Je suis frileuse. Commençons par là ! Je supporte très mal le froid, qu’il soit grand ou petit. Je supporte aussi très mal le très chaud et les climats humides. Tout comme les grandes variations de température. Bref, je ne suis pas équipée génétiquement parlant pour être « une super voyageuse ». Et pourtant, ce n’est pas cela qui va m’empêcher de partir explorer le monde ! Suite à de nombreuses questions reçues « mais comment fais-tu pour voyager dans les pays froids ? », voici mon retour d’expérience et quelques conseils. J’espère que cet article pourra en rassurer certains et leur permettre de partir sans crainte dans les contrées gelées de notre globe… même les plus frileux et ceux qui, comme moi, ont la maladie de Raynaud.

Madame, vous cherchez les problèmes !

C’est ce que m’a dit un médecin spécialiste en chirurgie vasculaire. Il faut dire, je venais de lui expliquer que je partais dans des contrées de grand froid en hiver et dans des pays de chaleur en plein été… tout en souffrant d’insuffisance veineuse et de la maladie de Raynaud. Super combo !

Madame, vous cherchez les problèmes ! Je n’irais pas jusqu’à vous dire d’arrêter de voyager, mais vous pourriez au moins privilégier les destinations aux climats tempérés, et aller dans les pays froids durant leur été et les pays chauds durant leur hiver. Un peu de bon sens.

Il faut croire que de bon sens, je dois en manquer un peu…

Mais revenons à la maladie de Raynaud deux minutes. Ce paragraphe ne va pas concerner beaucoup de monde, mais il touche tout de même plus de personnes que l’on imagine… Et puis, je n’ai rien trouvé ou presque sur Internet concernant cette maladie et son implication dans le domaine du voyage.

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Regarder le soleil se lever depuis le lac de l’Hintersee

La maladie de Raynaud : qu’est-ce que c’est ?

On parle de maladie, de syndrome ou phénomène de Raynaud (avec des nuances derrière ces appellations). Je ne suis pas médecin et mon but n’est pas de vous fait un cours détaillé sur la question, mais de vous résumer ce mal en quelques mots. Je vais donc me concentrer sur la maladie de Raynaud (plutôt que le syndrome), qui est la forme la plus fréquente et la moins grave.

Cette maladie assez méconnue touche 3 à 5 % de la population, et surtout les femmes, est un trouble chronique de la circulation du sang. Elle apparait souvent entre 15 et 25 ans et disparait dans les deux tiers des cas dans les années qui suivent. Elle se manifeste par une mauvaise réaction du corps au froid.

Normalement, exposé au froid, le corps cherche à réduire la perte de chaleur et maintenir la température interne en resserrant les petites artères superficielles (vasoconstriction) au profit des veines profondes. Mais chez les personnes atteintes de la maladie de Raynaud, ce phénomène se joue de manière excessive : les artères superficielles se resserrent trop vite (seuil de sensibilité au froid très faible) et trop fort (spasme), coupant la circulation sanguine jusqu’à l’arrêt du spasme. Une crise peut durer quelques minutes à quelques heures.

Concrètement, cela s’observe clairement au niveau des extrémités du corps, particulièrement les doigts et les orteils qui, au contact du froid, deviennent blancs, froids et engourdis, jusqu’à prendre une teinte bleutée (ce qui indique que cette partie du corps n’est plus approvisionnée en oxygène) virant de plus en plus vers le mauve et le noir, accompagné d’une perte totale de sensibilité. Quand la crise cesse, le sang revient alors et les parties du corps touchées changent (encore) de couleur, virant au rouge, avec également des sensations de fourmillements, des pulsations, de la douleur (pas toujours et pas chez tous) et, parfois, il y a une légère enflure.

Et que peut-on faire contre cette maladie ? Rien ! Si ce n’est se protéger du froid pour éviter les crises.

La maladie de Raynaud en voyage

En voyage, j’ai vécu parmi mes pires crises de Raynaud… et surprenamment, ce n’est pas dans les pays lointains et froids qu’elles sont survenues, mais dans des pays proches : comme en France à Lyon lors d’une visite guidée sous la pluie où je n’arrivais presque plus à marcher à cause de la perte de sensibilité de mes pieds et la douleur, toujours en France lors de notre voyage dans le sud de la Corse suite où j’ai dû écourter une plongée sous-marine (et annuler la seconde plongée prévue) à cause de mes mains et pieds blancs, ou aux Pays-Bas à Delft où je suis restée dehors pour observer les feux d’artifice du Nouvel An et ai dû rentrer en catastrophe avec des douleurs atroces au niveau des doigts, ou encore en Thaïlande, où l’air conditionné dans certains lieux était tellement fort que j’en avais les doigts tout blancs !

Le point commun à toutes ces destinations : un trop grand optimiste, une sous-estimation du risque et une mauvaise préparation à résister au froid et à l’humidité. Parce que oui, au Canada, en Islande et en Finlande, j’ai aussi eu de temps en temps le bout des doigts virant vers le blanc, mais jamais je ne suis arrivée à ces mêmes douleurs, principalement parce que je m’attendais à devoir affronter le froid et m’étais préparée en conséquence.

Prévenir

J’ai lu quelque part qu’il n’y a pas de mauvaises météos, juste de mauvais équipements (nous y reviendrons plus bas), et c’est d’autant plus vrai pour ceux qui souffrent de la maladie de Raynaud ! La préparation et l’équipement sont la clé !

Anticiper donc. Savoir ce qu’on va trouver comme type de climat et de températures, et s’équiper en fonction. Ceux qui, comme moi, cumulent maladie de Raynaud et mauvaise circulation veineuse doivent penser à se prémunir du froid… Mais aussi du trop chaud : le corps ayant du mal à réguler sa température, il ne sait pas s’adapter rapidement aux changements. Et de certaines postures : par exemple rester trop debout, prendre l’avion…

Depuis peu, j’ai ajouté à mon équipement des bas de contention, que je mets principalement pour prendre l’avion. Petite note à ce sujet : oui, c’est compliqué à mettre, surtout au début, non, ce n’est pas aussi peu sexy qu’on se l’imagine, il y a des bas noirs qui ressemblent à des bas classiques.

Ensuite vient la préparation de l’équipement. De quoi se couper du froid en premier lieu, et donc se protéger du vent et de la pluie en plus des températures fraiches. Penser à un équipement permettant de préserver sa température corporelle et s’adapter aux changements de températures rapidement. Par exemple pour la transition entre l’intérieur de la voiture et à l’extérieur.
Pour toutes ces raisons, la « technique de l’ognon », multicouche, est la meilleure technique !

Voici aussi quelques autres précautions qui permettent de diminuer l’intensité de la maladie de Raynaud :

  • ne pas fumer et ne pas boire
  • éviter la caféine, qui est un vasoconstricteur
  • avoir une bonne gestion des émotions, car dans certains cas les émotions pourraient déclencher et/ou amplifier les crises
  • faire du sport régulièrement
  • éviter les bijoux et vêtements serrants, et donc faire attention avec la technique du multicouche !
  • éviter la pilule anticonceptionnelle, qui augmente le risque d’obstructions des vaisseaux (voir l’article sur les questions de femme en voyage pour des alternatives contraceptives adaptées au voyage)

Discutez-en aussi avec votre médecin, généraliste ou spécialisé, comme un chirurgien vasculaire. Certains médicaments existent pour favoriser une bonne circulation du sang et diminuer la fréquence et l’intensité des crises.

Réagir

Si une crise survient, la première chose à faire, c’est de réagir vite pour couper la cause de la crise. Donc, se couper du froid d’abord, et tout faire ensuite pour se réchauffer. Pour réchauffer rapidement ses mains, si jamais vous êtes à l’extérieur et n’avez pas la possibilité de rentrer (par exemple lors d’un trek en pleine nature), placez-les sous les bras, au niveau des aisselles avec un contact direct à la peau.

Si vous avez trouvé un refuge au chaud, vous pouvez tremper les mains et les pieds dans de l’eau. Mais attention : l’intuition voudrait qu’on utilise de l’eau brulante, mais mieux vaut privilégier l’eau tiède. Pensez-y à deux fois avant de vous plonger dans une source brulante (typiquement comme dans les spas nordiques en Finlande ou au Canada, ou dans les onsen au Japon) qui n’a pas le meilleur effet sur la circulation sanguine.
Tenir une tasse de thé fumante est une autre option, souvent plus facile à réaliser en voyage.

De manière générale, tentez de rétablir la circulation en bougeant les doigts et les orteils et l’ensemble de votre corps. Il faut que le sang circule ! Repensez aux exercices d’échauffements de vos cours de gymnastique. Faites par exemple de grands arcs de cercle avec les bras.

Vous pouvez également masser les parties atteintes. Ou demander à votre compagnon de voyage de vous masser les pieds pendant que vous vous réchauffez les mains. La bonne excuse du jour : c’est difficile de se masser quand on a perdu toute sa sensibilité des doigts ! Mais, j’avoue, à ce jour, je n’ai pas encore réussi à obtenir ce niveau de dévouement de la part de François !

Et de manière générale, essayez de garder votre calme. Les études montrent que le stress a un effet négatif sur cette maladie, alors autant ne pas amplifier la crise. Dites-vous que, même si ça fait mal, cette maladie est considérée comme bénigne (par des médecins qui n’en souffrent pas, on est bien d’accord !). Et que les cas de gangrène et d’amputation sont très rares (et oui, faire appel à son sens de l’humour aide aussi à surmonter les crises !).

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Rouler en motoneige sur un lac gelé

Lutter contre le froid : la technique de l’ognon ou du multicouche

Le froid n’est pas une fatalité, et même, depuis mon stage de 6 mois au Canada (il y a bientôt 11 ans déjà !), j’ai commencé à l’aimer… malgré ma maladie ! Finlande, Islande, Québec, Alpes bavaroises, montagnes du Jura… toutes ces expériences m’ont procuré de superbes souvenirs. Et cela, en grande partie, parce que j’étais bien préparée.

Voici donc mes conseils pour bien s’équiper pour un voyage dans des contrées polaires (ou presque !).

Bien se préparer

On l’a vu, la préparation est la base de tout. Renseignez-vous sur votre voyage, le climat et les températures que vous allez rencontrer. Ne négligez pas les différences de températures que vous devrez affronter : d’une région du pays à une autre par exemple (côte/intérieur des terres, mer/montagne et altitude…), mais aussi entre intérieur et extérieur (tendance à surclimatiser…).

Bien se couvrir

Veillez tout spécialement aux deux régions les plus sensibles au froid de votre corps. Premièrement vos extrémités, qui sont les zones du corps les premières à pâtir du froid, même quand on ne souffre pas de la maladie de Raynaud. Et deuxièmement, les zones découvertes, comme le visage.
Dans le cas d’un voyage dans des situations extrêmes et/ou avec beaucoup d’activités extérieures prévues, n’hésitez pas à vous équiper d’une cagoule à porter en dessous de votre bonnet ou chapka. Même chose pour les mains, avec une sous-couche de gant à porter sous vos gants imperméables et isolants.

Apportez une attention particulière à chaque partie de votre équipement, que ce soit vos sous-couches, vos vêtements extérieurs ou vos chaussures.

Opter pour le système des couches

Ce système de couche, j’en ai déjà brièvement parlé dans cet article. Il consiste à superposer différents vêtements, chacun ayant une fonction très claire et permettant de s’adapter, par ajout ou suppression d’une couche, aux variations climatiques.
On compte généralement 3 couches pour cette technique dite de l’ognon.

  1. Ainsi, la première couche, celle proche de votre corps, devra permettre à la peau d’évacuer la transpiration. On opte alors pour vêtements en tissu synthétique (comme le polyester). Et on évite le coton, qui absorbe l’humidité et sèche difficilement. J’utilise entre autres ce modèle-ci pour le haut et celui-ci pour le bas.
  2. La couche intermédiaire a pour mission de préserver la chaleur. On choisit des vêtements qui offrent une bonne isolation thermique. Typiquement la polaire, hydrofuge et isolant thermique (éviter le pull-over en laine pour les mêmes raisons que le coton). J’aime combiner un pull ou gilet polaire (j’utilise celui-là) et une doudoune (j’ai l’ancien modèle de celle-ci, qui me suit dans mes voyages depuis des années).
  3. Et enfin la couche externe sert à se protéger du vent et de la pluie : c’est un isolant. J’ai cette veste depuis plus de 6 ans (c’était l’un de nos cadeaux de mariage !) et je l’emporte partout. En moins cher, j’ai aussi eu un ancien modèle de cette veste-ci et j’en étais très contente. Et pour les voyages où je sais que je n’aurai que des températures froides, j’opte parfois pour une veste plus chaude, comme celle-ci, dont j’ai l’ancien modèle et dont je suis très contente également.

Cette technique s’applique donc autant au haut qu’au bas du corps… sans oublier les mains, avec un système à deux (voire trois) couches :

  • une première couche chaude et isolante très près de la peau, comme ces sous-gants
  • et une seconde couche imperméable (pour résister à la pluie ou à la neige), comme ces gants de ski.

Remarques

Ne pas être serré

Attention avec le système des couches à adapter vos vêtements afin qu’ils ne vous serrent pas de trop. Prévoyez une sous-couche juste à votre taille et une couche intermédiaire et extérieure un peu plus grandes. Quitte à prendre une ou deux tailles au-dessus afin d’être à l’aise dans vos mouvements et, surtout, de ne pas couper votre circulation sanguine, ce qui serait totalement contreproductif !

Utiliser des vêtements techniques

Pour optimiser ce système, je recommande de regarder du côté des vêtements techniques, qui ont l’avantage d’être optimisés pour leur fonction bien précise tout en étant très légers… Et voyager léger, c’est toujours plus agréable ! Ainsi, pour notre précédente année sabbatique (où nous avons parcouru une partie de l’Amérique latine, de la Patagonie à l’Amérique Centrale, ainsi que certains pays d’Asie), la somme totale de tous nos vêtements à François et moi pesait moins de… 2 kilos !

D’autres matières pour voyager

En vous parlant des différentes couches à prévoir pour la technique de l’ognon, je vous ai mis en avant les matières que, personnellement, j’utilise actuellement. C’est à propos que je ne vous ai pas parlé de la laine mérinos, reconnue pour ses vertus multiples (chaleur, respiration, ne garde pas les odeurs)… mais c’est un produit issu de l’exploitation animale. Or, étant à présent végan, je ne souhaite plus recourir aux produits utilisant cette matière. Je parlerai plus en détail de ce choix de vie et de ses implications dans nos voyages dans un prochain article ; pour le moment vous pouvez aller lire la version courte dans notre charte éthique.

Patagonie, Chili, Route Australe, fjord, voyage
Marcher sur un glacier en Patagonie

Utiliser quelques gadgets

Personnellement, je ne survivrai pas dans les pays froids sans les chaufferettes ! Ou, en tout cas, je ne prendrais pas autant de plaisir… voire n’y voyagerais plus du tout ! Il existe des chaufferettes pour les pieds, les orteils (plus petits), les mains et le corps (à coller contre un vêtement dans le dos ou sur le ventre).

J’utilise pratiquement tous les jours lors de voyage en pays froid :

  • les chaufferettes semelles chauffantes (voici celles que j’utilise), qui se glissent dans la chaussure comme une seconde semelle,
  • ainsi que les chaufferettes pour les mains (voici celles que j’utilise), que je glisse entre deux couches de gants… Et qu’on utilise aussi de temps en temps pour prolonger la vie de nos batteries de téléphone et appareils photo (mais ça, c’est une autre histoire !).

Je n’utilise pas les chauffe-orteils, trop petits pas assez efficace dans mon cas. Mais François les utilise de temps et temps et apprécie ce coup de pouce lors des longues randonnées hivernales.

Et les chaufferettes de corps, ou « body warmer », j’en ai toujours avec moi, au cas où, mais je les utilise rarement. Ils sont comme ma bouée de sauvetage, au cas où j’ai besoin de me réchauffer au niveau du ventre ou du dos. Généralement, ce ne sont pas ces zones-là qui me posent problème, mais les avoir avec moi me permet une certaine tranquillité d’esprit. Je sais que si je fais une crise de froid, j’ai une solution de secours pour tenir jusqu’à ce que je trouve un abri.

Il existe d’autres systèmes équivalents, mais plus sophistiqués. Comme les semelles chauffantes sur batteries, avec un système d’accroche adapté aux chaussures de ski. Ou encore les chaussettes avec système de batteries chauffantes télécommandables via une application sur smartphone (comme celle-ci ou celle-ci)… Bref, on n’arrête pas le progrès ! Mais, personnellement, je n’ai pas (encore) testé ces systèmes, ayant lu des avis assez mitigés sur le net.

Et à côté de ces technologies plus modernes, il existe des chaufferettes réutilisables de poche (que l’on craque pour activer puis qu’on met dans l’eau chaude pour régénérer). Ce système est doublement tentant, car réutilisable et donc à la fois plus écologique et plus léger à transporter. Mais le problème, c’est que la diffusion de chaleur est beaucoup plus limitée dans le temps : généralement autour d’une demi-heure. Bien insuffisant pour une journée d’activités à l’extérieur.

Si vous avez pu tester un de ces systèmes (ou encore un autre dont je n’aurai pas parlé ici), laissez un commentaire en fin d’article avec vos impressions : je serais très curieuse d’avoir vos retours !

Et dans l’équipement hors vêtement à prévoir également pour un voyage dans le froid, ne jamais oublier, bien sûr, les lunettes de soleil, la crème solaire (j’en parle plus dans l’article pratique voyager au féminin) et le baume pour les lèvres.

Ménager son corps

Prendre soin de soi, c’est faire attention à son équipement pour sortir. Mais c’est aussi faire attention à soi quand on rentre après une grande balade en plein froid. Reprendre des forces, éviter le surmenage et ne pas minimiser les signaux de fatigue ni d’hypothermie. Soigner ses éventuelles blessures, se réchauffer et… s’hydrater. Car oui, contrairement à ce qu’on imagine souvent, ce n’est pas qu’en été qu’il faut boire davantage. En hiver, le risque de déshydratation est aussi important, car notre corps lutte pour maintenir sa température.

Et en parlant d’hydratation, n’oubliez pas celle de votre peau. L’hiver est la saison où je fais le plus attention à cela, car c’est celle où ma peau est la plus sèche. Particulièrement dans les climats rudes. J’emporte donc avec moi une crème hydratante et grasse, à base d’huile d’argan ou d’huile de coco. On conseille généralement d’appliquer les soins sur une peau humide, pour une meilleure absorption. Et, une fois encore, les douches brulantes sont déconseillées. Elles ont tendance à dessécher la peau… oui, je sais, c’est triste !

Prendre soin de soi, c’est aussi avoir une bonne hygiène de vie et une bonne alimentation. Veillez, entre autres, à avoir un bon apport en vitamines E, C, D et A, ainsi qu’en fer.

Prêts pour partir à l’aventure par tous temps !

Voilà ! Vous êtes fin prêts à explorer les recoins les plus polaires de tous les continents. En tout cas, moi je le suis…. Car d’ici une dizaine de jours je m’envole pour un voyage totalement fou : nous partons en Antarctique ! Comme quoi, tout est possible !

J’espère que cet article aura répondu aux questions que j’ai reçues concernant la résistance au froid et le voyage avec la maladie de Raynaud. J’espère aussi qu’il aura pu en rassurer certains et donner de bonnes idées à d’autres (ou aux mêmes, effet double !).

Et, bien sûr, si vous avez d’autres bons conseils à partager avec les voyageurs, lâchez-vous dans les commentaires !

Allemagne, Berchtesgaden, Bavière, nature
Voir le soleil se lever entre les montagnes

18 commentaires

  1. Très informatif! Je partagerai ton article avec mes clientes qui doivent vivre avec ça (définitivement plus courant qu’on ne le pense!).

    L’Antarctique : heu… wow! 😍

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    • Merci beaucoup Bianca 🙂
      Oui, c’est une maladie dont on parle peu, et on a souvent tendance à penser qu’elle ne concerne personne… et puis, surprise, on n’est pas seul ! 😉

      Oui, l’Antarctique, carrément ! Un grand rêve de François. On ne se rend pas encore du tout compte qu’on décolle la semaine prochaine : c’est la folie ! 😀

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  2. Super article, merci!

    Pour la 1re couche, la laine mérinos est aussi une bonne solution. Par rapport au synthétique, elle évacuera 1 peu moins l’humidité, mais si c’est pour un effort modéré (marche, motoneige, visite d’une ville,…) ce n’est pas un problème. C’est moins indiqué pour les activités cardio qui font transpirer beaucoup comme la course à pied où le ski sportif. De plus, la laine a l’avantage de garder ses propriétés isolantes, même quand elle est mouillée. 😉

    Pour la 2e couche, le duvet c’est top, mais pour des activités modérées. Le duvet n’aime pas l’humidité a moins de taper dans le tout haut de gamme où les plumes sont traitées mais €€€… Outre les fleeces, il existe des isolants synthétiques ayant des propriétés avantageuses proches du duvet (léger, chaud et compactable), mais en étant hydrophobe.

    Le coton garde trop l’humidité et est donc à proscrire.

    Voilà quelques conseils complémentaires qui seront utiles, je l’espère. Comme tu l’as dit, ne pas etre serré dans ses vetements et chaussures est primordial et ce quelque soient les matieres choisies.

    Je vous souhaite un excellent voyage et je me réjouis de vous suivre par écran interposé. 🙂

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    • Merci Elodie pour ton retour positif 🙂

      Pour la latine mérinos, tu as raison, elle est efficace en première couche. Si je n’en ai pas parlé, ce n’est pas par oublie, mais bien parce que je ne l’utilise plus depuis que je suis devenue végan. Mais par souci d’être le plus complet possible pour les lecteurs, j’ai ajouté un point à ce sujet 🙂

      Tu as raison d’insister sur l’hydrophobe pour la seconde couche. C’est parfois difficile de trouver le bon compromis entre chaleur du vêtement, ses propriétés techniques, son poids et son encombrement dans le sac… et le prix ! On est toujours assez attentifs pour le matériel, et c’est à peu près les seules choses que nous regardons quand viennent les soldes ! 😉

      Merci encore pour ton partage d’expérience et au plaisir !

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  3. Très bon article 🙂
    Effectivement le merino est très intéressant si l’activité n’est pas trop intense car en plus de garder ses propriétés isolantes, on peut ne pas la laver pendant 10 jours sans que ça pu et ça en voyage c’est plutôt cool 😉
    Également attention à la doudoune en seconde couche qui est très bien si activité statique mais en dynamique il est préférable d’avoir une polaire qui évacué bien.
    Sinon petite question de curiosité : vous y allez comment en Antarctique : voilier ou croisière ? Vous avez réservé depuis longtemps ?

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    • Merci Nico pour ton commentaire et le compliment 🙂

      Suite à ton message et celui d’Élodie, j’ai ajouté une note dans l’article concernant le mérinos, comme ça c’est plus complet.

      Pour l’Antarctique, c’est un vieux rêve de François, cela fait des années qu’il regarde les différents moyens pour y aller (voilier, croisière, avion…) et surtout les tarifs de ces voyages. Et là nous sommes tombés sur une belle promotion, et on n’a pas pu résister ! On a réservé début septembre si je ne me trompe pas. Au final, cela reste un voyage gros budget (sans doute le plus gros budget pour un voyage aussi court), mais quand on parle de se faire plaisir et de réaliser un rêve…

      Hâte d’y être, ça nous semble encore totalement irréel pour le moment !

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  4. super article, merci pour les conseils !!!!!

    Répondre
    • Merci beaucoup Eloise ! J’espère que ces conseils te seront utiles pour de prochains voyages 🙂

      Répondre
  5. Je ne connaissais pas du tout les chaufferettes dont tu parles, et je note l’info !!!! Ça m’a l’air génial! Pour le reste, ce sont finalement des classiques que l’on apprend vite à connaître si on part au moins une fois dans le froid. 🙂 J’admire sincèrement ta volonté à ne pas te plier aux contraintes de ta maladie, bravo à toi!

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    • Oui, les chaufferettes, ça m’a vraiment sauvé !

      Continuer à voyager me donne tellement d’énergie que les soucis de santé que j’ai ne me semblent pas insurmontables 😉 Voyager, c’est la santé ! 😀

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  6. Comme je me retrouve j’ai le même soucis et aux sports d’hiver c’était une galère sans nom! Heureusement que les chaufferettes existent comme tu l’expliques si bien ! Je prends note pour le système des 3 couches.
    Merci pour cet article très pratique😊

    Répondre
    • Oh, oui, comme tu dis, heureusement que les chaufferettes existent ! Le système des 3 couches est vraiment super utile, j’espère que cela t’aidera pour tes prochains voyages dans le froid 😉

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  7. Voici un article informatif et riche en conseils précieux ! Nous avons testé le système en couches lors de notre périple en Scandinavie en plein hiver par -35°C et confirmons être certainement la meilleure des solutions 🙂

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    • Merci pour ce gentil commentaire, ravie que cet article plaise et pusse être utile à d’autres voyageurs 🙂
      Merci pour le partage d’expérience et la confirmation : le système des 3 couches, c’est vraiment ce que j’ai trouvé de plus « malin » jusqu’à ce jour !

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  8. Ne me voilà plus la seule avec cette maladie de Raynaud 🙂
    Perso j’utilise les chauferettes réutilisables pour les petites distances et je les trouve très pratiques dans ces moments où je sens que mes doigts commencent à devenir tous blancs. Mais il est vrai que pour de longues excursions il vaut mieux utiliser une autre technique.
    Il existe aussi des mélanges d’huiles essentielles favorisant la circulation du sang. Elles sont surtout à utiliser en prévention donc on met quelques gouttes du mélange avant de sortir et ça réduit les effets de là maladie de Raynaud. C’est plutôt assez efficace 🙂

    Répondre
  9. Merci Sarah pour ton commentaire. Et oui, on est plus nombreuses (vu que surtout des femmes sont touchées) qu’on ne le pense !

    J’utilise de temps en temps les huiles essentielles, mais pas pour la maladie de Raynaud. Bonne idée !
    Quelles huiles essentielles utilises-tu ? Un mélange que tu achètes tout fait ou que tu fais maison ? A mettre directement sur la peau, sur les zones sensibles comme les pieds et les mains ?

    Répondre
    • Personnellement j’achète le mélange sur internet sur le site La Compagnie des Sens. Ils t’envoient les différentes huiles et un flacon vide et tu fais le mélange toi-même. Pour un flacon c’est : 30 gouttes d’HE de Cyprès de Provence, 30 gouttes d’HE de Gingembre, 30 gouttes d’HE de Basilic, 30 gouttes d’HE de Lemongrass et 120 gouttes d’HV de Calophylle Inophyle. En terme de posologie j’applique quelques gouttes (pour les mains 3-4) sur les parties sensibles juste avant de sortir. Au début ça peut être un peu perturbant, les doigts deviennent tout rouge subitement.
      Bon après comme pour toutes huiles essentielles il faut faire un test allergène avant et bien se renseigner sur les contres indications.
      Quand j’ai découvert ça, ça m’a un peu sauvé 😄

      Répondre
      • Ah génial, merci ! C’est super intéressant et ça va me donner des idées à tester pour un prochain voyage dans le froid (là, je suis à l’aéroport, le voyage en Antarctique est fini, donc je n’ai pas pu tester ce coup-ci 😉 ).

        J’utilise déjà de temps à autres les huiles essentielles, particulièrement la menthe poivrée, que j’adore – même si François déteste l’odeur, du coup je l’utilise de moins en moins… mais si ça peut m’aider avec la maladie de Raynaud, je suis très curieuse d’essayer ! 🙂

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