  3. surtout, un long voyage au bout du monde ne « vaut pas mieux » qu’un voyage plus court en Europe. Et un voyageur en tente et sac à dos ne « vaut pas mieux » qu’un voyageur qui fréquente les hôtels.

Aucun classement. Aucune route prédéfinie. Cela s’appelle la Liberté.

S’envoler découvrir le monde !

Commentaires

  1. Bravo Amandine ! Voilà un article vraiment concret qui remet les points sur les « i ». Eh non, pas de formule magique ni de recette miracle ! Depuis le temps, s’il y en avait, ça se saurait 😉
    Nous ne faisons pas de voyage au long cours comme vous et ne sommes pas spécialement de grands voyageurs, mais nous utilisons les mêmes « astuces » et façons de faire que vous pour gérer nos vacances en famille, nous séjours week-end prolongés et les quelques voyages que nous faisons. Rien à faire, à moins de gagner au loto ou d’être très fortunés, il faut E-CO-NO-MI-SER ! Et économiser implique forcément des SA-CRI-FI-CES ! Bah oui !
    Chaque mois nous prélevons une somme sur notre salaire pour la mettre sur un compte « vacances ». Et on fait avec le reste. Le budget n’étant pas extensible, il faut faire des choix pour ne pas mettre le compte bancaire en péril. Pas d’institut de beauté mais un épilateur électrique, pas de coiffeur pour mes hommes (mon mari et mon fils, évidemment…) mais une tondeuse, pas de vêtements dernier cri mais juste ce qu’il faut quand il faut pour nous tous. Pas de ceci, pas de cela… Les enfants ont toujours étés habitués ainsi et ne s’en plaignent pas. Car ils connaissent l’objectif final, et ça les motive !
    Mais quand on part quelque part, comme par exemple à la Réunion pendant 3 semaines, pour une famille modeste comme nous (je travaille à temps partiel…), forcément, ça interpelle les gens. Bah oui, à ce moment là on débloque une grosse somme d’argent, une somme d’argent économisée avec patience pendant plusieurs années. Mais ça les gens ne le savent pas, ils voient juste qu’on part et ils se disent qu’il faut avoir les moyens pour faire ça. Et c’est ça qui m’agace le plus : c’est que s’ils le voulaient, eux aussi ils pourraient faire la même chose ! Car ce qu’ils ne s’imaginent pas, c’est que chaque mois ils dépensent certainement en choses futiles la même somme que nous nous mettons de côté ! Sauf que les petites sommes dépensées ainsi à droite à gauche ça ne se voit pas pour eux, alors que nous quand on fait un grand voyage, ça se voit…
    En tout cas bravo encore pour cet article qui va sûrement permettre à certains qui n’ont pas l’habitude de gérer leur budget de cette façon de voir les choses différemment et se dire que finalement, partir, c’est possible pour tout le monde !

    • Merci beaucoup Sylvie pour ton commentaire enthousiaste ! 🙂

      Comme tu le dis, sans loto, vive les économies ! (et comme je fais des économies, je ne joue pas au loto… donc je ne suis pas près de gagner ! 😉 ).

      Je trouve ça génial, comme je le dis souvent, de voir des familles continuer à voyager avec leurs enfants. Leur inculquer la curiosité pour l’ailleurs, le gout du voyage… et des choix de vie, une philosophie de vie même, au quotidien.
      Je viens d’une famille (très) nombreuse, et dès le mois de septembre, ma mère (qui ne travaillait pas -enfin, elle travaillait comme 10 entre la maison à gérer et l’aide qu’elle apportait à mon père, travailleur indépendant) commençait à économiser. On avait une tirelire, visible de tous toute l’année : notre cagnotte à glace pour l’été ! De quoi se motiver jusqu’aux beaux jours ! Je pense que j’ai toujours eu cette façon de gérer l’argent : petite, on me surnommait « l’écureuil » -il faut croire que les vieilles habitudes ont la peau dure… et parfois ce n’est pas plus mal ! 😉

      Oui, souvent, nos rêves de voyage que nous réalisons sont à la portée de ceux qui nous regardent avec des yeux plein d’envie. Ils ne voient souvent pas tous les choix qui se cachent derrière nos escapades. Mais de plus en plus, mes proches savent comment nous vivons, en fonction de nos priorités et de nos valeurs… et nous n’avons plus à revenir sur ces éternelles questions ^^

      Finalement, ceux qui me posent le plus souvent la question, ce sont les (nouveaux) lecteurs du blog !

  2. Super cet article, je l´aime ! Il est bien détaillé et rebooste pour continuer ses efforts pour voyager plus !
    On a fait beaucoup de sacrifices pour voyager au long cours aussi, et ce qui est dur en couple c´est que chacun soit en phase sur les spots sur lesquels faire des économies et donc des sacrifices. Ça c´est très dur. Par exemple, je ne voulais pas être propriétaire. Mon conjoint le voulait à tout prix. J´ai cédé et j´en suis malgré tout très contente mais c´est vrai que ça nous fait perdre de la flexibilité à tout point de vue pour les voyages. Mais on s´y retrouve en temps de qualité de vie à la maison avec jardin avec notre tout petit.
    Je suis pourtant experte en économies drastiques pour pouvoir voyager mais là vous m´épatez ! Vivre avec si peu c’est génial ! Mais surtout, vivre avec 1 seul téléphone portable pour 2, je vous respecte un truc de DINGUE !!
    Bravo à vous et continuez comme ça !!!

    • Merci Aurélie 🙂

      Tu mets le doigt sur un point intéressant : le voyage en couple, cela commence avant même le projet en tant que tel. Dès les économies ! Et donc cela a un impact sur la façon de vivre au quotidien.

      Avec François, cela fait maintenant 10 ans que nous sommes ensemble, 8 ans que nous habitons sous le même toit. Et je peux te dire qu’il y a eu des ajustements depuis nos débuts ! Vivre ensemble, faire des choix ensemble, gérer l’argent ensemble… cela s’apprend avec l’expérience !

      Par exemple, nous gérons tout notre argent ensemble : nos salaires arrivent sur un compte commun ; la somme reversée sur le compte voyage est aussi un compte commun… et dans le quotidien, tout se fait avec cette gestion commune du budget.
      Cela implique des choix communs.
      Sachant que nous sommes tous les deux assez économes et, avec le temps, suffisamment responsables pour savoir quelles dépenses mériteraient d’être discutées, nous faisons nos achats sans devoir nous consulter. Mais cela a pris du temps : faire confiance à l’autre et à soi-même pour se laisser la liberté de faire ses choix qui vont vers un même but commun (économiser pour le voyage).
      Trop de contraintes et trop de contrôle, ce n’est pas bon. L’un qui fait plus d’effort que l’autre, ce n’est pas bon non plus. Bref, un équilibre subtil et très personnel à trouver pour chaque couple !

      Ta remarque sur le téléphone m’a fait sourire ^^ Avant de partir pour notre premier voyage au long cours, notre téléphone portable servait surtout à communiquer entre nous. Nous l’avons laissé durant notre long voyage et, à notre retour, nous n’avons pas eu envie de les reprendre. Nous avions envie d’une vie sans stress, sans « incursion dans notre espace vital » : nous avons décidé de prendre un téléphone fixe pour notre appartement et pas du tout de portable. Nous sommes restés comme ça pendant 4 ans. Puis nous avons acheté une voiture (que nous avons revendue depuis) et avons pris un téléphone portable juste pour la voiture, pour en cas de panne ou d’accident : le téléphone restait dans la boite à gant. Maintenant, François a un smartphone pour son boulot et je ne ressens pas le besoin d’en avoir un… Je ne dis pas que ce choix restera ainsi pour toujours, mais pour le moment, non merci ! ^^

  3. Cela fait 10 mois que je voyage en Amérique du Sud, et je me retrouve totalement dans ce billet ! (sauf que je profite de mon chômage… ^^ )
    Juste, un grand merci pour la conclusion : non, il n’y a pas une manière de voyager meilleure qu’une autre !
    Bravo et bon voyage !

    • Merci Clémence pour ton partage d’expérience.

      Génial ton voyage au long cours en Amérique du Sud ! Notre premier long voyage était sur ce continent également… de beaux souvenirs ! Déjà 3 voyages en Amérique du Sud, et on sait qu’on y retournera !

      Merci pour ta réaction à la conclusion de cet article. Je reçois beaucoup de questions sur le budget et comment voyager beaucoup, etc., alors je voulais en profiter pour revenir à l’essentiel. Je suis contente de savoir que ce message est lu et apprécié 🙂

  4. Je pense sincèrement que tout voyageur pourrait s’en tirer avec un budget de 400 euros par mois, ce qui est suffisant pour voyager dans la majorité des pays.
    Il y a même certains endroits où il est possible de vivre relativement bien avec seulement 300 euros par mois. Par exemple en Asie l’hébergement coûte tellement peu cher et les rencontres sont tellement faciles que je préfère dormir à l’hôtel ou dans une auberge.

    • Hello Flora,

      Merci pour ton message ; ce que tu dis est sans doute vrai pour certains pays, comme la Thaïlande, mais je vois mal comment s’en sortir sans trop de soucis avec 300-400 euros au Japon par exemple (ce n’est pas impossible, mais c’est chaud), qui est aussi un pays d’Asie. Un budget limité va naturellement limiter le choix de sa destination ou la durée du séjour. 🙂

  5. j’ai découvert votre blog par hasard – enfin non, en cherchant « bucket list » 😉
    j’admire votre mode de vie et j’espère que vous continuerez de voyager aussi longtemps que possible.

    En ce qui concerne la question du budget, j’ai connu une très belle expérience de voyage qui m’a enrichie à tout point de vue – c’est le cas de le dire ! je suis partie en Israël – 2nde fois – en 1999, seule, avec juste mon sac, mon billet retour (4 semaines après l’aller) et un vague itinéraire prévu. Au 2e jour, arrivée à Jérusalem, le gérant de l’hôtel m’a demandée le déroulé de mon voyage; comme il s’en inquiétait ( une fille, seule…) il m’a proposé le deal chambre gratuite contre ménage et p’tit déj’ chaque matin du dimanche au jeudi. On était en période de Kippour, il y avait du « flux ».
    Travailler m’a non seulement permis de faire une économie sur l’hébergement mais en plus m’a permis de toucher un peu plus près le quotidien des habitants et de me faire des « amis » locaux plus facilement. L’argent économisé a pu être réinvesti dans des sorties, visites, déplacements…que je n’aurais peut-être pas pu faire. Enfin, passer autant de temps uniquement dans cette ville n’a pas été une perte de temps dans la mesure où c’est une ville au patrimoine très très riche…que je vous conseille vivement d’ailleurs !

    Bons voyages en 2017 !

    • Bonjour Marifah, merci pour votre message 🙂
      Quelle belle expérience de voyage que celle que vous avez vécue en Israël : génial ! Une autre façon de découvrir un endroit, sa culture et son mode de vie. Cette destination nous tente bien… un jour peut-être ! 😉

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