Un sac sur le dos
François

Partir un an en voyage, dans des contrées et des climats forts différents, nous a obligés à revoir notre équipement et changer nos sacs à dos fétiches (le Millet Aerial 32 et l’Osprey Sirrus 36), dont la capacité n’aurait pas été suffisante.

L’Osprey Aether 60 et l’Osprey Ariel 55 nous ont semblé être les remplaçants parfaits. Qu’en est-il après 6 mois de voyage ?

Avant-propos

Ces 2 sacs sont pour ainsi dire les mêmes, l’Aether étant destiné à la gent masculine là où l’Ariel répond aux besoins de la morphologie féminine. Je ne ferai donc qu’un seul test pour les 2 sacs, chaque point étant valable pour les 2 modèles testés.

Osprey Aether 60 et Osprey Ariel 55

Prise en main de l’Osprey Aether 60 et Ariel 55

Contrairement à ce que j’avais imaginé, la prise en main de l’Osprey Aether 60 et de l’Ariel 55 n’a pas été aussi simple que pour tous nos autres sacs à dos.

Tout d’abord, la mauvaise nouvelle : le sac vide est plutôt lourd avec 2,5 kg. La raison de ce poids réside principalement dans l’armature et la ceinture ventrale.

Une armature lourde, mais efficace !

La bonne nouvelle, en revanche, c’est que cette armature est très efficace !

C’est ici que l’adaptation a pris du temps, le réglage de la hauteur des sangles s’est fait au fur et à mesure des 2 premières semaines de voyage, le sac chargé et utilisé dans de vraies conditions. Depuis, ce dernier est un pur bonheur à porter.

Aujourd’hui, s’il y a encore un point qui me dérange vraiment, c’est le parti pris de la « capuche » détachable. Le haut du sac peut théoriquement se transformer en une sorte de sac-banane. Cela change toute la tenue du sac, le rendant mal proportionné quand il n’est pas rempli complètement, pour ce que j’estime être un gadget (en tout cas, je n’utiliserai jamais cette partie du sac de cette manière).

Dernier regret sur la structure du sac : pas de poche porte-documents dans le compartiment central. Il faudra au pire s’arranger avec la poche avant élastique, si les documents n’ont pas peur d’être pliés ou chiffonnés.

L’on retrouve également le système Airscape pour éviter d’avoir le dos trempé par les efforts, et une housse de pluie.

Utilisation

Voici 6 mois que nous voyageons avec ces 2 sacs. Verdict ?

Nous en sommes ravis !

Nous avons dû nous résoudre à prendre ce format de sac (plus de 40 litres), que nous nous étions juré de ne plus jamais emporter, à cause de notre itinéraire. En effet, l’on ne voyage pas avec les mêmes vêtements sur la côte péruvienne, que sur un glacier patagonien ou dans une jungle luxuriante guatémaltèque !

Vu la variété des pays et climats traversés, nous avons donc emporté des vêtements techniques pour tous ces cas de figure, ce qui, ajouté à notre impressionnant matériel technologique, était juste impossible à caser dans un sac de moins de 40 L (voir l’article « Un an de voyage ? Dans les sacs d’Un sac sur le dos »).

Là où j’ai été le plus étonné (parce que ce n’était absolument pas le but premier), c’est quand j’ai découvert que l’Osprey Aether 60 était capable « d’avaler » mon sac photo LowePro FastPack 250 (et rempli à bloc en plus !). Je peux voyager avec un seul gros sac sur le dos pour les déplacements à pied, le bonheur !

Aujourd’hui encore, je remarque qu’il y a pas mal d’attaches dont je ne comprends toujours pas l’utilité, ce sac est très technique et il conviendra aussi bien aux voyageurs des routes qu’aux amoureux de la montagne.

Conclusion

Un sac qui nécessite un temps d’adaptation, mais qui, une fois maitrisé, est un réel délice.

MAJ 2018 : en plus léger, et en 45 L, nous avons testé le sac à dos ultra léger Osprey Levity 45

Les produits testés : Osprey Aether 60 et Osprey Ariel 65

Les plus

  • pour toutes les utilisations
  • armature bien pensée
  • le système Airscape

Les moins

  • Pas de poche porte-documents
  • Le faux sac-banane
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Commentaires

    • Merci pour ton retour Pamela, c’est toujours intéressant de comparer les expériences des autres voyageurs pour avoir un point de vue le plus général/objectif possible 🙂

  1. J’avais choisi le même sac pour partir, d’accord avec toi sur le sac banane que je n’ai jamais utilisé en 10 mois !
    Par contre j’ai été sidéré par le dos du sac et son filet qui permet une bonne aération (c’est vraiment un sac adapté au climat chaud). Le gros plus aussi c’est qu’il s’adapte très bien à l’anatomie féminine et il est donc confortable.
    Autre atout, la qualité du tissu qui est à la fois très beau et très robuste !
    Excellent choix.

    • Merci Laura pour ton partage d’expérience. C’est marrant, lors de notre premier voyage en Amérique du Sud il y a 6 ans, nous ne voyions quasiment aucun sac Osprey, et cette année, nous en croisons partout ! 😉

      Je vois que nous sommes d’accord sur pas mal de points, en positif (l’aération, la tenue, l’adaptation à la morphologie féminine…) comme négatifs (le fameux sac banane !).

  2. Ah ça nous rassure. On a choisi ceux-là pour notre tour du monde. On les trouve très confortables, mais il va falloir qu’on s’entraine pour les sangles et tout, certaines comme vous nous paraissent bizarre Merci pour cet article !

    • Super Camille ! Comme tu le dis, ils sont supers confortables… mais il faut s’habituer, chercher la bonne position, le bon règlage des sangles… Une fois passer l’étape du tâtonnement, c’est un bonheur 🙂

      • Oui, je pense qu’il va y en avoir besoin au début. En plus, c’est notre tout premier sac à dos donc bon on verra bien. Encore merci 🙂

  3. Ahhhh j’étais sur votre site hier pour voir si j’avais loupé cet article car je regarde pour un nouveau sac 🙂 Coool ! 😉

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