Un sac sur le dos
Amandine
Article non approprié pour les véganes

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.


Voyager au Japon, ce n’est pas compliqué. J’en ai déjà un peu parlé, mais je le répète et j’insiste, tant les « mythes » autour du Japon sont nombreux et tenaces. Avant le départ, le monde entier semblait me mettre en garde :

Voyager au Japon, ce n’est pas évident !

Au problème de la langue vient s’ajouter celui de l’écriture, du budget et de nombreuses autres sources de tracas… C’est ce que nous allons voir. Voici nos conseils pour partir rassuré et profiter un maximum de votre voyage au Japon, en vous souhaitant un coup de coeur aussi grand que le nôtre !

Voyager au Japon, ce n’est pas compliqué ! (Shibuya, Tokyo)

Langue et communication au Japon

Oui, c’est vrai, les Japonais en dehors des centres des grandes villes parlent très peu anglais…
Et oui, hors des grandes villes, on trouve rarement des panneaux traduits en anglais.

Si Tokyo ou Kyoto ne présentent aucune difficulté, nos excursions sur l’ile de Shikoku ou dans les hauteurs de Gora ont été dans un tout autre style… Et c’est tant mieux ! Ce n’est pas que je suis le genre de personne à rechercher la difficulté avant tout. Oh que non ! Mais même si les mots ne nous sont d’aucune aide pour nous comprendre, il nous reste encore tout le reste : les gestes, les expressions faciales, les mimiques… et surtout, surtout, beaucoup de bonne volonté.

Car c’est une chose sur laquelle les voyageurs sont souvent tous d’accord : les Japonais font preuve d’une bienveillance au-delà des mots. Ils chercheront à nous comprendre et à se faire comprendre… Même si pour certains la première stratégie utilisée est de répéter toute leur tirade en japonais, mais en articulant davantage et en diminuant le débit… pour un succès assez mitigé de mon côté, je dois bien l’avouer !

Les Japonais sont vraiment incroyablement gentils et j’en ai déjà parlé ici. Et à la gentillesse des Japonais s’ajoute un autre atout de taille pour se débrouiller au Japon : Internet et la Pocket Wifi ! Mais j’en reparlerai plus bas dans les informations pratiques.

En savoir plus sur la communication en voyage ?

Allez lire Comment voyager dans un pays dont on ne parle pas la langue.

Voyager au Japon, c’est cher… ou pas !

Sans doute le plus gros mythe autour du voyage au Japon : le budget. On s’imagine des hôtels hors de prix, forçant le voyageur à s’abattre sur des « hôtels capsules », des transports aux prix aberrants nécessitant absolument de prendre un pass…

Pour remettre les choses dans leur contexte : ce voyage au Japon, à durée et niveau de dépense égale (hôtels, transports, restaurants) nous aura couté moins cher qu’un voyage en France (hors avion) ou aux USA (avion compris). Oui, bien sûr, c’est plus cher que la plupart des pays d’Asie ou plus cher également que la plupart des pays d’Amérique du Sud qui font habituellement partie des itinéraires des tourdumondistes…

Mais, en y réfléchissant bien, le Japon n’est pas hors de prix.

Voire même bon marché, particulièrement concernant la nourriture (on peut manger un repas copieux pour 5 euros), mais également les transports. Déjà les trains ne sont pas la seule option pour se déplacer et, ensuite, ils reviennent au même prix (pour une durée de trajet équivalente) à un trajet de train en Belgique !

Selon l’Office National du Tourisme japonais, voici les budgets moyens pour une journée au Japon :

Très raisonnable

Total 9 250 ¥ soit 75 €

Raisonnable

Total 16 000 ¥ soit 130 €

Personnellement, sans pour autant faire de grands efforts (au contraire, nous nous sommes même fait plutôt bien plaisir niveau gastronomie entre autres), nous dépensions environ 120 à 130 € pour 2 par jour (soit 65 € par personne et par jour), hors billets d’avion internationaux.

Informations pratiques pour voyager au Japon

Documents

Pour voyager au Japon, un passeport est suffisant pour entrer sur le territoire et y rester 3 mois (pour les habitants de Belgique, France, Canada) voire 6 mois (pour ceux de Suisse).

Pays pour lesquels un passeport est suffisant pour voyager au Japon

Pour un séjour de 6 mois maximum : Autriche, Allemagne, Irlande, Liechtenstein, Mexique, Suisse et Royaume-Uni (excepté lorsque le passeport a été émis à l’origine dans une colonie britannique).

Pour un séjour de 3 mois maximum : Argentine, Bahamas, Belgique, Canada, Chili, Costa Rica, Croatie, Chypre, Danemark, République Dominicaine, République du Salvador, Finlande, France, Grèce, Guatemala, Honduras, Islande, Israël, Italie, Lesotho, Luxembourg, Macédoine, Malte, Ile Maurice, Pays-Bas, Norvège, Portugal (sauf si le passeport a été émis à l’origine par une colonie portugaise, ancienne ou actuelle), Saint-Marin, Singapour, Slovénie, Espagne, Surinam, Suède, Tunisie, Turquie et Uruguay.

Pour un séjour de 90 jours maximum : Andorre, Australie, la Barbade, République Tchèque., Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Monaco, Nouvelle-Zélande, Pologne, Slovénie et États-Unis.

Pour un séjour de 14 jours maximum : Brunei.

Tous les citoyens des pays non cités dans ces listes ne sont pas exemptés de visa et doivent donc en faire la demande auprès de l’ambassade du Japon au sein de leur pays d’origine.

Une fois arrivé à l’aéroport du Japon, l’agent d’immigration vérifie le passeport et prend les empreintes digitales ainsi qu’une photographie.

Retrait d’argent et cartes bancaires

Avant de partir, on m’avait beaucoup inquiétée concernant la difficulté de retirer de l’argent et de payer avec sa carte. Et pour la première fois de ma vie, j’ai commandé des devises avant de partir !

Bilan ?

Oui, la plupart des transactions se font par liquide plutôt que par carte.
Oui, il n’est pas facile de retirer de l’argent dans n’importe quelle banque…
Mais il a des solutions et ces « complications » n’en sont au final absolument pas !

Si les distributeurs automatiques dans les banques ne fonctionnent généralement pas avec les cartes étrangères, les distributeurs des bureaux de poste et des konbinis (supérettes) Seven Eleven fonctionnent très bien.

 À savoir : le pourboire

Le pourboire ne fait pas partie des usages au Japon : le service est automatiquement inclus dans la note dans les hôtels, ryokans et restaurants de luxe. Et la taxe à la consommation est comprise dans le prix affiché.

Transports

Pour arriver au Japon : l’avion

Le Japon est réputé cher pour les voyageurs, et une grosse partie du budget est souvent engloutie dans l’achat du billet d’avion. Mais il existe de très belles réductions de temps à autre : il faut rester vigilant !

Ainsi, nous sommes partis avec la compagnie Qatar Airways (escale à Doha) pour environ 405 euros par personne, aller-retour ! Nous n’avons pas pu résister à une offre pareille. Pour vous donner une idée, l’on considère généralement qu’en-dessous de 600 euros, cela devient une bonne affaire !

Et petit détail qui peut avoir son importance : il y a deux grands aéroports à Tokyo : Narita (NRT) et Haneda (HND), et plusieurs de compagnies aériennes desservent les deux !

Pour vous aider dans votre choix d’aéroport : Narita est le plus connu, mais aussi le plus éloigné de la ville. Il possède des moyens de liaison faciles avec la capitale, dont le Narita Express (qui fait partie du JR Pass) jusque Tokyo Station. D’autres trains et bus existent, avec des prix variant selon la durée du trajet (entre 1/2h et un peu plus d’une heure).

Depuis Haneda, l’aéroport le plus proche de Tokyo, le plus simple est de prendre le monorail (qui fait partie du JR Pass) jusque Hamamatsucho.

Dans le Japon : le JR Pass

Pour se déplacer au Japon, plusieurs solutions existent : l’avion, le bus et le train.

Sur nos trois semaines de voyage au Japon, nous avons principalement utilisé le train avec un Japan Rail Pass d’une semaine. J’en parle plus en détail dans cet article : « Voyager en train au Japon : impressions et informations ».

Nos Japan Rail Pass

À Tokyo et dans les villes : la carte Suica

Il existe différents transports dans les villes : trains, métros, bus, trams, monorails… Vous trouverez plus d’informations concernant les transports de Tokyo dans cet article d’Aala alias le « Gaijin Japan ».

À Tokyo, nous avons chacun acheté une carte Pasmo, qui est très pratique et s’utilise également dans d’autres villes du Japon : je vous la recommande ! Cette carte fonctionne comme un portemonnaie électronique que l’on recharge aux bornes et qui est débitée au passage des portiques en fin de trajet.

 En pratique : la carte Pasmo ou Suica

On peut l’acheter dans n’importe quelle station (JR pour la Suica, Métros pour la Pasmo).

Légende urbaine : il n’y a pas de réduction de 5 %, mais bien une petite économie grâce à l’arrondi à la dizaine inférieure pratiqué par rapport aux tickets à l’unité

Caution : pour la confection de la carte, il faut payer 500 yens, mais on peut les récupérer en rendant la carte.

Louer une voiture

Louer une voiture est une aventure que nous avons pu tenter lors de notre deuxième voyage au Japon. Une très belle expérience dans la région de Wakayama ! Je vous en parle en détail dans cet article : Roadtrip au Japon : 4 jours hors des rails.

 À savoir : louer une voiture au Japon

Mieux vaut s’y prendre à l’avance pour ce projet, car le permis de conduire international n’est d’aucune utilité ici : il faut faire traduire son permis de conduire en Japonais ! Pour obtenir une traduction officielle, vérifier les démarches sur le site de l’ambassade.

Et si l’envie vous prend de jouer à Super Mario IRL dans les rues de Tokyo… sachez que ce même permis de conduire traduit est nécessaire ! On la sent, notre frustration ?

Et petit détail pour les conducteurs : on roule à gauche !

Pour plus d’informations pratiques pour louer une voiture et conduire au Japon, je vous invite à lire cet article : Louer et conduire une voiture au Japon : guide du débutant !

Mario Kart IRL !

Logement

Pour se loger au Japon, il y a l’embarras du choix : pour tous les gouts et toutes les bourses !

Pour les petits budgets, des hôtels et auberges proposent des dortoirs façon « capsule ». Couchsurfing et Airbnb sont également bien développés au Japon. Il est aussi possible, pour les séjours plus longs dans certaines villes, de louer un appartement ou une maison. Nous avons aussi guetté les réductions de dernière minute sur les sites de réservation d’hôtels.

Surtout, ne passez pas à côté de l’expérience de dormir dans un ryokan (hôtel traditionnel), ne fût-ce qu’une nuit. Nous l’avons fait à plusieurs endroits différents, entre autres sur l’ile de Shikoku lors de notre 1er voyage, lors de notre roadtrip à Wakayama au second voyage, et dans le plus vieux ryokan du pays lors du 3e voyage. Et à chaque fois, ce fut toute une aventure. Parmi nos meilleurs souvenirs !

Accessibilité pour personnes à mobilité réduite

Remarque

J’avoue, je n’y pensais jamais, ou presque, avant… Mais après avoir voyagé pour la première fois avec Audrey de « Roulettes et sac à dos », mon regard s’est quelque peu aiguisé !

Et puis, niveau accessibilité, ce qui est valable pour un fauteuil roulant l’est aussi pour une poussette : cette rubrique peut aussi servir aux parents voyageant avec de jeunes enfants. 

Le Japon doit sans doute être le pays asiatique le plus facile pour voyager en fauteuil roulant. Le Japon aime le confort et a le sens du service : cela se ressent aussi dans son attention aux personnes handicapées. Les trottoirs nous ont semblé parfaits pour rouler en fauteuil roulant : larges, en bon état, muni de bordures adaptées aux passages piétons… Sans compter les nombreux aménagements pour les plus malvoyants.

Mais bien sûr, tout n’est pas parfait. Dans les stations, il faut faire appel au personnel prêt à aider… mais ne parlant pas forcément autre chose que le japonais. Les sites historiques ne sont pas toujours accessibles. Certains restaurants et presque tous les logements possèdent une marche à l’entrée pour laisser ses chaussures. Les chambres sont souvent très étroites pour se déplacer en fauteuil roulant et la salle de bain n’est pas toujours adaptée…

Sécurité

Le Japon est sans doute le pays le plus sécurisant où nous avons voyagé : on peut se balader à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, son appareil photo autour du coup… Il ne se passera rien ! Et même vous pouvez laisser vos affaires sans surveillance, que ce soit un sac oublié sur un banc ou un ordinateur laissé négligemment sur la table le temps de passer une commande : vos affaires ne bougeront pas ! Un plaisir de voyager dans un cadre de si haute sécurité, de si haut respect de l’autre.

Mais à côté de cette sécurité « civile », il y a le volet sécurité « naturelle » qui inquiète souvent bien plus le futur voyageur : ville radioactive, tremblement de terre, tempête, typhon ou encore tsunami, le Japon n’est pas épargné par les catastrophes !

Fukushima et le nucléaire

Mais tu vas revenir radioactive du Japon ! Tu brilleras dans le noir…

J’en passe et des meilleures, mais des boutades concernant la radioactivité au Japon, j’en ai entendu plus que nécessaire ! Derrière ces blagues légères se cachent de réelles préoccupations.

Est-ce dangereux de visiter le Japon ? Et Fukushima ?

Oui c’est dangereux de visiter la zone de la centrale nucléaire de Fukusima et pour cause : une zone de 20 à 40 km tout autour de la centrale endommagée de Fukushima Daiichi fait partie d’un périmètre d’accès restreint, voire interdit.
Mais pour tout le reste du pays : non, ce n’est pas dangereux de voyager au Japon !

Activité sismique

Le Japon tremble régulièrement. De petites secousses aux grands tremblements de terre suivis de tsunamis, ce pays a déjà tout connu. Cette activité sismique et volcanique est due à la zone à risque dans laquelle se trouve l’archipel, mais celle-ci est constamment surveillée.

Pour vous rassurer : la grande majorité des tremblements ne sont même pas perceptibles par l’homme.

Typhons

Si les typhons ont leur saison de prédilection (de juin à octobre), ils surviennent le plus généralement entre fin aout et fin septembre, durant la période au nom poétique d’« Akisame » : la saison des pluies d’automne.

Durant cette période de l’année, se déplacer sur l’ile peut être compliqué à cause des inondations, vents violents et glissements de terrain. Mais ici aussi, des surveillances constantes sont menées afin de réduire les risques.

Santé

Vaccin

Aucun vaccin n’est obligatoire pour se rendre au Japon. Néanmoins, surtout si vous voyagez beaucoup et/ou sur de longues périodes, renseignez-vous auprès de votre médecin ou d’une unité de médecine de voyage.

 Pour aller plus loin

Plus d’informations santé dans les articles Quels vaccins pour partir à l’aventure et Santé avant le départ : que faire en plus des vaccins ?

Soins de santé et assurance

Si les infrastructures médicales et soins de santé au Japon ont bonne réputation, ils ont également la réputation d’être chers !

Pour vous donner une idée, François est tombé malade à Kyoto et nous avons dû aller à l’Hôpital universitaire pour une consultation en urgence. Entre les frais d’admission et examens effectués, l’addition dépassait les 150 euros.

Autre inconvénient aux soins au Japon : à l’extérieure des grandes villes, il est difficile de trouver des médecins qui parlent l’anglais.

Mieux vaut, avant de partir, vérifier si vous êtes déjà couvert par une assurance. Si ce n’est pas le cas, renseignez-vous pour souscrire à une assurance voyage en fonction de votre projet et de vos besoins.

Prises et électricité

À ne pas oublier dans son sac : si vous vivez en Europe, prenez un adaptateur. Les prises de courant au Japon sont les mêmes qu’aux USA (deux fiches plates parallèles).

Le courant également est différent : 100 volts en courant alternatif, avec des fréquences différentes selon les régions : 50 hertz dans l’Est et 60 hertz dans l’Ouest. Les grands hôtels ont généralement des prises de 110 et 220 volts.

De manière générale : vous ne devez pas vous soucier de ces différences ! Les chargeurs modernes sont tous capables de s’adapter à cela.

Internet

Terminons ces informations pratiques avec le plus important, ou presque : Internet ! Les spots WiFi gratuits se développent de plus en plus à travers le pays et les solutions ne manquent pas pour trouver un endroit où capter une connexion WiFi.

Astuce Internet en voyage : la Pocket WiFi

C’est la première fois en voyage que nous prenons une « Pocket WiFi »… et sans doute pas la dernière ! Nous avons trouvé ça tellement simple et confortable… tout en étant très abordable.

Nous pouvions réserver nos logements ou prendre des informations sur nos prochaines destinations confortablement installés dans le train : une aide pour ceux qui, comme nous, aiment se laisser la liberté de changer de plan en cours de route.

Une aide précieuse également pour s’orienter dans un pays dont on ne comprend pas langue écrite ! Entre le « Google Translate » pour décoder des images ou le « Google Maps » pour tracer un itinéraire nous indiquant jusqu’au détail du train ou métro à prendre pour nous déplacer dans le pays : la Pocket Wifi aura été une précieuse alliée !

 La Pocket Wifi : techniquement, qu’est-ce que c’est ?

La Pocket Wifi est un boitier portatif permettant d’avoir accès à Internet n’importe où (ou presque). Léger et petit, le boitier se glisse discrètement dans la poche d’un vêtement et permet de connecter plusieurs appareils en même temps dans un rayon de 20 mètres : ordinateur portable, smartphone, tablette… Cet appareil ne nous a jamais fait défaut et a toujours bien fonctionné, avec efficacité et rapidité : un vrai plaisir !

Techniquement, la Pocket Wifi que nous avions avait ces caractéristiques :

Dimensions : 103 x 66 x 14.5 mm

Poids : 140 grammes

Vitesse de connexion : 75 Mb/s en téléchargement, 25 Mb/s en chargement

Le réseau utilisé : type 4G/LTE

Data : illimité

Autonomie : entre 9 h et 12 h (recharge de 3 h par USB)

La Pocket WiFi : en pratique

L’agence avec laquelle nous l’avons loué : Vivre le Japon

Site web : Pocket Wifi

Cout pour 3 semaines : 101 €

Comment ça marche : après l’avoir réservé en ligne, la Pocket WiFi est livrée directement à l’aéroport ou à l’hôtel ; et pour la renvoyer, une enveloppe préaffranchie est fournie avec le colis de base : il suffit de la glisser dans n’importe quelle boite postale du Japon.

Pocket Wifi

Et la carte Sim ?

Vu que nous avions une Pocket Wifi, nous n’avons pas opté pour la solution de la carte Sim locale.

Remarque :

Pour pouvoir utiliser une puce japonaise, vous devez posséder un téléphone « désimlocké ».

Quand partir au Japon ?

Au Japon, il y a 4 saisons bien distinctes, ayant chacune ses caractéristiques propres, et les différences sont notables. Si vous cherchez quand partir au Japon, cela va avoir un impact non négligeable sur votre décision. Vous le verrez écrit partout, voyager au Japon semble conseillé principalement à la belle saison, celle de la floraison des cerisiers.

Le pays s’étirant du nord au sud sur près de 3000 km, le temps varie fortement en fonction du lieu et de l’époque de l’année choisis par le voyageur ! Le printemps et l’automne sont les saisons les plus agréables pour voyager. L’apothéose est la floraison des cerisiers fin mars ou début avril.

L’été au Japon

En juin commence l’été et, avec lui, la saison des pluies qui dure trois semaines. Après cela, il fait très chaud et très humide. Les Japonais vont passer leurs vacances à la plage ou dans une station de montagne.

L’hiver au Japon

En hiver les températures dans les plaines sur la côte Pacifique descendent rarement en dessous de zéro degré ; il fait sec et ensoleillé. Dans les régions du centre et du nord du pays, c’est la bonne période pour les sports d’hiver, comme le ski. Et dans les régions du sud, il fait doux et ensoleillé (climat des iles tropicales).

Paysage de rêve : Daigoji (Kyoto)

Voyager hors saison

Voyager hors saison, nous l’avons fait : nous sommes partis fin février et revenus mi-mars, juste au début des premières floraisons. Bilan ?

Points positifs

Quel plaisir de pouvoir circuler librement dans des endroits habituellement bondés sur les photos de voyage : Fushimi Inari, les principaux temples de Tokyo… Moi qui ne suis pas une grande adepte des bains de foule, j’ai apprécié la tranquillité des villes et sites touristiques que nous avons traversés.

Pas besoin de réserver son logement des mois à l’avance. Nous avons pu laisser libre court à notre spontanéité et bouger à notre rythme là où nous le souhaitions. Généralement, nous ne réservions qu’un ou deux jours en avance.

Hors de la haute saison, cela signifie aussi hors des « prix touristiques » : les logements sont non seulement plus faciles à trouver, mais aussi plus abordables.

Points négatifs

Point positif et négatif en même temps. Ou ni l’un ni l’autre. Mais les paysages que nous avons observés ne sont pas ceux des nombreuses cartes postales. Pas d’arbres en fleurs envahissant tout, pas souvent de ciel bleu azur… Quelques belles pluies, de la neige aussi. Bref, une grande variété de climats, mais une plus grande monotonie de couleurs, la nature n’étant pas encore en fleur.

Positif et négatif également. Certains lieux sont très animés pendant la floraison des cerisiers… En manquant les bains de foule, nous passons également à côté d’un pan culturel de la vie au Japon.

Temple Sensō-ji, noir de monde en saison touristique

Que voir et combien de temps partir au Japon ?

Quant à la durée idéale d’un séjour au Japon : c’est une réponse très personnelle qui dépend des possibilités de chacun avant tout. Nous y sommes restés 3 semaines… et pour un prochain voyage, j’aimerais bien y rester au moins 3 mois !

Car le Japon, c’est vraiment un très (très) grand pays ! On ne réalise souvent pas à quel point avant d’y poser le pied. Rien Tokyo semble occuper un territoire équivalent à celui de la Belgique tout entière ! Et le Japon, avec ses quatre iles principales entourées de plus de 4 000 petites iles, possède une superficie totale de 377 873 km2, ce qui équivaut à l’Allemagne et la Suisse réunies, ou un peu moins que la Californie. Bref, c’est grand !

Ne vous mettez pas d’obligations intenables. Il faut arrêter de vouloir tout voir. Oubliez les listes des immanquables et faites-vous plaisir. Non, vous ne verrez pas « tout le Japon » en deux semaines, ni même en deux mois. Mais vous verrez « votre » Japon, vous y ferez vos propres découvertes, construirez vos propres souvenirs, fait de sensations, d’odeurs, de sourires et de rayons de lumière…

Et pour (finir de) vous donner envie et peupler vos rêves de Japon de belles images, voici notre vidéo de voyage : « Douceur du Japon ».

Et pour vous donner des idées de lieux à visiter, j’ai détaillé nos différents itinéraires de voyage au Japon dans un autre article.

Voyager au Japon : émerveillement et dépaysement… facilement !

Voyage tant attendu et inattendu à la fois, le Japon a été une énorme, splendide, éblouissante surprise ! Un vent frais, fait de 1001 émerveillements. Si vous ne deviez retenir qu’une seule phrase de ce long article, ce serait celle-ci :

Non, ce n’est pas difficile de voyager au Japon !

Marcher sous la pluie (Tokyo, Japon)

J’espère avoir répondu à vos nombreuses questions reçues via les réseaux sociaux lors de notre voyage. N’hésitez pas à venir demander plus d’informations dans les commentaires ou à partager votre expérience et vos conseils pour les futurs voyageurs !

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Commentaires

  1. Merci pour ces articles qui retranscrivent très bien mon impression du Japon (en 3 voyages), et me redonnent envie d’y retourner.

    Je ne serais en revanche pas aussi catégorique sur le peu de risque sur le nucléaire, vis a vis de notre histoire personnelle.

    • Merci beaucoup Sylvain pour ton message 🙂 Ravie de savoir que tu te retrouves dans cet article, surtout après tes 3 voyages : cela me fait très plaisir à lire !

      Pour ce qui est du nucléaire… c’est un vaste débat ! Je souhaitais surtout rassurer sur le fait qu’actuellement, par rapport aux précédentes catastrophes qu’à connu le Japon, les voyageurs ne reviennent pas tout verts et irradiant dans le noir ! Parce que j’ai déjà entendu certaines remarques assez effarantes à ce sujet !

  2. Bonjour Amandine !
    Merci infiniment pour ton article ou plutôt tes articles. J’espère pouvoir découvrir « mon » Japon au Hanami 2017, et depuis l’ile de La Réunion où j’habite, c’est un peu l’expédition surtout au nouveau des connexions aériennes… je suis très branchée photo alors les cerisiers en fleurs devraient m’aider à en faire de belles même si la foule n’est pas forcément la tasse de thé…

    Je devais y aller en 2013 déjà, mais voyage annulé pour cause de problèmes de santé, du coup, j’ai commencé un DU de japonais en septembre 2015 et j’espère que cela m’aidera à me déplacer et communiquer plus facilement ???

    J’ai hâte de lire tes prochaines publications. Bonne journée !

    • Bonjour Dominique, merci beaucoup pour ton message, ravie que cet article (et les autres !) te plaise !

      Je te souhaite en tout cas de réaliser ce beau projet que tu as et de vivre une magnifique découverte de « ton Japon » 🙂
      Génial en tout cas que tu sois investie au point d’apprendre le Japonais ! J’ai commencé, quelques semaines avant le départ, à apprendre toute seule… ça m’a permis d’avoir les petits mots de base et de politesse. Je trouve cette langue tellement belle que j’aimerais prendre le temps un jour de l’apprendre correctement !

      Au plaisir d’échanger dans de futurs commentaires 🙂

  3. Complètement d’accord avec vous, ce n’est vraiment pas difficile. Le pocket wifi, comme vous c’était ma première utilisation et je viens de le reprendre en Corée du Sud.
    Pour ce qui est du monde, j’ai une impression mitigé de Kyoto, les temples sont vraiment superbe, il y’a des coins que j’ai adoré mais après 5 jours en plein coeur de la floraison des cerisiers du Japon, j’étais bien contente d’aller dans un endroit plus calme. Pour Fushimi Inari, je l’ai visité à 5h30 du matin pour n’avoir personne.

    • Merci, Élodie, pour ton message 🙂 Ravie de voir que le Japon t’ai plu également !

      Oui, voyager à la « belle saison » des cerisiers, c’est très joli… mais très peuplé ! Nous avons préféré évité et n’avons pas eu du tout le même vécu que toi à Kyoto : vraiment pas de foule (sans doute aussi est-ce dû à nos logements à chaque fois en dehors du centre-ville).
      Et pour Fushimi Inari, nous y étions à 7 h du matin, et c’était parfait, personne sur place si ce n’est quelques Japonais venus allumer des bougies 🙂

  4. Très bel article, assez exhaustif. Il est notamment vrai que lorsqu’on est valide on est peu sensibilisé à l’accessibilité des transports et sites touristiques.
    Sur ce point, j’ai trouvé le Japon très bon élève en comparaison avec la France et bien d’autres pays.

    Après avoir fait l’Australie et l’Afrique du Sud, je ne trouve pas le Japon très très grand. J’admets par contre qu’il faut faire des choix en fonction du temps à sa disposition. Même en 5 semaines (fin février – début avril), nous n’avons vu qu’une partie de ce magnifique pays.
    Et comme vous, on s’est promis d’y revenir.

    • Merci beaucoup Axelle pour ton message et ton retour d’expérience.

      Oui, évidemment, le Japon à l’échelle de l’Australie, pays continent, ce n’est pas si grand 😉 Mais venant de Belgique 😉
      Non, plus sérieusement, le Japon est plus grand que ce que l’on se représente souvent : difficile de « voir tout le pays » en quelques semaines (ce qui est valable pour beaucoup d’endroits dans le monde, bien sûr).

      Un pays qu’on s’est toujours dit « un jour »… qu’on aura visité une première fois bien plus tôt que dans nos rêves les plus fous… et qu’on retournera certainement explorer « un jour » ! 😉

  5. Bonjour, hola nous on vit au Pérou, c’est pas le Japon, hein ? Mais bon nous c’est le nord (avé l’accent), les chambres à 10 dollars, le repas à 2 dollars, les journées visites à 20 ou 25 dollars la journée… OK on est loin du Machu Picchu, mais on a de chouettes trucs.
    Pour ce qui est du Japon, merci de nous rappeler des souvenirs. Nous on est fan. Nous y sommes allés 2 fois, chaque fois en plein mois de janvier, pour des raisons professionnelles et on en a profité pour visiter un peu.
    Nous y étions en 2008 et 2009. À cette époque l’euro était super fort et on en a profité c’est vrai. Mais il y a moyen de ne pas trop flamber aussi.
    Tokyo est une ville impressionnante, son métro. À l’époque déjà les Japonais payaient leur métro grâce à leur téléphone, déjà ils cherchaient leur adresse en marchant avec leur téléphone, cela nous impressionnait beaucoup. Il existe plusieurs compagnies de métro à Tokyo attention. Nous avons fait suite à une erreur toute la baie de Tokyo au départ de Shiodome, car on avait acheté ce ticket pensant en acheter un autre. On en a profité le soir même. Superbe, on a été jusqu’au Park Toyota et plus bas encore.
    À Kyoto, nous y sommes allés deux fois, trop beau. Le palais impérial, le temple d’or, celui d’argent, on avait dormi grâce à un contact qu’une amie japonaise nous avait donné en France dans une chambre d’hôte très sympa proche du Palais. La dame nous prêtait ses vélos avec lesquels on a pu descendre jusque le Temple Fushimi inari. Marcher au milieu de ces milliers de Torii, magique. Cérémonie du thé. Ne comprenant rien, je m’étais installé à côté de deux Asiatiques pensant imiter leurs gestes avant de me rendre compte qu’elles étaient de… Hong Kong !!
    La ville de Nara et ses bouddhas géants, ses ryokans bain chaud avec vue sur les temples inclus, ses parcs avec les biches en liberté, la montagne sacrée du Koya San, fabuleux pour dormir dans un temple… excepté qu’en janvier, il y gèle fort. Heureusement même dans les temples perdus au sommet du Koya San, on trouve la fameuse toilette TOTO avec cuvette chauffée. Une idée du réconfort en ces temps rigoureux !
    Sur les traces de James Bond (on ne meurt que deux fois) au château Himeji, à l’ouest d’Osaka. Les Okonomyake d’Osaka dégustées dans des endroits improbables recommandés par des Japonais… La très vivante ville de Hiroshima, ses sublimes plats de poissons, son musée de la bombe incroyable (il faut avoir le cœur bien accroché, émotions fortes !), l’excellent saké et la viande de Kobe, l’ile de Miyajima (extraordinaire) et son fameux Tori dans l’eau, ses excellentes huitres, son petit port, ses ryokans….
    Ahh ce shinkansen, toutes les 15 ou 20 min, mieux que les trains de banlieue et quel confort. On avait pris le JR pass. Attention à ne pas se tromper de train, car il y a aussi plusieurs compagnies de trains qui circulent, tout n’est pas JR. On peut utiliser le pass pour aller sur l’ile Miyajima, car le bateau est JR.
    Le Japon, vous l’aurez deviné on adore. On a promis d’y retourner, cette fois-ci avec nos enfants à qui on a tellement raconté qu’ils ont comme mystifié la destination. Le Japon c’est le mystère, un peuple incroyable, décidé, mais très serviable (jamais ils ne passeront devant quelqu’un), les traditions, mais aussi la modernité poussée à l’extrême. Bref, un pays où tu sais pourquoi tu voyages.

    • Merci Philippe pour ce (grand !) partage d’expérience 🙂 Je vois que tu as plein de supers souvenirs de tes voyages au Japon; nous parlerons plus en détail de certaines villes et expériences de notre voyage dans de prochains articles. Les suivants seront sur Kyoto et ma première expérience de bain publique… mémorable ! 😀

      Quelle belle idée de retourner avec vos enfants pour leur partager votre coup de coeur « pour de vrai » 😉

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