Avant de partir pour notre roadtrip en Islande suivi d’un roadtrip au Québec, je me suis un peu renseignée sur l’état des routes pour rouler en hiver. Mes souvenirs d’il y a 10 ans étaient plus que nébuleux, principalement parce que lors mes rares escapades en voiture, j’étais passagère, prise en stop ou emmenée par un groupe d’amis. Et en cherchant des informations sur le web, je suis tombée sur cette phrase sur le site de « destinationquebec » :

L’hiver au Québec, c’est tout un pan de culture qui rythme votre année. Car dans le quotidien de chaque québécois, il y a un avant, un pendant et un après l’hiver. Et sur les routes, ce n’est pas toujours une partie de plaisir !

Et je me suis dit qu’il y avait beaucoup de vrai là-dedans ! Mais en même temps, je me souviens de mes amis québécois qui riaient de voir notre trafic immobilisé en Europe dès que tombent deux flocons de neige… Les Québécois, ils ont l’habitude de rouler dans toutes les conditions !

Louer une voiture en hiver : quelques précautions

En louant une voiture, soyez attentifs à quelques points stratégiques :

  • la présence de pneus neige (mais c’est généralement déjà ceux proposés en hiver),
  • la présence également d’un balai à neige (ou grattoir),
  • le niveau du liquide lave-glace et le bon fonctionnement des essuie-glace,
  • l’usure des pneus
  • et le bon fonctionnement des phares (dont vous aurez grandement besoin en cas de mauvaise météo).

La première fois que vous prenez la voiture de location, vérifiez bien l’état et particulièrement s’il n’y a pas de la glace coincée près des roues : c’est assez fréquent après le lavage que font les agences juste avant de remettre la voiture. Nous avons eu le cas : la voiture a fait un drôle de bruit et à vibré dès que nous atteignons une certaine vitesse pendant les deux premiers jours.

Avant de prendre le volant

Avant de vous mettre derrière le volant, déneigez correctement la voiture, parebrise et toit, pour ne pas avoir un gros tas de neige qui glisse sur votre capot au premier coup de frein, cela peut surprendre ! Et, une fois de plus, vérifier que vous n’avez pas de gros tas de neige coincé près des roues.

Avant de démarrer, vérifiez toujours votre niveau d’essence, surtout si vous partez pour un long roadtrip dans des régions éloignées. Mieux vaut être prudents, la panne sèche dans les températures polaires, c’est un scénario assez cauchemardesque ! Pensez également à consulter la météo, afin de vérifier, par exemple, si une tempête de neige est annoncée. Et prévoyez toujours un temps de trajet plus long que ce que vous indique le GPS et les cartes, pour tenir compte des conditions hivernales dans le calcul. Certains préfèrent également chauffer leur voiture juste avant de prendre la route, pour que l’habitacle soit plus agréable, la voiture déneigée et prête à rouler tout en empêchant la formation de buée sur les vitres.

Ne pas oublier d’embarquer…

Côté équipement personnel, en plus de toutes les précautions précédentes, ayez toujours de quoi vous sentir confortable en route. Cela passe par :

  • de quoi se tenir chaud,
  • boire et manger,
  • se protéger des réflexions du soleil sur la neige avec des lunettes de soleil…

Sur les routes hivernales

Sur les routes, soyez attentifs et anticipez. Cela veut dire gérer sa vitesse et être capable d’en changer au besoin avec le plus de douceur possible. Voici quelques conseils pour vous y aider :

  • Ralentissez à l’approche d’une partie glacée ou enneigée de la route ou d’un pont, car les ponts en acier et en béton sont souvent glacés.
  • Laissez une grande distance de sécurité entre vous et les autres véhicules.
  • Soyez patients lors des déplacements.
  • Rangez-vous sur le bord de la route en cas de fatigue, problème ou détérioration de la situation climatique.

Derrière le volant, ayez les bons réflexes en cas de glissade sur neige, glace ou glace noire (plaque de glace invisible) :

  1. rester calme (oui, je sais, plus facile à dire qu’à faire !),
  2. ne pas freiner (lever le pied du frein) et ne pas accélérer
  3. et, selon que votre voiture est automatique ou manuelle :
    • automatique, mettre immédiatement le levier de changement de vitesse sur la position neutre (si ce n’est pas une action immédiate, mieux vaut ne pas y ne toucher)
    • manuelle, désembrayer.

Le plus sûr est de ne pas quitter les grands axes routiers : ce sont les plus déneigés et donc les plus surs. Et lorsque vous cherchez à vous parquer, soyez attentifs aux panneaux d’interdiction de stationnement, surtout ceux qui indiquent les opérations de déneigement (avec des heures précises de passage).

Prêts pour rouler en hiver

Vous avez été nombreux, suite à nos roadtrip hivernaux en Europe comme de l’autre côté de l’océan, à nous poser beaucoup de questions. Rouler en hiver, cela inquiète… et c’est bien normal ! La neige, la visibilité, la réactivité de la voiture, la glace… Et puis, tout simplement, la nouveauté : autant de raisons d’appréhender. J’espère que ces quelques conseils vous donneront davantage confiance tout en restant vigilants. Je vous souhaite de merveilleux roadtrip en hiver dans les contrées polaires !

3 commentaires

  1. Excellent 🙂

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  2. Intéressant. Une petite précision sur les pneus d’hiver. Au Québec, ils sont obligatoires du 15 décembre au 15 mars (et bientôt à partir du 15 novembre ou du 1er décembre), ce qui fait que les agences de location équipent les véhicules de pneus d’hiver durant cette période. Mais si vous voyagez dans les Laurentides, en Abitibi, dans Charlevoix ou sur la Côte-Nord, vous aurez besoin de pneus d’hiver sur une plus longue période (genre 15 octobre – 15 avril, selon les années). Alors vérifiez si ces pneus sont inclus ou s’il y aura une surcharge.

    Par ailleurs, les autres provinces canadiennes n’obligent pas le port de pneus d’hiver en saison. Donc si vous louez une voiture en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, demandez-les et attendez-vous à payer un supplément.

    Enfin, la Colombie-Britannique est un cas particulier. Il s’avère difficile de trouver des pneus d’hiver à Vancouver ou à Victoria… et ils y sont très rarement nécessaires. Par contre, pour visiter l’intérieur des terres, il devient impératif d’en avoir. Et sur certains passages montagneux, on exige d’installer des chaînes dans certains cas. Bref, à vérifier.

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    • Merci beaucoup Michel pour ce complément d’information très intéressant !

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