Un sac sur le dos
Amandine

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.

C’est la fête tout autour de nous. Une fois encore, nous arrivons un jour particulier. Après la fête des rameaux à Saint-Jacques-de-Compostelle ou la double canonisation à Rome, nous atterrissons à Lisbonne le soir de la finale de la Ligue des Champions, une finale espagnole opposant Madrid à … Madrid (c’est Madrid qui a gagné !).

Lisbonne pas-à-pas

Nous commençons nos aventures portugaises par un « walking tour », visite guidée à pieds du centre-ville : de quoi prendre ses repères et avoir une belle première approche de cette ville dont nous ignorons tout.

Margarida, notre guide au sourire aussi charmant que son nom, m’a beaucoup appris. Lisbonne, plus vieille ville d’Europe, mériterait, par son histoire et ses légendes, qu’on lui réserve une série télévisée qui serait riche en rebondissements avec des personnages hauts en couleur. Game of Thrones n’a qu’à bien se tenir !

Sur la place Rossio où nous commençons notre visite, Margarida nous présente le premier roi du Portugal à s’être autoproclamé empereur du Brésil, Pedro IV. Derrière cette audace se cache un argumentaire bien ficelé en trois points :

  1. le climat est meilleur
  2. la nourriture est meilleure
  3. les femmes sont plus jolies !

Note à nous-mêmes : il faut aller vérifier tout cela, un voyage au Brésil s’impose …

Place RossioDétail du monument au roi Pedro IV

 

Si l’ambiance de match de foot a imprégné notre soirée la veille, c’est une ambiance de fête martiale qui fait vibrer le centre de Lisbonne aujourd’hui : militaires, petits et grands, défilent fièrement sous le regard attendri de leurs proches.

En quittant la place, Margarida nous présente une des spécialités de la région, un alcool qu’il faut absolument goûter lorsque l’on visite Lisbonne : ginjinha. Inventé par un moine, celui-ci avait à la base une visée curative : la dose prescrite était de 6 verres par jour, en commençant dès le petit déjeuner ! Margarida nous apprend que le vrai remède miracle n’est donc pas la pomme :

«  6 ginjinha a day keep the doctor away ! » (6 ginjinha par jour gardent le docteur à distance !)

Nous n’avons pas poussé l’audace à le boire au petit déjeuner, mais bien en fin de soirée, dans un petit verre en chocolat. Verdict ? Délicieux !

Ambiance de fête martiale6 Ginjinha a day keep the doctor away !

 

Le Portugal a traversé toute une série d’époques, d’occupations (maure, espagnole …) et a été touché par une série d’influences liées à ses colonies (Brésil, Inde …).

La gare, mon bâtiment préféré !

Le résultat est très intéressant : une belle forme de « mondialisation » !

Un des plus beaux témoignages de cette mixité culturelle se trouve dans la gare du centre-ville qui relie Lisbonne à Sintra. C’est mon bâtiment préféré, un vrai coup de cœur. Je suis ravie à l’idée d’y retourner lorsque nous embarquerons pour Sintra : l’intérieur de la gare vaut lui aussi le détour.

La guide nous partage les moments forts de l’histoire de sa ville au travers des rues et des bâtiments : dernier roi du pays, indépendance, dictature et révolution …

Nous arrivons à la place Largo do Carmo avec ses magnifiques arbres aux fleurs mauves, importés du Brésil.

« Ma place préférée » nous confie Margarida.

Comme je la comprends ! Cette place dégage une ambiance très particulière, d’une part du fait de sa petite taille et de ses nombreux arbres colorés qui donnent une ombre fraîche au promeneur se reposant sur ses bancs ; et d’autre part du fait de son église en ruine. Lisbonne a connu en 1755 un terrible tremblement de terre (magnitude 9 sur l’échelle de Richter !) : toute la ville a été détruite (à l’exception du quartier de l’Alfama, miraculeusement épargné). Cette catastrophe ayant eu lieu un dimanche, tous les Lisboètes étaient dans les églises, et c’est ainsi que plus de 30.000 personnes sont mortes, beaucoup écrasées par les plafonds de leurs bâtiments sacrés. En commémoration de cette tragédie, le Convento do Carmo a été laissé tel quel.

Square Largo do CarmoPlace Largo do Carmo

 

Cette place renferme également une astuce : l’accès gratuit à l’élévateur de Santa Justa ! La vue sur la ville est splendide.

L'élévateur de Santa JustaVue depuis Sant JustaAu sommet de l'élévateur de Santa Justa

 

En passant par le quartier Baixa et ses rues commerçantes, nous nous arrêtons pour goûter une pâtisserie réputée de la région : le pasteis de nata (en sachant que celui-ci n’est rien en comparaison de celui que nous mangerons à Belém !). Nous rejoignons ensuite la place Praça da Figueira où nous embarquons dans le vieux tram touristique, la célèbre ligne 28 : en route vers le quartier de l’Alfama !

Le tram soupire, glisse et s’époumone dans les montées escarpées dignes de San Francisco. Les ruelles étroites témoignent de l’âge de ce quartier, héritage du Moyen-Âge. Nous quittons les rails et surplombons l’Alfama aux côtés de la statue de São Vicente, patron officiel de Lisbonne. Nous apprenons ainsi que ce patron espagnol n’a pas les faveurs du peuple, qui prie avec ferveur São Antonio, patron des objets perdus et des amours à (re)trouver.

Tram typique de LisbonneSão Vincente, patron officiel de LisbonneVue sur l'Alfama

 

Après toutes ces histoires, ces ruelles et ces escaliers, vient le moment du réconfort : la dégustation de charcuterie portugaise avec un bon verre de vin ! Pains blancs et gris, fromages, saucisson et chorizo : nous nous délectons.

Après l'effort, le réconfort !Produits typiquesDu chorizo, du saucisson, du vin

 

La fin de la visite sonne lorsque nous rejoignons la place Praça do Comércio. Nous faisons nos adieux à notre guide, passionnée par l’histoire et par sa ville, qui a su nous garder en haleine pendant ces trois heures, vite passées en sa charmante compagnie.

Place à l’improvisation pour la suite … Après un bon repas, quelques informations glanées de-ci de-là (par exemple que les musées ferment tous le lundi, jour mort à Lisbonne !) et une intense cogitation, nous nous décidons à passer l’après-midi à Belém.

Pèlerinage à Belém : Vasco, nous voilà !

Arrivés à Belém, le soleil aussi est au rendez-vous. Nous passons devant LA pâtisserie de la ville, si célèbre que portugais et touristes s’y bousculent jusqu’à faire la queue dans la rue.

Nous commençons par visiter le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos), qui prend des airs de pèlerinage car la tombe d’un ancêtre de François s’y trouve : Vasco de Gama ! Du sang d’explorateur dans les veines …

L’église impressionne plus par ses dimensions que pour sa finesse, mais une ambiance particulière entoure ce lieu qui rend hommage au grand navigateur.
Nous décidons de sortir le portefeuille pour avoir accès au cloître, joli patio bordé d’arcs en pierre claire : j’adore ! François réussit, avec beaucoup de difficultés, à m’en faire sortir pour poursuivre notre découverte de Belém : direction le Monument des découvertes.

Mosteiro dos JerónimosLe tombeau de Vasco de GamaPlafond du Monastère des HiéronymitesDans le cloître aux belles pierres jauniesVue depuis le cloître sur la coupole de JerónimosMonastère des Hiéronymites

Construit sur la rive du Tage, le « Padrão dos Descobrimentos » a l’allure d’une caravelle prête à partir au large pour de nouvelles conquêtes. Dédié aux grands explorateurs, il a été érigé à l’occasion du 500e anniversaire de la mort d’Henri le Navigateur (Infante Don Enrique), qui se tient à la proue du bâtiment, une caravelle entre les mains, suivi par 32 personnalités de l’époque : navigateurs, scientifiques, cartographes, évangélisateurs, mécènes, poètes …

Sous les regards lointains des touristes et ceux plus ironiques des Portugais (qui surnomment ce monument « Poussez pas derrière ! »), nous poursuivons notre promenade au bord de l’eau vers la célèbre Torre de Belém.

Monument des découvertesSphère armillaire, globe terrestre emblême du Portugal

La spirale infernale

Cette célèbre tour est l’ancienne résidence du capitaine de port. Petite, ses espaces inférieurs n’ont que peu d’intérêt : l’objectif principal est d’en prendre plein la vue à son sommet. Nous grimpons les escaliers à toute vitesse, car un feu régit le sens des déplacements : l’escalier en colimaçon est si étroit qu’on ne peut s’y croiser.

Arrivés en haut, essoufflés, nous profitons très peu de la vue : une file grandit de minute en minute avec tous les touristes qui désirent quitter les hauteurs de la tour, attendant le feu vert. Nous finissons par pouvoir redescendre : tels des paracommandos sautant en parachutes, nous descendons à toute vitesse « Go go go ! ». Le signal de fin de passage retentit : la sagesse nous commande de nous arrêter au prochain palier intermédiaire, mais non, nous voulons sortir d’ici et quitter cette spirale infernale !
Deux touristes indiens devant nous foncent tête baissée en accélérant le rythme, j’en profite pour suivre. Nous arrivons enfin au plancher des vaches juste avant que ne retentisse le signal de feu vert pour les touristes qui attendent pour monter. Essoufflé, l’Indien me regarde en souriant :

« Just in time ! » (Juste à temps !)

Nous quittons la tour avec un bel objectif pour nous remettre de la descente : les pâtisseries de Belém !

La tour de BelémVue plongeante depuis le sommet de la tour de Belem

 

Notre guide au matin, Margarida, nous avait mis en garde : il y a toujours une file monstrueuse devant la pâtisserie.

« Mais ne vous y arrêtez pas : rentrez, avancez tout au fond et allez vous asseoir à une table. »

Dépasser la queue...La foule s'amasse dans la pâtisserie

 

Ainsi nous dépassons allègrement les touristes en file indienne et rentrons : l’endroit est beaucoup plus grand qu’il n’y paraît au premier coup d’œil. Les salles se succèdent sans fin, toutes plus grandes les unes que les autres. Mais trouver une table n’est pas facile pour autant : tout est plein et des files de gourmands s’improvisent de-ci de-là, tels des vautours guettant le moindre signe de libération d’une table. Nous nous prêtons au jeu et trouvons rapidement une table. Nous allons enfin déguster la spécialité locale et résoudre une grande question : le « pasteis de Belém » est-il meilleur que le « pasteis de nata » de Lisbonne ?

Célèbres Pasteis de Belém

La pâtisserie que nous dégustons est au-delà de toute comparaison : moi qui ne raffole pas de ce genre de dessert, j’ai apprécié cette pâtisserie croquante sous la dent, encore chaude. Un pur délice : les files d’attente sont justifiées !

Tram, funiculaire, ascenseur : une ville qui prend de la hauteur !

Comme à notre habitude, nous voyageons au jour le jour, sans programme. Notre seul impératif : passer deux jours à Sintra. Après une première journée bien remplie entre le centre de Lisbonne et Belém, nous avons donc deux belles journées pour découvrir par nous-mêmes la capitale.

Nous décidons de nous créer un itinéraire reliant les différents funiculaires et ascenseurs de la ville. Après Santa Justa et le vieux tram de la ligne 28, que nous avions vus la veille, il nous restait à découvrir les principaux funiculaires : da Glória, Bica et Lavra.

Pour faire de belles photos, du sport (il faut bien éliminer les pasteis !) et des économies, nous ne sommes pas montés dans ces antiques élévateurs. Mais la balade en bord de rails en valait la peine : nous vous concoctons une belle galerie photo spéciale trams et funiculaires de Lisbonne (à suivre !).

Elevador da BicaElévateur de BicaEvelvador da LavraElevador da GloriaPaysage typique de l'AlfamaFrançois en plein reportage photo

Une baronne pour un marquis

Pour varier les plaisirs, nous décidons ensuite de quitter le centre et empruntons le métro pour aller visiter le Palácio Marquês de Fronteira. En plus de réunir une belle collection azulejos (faïences peintes), la visite guidée de ce palais permet de revisiter l’histoire du pays à travers la lignée des Fronteira, qui ont gagné leur titre de noblesse grâce à leur participation à la bataille de libération du joug espagnol dans les années 1640.

Pour l’anecdote, nous avons choisi de faire la visite guidée en anglais, alors qu’une visite en français se déroulait parallèlement. Mais la petite taille du groupe anglophone, sa mixité d’âge et de nationalité (Espagne, Brésil, Italie, Portugal …) ainsi que l’air coincé de la guide (que nous surnommions entre-nous « la baronne ») nous ont fait préférer la visite dans la langue de Shakespeare. L’homme qui organisait la visite en français, en plus de nous paraître passablement antipathique, ne prenait pas le même plaisir à dévoiler les secrets et minutieux détails du palais et de l’histoire de la famille, comme le faisait notre baronne.

Un guide passionné, cela change toute l’expérience de la visite !

Nous n’avons malheureusement pas de photos de l’intérieur du palais à vous partager (photographies interdites pour des raisons de sécurité …), ce que je regrette car ici aussi le mélange des styles et des époques se fait sentir.

Mais nous nous sommes rattrapés dans le jardin à l’italienne, agrémenté d’azulejos colorés, de statues inspirées de la mythologie, de fontaines et de bassins.

Jardins du Palácio Marquês de FronteiraPromenade du jardin de FronteiraPalácio Marquês de Fronteira

Un dernier verre pour la route

Nos derniers moments dans la capitale, nous les avons passés à flâner, nous arrêtant de temps en temps pour boire un verre. Nos principaux objectifs de promenade étaient gastronomiques (on ne se refait pas !).

Ainsi, nous nous sommes rendus, sous les conseils de notre hôte, au marché Mercado de campo de Ourique. Un très bel espace au style « belle époque » avec ses structures en fer forgé, et une grande diversité de produits frais et régionaux : à tester !

Etals de fruitsDes graines et des fruitsUn petit verre de Sangria ?Stand de charcuterieMercado de campo de Ourique

To be continued…

Nous voici au bout de nos récits de voyage dans la capitale portugaise. À venir : Lisbonne côté pratique. Suivront également le récit de voyage à Sintra, et un article « coup de cœur » (Les 6 raisons d’aller à Sintra) sur cette magnifique ville à ne pas manquer !

Avez-vous déjà découvert la capitale portugaise ? Des souvenirs de Lisbonne à partager ?

22 réponses à “Se promener dans Lisbonne, à la conquête de l’Histoire”

  1. j’ai adoré ton article reportage cela m’a rappelé un voyage d’il y a quelques années mais j’avais raté des trucs visiblement….mais pas les pastéis!!

    j’ai aimé l’église sao vivente da flora et le monastere de jeronimos et les statues dans les couloirs du métro c’est bluffant! à la station cite universitaire:  » se eu nâo morresse nunca! e eternamente buscasse e conseguisse a perfeicâo das coisas  » Cesario Verde

  2. Ah Belem et ses pasteis. J’en garde un très bon souvenir.

    Heureux que Lisbonne t’ai plu comme moi. C’est rare d’entendre de mauvais retour sur cette ville

    • Merci Mikael 🙂 Oui, très bonne expérience à Lisbonne.

      Dans les rares choses qui m’ont déplues, je dirais tout de même les graffiti, particulièrement dans les ruelles des funiculaires et sur les vieux trams : ça défigure tout le charme, quel dommage …

      Et j’ai également beaucoup apprécié Sintra (c’est peu dire) on vous en parle tout bientôt ^^

  3. Salut Amandine, merci pour ce récit plein de jolies photos ! Je dois aller à Lisbonne dans les prochains mois, et suis à la recherche d’articles sur la ville pour m’aider dans mon voyage. Ton article est parfait, et me donne encore plus envie d’y aller !

    • Salut Nicolas, super que tu aies un voyage prévu à Lisbonne.
      Je ne sais pas si tu trouveras beaucoup d’informations concrètes dans cet article, tout au plus un récit de voyage avec quelques lieux …

      Un article similaire a été publié pour Sintra (si tu as l’occasion, va voir Sintra !!!), et d’autres articles sont en préparation pour le Portugal, avec un article d’informations pratiques pour voyager à Lisbonne et Sintra, qui je pense te seras utile. A suivre … 😉

  4. De mon camping-car, je suis en pleine préparation de notre visite de Lisbonne! Pour nous ce sera un peu différent: match de foot pour se plonger dans l’ambiance et visite de l’oceanorium… pour la balade, vu ton expérience a Torre de Belem, me conseilles-tu quand même d’y aller?

    • Salut Julie,

      je travaille toujours à mon article bonnes adresses et conseils pour Lisbonne … il sortira sans doute pour fin de la semaine prochaine.

      Nous n’avons pas été à l’oceanorium, mais en avons entendu du bien.

      Pour la torre de Belem … est-ce que je la déconseille ? Hum, difficile à dire. Je n’aime pas trop déconseiller les lieux, chacun ayant un vécu différent, c’est difficile (et présomptueux) de déclarer qu’un lieu n’a aucun intérêt.
      Je suppose que vous irez de toute manière à Belém ; quitte à y être, promenez-vous au bord de l’eau, vos pas vous mènerons spontanément vers la tour. A voir de dehors, je dirais oui certainement, c’est tout mignon. Maintenant l’intérieur ne vaut pas spécialement la peine ; la vue est sympa, mais l’espace au sommet est assez petit … Il ne faut pas être trop claustrophobe et pouvoir suporter le monde 😉
      Donc du pour et du contre, à vous de voir si ce genre de visite vous intéresse 😉

  5. Nous commençons nos aventures portugaises par un « walking tour », visite guidée à pieds du centre-ville : de quoi prendre ses repères et avoir une belle première approche de cette ville dont nous ignorons tout.
    Margarida, notre guide au sourire aussi charmant que son nom,

    Bonjour est-il possible d’avoir le contact de Margarida et le coût d’un tel Walking tour ?
    Merci.
    Michel

    • Bonjour Van Hoeymissen, merci pour ton commentaire et bienvenue !

      Je suis en train de préparer un article d’informations pratiques (dont les bonnes adresses), et la question que tu me poses en fait partie.

      Je peux déjà te dire que l’agence de tourisme est Inside Lisbon; voici un lien vers le walking tour que nous avons fait.

      Margarida a fait des études d’histoire de l’art et est passionnée par sa ville, les 3 heures du tour passent très vite, surtout avec les délicieuses pauses dégustations de produits locaux 😉

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