Avec son look futuriste digne de Dragon Ball ou de Star Wars, qu’elle est donc cet objet étrange, mi-caméra mi-stabilisateur robotisé ? Et surtout faut-il craquer pour le Dji Osmo ?

Pourquoi ce choix ?

Nous créons de plus en plus de contenu vidéo que nous partageons sur le blog. Depuis le mois de juin, 5 vidéos ont été publiées. Un même constat pendant les tournages : il est difficile, même avec l’Olympus OM-D E-M5 Mark II et son stabilisateur vidéo 5 axes incorporé, de par exemple suivre quelqu’un qui marche tout en restant fluide dans l’image. La stabilisation en postproduction aide, mais ce n’est pas toujours suffisant, je propose de regarder notre vidéo ci-dessous de la Suisse saxonne, à 0:47.

Et là on est sur un rush utilisé que nous considérons comme acceptable, stabilisé en postproduction. Mais la plupart des prises de vue de ce type sont tout simplement pour la corbeille, car inutilisables même stabilisés sur l’après-coup. À une époque, nous avions testé un steadycam (Glidecam XD-2000), mais il était lourd (2,5 kg), encombrant et nécessitait de la pratique, bref il n’a été utilisé qu’une seule fois (comme vous pouvez le voir dans notre vidéo sur la Corse) et est dans une armoire depuis plus d’un an et demi.

En réalité, nous adaptions nos plans aux possibilités offertes, et avec un appareil photo tenu à la main, ces possibilités sont vite contraignantes. Du coup une caméra très légère, et stabilisée nous a donné envie de revoir notre manière de filmer et donc le type de vidéo que nous pourrions proposer.

Au moment de commander la caméra, la Dji Osmo+ n’était pas de stock en Europe, nous avons donc commandé le modèle précédent, la Dji Osmo première du nom.

Différences entre la Dji Osmo et la Dji Osmo+

Si nous avons utilisé notre Dji Osmo en Thaïlande et en Tunisie, nous avons récemment pu tester sa version « + » chez les copains de « On met les voiles ».

La principale différence entre les 2 caméras, c’est justement la caméra ! L’Osmo+ donne la possibilité de zoomer à la prise de vue, là où l’Osmo classique est à voir comme une focale fixe. La contrepartie, c’est que l’Osmo+ nécessite de faire attention au focus, là où l’Osmo classique s’utilise sans manipulation de ce type, tel que les « action cams » du type GoPro Hero.

Prise en main

Une poignée bien adaptée (en tout cas pour les droitiers), un poids étonnamment léger (422 g, le poids d’une canette de soda pleine) quand on la prend en main… Non franchement c’est un bel objet ! Mais où est-ce que je branche mon téléphone pour avoir un écran déporté ? Tiens, il n’y a pas de connexion câblée prévue ! Tout se passe en WiFi.

Et là je déchante un peu. Si l’image est transmise en temps réel et avec une bonne qualité, le fait de mettre une connexion en WiFi plutôt que câblée devient vite énervant. Tout d’abord parce que l’autonomie de l’Osmo, même en veille, accuse de ce choix technique (une grosse heure, veille comprise). Ensuite parce que jumeler le smartphone avec l’Osmo (même en sortie de veille) prend en moyenne 1 à 2 minutes à chaque utilisation. Et il en a été de même lors de notre test de l’Osmo+.

Ça parait anodin, mais c’est comme ça qu’on rate des plans qui arrivent sur le moment en voyage, comme un animal qui passe devant vous sans prévenir. Du coup, en fait l’Osmo n’est utile que lorsqu’on sait qu’on va l’utiliser, ce qui limite les possibilités créatives.

La caméra stabilisée Dji Osmo (©Dji)

Autre détail intriguant, l’Osmo classique (mais pas l’Osmo+) fait rapidement un bruit de sèche-cheveux lorsqu’elle est allumée et qu’elle n’enregistre pas.

Utilisation

Est-ce le fait d’avoir déjà utilisé un produit Dji avec le Dji Phantom 4 ? En tout cas l’utilisation de l’Osmo m’a semblé très intuitive. La seule difficulté étant la « gâchette » qui selon qu’elle est appuyée ou non, cliquée une ou plusieurs fois, donne des comportements différents au stabilisateur. Une fois ces « codes » retenus (2 clics pour recentrer la caméra, 3 pour passer en mode selfie…), cela fonctionne exactement comme on s’y attend !

Les résultats sont bluffants, le mieux étant de vous montrer par l’exemple, avec notre vidéo sur le thème de Star Wars tournée au début du moins en Tunisie. À part les plans avec Amandine dans le village (tout au début de la vidéo), et le plan où la caméra tremble volontairement quand la Force est utilisée par le méchant (1:13), tous les autres plans ont été tournés à l’Osmo.

Le plan à 1:30 vous donnera une idée du type de mouvements que l’on peut faire avec cette caméra stabilisée (et qui est impossible avec une caméra sans steadycam/glidecam).

La qualité de l’image est bluffante, la Dji Osmo permet, en plus de filmer jusqu’en 4K,  de faire des timelapse, des panoramas 180° et 360°, des photos à pose longue (pour la nuit par exemple)… à main levée ! Et on peut même prendre les photos au format DNG (RAW).

Par contre, le micro intégré ne sert à rien si ce n’est pour synchroniser (difficilement, tant la qualité est proche de 0) le son avec un vrai micro externe. Le micro externe fourni (nous avons testé celui de l’Osmo+) dans certains packs est à peine meilleur.

Conclusion

Une excellente caméra pour les créatifs, elle serait parfaite si la connexion entre le smartphone et l’Osmo était plus rapide, si l’on pouvait sélectionner à l’écran un objet à suivre comme pour les drones Dji, et idéalement aussi si elle était étanche, par exemple pour filmer sous la pluie.

Les produits testés : le DJI Osmo et le DJI Osmo+

Les plus

  • vidéo de qualité
  • prise de vue silencieuse
  • poids léger
  • prise en main rapide
  • photos au format RAW

Les moins

  • lent au démarrage
  • pas de tracking d’objet à l’écran
  • pas étanche
  • micro catastrophique

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