Un sac sur le dos
Amandine

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.

Un de mes plus grands rêves de petite fille : découvrir des temples anciens perdus au milieu de la jungle. Bien sûr, des temples, j’en ai déjà vu beaucoup (comme au Pérou ou au Cambodge), mais rien de comparable à cette aventure-ci…

Une rencontre que j’attendais depuis le début de notre année sabbatique : Tikal !

Tikal, le plus célèbre site guatémaltèque

Véritable trésor enfoui dans la jungle, le site de Tikal est l’un des plus importants complexes archéologiques de la civilisation maya et le plus visité du Guatemala.

En chiffres

 Faits amusants
  • Tikal signifie en langue maya itza « villes des voix », car chaque place est construite selon des techniques soignant l’aspect acoustique, permettant au dirigeant de se faire entendre de tous depuis le sommet des pyramides.
  • Autre effet acoustique amusant que nous avons retrouvé au Mexique à Chichén Itzá, le son répercuté sur les murs des pyramides produit un son rappelant le cri du quetzal, l’oiseau sacré des Mayas (et l’oiseau national du Guatemala) !
Au sommet du temple II de Tikal

Un double patrimoine

Tikal est l’un des rares sites de l’UNESCO à avoir été inscrit comme patrimoine naturel et culturel. Et cela reflète bien les premières impressions qui m’ont frappée en découvrant ce site. Je me suis sentie toute petite, noyée sous la densité de la forêt tropicale et écrasée par la taille des imposantes pyramides.

  1. Nature

    À Tikal, la nature a repris ses droits : cette cité a été entièrement recouverte par la végétation.
    Une bonne partie du site, même dans la zone centrale, est encore ensevelie sous la végétation, attendant patiemment d’être révélée.

    Et ceux qui ont été repris à la nature n’en ressortent pas indemnes. Constitués de roche de calcaire, un matériau qui s’érode beaucoup avec le temps, ces constructions ont perdu la majorité de leurs gravures et sculptures.

  2. Culture

    L’on retrouve sur Tikal des traces de vie remontant jusqu’à 1.000 av. J.-C. et les premières grandes constructions sont estimées à 400 av. J.-C..

    En 380, la cité fut attaquée par les habitants de Teotihuacan, située à 1.300 km de là. Battue sur son propre terrain, la cité tomba sous le joug de sa rivale. Mais l’extension de la cité de Tikal continua jusqu’à devenir la plus importante du monde maya, au Ve siècle.

En dates

Tikal fut :

Une expédition en pleine jungle

Tels des récifs brisant un océan de verdure, les pyramides de Tikal mènent un combat perdu d’avance contre la nature.

Le parc de Tikal s’étend sur environ 57.600 ha. La forêt où il se trouve est une zone riche en diversité biologique, tant pour la faune que la flore. Se promener sur le site de Tikal, c’est encore mieux que d’aller au zoo !

En chiffres

Parmi plus de 100 mammifères peuplant la région du Peton et la forêt Maya, on trouve :

La flore n’est pas en reste non plus : plus de 2.000 plantes supérieures, dont plus de 200 espèces d’arbres.

Coatis de la forêt de Tikal
Petit toucan gourmand

Découvrir Tikal

Pour approcher ce géant de pierre, il faut le remettre dans son contexte. Tikal était un centre tant politique et économique que militaire, composé d’une zone urbaine centrale et d’une large zone résidentielle.

Découvrir Tikal, cité enfouie dans la jungle tropicale

La fin de Tikal : hypothèses et croyances

Pourquoi cette belle et grande cité s’est-elle éteinte ? Les déclins des grandes cités et civilisations, ici comme partout sur terre, sont toujours intrigants !

Beaucoup d’hypothèses tentent d’expliquer l’histoire dramatique de Tikal. Selon la chronologie reconnue aujourd’hui, la cité aurait commencé à décliné au IXe siècle et fut abandonnée au Xe siècle.

Les hypothèses actuelles pour expliquer ce déclin :

Coïncidence (ou pas ?), ce déclin a eu lieu lors du 9e Baktun (le fameux cycle de 395 ans du calendrier maya), un moment établi de grands changements et bouleversements pour les Mayas…

Les principaux temples de Tikal

Une journée, c’est tout. Une petite journée pour aller à la rencontre de ce géant assoupi en pleine nature, envahi par une forêt impitoyable qui le grignote d’un appétit féroce et éternel.

Marcher d’un temple à l’autre, c’est zigzaguer entre les racines des arbres séculaires, repérer un toucan au passage, s’arrêter pour laisser passer une araignée velue (priorité de droite oblige), écraser l’un ou l’autre moustique d’un geste amorti par la chaleur… et rester ébahi à chaque clairière de découvrir un temple encore plus grand que le précédent !

Priorité aux araignées

Quelques constructions ont particulièrement marqué mes souvenirs…

Yaxhá

Notre guide ne nous laisse pas de répit : après avoir passé de belles heures à Tikal, nous enchainons, direction Yaxhá.

Le nom de cette cité Yaxhá signifie en langue maya « eau verte », nom qu’elle doit à la lagune qui la borde.

Beaucoup moins touristique, ce site archéologique situé à une trentaine de kilomètres au sud de Tikal est pourtant le troisième plus grand site du pays, après El Mirador et Tikal. Découvert presque 60 ans après Tikal (en 1904), ce site est devenu connu assez récemment, avec le tournage d’une télé-réalité nord-américaine « Survivor » (saison « Survivor: Guatemala – The Mayan Empire » en 2005).

Elle est composée de plus de 500 structures, dont neuf pyramides. Nous avons apprécié cette visite loin des foules, dans la fraicheur (relative) de fin de journée.

Yaxhá, beaucoup moins touristique que Tikal
Vue depuis une des pyramides jumelles de Yaxhá

Les singes accompagnaient notre découverte du site, sautant par dessus nos têtes de branche en branche. Je retiens tout spécialement notre ascension aux belles Pyramides Jumèles et aux complexes astronomiques Majeurs et Mineur, dont la structure architecturale a été réalisée en fonction de la position du soleil, tout spécialement pour les solstices et équinoxes. Un calendrier géant.

Les singes de Yaxhá

Comment visiter Tikal

Flores

Pour visiter Tikal et la région, le point de base, c’est Flores. Nous avions un peu la même appréhension qu’avant d’arriver dans la ville Cuzco : peur de se retrouver dans une ville ultra-touristique, bondée… Et nous avons eu la même bonne surprise qu’à Cuzco : nous avons adoré !

Flores, une ambiance colorée
Dans une rue de Flores

Une ville où l’on se sent en sécurité (ce qui n’est pas rien au Guatemala, considéré comme un des pays en pays le plus dangereux au monde) et où l’on se sent bien, tout simplement. Oui, il y a beaucoup de touristes et beaucoup d’infrastructures pour eux, mais l’ambiance de cette ville garde malgré tout un certain cachet, grâce à ses maisons colorées, mais aussi grâce à sa situation unique, au milieu du lac Petén.

Cette petite île ne pourra jamais grandir davantage… et même, elle risque bien de perdre un peu de sa superficie, les eaux l’envahissant peu à peu (certaines rues sont déjà englouties).

Flores envahie par les eaux du lac

Flores restera parmi nos tout bons souvenirs du Guatemala pour les rencontres que nous y avons faites. Nous avons été hébergés chez l’habitant sur une île face à Flores, à quelques minutes en bateau : un accueil d’une rare générosité et d’une belle chaleur humaine.

Un pont relie l’île de Flores à la ville de Santa Elena, où arrivent la plupart des bus reliant Flores aux différents points d’intérêts touristiques du pays.

Coucher de soleil sur le lac Petén depuis Flores

Bonnes adresses pour bien manger

Flores, Tikal et Yaxhá : une étape coup de cœur au Guatemala

Vous l’aurez compris, nous sommes encore sous le charme de ce séjour dans la région de Petén au Guatemala. Les couleurs chaudes de Flores nous ont conquis, l’ambiance mystérieuse de Tikal nous a séduits, et la vue depuis les pyramides de Yaxhá nous a comblés !

Flores et Tikal, une étape coup de cœur de notre voyage

En partenariat avec Guiness Travel.

15 réponses à “Tikal et Yaxhá, les géants mayas du Guatemala”

  1. Bonjour. Je suis trés intéressée par votre expérience au Guatemala. Je projette d’y partir en février avec un groupe et terminer mon voyage seule au Belize. Je souhaiterai prendre le bus de Flores pour le Belize. Je vous remercie pour ces superbes photos. J’espère que je vais apprécier ce pays tout autant que vous.

    • Bonjour Isabelle, merci pour votre gentil commentaire. Superbe voyage en perspective : génial !
      Depuis le Guatemala, c’est tout à fait possible de se rendre au Belize. Nous y sommes allés depuis Livingston, mais depuis Flores il y a aussi des connections en bus. Vous trouverez toutes les informations à la gare de bus une fois sur place 🙂
      Beau voyage à vous !

  2. Bonjour Amandine
    Merci de nous avoir fait partager ton merveilleux périple, même si j’aurais préféré ne pas savoir que je pouvais rencontrer des araignées bien velues …..
    Nous projetons de partir fin mars pour une semaine et j’aurais une question pratique à te poser : comment vous etes vous déplacé pendant ce voyage ?
    Nous allons prendre un vol intérieur de Guatemala city jusqu’à Flores , puis après la visite de Tikal et Yaxhá, je souhaiterai descendre sur Panajachel et le lac Atitlàn.
    Est ce facíle de trouver des bus pour s’y rendre, où pourrait on être contraintes de redescendre sur Guatemla pour repartir ensuite vers le lac ?
    Très bonne journée !

    • Merci pour ton gentil message et ne t’inquiète pas pour les araignées : si notre guide ne nous l’avait pas montrée, nous ne l’aurions pas vue (elles se cachent et semblent avoir plus peur de nous 😉 ).

      A travers le Guatemala, nous nous sommes déplacés en petite camionnette d’agences locales. Les conseils bouche à oreille par d’autres voyageurs et surtout de la famille salvadorienne qui nous avait accueillis un peu avant nous avaient déconseillé de prendre les bus locaux. Nous sommes allés de Antigua et de là rayonné jusque Atitlan entre autre), puis au Honduras, puis retour vers Flores en passant par la côte.

      Donc je connais pas les réseaux de bus locaux (avec lesquels nous avons toujours voyagé en Amérique latine, en dehors des 3 pays réputés plus dangereux : Salvador, Guatemala et Honduras), mais ce que je sais c’est qu’il y a plein d’agences de tourisme qui font aussi transport d’un point d’intérêt ou d’une ville à une autre.

      Bons préparatifs et très beau voyage !

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