Un sac sur le dos
Amandine

Cela fait des années que le voyage est un des piliers de nos vies, et voilà quelques années déjà que nous nous mettons à rêver expatriation. Ces choix de vie nous ont menés peu à peu sur le chemin du minimalisme. Vivre avec moins, voyager léger, se désencombrer… 

Bref, l’apologie du peu ! Une démarche à la fois zen et écologique. Je vous partage ici notre parcours, ce qui nous a aidés, ce qui a été difficile… Notre cheminement et des conseils pour vous mettre au minimalisme, que ce soit en voyage ou chez vous.

Qu’est-ce que le minimalisme

Le but du minimalisme : simplifier sa vie. Se délester du superflu pour ne garder que l’essentiel, au sens propre comme au figuré. Prendre conscience « qu’il en faut peu pour être heureux » ou que « less is more ».

Parfois/souvent, on développe une forme de dépendance aux objets et à la consommation. Car acheter, avoir de nouveaux objets, c’est souvent agréable… en tout cas sur le court terme. Mais la satisfaction à court terme et le bonheur à long terme, ce n’est pas toujours la même chose !

Derrière cette pulsion à acheter, il est intéressant de se poser quelques questions pour prendre de la distance.

En ai-je besoin ? Est-ce réellement cet objet qui comblerait mon besoin ?

Certains achats compulsifs peuvent être liés à des états émotionnels, comme la fatigue, la tristesse, l’ennui… Un nouvel objet ne ferait que mettre une couche de vernis dessus. Et celle-ci finira immanquablement par s’écailler. Le même processus peut également s’appliquer à voyages qui pourraient s’appenrenter davantage à une fuite. Car non, voyager ne résout pas tous les problèmes, comme je l’explique dans un autre article.

Le minimalisme, un déclic venu en voyage

Le minimalisme, plus qu’une définition

Être minimaliste peut se vivre de différentes façons, combinables selon les envies et affinités :

De façon générale, on retrouve dans l’équation : consommer moins pour consommer mieux. Et le minimalisme peut être lié à d’autres mouvements, dans une « convergence des luttes », comme le zéro déchet ou le mode de vie « slow », dont parle très bien notre amie Emma du blog Planet Addict. Et on pourrait dire qu’une application par excellence du minimalisme se retrouve dans le concept des « tiny house », ces jolies maisons minuscules et super bien pensées qui sont bien représentées sur le site Toits Alternatifs.

Pour en savoir plus sur ce sujet, voici une sélection de 5 livres sur le minimalisme. Je vous recommande tout particulièrement L’art de la simplicité – Simplifier sa vie c’est l’enrichir de Dominique Loreau.

Quand le voyage pousse au minimalisme : voyager léger 

Voyager en mode sac à dos (mais avec une valise aussi, dans une moindre mesure) met face au grand défi de faire rentrer sa maison dans un sac de 30 à 60 litres. Autant le dire tout de suite : c’est une mission impossible ! Je souris en repensant à nos premiers sacs de voyage, énorme et remplis jusqu’à ras bord. Vous pouvez retrouver des photos « avant/après » dans l’article « Un an de voyage, dans les sacs d’Un sac sur le dos« .

Lors de notre tout premier voyage au long cours en mode sac à dos, en Amérique latine, nous avons peu à peu laissé des objets derrière nous. Nous les offrions à nos hôtes et personnes rencontrées au hasard des routes. Nous nous sommes ainsi délaissés d’au moins 1/3 de nos affaires, si pas la moitié ! Tout en ajoutant d’autres objets nécessaires en cours de route et quelques rares souvenirs de voyage (dont les poteries de la civilisation Moche, craquage ultime !).

Nos sac sur le dos lors de notre premier voyage au long cours (Galapagos)
Un sac à dos idéal pour le minimalisme et voyager léger

Et cette démarche c’est poursuivie à chaque voyage : un sac plus petit, rempli toujours au maximum de ses capacités, et vidé progressivement en cours de voyage. Le sac préféré de François à présent est ce sac ultra-léger : moins de poids et moins de place… Moins de place et moins de poids !

Personnellement, j’ai cette fâcheuse tendance à vouloir trop prendre. Je le sais, avant même de commencer à faire mon sac, que j’emporterai probablement trop. Mais j’éprouve de grandes difficultés à me défaire de mes penchants d’écureuil qui fait ses réserves et essaye d’être paré à toutes les éventualités (une « écureuil-scout » en somme !).

Au moins j’en ai conscience et j’y travaille… avec le penchant, maintenant que je voyage avec un bébé, de vouloir penser à toutes les éventualités concernant Manea (ce qui a aussi du bon, il ne faut pas dramatiser !).

Prêts à commencer le pèlerinage de Shikoku avec nos tenues de henro !

Voyager léger : ma technique de tri pour emporter l’essentiel !

Quand je prépare nos sacs avec cette idée de minimalisme pour voyager léger, je prépare d’abord une liste. Une sorte de guide qui reprend nos grands besoins, en fonction des différents domaines (habillement, couchage, hygiène, alimentation, occupation, santé) et des conditions de voyage (durée, climats, type de voyage…).

Ensuite, je réalise 3 piles sur mon lit pour trier les affaires :

Soyons honnêtes, la pile du milieu sert le plus souvent à adoucir le processus de séparation de tout ce qui nous est superflu. Je ne me trouve pas particulièrement matérialiste, mais ce n’est toujours facile de faire un tri drastique !

Et ce processus de 3 piles est répété jusqu’à ce que je sois satisfaite du volume présent dans les deux premières piles.

Voyager léger : d’autres ressources

Appliquer le minimalisme pour voyager léger, cela se joue dans la quantité d’affaires que vous allez emporter… mais pas uniquement.

Comme je l’ai mentionné, le choix du sac est également important. Si vous ne les avez pas encore lus, je vous renvoie aux bases : comment bien choisir son sac et comment (bien) faire son sac.

Ensuite, l’article sur comment optimiser son sac pour voyager autour du monde vous donnera un aperçu des différentes optimisations que vous pouvez mettre en place, selon vos envies et votre budget.

Et parce que l’optimisation en voyage, c’est aussi une question d’état d’esprit, je vous invite à lire l’article 10 choses (vraiment) indispensables à prendre en voyage.

Depuis Jennerbahn

Quand voyager fait trier : un pas vers le minimalisme à la maison

A chaque fois, c’est la même chose : « nettoyage de printemps » systématique à chaque départ et retour de voyage ! À chacun de nos départs, que nous devions déménager ou non, je profite du moment où je fais nos sacs pour faire le tri. 

Avons-nous besoin de tous ces objets ? 

Ai-je porté ces vêtements/utilisé ces objets dans les derniers 12 mois ? 

Ces questions m’aident à voir les choses de façon plus rationnelle et à faire un tri chaque fois plus drastique. J’applique également la technique des 3 piles utilisées pour faire mon sac à dos à toutes les possessions.

Quelques outils pour vous aider à vous lancer dans le minimalisme 

Le minimalisme, c’est bien beau en théorie, mais comment le pratiquer au quotidien ? Comment s’y mettre ? J’ai découvert plusieurs méthodes lorsque je me suis intéressée à cette pratique. Cela m’a aidée à réfléchir et automatiser certaines façon de consommer. Voici mes deux préférées : la méthode BISOU (j’adore cet acronyme !) et celle des 5R.

La méthode BISOU 

J’ai découvert la méthode BISOU dans le livre de Julien Vidal « Ça commence par moi ». D’ailleurs, je vous recommande ce livre. Certaines parties sont assez évidentes, et sans doute « simpliste » par rapport à ce que beaucoup de personnes adoptent déjà comme geste. Mais cela permet de revenir aux bases et d’allier encore plus loin. Comme il le dit si bien: 

Parce que changer son monde, c’est changer le monde, participer à la construction d’une société éco-citoyenne, ça commence par moi.

Julien Vidal

Bref, revenons-en à la méthode BISOU : avant chaque achat, l’auteur propose de se demander si :

Voilà une vidéo Brut qui résume son principe.

La méthode des 5R

La méthode des « 5R » est une approche efficace pour vous aider à vous désencombrer et adopter de bonnes attitudes de consommation. En résumé, les 5R sont pour :

Le minimalisme : un cap à ajouter à notre boussole

Je n’oserai pas affirmer que nous sommes minimalistes. D’abord parce que François risque de me lire un jour et de rire à gorge déployée. Ensuite, parce que je suis toujours en cheminement. 

Certains choix de vie ont été faciles pour nous à appliquer en une fois, comme devenir véganes, un choix que nous avons adopté du jour au lendemain. D’autres sont pour nous des idéaux qui nous guident et nos accompagnent dans notre transition. Comme le zéro déchet, la mode éthique… et le minimalisme.

J’espère que cet article en accompagnera certains dans leur réflexion et cheminement sur le sujet. N’hésitez pas à partager vos expériences et conseils dans les commentaires pour que nous puissions avancer tous ensemble vers un monde plus responsable.

4 réponses à “Voyage et minimalisme : comment vivre avec peu ?”

  1. Coucou, Bonjour, Bonsoir…..tout Simplement !
    Manea, Amandine, François 🙂

    Viens de lire le « minimalisme »,
    Réduire La Vie avec Intensité qu’à du « Bonheur »,
    C’est Un Art 🙂
    Je Vous ai toujours « perçus « es » de cette façon,
    La recherche, de Vous et en Vous Vous avec le Voyage bien évidemment……….il Vous a fallu,
    Parcourir et Vivre Vos propres « Planètes, chemins, Aventures…..alors que souvent tout est en Soi !
    Parcours nécessaires, c’est comme çà 🙂
    J’adhère totalement…….aux minimalisme, mais avec Un enfant difficile de réduire « Les sacs à dos » 🙂
    Pour terminer………voici les quelques mots d’un de mes carnets de Vie,
     » Si Nous pouvions réduire nos Besoins à Rien ! la plus petite des choses que Nous aurions serait Un Cadeau Véritable  »
    Merci, pour Vôtre Message « Maman et Papa Heureux…..sans oublier Manea.
    🙂

    • Merci Gérard pour ce gentil message, ça fait plaisir de vous lire 🙂
      Nous sommes encore bien loin d’un réel minimalisme, ou d’un minimalisme absolu, mais toujours en quête de notre équilibre, qui est toujours à réinventer.
      Malgré « l’impact logistique » d’un enfant, nous avons tout de même réussi à voyager à pieds au Japon pendant plusieurs semaines avec un bébé et un seul sac à dos pour nous trois. Donc c’est possible ! Je pense que beaucoup de limitations viennent, finalement, de nos représentations… C’est vrai que Manea a de nombreux jouets (et surtout de nombreux livres) et que nous ne pourrions pas tout prendre avec nous à chaque voyage… Mais voyager, c’est aussi changer de cadre et de façon de vivre. Le monde comme terrain de jeu, je pense que ce n’est pas si mal 😉 Je rêve de l’emmener prochainement sur les routes, mais avec la situation actuelle, nous ne sommes sûrs de rien pour l’instant…

  2. Waouw, merci beaucoup et bravo pour ce sublime article !
    Pour ma part, je n’étais absolument pas adepte du minimalisme (jusqu’à il y a quelques mois seulement).
    J’ai commencé à m’y intéresser au début du confinement (j’ignore d’ailleurs pourquoi).
    Depuis, j’ai donné et vendu les 3/4 de ma garde robe.
    Moi qui ai toujours eu énormément de mal à boucler mon sac à dos ou ma valise.
    La prochaine fois, ce sera bien plus facile ! 😀

    • Ah oui, le confinement du COVID-19 ! Il nous a sans doute remis en question sur ce qui était essentiel ou non à nos yeux et donné le temps de fouiller dans nos affaires accumulées au fils des années. Qui sait ?

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