Top 6 des raisons de s’engager bénévolement durant un voyage

J’ai le plaisir d’accueillir Alice pour nous parler des bonnes raisons pour s’engager dans un projet en voyage… et comme si une ne suffisait pas, en voici 6 !

Top 6 des raisons de s’engager bénévolement durant un voyage

Quand on est jeune, désireux de faire de nouvelles expériences et ouvert au monde comme Amandine, les voyages s’imposent comme une évidence.

« C’est notre planète… Alors, allons y faire un tour ! »

Oui, mais voilà … Il y a ceux qui manquent d’organisation, ceux qui ne sont pas prêts à partir à l’autre bout du monde sans aide, ceux que le tourisme de masse n’intéresse pas … Pour ces gens, il existe une alternative : le bénévolat. Un bien joli mot, dont on ne connait pas toujours le sens dans la pratique.

Alors, pour éclairer vos lanternes, voici mes 6 bonnes raisons de vous engager lors de votre prochain voyage !

  1. Faire des choses que vous ne pourriez pas faire en tant que touriste

    C’est bien connu : les touristes en voyage doivent souvent se contenter de faire le tour des monuments les plus célèbres du pays, de rester avec leurs compatriotes, et de repartir aussi vite qu’ils sont venus. Même quand on est jeune et désireux de suivre un chemin plus alternatif, il est parfois difficile de trouver des endroits vraiment typiques quand on ne connait pas bien le pays ou la langue. Pour d’autres, oser partir seul relève même de l’insurmontable.

     

    Le volontariat permet  de dépasser cette peur et de découvrir des endroits qu’on n’aurait jamais pu découvrir autrement. Pourquoi ? Parce que les projets volontaires offrent une structure rassurante : vous êtes  encadrés par un personnel compétent et on vous donne quelque chose à faire tous les jours. Forcément, au sein de ce cadre protecteur on ose plus de choses… Partir seul au Costa Rica, protéger une plage sauvage aux Fiji, devenir garde forestier dans une réserve naturelle en Tanzanie ? Tout devient possible. Et rares sont les touristes qui pourront en faire autant !

    « J’ai choisi le Costa Rica parce que je voulais une destination très lointaine ou je n’étais jamais allée. Je voulais aussi tenter l’expérience de la vie dans un camp, vivre dans la jungle et proche de la vie sauvage. » Natalie Koch, volontaire sur un projet de protection animalière au Costa Rica.

  2. Faire une pause au cours du voyage

    Randonnée, couchsurfing, roadtrip … Voyager n’est pas toujours de tout repos (et c’est tant mieux) ! Mais là, cela fait 10 jours que vous crapahutez sur les sentiers d’Amérique du Sud, trois semaines que vous parcourez les villes du Kerala en Inde, et vous aimeriez bien finir vos vacances de manière plus reposante…

    C’est là où le volontariat intervient : il faut savoir qu’un bénévole n’est jamais livré à lui-même. Il est  encadré par un staff compétent. De ce fait, il n’a souvent rien à planifier. Fini le stress  de la recherche de l’hôtel (ou vais-je passer la nuit ??) !

    La grande majorité des agences organisant des séjours volontaires demandent une contribution financière de la part des bénévoles : c’est un gage de sérieux de l’agence et de ses projets. Les tarifs dépendent des coûts du projet. La plupart du temps, votre contribution couvrira le logement et la nourriture.

  3. Rencontrer d’autres jeunes, tisser des liens forts

    Un bénévole n’est jamais seul sur un projet, il travaille toujours au sein d’un groupe. Le plus souvent, les volontaires sont des jeunes venus de différents pays du monde, mais les âges peuvent varier de 16 à 65 ans ! Dans tous les cas, vous partagerez avec les autres volontaires des expériences uniques et des souvenirs mémorables. Et forcément, ça crée des liens…

    « Le meilleur souvenir de mon expérience ? Ce sont tous les amis que je me suis fait. Dans notre groupe, nous sommes devenus très proches, bien que nous venions tous de pays différents. J’espère que nous resterons en contact ». Elizabeth Shannon, volontaire sur un projet de préservation marine et de plongée aux Fiji.

  4. Booster son CV

    Le choix d’une année sabbatique après le bac et le bénévolat l’étranger sont des pratiques très courantes dans le monde anglo-saxon. Beaucoup moins dans les pays francophones. Pourtant, ce gens d’expérience fait toujours mouche auprès d’un employeur. Elle démontre une certaine ouverture d’esprit, une force de caractère, une capacité à gérer son budget,  un sens de l’engagement et du don de soi. Entre un candidat qui n’a jamais fait de volontariat et un candidat qui a fait partie d’un projet éducatif en Tanzanie, à CV égal,  le recruteur choisira bien souvent ce dernier.

    En outre, beaucoup d’organisations proposent des diplômes et des qualifications que l’on peut ajouter sur son CV. Idéal pour ceux qui n’ont pas encore beaucoup d’expérience et qui veulent enrichir leur CV !

  5. Réfléchir sur son futur

    A l’issue du lycée ou de leur formation, il arrive que certains ne sachent toujours pas quoi faire de leur avenir, principalement en raison d’un manque de vécu et d’expériences professionnelles.
    Prendre une année sabbatique après le baccalauréat par exemple, peut permettre de se laisser le temps de réfléchir et de gagner de l’expérience. Si vous souhaitez utiliser votre année sabbatique pour voyager, autant allier l’utile et l’agréable en faisant du volontariat, pour avoir enfin quelque chose à mettre sur son CV.

    « Il est certain que cette expérience m’a incité à retravailler plus tard dans la protection de la nature, et m’a aussi inspiré au sujet de mon parcours  après l’université. » Ed Hall, volontaire sur un projet de protection animalière au Costa Rica

  6. Recevoir et donner

    Voyager c’est recevoir beaucoup du pays que l’on visite et des gens que l’on rencontre. Alors si vous avez aimé la chaleureuse hospitalité des locaux, si vous êtes fascinés par les plages paradisiaques que vous avez parcourues les pieds dans l’eau, pourquoi ne pas tenter le volontariat ? Donner en retour tout ce que vous avez reçu. Enseigner, référencer des espèces en voie de disparition, construire des écoles, protéger des plages… Les projets ne manquent pas !

    « Enseigner a été une expérience géniale. Vous sentez que vous faites quelque chose de vraiment utile pour quelqu’un d’autre, ce qui, pour moi, était tout l’enjeu de venir ici, dès le départ ». Temenuzka Pestana, volontaire sur un projet de protection de la faune sauvage, enseignement et plongée à Madagascar.

Merci infiniment à Amandine de m’avoir permis d’écrire cet article. Je lui souhaite le meilleur pour son avenir !

Que pensez-vous du voyage-bénévolat ? Tentés par l’expérience ?

Auteur: Amandine

Voyageuse passionnée, Amandine part découvrir le monde accompagnée de François, l'esprit et les yeux grands ouverts ! Elle est également psychologue et coach de vie, proposant à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans leur projet personnel et leur cheminement vers l'épanouissement (voir page "qui sommes-nous" et contact).

23 commentaires

  1. Faire du bénévolat ouvre beaucoup d’opportunité pour notre épanouissement personnel tout en aidant une bonne cause. C’est de gagnant gagnant et c’est pour ça que j’adore ce principe. Les rencontres, les saveurs sont tellement différentes quand on reste pour une période plus ou moins longue au même endroit entouré de locaux. On apprend, on partage, qui sont pour moi les bases même du voyage. Je pense que tout voyageur de longue durée devrait prendre le temps de participer à un échange de service ou faire un peu de volontariat pour mieux s’imprégner des lieux.

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    • Je vois qu’une fois de plus nous sommes sur la même ongueur d’onde, Alizé 😉
      Comme tu le dis, l’état d’esprit du « voyageur idéal », qu’il fasse du volontariat ou non, est proche des valeurs qui portent les gens vers ce genre de projet : partage, ouverture, curiosité, échange, …

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  2. Pas d’arrêt humanitaire pour ma part en cours de route. Je n’ai pas non plus de qualification qui me permettrait d’agir utilement et avec passion comme un médecin par exemple.

    Mais c’est sûr qu’un voyage nous sensibilise particulièrement à l’humanitaire et quelque part on se sent redevable de quelque chose au retour. C’est presque un devoir d’agir, en tout les cas ça devrait être ressenti comme tel par tous Voyageur, suivi bien sûr d’un passage à l’action et il n’y a pas besoin d’être en voyage pour cela, bonne nouvelle.

    Pour un acte de générosité qu’est le bénévolat, sur 6 points il y a en a quand même 5 où il s’agit encore de prendre, le 6ème étant « puisque j’ai tant reçu, je dois donner « . J’ai raté quelque chose ? 🙂

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    • Salut Bertrand,
      Je comprends ton idée de ne pas avoir de qualification particulière pour être utile, même si on peut aider dans beaucoup de domaines différents. Pour ma part, c’est cet argument qui m’a poussé à attendre la fin de mes études pour trouver un projet de bénévolat.
      Mais comme tu le dis, on peut s’investir dans ce genre de projet partout dans le monde, même chez soi 😉

      Cet article est plus orienté sur les bonnes raisons (pour soi !) de se lancer dans un projet de volontariat, pour ceux qui hésiteraient à franchir le pas 😉

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      • « Cet article est plus orienté sur les bonnes raisons (pour soi !) de se lancer dans un projet de volontariat, pour ceux qui hésiteraient à franchir le pas ».

        J’avais compris, c’est bien ça le problème :).

        Le bénévolat est pour moi un acte de générosité gratuit et spontané, fait avec le cœur et qui n’attend RIEN en retour. Quand on a attendu de recevoir (le voyage) pour donner, la générosité on peut déjà oublier, c’est mon cas, mais il serait bien en plus de ne pas profiter allégrement de la misère en prétextant le bénévolat pour se payer des vacances au soleil alors que l’on ne pense qu’à une chose : sa petite personne !

      • Je comprends ta réaction et ta vision idéaliste du bénévolat.
        Malheureusement, je me suis rendue compte, en cherchant à m’investir, que c’était un « marché » comme un autre, avec une image et puis l’arrière du miroir. Les personnes qui y travaillent et « gardent les portes d’accès » de différentes organisations ont une vision très tranchée du monde et du bénévolat, et tu dois correspondre à cet idéal naïf, faire patte blanche pour pouvoir approcher.

        Et nombreuses organisations pullulent, prêtes à mettre en avant de belles valeurs et de belles phrases, et « signer en bas et payez XXX ».
        Payer pour se donner bonne conscience, faire du bénévolat pour regarder dans le miroir une « bonne personne » … Existe-t-il finalement l’acte purement généreux, désintéré ? …

        Le côté bénévolat – vacances au soleil, j’en parle dans mon commentaire à LadyMilonguera, je l’ai vu à plus d’une reprise et ne cautionne pas et je comprends ton écoeurement.
        Je pense que de tels « extrêmes » (qui sont plus que courants malheureusement) existent bel et bien, mais qu’il ne sert à rien de garder avec des oeillères pour n’avoir qu’un chemin valable, et pour moi le public visé par ce genre d’association n’est pas encore (ou pas uniquement ?) celui que tu décris « profitant de la misère pour se payer des vacances au soleil ».

        Certaines personnes aiment penser sur plusieurs « fronts » en même temps ; j’ai une amie, quelqu’un de très bien, qui veut partir à l’étranger « mais pas juste pour voyager, parce que voyager sans rien faire, ça ne sert à rien » et qui veut s’impliquer donc dans un projet « mais quelque chose qui soit bon pour mon cv », qui soit en lien avec son activité pour pouvoir revenir « enrichie » sur tous les plans (personnel, professionnel, social … ). Et elle n’est pas la seule à penser ainsi.
        Donc c’est sans juger que j’ai accepté cet article invité sur le sujet, me disant qu’il rencontrerait la vision de certains lecteurs.

      • Il n’y avait pas non plus vraiment de jugement envers l’auteure de l’article dans mes commentaires car je sais qu’il est plus difficile de mettre des mots sur une énergie qui vient du fond du cœur et qui se passe de raison que sur des raisons aussi superficielles que sont le cv et « faire différent ». Sans parler du repos qui était vraiment le summum. J’espérais juste qu’il y ai quelque chose d’autre derrière, de plus fort !

        Pour répondre à ta question. Je pense qu’il y a des gens purement généreux. Certains réfléchissent avec leur cerveau avant d’agir et agissent dans un but bien précis qui est toujours eux-même. D’autres répondent à une pulsion du cœur et après coup ils constatent que ça leur a été bénéfique à eux même également. Les premiers, par peur de donner sans recevoir en retour et d’être déçus, s’assurent d’abord de leurs gains et ne feront jamais le moindre sacrifice. Les seconds ne comptent pas leurs efforts et donnent même s’ils ont la certitude qu’ils ne recevront rien en retour. Les premiers sont « généreux » quand ils ont besoin de l’être, les seconds le sont en permanence et avec tout le monde, c’est dans leur nature la plus profonde. Je ne veux bien sûr pas parler de ceux qui se jettent à corps perdu dans le bénévolat pour oublier leur désespoir !

        Bien sûr dans les faits ce n’est pas ON ou OFF, il est aussi facile de se mentir, mais dans l’état d’esprit ça l’est, à savoir est ce que c’est le cœur ou le cerveau qui a contrôlé la décision. Je ne met pas de point interrogation car tout le monde va répondre :  » moi je suis bon moi je suis bon ». Tellement bon qu’ils ont fait tout cela pour en apporter la preuve à leur futur employeur ! D’ailleurs je suis certain que le vrai généreux ne pense pas qu’il est bon, il pense juste que c’est normal, quand il se regarde dans la glace 🙂

      • Je me permets de me « glisser » dans la conversation. Je suis assez d’accords avec tes deux catégories Bertrand, mais je ne serais pas aussi catégorique quand au « il y a des gens purement généreux […] et après coup ils constatent que ça leur a été bénéfique à eux même également ». Je ne pense pas que ça soit après coup. Une personne généreuse éprouve spontanément du bonheur à aider ses semblables. Ça se voit sur son visage d’ailleurs, elle respire la vie. Hors, à part si on est en pleine dépression, on a tout de même une certaine tendance et faire spontanément des choses qui nous procurent du bonheur. Une personne généreuse vit son bonheur à travers celui des autres. C’est merveilleux, bien sûr, d’être comme ça, mais je ne pense pas que cette personne fasse forcément des efforts pour être ainsi, c’est son tempérament. On peut s’améliorer (ou se dégrader :-(), mais changer du tout au tout … je ne pense pas.

      • Je suis d’accord Laurent, d’ailleurs j’ai écrit : « les seconds le sont en permanence et avec tout le monde, c’est dans leur nature la plus profonde », ça rejoint ce que tu dis. J’avais aussi employé le mot « spontanément » ailleurs.
        C’était surtout pour mettre en avant le fait que quand on est généreux ce n’est pas la raison qui prend le dessus mais l’amour au sens large. Or, pour aimer les autres il faut d’abord s’aimer soi-même. Le vrai généreux n’a donc pas besoin des autres pour être heureux et il est capable de prendre des décisions purement personnelles et s’en sentir heureux. L’équilibre ! C’est ce qui le différencie de l’égoïste et du lâche, qui va se servir des autres pour s’oublier lui même. Je pense que c’est un état d’esprit à la base de par notre éducation ou les aléas de la vie, mais il y aussi quelques efforts derrières qui à longue finissent par devenir une habitude naturelle. Je pense aussi que l’on a les capacités de changer en grande partie quand on le veut vraiment. Mais on le veut rarement vraiment car changer, c’est laisser mourir une partie de soi et « personne » n’a envie de mourir 🙂

        J’approuve bien sûr le « ça se voit sur son visage ». D’ailleurs je fais toujours confiance à 100% au regard, au sourire, au langage du corps, qui contrairement aux mots, ne mentiront jamais.

      • Cela devient un vrai échange ici ^^ La prochaine étape est de prendre un verre ensemble pour échanger nos idées et refaire le monde ^^

        @Laurent : tu ne t’immisces pas, j’aime beaucoup cette réactivité et ces échanges dans les commentaires : c’est le principe du blog pour moi. Et puis tu es toujours le bienvenu 😉

        Pour revenir au débat, j’ai des images de certaines personnes qui me viennent en tête, expressions même de la gentillesse et de la générosité. Maintenant, je pense que ces personnes existent bel et bien Bertrand, mais comme le dit Haydée, il y a toujours un impact sur/pour soi, recherché inconsciemment ou consciemment. Ne fut-ce qu’un renforcement positif de l’image de soi, auquel fait allusion Laurent.

        J’aime ton idée de la spontanéité dans le don et de l’amour qui l’emporte sur la raison, et je ne trouve pas qu’elle soit opposée aux propos précédents.

        Ta phrase « changer, c’est laisser mourir une partie de soi et « personne » n’a envie de mourir » m’a fait pas mal réfléchir (et continue à le faire d’ailleurs !). La résistence au changement est une réaction naturelle et bien humaine, mais je ne l’avais jamais pensée sous cet angle.
        Il y a peut-être du vrai là derrière, mais d’un autre côté, si c’est pour évoluer, gagner en maturité et se défaire de « travers » ou comportements dont on n’est pas fier, ce sont sans doute des partie de soi qu’on lâche avec plaisir et soulagement …
        Changer implique un deuil d’une partie de soi ; un deuil comme un rite de passage est également possible, et donc pas forcément teinté de tristesse de la perte … J’aime beaucoup cette approche, à méditer !

        Comme toi et Laurent, je me fie beaucoup à ce que dégage la personne et à ce qu’elle exprime à travers sa communication non-verbale, particulièrement son visage et son regard. La confiance (et la méfiance) ou même l’attirance et la « connexion » entre personnes, ça ne s’explique pas : ça se vit.

  3. Il est vrai que ce type d’engagement ne peut être qu’un magnifique enrichissement…

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    • Bien d’accord ^^ As-tu déjà tenté l’expérience ? Sais-tu déjà quel genre de projet te plairait ?
      Une des parties la plus difficile dans ce genre de projet, c’est justement trouver le projet et l’organisme avec lequel on a envie de se lancer.

      Il faut faire attention aux arnaques et bien choisir l’ONG/… : beaucoup (en tout cas en Amérique Latine), n’étaient que des projets qui « font bien » sur le CV pour les jeunes américains qui viennent se bronzer au soleil en se donnant bonne conscience avant de commencer leurs études ; ces projets n’étaient qu’une façade sans rien derrière : pas de projet consistant, pas d’encadrement intelligent, … Ces « jeunes aux grand coeur » ne connaissent rien à la langue, ne s’investissent pas dans la culture et ne cherchent qu’à se retrouver entre-eux pour faire la fête au soir. (Je caricature, bien sûr, mais il y a du vrai malgré tout).

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  4. Je n’ai pas eu l’occasion de faire du bénévolat, mais je pense que les 6 raisons sont valables.

    Je pens que si encore beaucoup de gens hésitent c’est justement parce que c’est bénévole !

    Une chose me trotte dans la tête en ce moment c’est de faire de l’humanitaire un jour. Si je ne le fais pas c’est que j’ai des contraintes qui m’en empêchent pour le moment.

    En tout cas, c’est bien pensé de remettre des diplôme, c’est une belle forme de motivation.

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    • Je trouve aussi que l’idée du diplôme est une forme de reconnaissance sympa ; j’entends beaucoup de gens qui sont rebuté par le côté bénévole (et donc non rémunéré) ainsi que par le « trou » dans le CV – il « faut » voyager « utile », … C’est pour eux une bonne possibilité.

      Faire de l’humanitaire est aussi un projet qui m’appelle depuis plusieurs années. J’y pense souvent, en me demandant un peu ce que je peux mettre en place pour y arriver. Mais pour travailler dans ce domaine (j’entends de façon rémunérée), cela a l’air d’être la croix et la bannière; souvent il faut avoir travaillé comme bénévole/stagiaire pendant plusieurs années avant d’espérer être intégré officiellement. Peu de débouchés et d’offres au final. Mais j’ai le don pour vouloir me lancer dans des secteurs « bouchés » 😉 (théorie de la frustration ?!?).

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      • Pour avoir fait quelques recherches dans l’humanitaire il y a de ça 2 ans, les offres n’étaient adressées qu’aux bac+5. Ce qui limite l’accès à un grand nombre de personnes (après je n’ai pas fait une grosse recherche donc je ne confirme rien ici).

        A côté, j’ai quelques amis qui en ont fait régulièrement (Congo, Darfour, Haïtï), ils ont tous trouvé un taf en France dans des ONG depuis. Il faudrait que je leur redemande mais ça n’a pas été trop difficile en terme de débouchés.

        Concernant votre longue conversation, je ne vais pas m’étaler faute de temps, mais pour moi, quoi qu’on fasse, on le fait toujours un minimum pour soi, à des degrès différents, inconsciemment ou consciemment.

  5. Alors là, on touche un sujet qui m’est assez sensible. De retour de mon année sur les routes d’Asie, après avoir tellement reçu, je me disais, une autre fois, il va falloir donner maintenant. Et jusqu’à présent, je ne l’ai jamais fait. Je pourrais bien sûr dire que mes compétences professionnelles ne sont pas vraiment utiles dans pour ce genre d’engagement (objectivement, c’est même pas du tout :-(). Mais bon, c’est un peu une fausse excuse. Libre à moi d’essayer d’en développer d’autres qui le seraient. Ça n’est pas non plus évident de ce lancer dans une aventure vraiment utile, mais là encore, tout est question de volonté.
    Donc pour le moment, je reste avec ma mauvaise conscience et peut-être qu’un jour je me lancerai …

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    • Salut Laurent,
      Comme toi, en rentrant de voyage (encore cet hivers après ne fut-ce qu’un petit mois au Pérou), j’avais une forte envie de m’investir dans une association/un organisme pour « une bonne cause ».
      Mais difficile de franchir le pas. Pas tellement par manque de conviction, mais il y en a tellement, des possibilités, toutes différentes. Et je préfère donner mon temps que mon argent, qui arrivera je ne sais où … Et puis, la vie avance vite, et le temps manque (surtout que combiner boulot et blogging, ce n’est déjà pas toujours simple ! 😉 ).

      Je pense que l’on peut aider à différents niveaux, avec des diplômes, formations et parcours très différents … Le tout est de trouver un projet qui nous intéresse et dans lequel on peut apporter un réel plus. En tant qu voyageur, je pense que tu as déjà quelques atouts comme ta capacité d’adaptation, d’aller vers les autres, de trouver des solutions concrètes, …
      Je comprends ta mauvaise conscience (qui s’éveille aussi chez moi à l’occasion), mais je pense que ce type de sentiment négatif, dans le genre de la culpabilité, n’est pas très utile et fait rarement passer à l’action.

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    • On peut a peu de frais se donner bonne conscience en lisant « Le sanglot de l’homme blanc » de Pascal Bruckner. Le livre se veut assez polémique mais en gros, il expose que l’homme blanc se croit coupable des problèmes post-coloniaux alors qu’il n’y serait pas forcément pour grand chose. Beaucoup de choses m’irritent dans ce bouquin mais il soulève tout de même certaines interrogations intéressantes. Rien n’est jamais tout noir ni tout blanc.

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  6. J’avais bien sur entendu parler de ces missions bénévoles, sans jamais m’y intéresser.
    A la lecture de ton article, je suis en train de remettre mes projets en question, et me dis que certains pourraient etre mis en standby pour une telle aventure. Merci d’avoir éveillé cet intéret, je vais de ce pas éplucher les sites que tu as donnés.

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    • Contente que mon article t’intéresse et te fasse réfléchir 😉
      Voyager peut-être un but en soi, bien sûr, mais il peut également être combiné !
      Mon conjoint et moi sommes également en pleine réflexion sur le sujet …
      Ici c’est une association, mais il en existe tellement : c’est un gros travail de recherche et de tris, mais primordial pour pouvoir s’investir dans un projet bien encadré, utile, qui te corresponde, et dans de bonnes conditions.

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  7. Je pense qu’effectivement faire du bénévolat en voyage est une belle opportunité. Il faut du temps tout de même certes, les voyages long court sont idéal pour cela. Comme Alice le mentionne, ca permet aussi de poser pied à terre et se reposer un moment. Je suis allée sur une ferme biologique en Équateur qui ont également mis sur pied une école alternative. J’y ai rencontré des bénévoles qui oeuvraient là pour quelques semaines et quelques mois. Ce fut une expérience extraordinaire. J’y étais que pour quelques jours, mais avoir eu suffisamment de temps, j’aurais été charmé par l’idée et je serais restée avec eux. Quelqu’une d’entre elles sont encore là, elles sont tombées en amour avec le pays, les gens. Elles se sont faites une nouvelle famille à travers le bénévolat et compte maintenant y rester. Mais aussi, elles ont pu suivre une formation en permaculture qui leur a aussi ouvert de nouveaux horizons pour l’avenir. Une d’entre elle, si elle revient un jour au pays veut mettre en place de type d’agriculture. Ca peut ouvrir sur de nouvelle passion également ce type d’expérience 🙂

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    • Merci pour ton commentaire Rachel, et pour le partage de cette belle expérience, ça fait rêver !
      J’aime entendre parler de rencontres et de projets comme celui-ci : c’est simple, c’est beau.
      Je souhaite beaucoup de bonheur à ces femmes qui s’investissent avec enthousiasme, passion et leur tout leur coeur dans ces projets locaux. Cela me donne envie de les rejoindre et de voir de mes propres yeux comment cela se passe 😉

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  8. Je suis moi même partis faire du bénévolat au Sénégal il y a quelques années. Le cadre était un peu différent vu que nous avons monté une asso, récolté des sous et créé un partenariat avec une école à Dakar. Donc pas de structure déjà formalisée, qui rend les choses plus simples, plus pratiques.
    Ce que je retire de cette expérience, c’est que la partie bénévolat n’est que le sommet de l’iceberg. Ce que l’on va faire sur le terrain n’est pas le coeur d’un projet, mais souvent un moyen de le faire vivre, notamment par les sous que cela apporte…
    Bien sûr, je ne parle pas du bénévolat au long court, avec des compétences spécifiques.

    Nous sommes en Amérique sud en ce moment, et pour s’être un peu renseignés, nous voyons beaucoup de structures qui proposent du « volontariat » et demandent de payer des sommes assez importantes. Il n’y a rien de mal à participer à ce genre de système, cela apporte surement beaucoup à la personne qui s’engage dans ces programmes. Mais il faut être lucide que ce n’est pas réellement par le travail qu’on apporte qu’on est utile, mais plutôt par les sous.
    Je ne parlerai même pas des pseudo organisations « humanitaires » qui proposent du volontariat dans des agences de voyage ou des hôtels… Là pour moi c’est un vrai scandale, on fait quelques projets cosmétiques pour rassurer le touriste et on fait tourner une boutique avec de gentils volontaires plein de bonne volonté, mais un peu floués !

    Bref, la bonne volonté ne suffit pas, mais les lecteurs de ce blog en on sûrement conscience 😉 et je pense sincèrement que l’on reçoit beaucoup plus que l’on donne dans ces expériences extraordinaires de bénévolat à l’international (à condition de rester longtemps !).

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