À la suite de l’annonce de notre projet d’année sabbatique de voyage à travers les Amériques (« Back To America »), les réactions ont été assez variées. Mais beaucoup m’ont répondu :

« Mais vous n’avez pas déjà fait ça ? »

Derrière cette question se cache l’incompréhension face à ce besoin de « repartir » en voyage et de retourner en Amérique latine.

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We are back… to America !

Back To America : retour au voyage

Oui, je suis déjà partie en voyage. J’ai fait des voyages de toutes sortes : en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud (pas encore en Afrique ni en Amérique centrale ou en Océanie : j’espère réparer « ce mal » … Mais le monde est vaste, soyez indulgents !). J’ai déjà voyagé en avion, en bus, en train, en voiture, en voilier, en vélo, en scooter …

Mais de voyage au long cours, je n’en ai vécu qu’un seul jusqu’à présent …

  • Repartir en voyage au long cours

    Quels que soient la destination et le mode de voyage, c’est le retour sur les routes en tant que tel qui nous manquait (lire l’article : « Les premiers instants : comme un goût de déjà-vu »).

    « Back To America » est un voyage au long cours, sans date de retour prévue : nous avons un billet aller et c’est tout … Et c’est même déjà beaucoup pour nous, qui avions mille et un plans, du plus raisonnable au plus loufoque, pour atteindre le nouveau continent : en cargo, en voilier, descendre la route de Saint-Jacques de Compostelle à vélo jusqu’au Portugal et tenter le bateau-stop … Bref, nous nous trouvons très raisonnables dans nos choix, malgré ce qu’en pensent certains !

    Pourquoi partir un an ?

    C’est aussi une question que l’on me pose souvent. J’ai juste envie de répondre :

    Pourquoi pas ?

    Parce que nous avons la chance de pouvoir économiser et partir sur les routes sans difficulté. Parce que je me sens libre et sans contraintes insurmontables. Je pars parce que je le peux et, tout simplement, parce que je le veux !

    Le voyage au long cours apporte une dynamique totalement différente des autres voyages. J’en parle plus en détail dans l’article « Voyage au long cours VS citytrip ».

  • Repartir en Amérique latine

    Si c’est le retour au voyage qui importe tant, pourquoi repartir sur un continent « déjà vu » ?

    À tous ceux qui me posent cette question sans cesse, je n’ai pas de réponse logique à vous avancer. Mais faut-il forcément avoir une bonne raison pour décider de voyager et choisir sa destination ?

    De plus, je peux vous garantir que nous n’avons absolument pas « tout vu » ! C’est d’ailleurs un objectif impossible.

    Par exemple, le Pérou, pays par lequel nous commencerons notre voyage, est également celui dans lequel nous avons passé le plus de temps au total (6 semaines), et il nous réserve encore de belles découvertes !

    Qu’est-ce qui vous attire tant sur ce continent ?

    Des couleurs, des ambiances, des paysages, des cultures, des histoires … Loin de vouloir placer les continents ou pays sur une échelle de valeur ou d’intérêt, je pense simplement que certaines personnes vont avoir spontanément une attraction plus grande pour certaines régions du monde.

    Cette attraction peut exister de manière absolue et perdurer, ou être relative, liée à un moment donné de son existence et évoluer avec le temps.

    Pourquoi certains sont-ils obnubilés par l’Asie du Sud-Est, l’Inde, ou l’Australie, les États unis … ?

    Sans doute est-ce dû à une multitude d’images enregistrées plus ou moins inconsciemment, nous créant des représentations sur ces destinations, les rendant plus ou moins attirantes. La démarche réflexive sur les origines de ces représentations peut être très intéressante et permettre de les remettre en question. C’est la démarche que souhaitait réaliser Aline de NowMadNow en se rendant en Israël pour sortir des images médiatisées et se forger sa propre représentation de ce pays. Une démarche que j’admire beaucoup.

    Notre démarche n’est pas aussi réfléchie : nous avons aimé nos précédents voyages sur ce continent … et loin de nous rassasier, ils nous ont mis l’eau à la bouche, levant un coin du voile sur tout ce qu’il nous reste encore à découvrir.

Du désir de partir au besoin de repartir

Pourquoi repartir pour un long voyage ?

Notre dernier voyage au long cours (j’entends par là plusieurs mois) date de 2009. Cela fait donc 5 ans.

Oui, entre-temps, nous avons continué à voyager par des escapades de quelques jours voire d’un mois, mais ce n’est définitivement pas la même chose.

Cinq années se sont écoulées … Certains avaient oublié les paroles que nous répétions au retour de ce premier grand voyage : « nous repartirons dans 5 ans ». Nos fréquentes évasions n’étaient que des hors-d’oeuvre pour nous faire patienter, alors que nous construisions peu à peu notre projet de retour sur les routes. Pourquoi attendre 5 ans ? Pour économiser, se lancer dans le monde du travail et, surtout, correspondre aux critères d’accession au « crédit temps » (pause carrière en Belgique). Oui, notre départ était prémédité, et de longue date.

  • Le virus du voyage

    On me demande souvent si j’ai toujours voulu voyager, ou comment cette passion m’est venue, et est-ce que François la partage avec la même intensité… ?

    Bref, comment as-tu été contaminée par le virus du voyage ?

    Puka Pukara, Cuzco (Pérou, 2013)
    Puka Pukara, Cuzco (Pérou, 2013)

    Je ne sais pas non plus donner une réponse cohérente à cette question (décidément !). Peut-être simplement parce qu’il n’y en a pas. Une passion, par définition, cela n’a rien de logique.

    « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. » (Blaise Pascal)

    J’ai toujours aimé partir en vacances, depuis toute petite. Mais petit à petit, le voyage a pris une autre dimension et une place plus importante dans ma vie. Dans nos vies. Le voyage est devenu un projet de couple, une philosophie et une façon de penser.

  • Le mal du retour à la vie sédentaire

    Beaucoup de voyageurs connaissent ce mal : celui de se sentir étranger dans sa propre culture. De retour chez soi, passé la joie et les effusions des premières retrouvailles, vient une phase bien moins agréable. Tel un personnage de Camus, le « back-traveler » réalise, face à ce monde qu’il avait quitté et qui est resté pareil, à quel point lui-même a changé.

    • Le voyageur, cet étranger…

      Au-delà des considérations physiques, telles que le bronzage ou la longueur des cheveux, le voyageur de retour ne peut expliquer qu’il n’est plus tout à fait le même que celui parti quelques mois auparavant. Sa vision du monde a changé. Ses envies et ses espérances de vie ont changé. Comment imaginer, une fois le point « faire le tour du monde » barré de sa Bucket List, qu’il puisse tranquillement se dire :

      Check, ça c’est fait ! Retournons à la « vraie vie » à présent ?

      Non. Juste non ! Le voyage n’est pas « une fausse vie », et se dire qu’une fois la bulle d’air du voyage consommée, il n’y a plus aucune autre possibilité que de rentrer dans le rang, plus d’autres folies à réaliser que de se sédentariser … Non !

      Le voyageur a changé. Et cela l’effraye tout autant que la perspective morbide de ne plus désirer voyager. Le voyage perd alors son statut de « simple désir » et se transforme en un besoinVoyager pour continuer à faire partie de ce mouvement plein de vie. Voyager pour ne pas perdre cet élan. Voyager pour poursuivre l’exploration du monde. Voyager pour rester vivant.

    • Entre difficulté de (se) dire et difficulté de (se) comprendre

      À la difficulté d’exprimer ce sentiment s’ajoute une certaine barrière d’incompatibilité du côté des interlocuteurs : le voyageur parle alors une langue que personne ne comprend. L’importance de ce qu’il a vécu et les conséquences de ce voyage sur sa construction personnelle sont minimisées, voire complètement ignorées par la majorité.

      Cet étrange sentiment au retour est sans aucun doute la partie la plus difficile du voyage. Et une des raisons qui poussent les voyageurs à repartir.

Je repars parce que !

Je ne m’attends pas à ce que tout le monde me comprenne. Je n’en ai pas besoin. Certains m’encouragent, d’autres même me félicitent pour mon courage (ce qui me surprend et m’amuse toujours un petit peu) … et beaucoup me regardent comme une bête curieuse qui pourra les distraire cinq minutes, mais qui les lassera rapidement, à force de parler de tous ces pays visités (voire attisera leur jalousie).

Je pars parce que c’est mon choix. J’ai souvent du mal à prendre des choix : choisir, c’est renoncer. Pourtant il y a certains choix, aussi importants qu’ils puissent être à l’échelle d’une vie, que je prends sans aucune difficulté. Et partir pour cette année sabbatique en fait partie.

Dans moins de 90 jours, nous sommes de retour :

America, nous voilà !

Pourquoi repartir, Amérique du SUd, Amérique latine
Repartir sur les routes…

Et vous, avez-vous déjà vécu un retour de voyage au long cours ? Quel était votre état d’esprit ?

Pour aller plus loin et suivre notre année sabbatique (en 2015) :

Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n’hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d’accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.

47 commentaires

  1. Bonjour Amandine
    Très bel article … qui me rassure sur le fait qu’on a tous le droit de voyager sans avoir à se justifier, et pouvoir retourner dans un endroit qui nous a profondément attiré ou marqué avant d’avoir explorer un autre pays … chacun est libre de faire ce qu’il veut ! Et comme tu dis, on n’a jamais TOUT vu d’un pays.

    J’aurais une petite question, si tu as un avis la dessus : actuellement en Nouvelle Zélande, je pense beaucoup à passer par l’Amérique du Sud avant de rentrer en France. (très attirée par ces régions pour les mêmes raisons que celles que tu avances!)
    Penses tu que voyager seule est « dangereux » dans ces pays ? J’entends par là, une fille seule, sac à dos, surement par bus et en auberge de jeunesse voire Couchsurfing …

    Merci et très bonne continuation et très bon voyage 🙂

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    • Bonjour Maud, merci pour ton commentaire et ton retour 🙂

      Concernant la sécurité en Amérique latine : le continent est vaste, chaque pays à ses spécificités et chaque ville à ses quartiers plus ou moins bien fréquentés (comme partout !). Donc difficile de généraliser.
      De manière générale, cela dépend aussi de l’expérience du voyageur et sa capacité à anticiper les soucis, à son attitude …

      Maintenant que je suis allée au Cambodge, je peux « un peu comparer » le niveau de sécurité entre Asie – Amérique du Sud – et Europe.

      Ainsi par exemple :
      Chili et Argentine : à peu près comme en Europe ;
      De manière générale l’Asie est plus tranquille (au niveau risque de vol – même si on ne s’est jamais fait volés lors de nos voyages en Amérique du Sud);
      Dans certains pays/ville, éviter les taxis (par exemple Bolivie) …

      Mais mes conseils se basent sur mon vécu personnel et mes souvenirs : mes expériences datent, pour certains pays, de + de 5 ans !

      A mes yeux, il n’y a aucun soucis à voyager dans ces pays seule. D’autres l’ont déjà fait avant 🙂
      Très bonne continuation à toi aussi !

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    • Bonjour, je me permets de te répondre Maud, car nous sommes partis il y a 2 ans en Amérique centrale et du sud pendant 7 mois et cela peut faire un peu peur. On entend souvent dire que l’Asie est beaucoup plus safe que l’Am du Sud…alors oui je crois que c’est vrai que les mentalités sont différentes, qu’il y a plus de vols et d’agression mais une fille toute seule peut tout à fait voyager là bas sans tomber dans la psychose. Peut être seulement que les mises en garde de base sont à prendre plus au sérieux et qu’il faut être un peu plus vigilant…Mais ce serait tellement dommage de passer à coté de ce magnifique continent! Bon voyage

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  2. Bonjour et félicitations pour votre projet!

    Je comprends tout à fait ce que tu écris dans cet article : la réaction des proches, le retour au bercail parfois un peu en « choc des cultures » et ce sentiment des autres mitigés entre « profitez-en » mais avec un petit soupçon de jalousie quand même… Beaucoup de personnes de mon entourage me disent : « moi aussi un j’irais à …. ». Sauf que « un jour » c’est souvent jamais! Toujours une excuse, un emploi du temps chargé ou une fatigue passagère…

    Toujours est-il qu’une fois qu’on a le fameux « virus », la seule chose à laquelle on pense une fois rentré…c’est repartir! Et parfois nous ne sommes pas encore entré que nous réfléchissons déjà à une prochaine destination!
    Ce que je préfère dans tout ça, c’est d’avoir une date, une échéance qui va casser ma routine et me faire rêver d’ailleurs (nous partons quasiment tous les 2-3 mois)! Tout ça n’a pas de prix (enfin si ça en a un mais ça les vaut bien!!!) .

    Quand à partir toute une année… Le top!!!

    Vous avez bien raison, profitez en bien. Et bon voyage à vous en amérique 😉

    Mylène

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    • Bonjour Mylène, merci pour ton message et les félicitations 😉
      Le « Un jour » qui se transforme en « jamais », c’est le scénario du début du dessin animé « Up », et c’est aussi mon pire cauchemar !
      La vie passe tellement vite …

      Pas encore rentrés et déjà à penser à vos futurs voyages ? Je comprends ça tout à fait, et je pense même que c’est important de se projetter dans le futur, de penser au retour et de se créer de nouveaux projets, histoire de limiter le choc et le coup de déprime du come back !

      C’est toujours agréable d’échanger avec d’autres passionés de voyages en tous genres 😉

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  3. Hello!

    Merci de cet article qui me replonge en effet dans le « jugement » de certaines personnes (qui elles ne sont pas autant « réceptives » ou tout simplement jalouses de notre vie!).. bref, moi aussi, j’attire les questions… tu repars ? encore ???

    C’est vraiment pathétique tout ça… ahahhahaah !
    Je me rends compte que quoiqu’on fasse, y aura toujours quelqu’un pour dire : elle a de la chance (faux, je créé ma chance!), elle a des sous (faux, j’économise pour partir!), elle est pas stable (faux ! c’est quoi la stabilité!?), donc de toute façon il y aura toujours des gens qui critiqueront.. et là c’est exactement comme tu l’écris dans ton article.. c’est une force qui te pousse à repartir… c’est vital… c’est nourrissant…

    C’est une sensation obligatoire pour moi.. pour apprendre, me déconnecter, réfléchir, m’inspirer, respirer, découvrir ou redécouvrir, bref, ailleurs, où je me sens vivante oui !

    Je pars au Québec très bientôt (pour des vacances et me renseigner sur l’immigration!) et c’est mon 3ème voyage de l’année.. oui oui, c’est une drogue… je n’y peux rien !

    J’aime beaucoup les mots que tu as utilisés et qui me parlent beaucoup aussi : « Voyager pour continuer à faire partie de ce mouvement plein de vie. Voyager pour ne pas perdre cet élan. Voyager pour poursuivre l’exploration du monde. Voyager pour rester vivant »

    C’est exactement ça, alors moi je dis: GO GO GO !!! On a qu’une vie n’oublions pas!!
    Il faut faire les choses pendant que l’on peut!

    Belles aventures !
    A+
    Séverine

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    • Bonjour Séverine, merci pour ton commentaire 🙂
      Je vois que je ne suis pas la seule à être confrontée à ce genre de réactions !

      Je retrouve dans tes propos cette énergie vitale que j’ai décrit dans l’article « Le voyage, un aphrodisiaque ? », qui je pense devrait te plaire 😉

      Très beau projet ton voyage au Canada … J’y suis restée une demi-année pour un stage, et j’ai bien en tête d’y retourner un jour 😉
      Profite bien, vis et voyage ! 🙂

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  4. Pourquoi, certains vous disent que vous ne devriez pas repartir en Amérique, pas repartir au long cours ? C’est ce qui semble ressortir de l’article, mais ça m’hallucine quelque peu, ça ne me traverserait pas même l’esprit de me poser ce genre de questions :). Chacun suit ces intuitions et tant qu’elles ne pourrissent pas l’existence d’autres personnes alors il n’y a pas lieu de les discuter.

    Bon voyage ;).

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    • Salut Bertrand,
      Je t’avoue que ces questions m’ont autant surprises que toi ! Je ne savais pas quoi répondre la première fois, puis c’est très vite devenu une question récurrente … D’où mon article 😉

      Étrangement, beaucoup de voyageurs se sont étonnés de notre choix de destination ou de notre volonté de ne pas faire un « classique tour du monde ».

      Comme tu le dis, chacun ses intuitions ! ^^
      Du coup cela me fait penser à ton dernier article, sur le formatage de la société 😉
      J’ai été coupée dans ma lecture, entamée avant de monter dans l’avion pour rentrer de Jordanie, je m’y replonge très vite : très intéressant, impatiente de lire la suite 🙂

      Répondre
  5. Une superbe idée de repartir ! Je vous rejoint sur l’Amérique Latine c’est splendide et encore nous n’avons fait que 50% nous !

    J’ai vécu un an au Brésil pourtant j’aimerai y retourner 🙂 Je ne trouve pas ça bizarre, c’est un peu comme la maison maintenant 🙂

    Répondre
    • Hey, merci Manu
      (je prends du retard pour répondre aux commentaires ; mais comme cela me fait toujours plaisir de les lire, j’essaye d’y répondre au maximum ^^)

      Difficile de dire qu’on a « fait » un pays et encore moins un continent ! Après deux voyages dans ces contrées, il nous reste tout ou presque à découvrir 🙂

      J’imagine ton sentiment par rapport au Brésil ; habité 1 an à un endroit, et il devient comme une seconde maison. je suis restée une demi-année à Québec, et cette ville aura toujours pour moi quelque chose de particulier. j’espère y retourner un de ces quatre !

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  6. Bonjour,

    C’est drôle de « tomber » sur cet article pour moi aujourd’hui.

    Ce week end je regardais des reportages sur l’Amérique du sud. Des endroits que j’ai visité avec ma femme durant notre road trip et d’autres que nous n’avons pas visité…et je me suis retrouvé comme un âne, en larmes, submergé par une envie profonde de reprendre la route et de découvrir encore cet incroyable partie du globe.

    Je sais pourtant que nous allons repartir en voyage, je sais même que nous allons vivre au Chili dans un avenir pas si lointain…je me sens donc comme un voyageur du quotidien en France. Je suis « chez moi » d’une certaine façon et pourtant mon chez moi intérieur est resté là bas, quelques part…un peu en Equateur dans la forêt amazonienne, un peu dans le désert chilien, aussi sur les routes de Colombie.

    Mon projet de vie n’est plus en France…et il est vrai qu’il est parfois difficile d’expliquer cet espèce de « saut » intérieur qui fait qu’au retour, même si les mois passent, je suis en décalage (léger) avec mon environnement.

    Ma vie est nettement plus confortable que lorsque j’étais sur la route, dormant dans un 4X4 sur l’altiplano…mais je m’y sens…moins présent, moins dans l’instant.

    Je te souhaite un excellent voyage, et par avance, je te remercie de me permettre de garder le contact avec l’autre côté de l’atlantique 🙂

    Joselito

    Répondre
    • Salut Joselito, merci pour ton partage de vécu.
      Les hasards de la vie … Je vois que ton voyage en Amérique latine t’a profondément marqué … les symptomes de manque sont criant !

      Voyageur quotidien, cela me parle comme formulation !
      Je te souhaite de réaliser tes beaux projets de voyage et d’expatriation au Chili 🙂
      … Et d’ici là, j’espère pouvoir te donner un avant goût de ton futur voyage, à travers nos écrits et photos de « Back To America » 😉

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  7. Au diable les critiques ! Quelle bonne idée de repartir longtemps et en amérique du Sud.
    Nous revenons de 10 mois à travers l’amérique centrale et du sud mais il y a tellement à découvrir qu’une vie ne suffirait pas.
    Au plaisir de vous lire, de notre côté, il nous reste quelques articles à écrire pour terminer de raconter notre voyage et s’ils peuvent vous être aussi utile, on en sera heureux.
    Et si vous pouvez, allez en colombie !!! Notre coup de coeur absolu.

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    • Bonjour Laura, je suis bien d’accord avec toi, 10 mois – 1 an pour se balader en Amérique latine (centrale et Sud), ce n’est pas suffisant !

      Nous ne sommes encore jamais allés en Colombie, mais tu n’es pas la première à nous faire ce genre de retour, ce pays nous intrigue beaucoup du coup ! Il est sur notre liste (comme beaucoup d’autres … ^^

      Au plaisir de te lire

      Répondre
  8. Ton article nous touche particulièrement car en rentrant de notre voyage en Am du Sud nous avons vécu ce sentiment de décalage avec la vie réelle. Et c’est bien vrai que depuis ce retour (maintenant un peu plus d’un an), on ne rêve que d’une chose c’est repartir loin et longtemps. Donc bravo de concrétiser tes envie et on pense que nous aussi on va bientôt sauter le pas 🙂

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    • Bonjour Manue et merci pour ton témoignage.

      Le retour de voyage est une vraie difficulté : l’adaptation à la vie nomade se fait plus facilement que le retour à la vie sédentaire ! (Un comble ?)

      Courage à vous, je vous souhaite de concrétiser vos nouvelles envies de voyage !

      Répondre
  9. Wahouuu quel résumé et quel article qui, on en est sur, doit parler à pas mal de gens (voyageurs) 🙂

    Nous partageons votre idée : »Le voyage est devenu un projet de couple, une philosophie et une façon de penser. » … ce qui nous a poussé, 2 ans après notre retour d’une année Down Under, à refaire notre sac à dos.

    Cette fois, nous partons pour 2 ans à arpenter les routes du monde. Amusez-vous bien et faites nous rêver !

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    • Bonjour Romain et Tatiana 🙂

      Deux ans à parcourir le monde ? Superbe projet !
      Je vous souhaite de magnifiques découvertes.

      J’ai découvert votre blog tout récemment, je pense que vous allez en faire rêver beaucoup également ! 😉

      Répondre
  10. Comme je te comprends! Je repars également à la rentrée, en Amérique du Sud que je ne connais pas! (d’ailleurs on pourrait se croiser 🙂 )

    Je suis 100% d’accord avec ta réflexion sur « Check, ça c’est fait ! Retournons à la « vraie vie » à présent ? ». Voyager c’est une passion, et si c’est ça qu’on aime, pourquoi se priver? Qui a dit qu’il fallait faire comme tout le monde »

    Je prépare moi aussi quelques articles sur le retour et ce virus du voyage. Pour ma part, je sens de plus en plus le besoin de me stabiliser, car j’aime être proche des miens et leur dire au revoir est chaque fois plus dur. Mais ce n’est pas pour autant qu’après mon nouveau périple je ne partirai plus jamais. 🙂

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    • Merci pour ton commentaire Emma, et ton partage de vécu.
      Ton approche est encore différente de la mienne, dans ta perspective future de te poser. Dire au revoir aux proches est en effet une des parties difficiles du voyage …

      Bon voyage à toi, et peut-être à bientôt sur les routes en Amérique latine ^^

      Répondre
  11. De ce côté, tout a été dit: « Pourquoi pas? » Et voilà! Pourquoi pas? Vous avez envie de retourner en ces lieux qui vous ont plu? Je trouve ça merveilleux! À trop vouloir voir un peu de tout, parfois, on ne voit pas grand chose. Retourner sur les lieux d’un voyage précédent amènera certainement une vision des choses différentes, plus profondes on l’espère.

    Partir un an? Pourquoi pas encore une fois?! je trouve bien dommage qu’on associe si souvent l’acte de voyager avec une fuite de « la vraie vie », une parenthèse, en reléguant même parfois « l’entre-deux-voyages » à une période d’attente, une autre période, « hors voyage ». C’est aussi ça la vie voyager! Vous transporter votre vie en d’autres lieux. Un an? une semaine? 10 ans? qu’est-ce que ça peut bien changer pour les autres?

    Et pour répondre à ta question: « Et vous, avez-vous déjà vécu un retour de voyage au long cours ? Quel était votre état d’esprit ? »

    Difficile à dire, car je ne suis partie qu’une seule fois moins de 3 mois et c’était pour un stage linguistique d’un mois duquel j’avais quand même plutôt hâte de revenir (voyager en groupe de filles = pas pour moi je crois! hihi!)… Sinon, nous partons toujours un minimum de 3 mois (moins souvent que la plupart des voyageurs par contre). La dernière fois a duré 11 mois. (j’exclue les petits périples en province ici quand même). Donc, partir 2 semaines à l’étranger et revenir, je ne sais pas trop ce que ça amène comme sentiments. Difficile de comparer 😉

    Ce que je sais, c’est que mon état d’âme au retour est toujours terriblement positif. J’aime autant revenir que de partir. Au retour, chaque fois, j’en ai pour plusieurs mois à savourer ces nouvelles connaissances, intégrer ces nouvelles habitudes, remâcher ces nouvelles valeurs que j’ai acquises ailleurs. Ça prend toujours un bon moment avant que l’envie de repartir revienne. Même à la maison, bien sages, on est en voyage perpétuel… après quelques temps, l’envie de repartir revient et on se remet à songer à la prochaine destination éventuelle…

    Il n’y pas pas un endroit sur cette terre que j’ai déjà visité et où je ne retournerais pas. Nous n’avions pas encore de petits voyageurs lorsque nous sommes allé en amérique du sud (on dirait que ça fait donc une éternité!) et il est absolument certain que nous désirions y retourner avec les minis-aventuriers. Il y a tant à découvrir!

    Alors voilà, profitez des terres andines! 🙂

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    • Merci Bianca pour ton partage et ton retour !

      Aimer partir autant que revenir, je pense que tu es la sagesse incarnée ! Les aspects souvent vus comme les plus difficiles (oser partir versus choc du retour) semblent atténués pour toi.

      J’aime aussi me dire que je retournerai sur les lieux déjà visités : à chaque fois que je pars, c’est un au revoir et non un adieu, qui serait bien plus pénible et compliquerait encore le « choc » du retour de voyage !

      Merci encore pour tes encouragements et la compréhension dont tu fais preuve, c’est très agréable de se sentir comprise comme cela 🙂

      Bons prochains voyages à vous !

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  12. Il est vrai que parfois, ce désir de voyager suscite de bien curieuses interrogations dans notre entourage…

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  13. 1ère réaction : ah… les gens!
    En tous cas, moi je dis, bonne route et hâte de suivre!

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    • Merci Jennifer pour ton message, il me fait très plaisir ! D’autant que je suis tes aventures avec beaucoup de curiosité 🙂

      Bonne route à toi aussi, c’est le meilleur des souhaits entre voyageurs 😉

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  14. Le retour en appart’ dans une grande ville après 5 mois de vie en camping car au bord des plages… J’appréhende un peu… le retour du boulot et des contraintes horaires dans mon mode de vie, ce n’est pas ce qui m’enchante le plus! Mais j’apprécie d’avoir vécu tout cela et c’est sûr, je réfléchis déjà à mon prochain départ!

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    • Je comprends ton appréhension Julie !
      Comme tu le dis, penser à des projets qui nous motive pour le retour à la vie sédentaire (que ce soit des voyages ou autres !), cela aide à apaiser le « mal du retour ».

      Je sais que les 10 derniers jours avant de quitter les Galapagos (qui était notre dernier grand voyage avant un passage par Buenos Aires avant le retour en Europe) ont été assez difficiles : je ne pensais qu’au retour à certains moments. Heureusement, à deux on peut se soutenir et ramener l’autre dans le présent, pour profiter des moindres secondes vécues au paradis !

      Profitez bien en tout cas 😉

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  15. Hello Amandine.
    Partir, ce n’est pas fuir, c’est aller de l’avant. C’est ce que je disais autour de moi avant de m’envoler. « J’aimerai avoir ton courage » on me disait. Et moi je ne disais rien, mais j’aurai voulu dire qu’il faut beaucoup plus de courage pour rester dans le quotidien que pour vivre la vie de nos rêves. Partir ça ne s’explique pas, c’est inconscient ou dans le sang, mais quand ça te prends, ça vibre en dedans, de joie, de plaisir…
    Chaque fois que je me présente, j’ai envie de dire que je suis un voyageur. Pourtant, mon amoureuse (je trouve ça plus sympa que conjointe) qui est prête à partir n’importe où, n’importe quand, me rappelle que nous n’avons plus voyagé depuis que nous sommes ‘installés’ (quel drôle de mot)au Québec. Juste quelques semaines en France en touriste, Cuba et le centre du Brésil.
    Le voyage au long cours, juste une première destination, sans billet de retour, c’est vraiment l’fun. C’est ce qui peut nous arriver de mieux, au pire se rapprocher de la liberté. C’est le temps qui va faire le voyage, qui va ouvrir les fenêtres sur l’inattendue, l’étonnant. Bien sûr, comme tu le dis Amandine, le retour n’est pas toujours facile. On a été brassé par tellement de choses, tellement d’histoires qu’on aimerai partager. Parfois, on ne peut qu’attendre de croiser un autre voyageur pour se comprendre. Merci Amandine de te lire et de rêver avec vous 2.
    Amitiés
    Patrick

    Répondre
    • Merci Patrick pour ton commentaire 🙂
      Le courage est finalement une notion bien personnelle !

      Je comprends ton envie de te présenter comme voyageur, même dans les moments où tu es « sédentarisé », car j’ai vécu la même chose … Est-on toujours un voyageur dans l’âme quand nos pieds restent sur le même point du globe ? Je pense que oui …
      Et comme tu le dis, je pense que seuls d’autres voyageurs peuvent comprendre la difficulté du retour, car ils la connaissent aussi.

      Partir sans billet de retour, c’est en effet assez grisant : après la date de notre départ, c’est vide de prévisions et plein de possibilités !

      Merci Patrick pour ton retour, c’est un plaisir de partager mes réflexions et voyages, et tout autant d’échanger avec d’autres passionnés de voyage ^^
      Amitiés

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  16. Salut Amandine,
    bravo pour ce nouveau projet de voyage, cela va sans nul doute être une grande expérience pour vous! J’espère que vous aurez la possibilité de continuer à partager vos découvertes avec nous!

    Max

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    • Merci Max !
      Bien sûr, nous partagerons encore nous voyages, découvertes et aventures pendant cette année sabbatique, en articles, photos et même en vidéo ! 😉

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  17. Je ne suis jamais partie en voyage comme toi, seulement en vacances au plus 3 semaines d’un coup, et pourtant comme je te comprends ! Tout ce que tu dis je le ressens à mon niveau moi aussi !

    J’ai le virus de la randonnée et quand je rentre de vacances je n’ai qu’une envie : repartir ! Repartir là d’où je viens pour refaire ce que j’ai bien aimé et découvrir ce que je n’ai pas eu le temps de faire, mais aussi partir ailleurs pour découvrir de nouveaux paysages…

    Et je sais qu’il y a des gens qui ne comprennent pas, car on passe des vacances qui pour eux ne correspondent pas à ce qu’ils entendent par le mot « vacances » : ils ne comprennent pas qu’on se lève tous les matins à 7h pour partir tôt en randos, voire parfois à 5h ou 6h parce qu’on veut partir encore plus tôt pour voir des animaux par exemple ou autres… Ils ne comprennent pas qu’on fait ça tous les jours… Ils ne comprennent pas qu’on ne se repose pas… Ils ne comprennent pas qu’on repart là où on a déjà été. Ils ne comprennent pas qu’on mette de l’argent dans des voyages randos en Corse ou à la Réunion alors qu’on est une famille modeste et qu’on a 2 enfants et une maison à charge…

    Et du coup on éprouve le besoin d’expliquer, de se justifier ! Alors qu’on a pas besoin de se justifier pourtant ! J’estime qu’à partir du moment où on ne demande de l’argent à personne et qu’on ne se plaint pas, on a bien le droit de faire ce qu’on veut !

    Alors finalement c’est quoi le problème ? On ne rentre pas dans le « moule » ? Mais dans ce cas, c’est quoi le « moule » ? Ou bien est-ce plutôt de la jalousie ? … Je pencherai un peu là-dessus…

    Oui nos voyages à l’île de la Réunion et en Corse, en location pendant 3 semaines avec nos 2 enfants, nous ont coûté cher. Mais c’était un choix, mûrement réfléchi depuis plusieurs années, pendant lesquelles on a économisé !!!! Certains dépensent chaque mois en fringues, CD, DVD ou autres l’équivalent de ce qu’on met de côté pour nos vacances, mais cela ne parait pas, et on ne leur dit rien à eux… Tandis que lorsqu’on fait un « grand » voyage, là ça parait, et du coup ça « interpelle », et les gens jugent… C’est un peu ça qui m’agace !

    Oui beaucoup de gens remettent toujours à plus tard en disant « un jour » ou « quand on sera à la retraite », ou « plus tard »… Mais la vie m’a appris qu’il faut toujours faire les choses pendant qu’on le peut car on ne sait jamais ce que le « plus tard » nous réserve comme surprise… Et ça je l’ai appris à mes dépends lorsque mon fils a eu sa tumeur au cerveau alors qu’il avait à peine 2 ans… Je pense que c’est ce qui a créé un déclic dans notre façon de vivre, car depuis on sait qu’on ne peut jamais savoir ce que l’avenir nous réserve, et qu’il faut en profiter pendant qu’on le peut. C’est notre philosophie et ça le restera pour toujours…

    Là je rentre de 2 semaines de vacances dans les Pyrénées (randos bien sûr !) et je ne pense déjà qu’à une chose : repartir. On part en week-end quand on le peut, on part à l’Ascension, on part l’été… J’aime avoir des projets, préparer, chercher… Pour moi il y a l’excitation de « l’avant », du « pendant », et de « l’après ». Et tous ces souvenirs qui n’appartiennent qu’à nous et qu’on ne pourra jamais nous enlever…

    Alors oui je le répète : je te comprends !

    Surtout profite bien de ton voyage, ne t’occupe pas des autres car de toutes façons comme m’a dit une amie : « de toutes façons dans la vie quoi qu’on fasse, on sera toujours jugée, et ça ne plaira jamais à tout le monde. Alors autant faire les choses comme on a envie de les faire ». Il faut faire les choses pour soi et non pour ce que les autres vont en dire…

    Certains rêvent leur vie. Toi tu la vis. C’est toute la différence…

    Dors tranquille et sois heureuse. Je te souhaite plein de belles choses à venir…

    Répondre
    • Merci Sylvie pour ton beau commentaire. C’est un plaisir de pouvoir ainsi échanger virtuellement par l’intermédiaire de ce blog, avec des personnes qui se rassemblent autour de passions et d’intérêts communs.

      Le virus de la randonnée ? Je le visualise comme un mélange de virus du voyage et addiction au sport : un besoin de bouger, de changer d’environnement et de voir autre chose.

      Avoir des horaires encore plus « strictes » en voyage que dans la vie de tous les jours, effectivement cela surprend souvent. Je me rappelle une de nos premières escapades en Europe, en Andalousie, où nous nous levions très tôt pour faire de la route et arriver les premiers à certains lieux : nous revenions fatigués (bien plus qu’avant de partir) mais si heureux ! Difficile à comprendre pour certains …

      Partir souvent et pour de belles destinations, je m’en rends compte malgré moi, cela attire une certaine jalousie. « Vous avez plus de congés que nous ? » « Mais où vous trouvez tout cet argent ? » … Aucune magie pourtant, juste une question de priorités …

      Remettre à plus tard comme tu le dis si bien, c’est le risque de remettre à jamais : c’est mon plus grand cauchemar !
      Je suis désolée de lire l’expérience de vie qui a été à l’origine de ton « déclic ». J’en ai vécu un moi aussi, suite au cancer de mon père … La vie est imprévisible.

      C’est pour cela que notre Bucket List est une sorte de pacte entre nous, pour nous rappeler d’être fous et d’oser faire certains choix « pas raisonnables » afin de vivre nos rêves.

      Merci en tout cas pour tes messages d’encouragement ! 🙂 Ils me touchent droit au cœur.

      Répondre
  18. Salut Amandine,

    Cet article est excellent et je pense que tout grand baroudeur se retrouve dans ce que tu as écrit.
    Dans ton introduction tu parles de faire la traversée de l’atlantique en bateau-stop. Est-ce une expérience que tu as déjà réalisée ?
    Personnellement, il s’agit d’un rêve que j’ai et qui n’a pas encore été eu l’occasion de rendre réel.

    Je trouve quand même qu’il faut du courage pour partir sur un continent avec un aller simple. Tu arrives dans une culture qui n’est pas la tienne et la langue parlée n’est généralement pas la tienne non plus. C’est bien plus que beaucoup de monde est capable d’effectuer !
    Alors, je pense que tu peux te considérer comme quelqu’un de courageux…
    Bravo !

    Bonne journée.

    Chris

    Répondre
    • Bonjour Chris, un tout grand merci pour ton message, je suis ravie que l’article te plaise 🙂

      Je n’ai encore jamais traversé l’Atlantique en bateau, même si par deux fois nous avons presque réalisé ce rêve … la troisième sera la bonne ! 😉

      Merci en tout cas pour ton retour et au plaisir de futurs échanges …

      Répondre
  19. Hello Amandine !
    L’expatriation peut-elle etre considéré comme un voyage au long cours ? Si oui, alors j’en suis à mon 2eme.
    J’ai vécu deux ans en Irlande il y a 15ans, et je vis actuellement aux USA depuis bientôt un an. Entre temps j’ai beaucoup voyagé pour quelques jours, quelques semaines.

    Mais j’ai toujours eu envie de revivre à l’étranger et particulièrement aux USA. Mon rêve est devenu réalité et j’en savoure chaque instant.
    Le besoin de partir, je le connais, je l’ai ressenti aussi tant de fois.

    Alors je vous souhaite un nouveau bon voyage Back to America… Et faites nous signe si vous passez par Portland, Oregon!

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    • Salut Laetitia,

      je ne peux pas répondre à ta question de manière carré : tout est question d’interprétation !
      Selon mon point de vue, l’expatriation et le voyage sont deux expériences à l’étranger, mais deux expériences différentes néanmoins … Donc je dirais plutôt que l’expatriation n’est pas un voyage.

      Quelles belles expériences que de vivre une expatriation : j’aimerais aussi vivre cela un jour … pour un autre projet 😉

      Je suis ravi d’entendre que tu réalise ton rêve en vivant aux USA : profite bien !

      Et avec plaisir, nous ne manquerons pas de te contacter si nos pas nous mènent jusqu’à Portland ^^

      Répondre
  20. Confession honteuse : j’ai fait partie des jaloux. J’avais une amie qui a pris une année pour faire le tour du monde. J’étais à la fois envieuse et admirative, une partie de moi ne cessait pas de se répéter « elle en a de la chance de pouvoir se le permettre, moi je ne peux pas ». Il ne faut pas (trop) en vouloir aux jaloux, ce ne sont que ceux qui n’ont pas le « courage » en effet, de se jeter à l’eau, de changer la routine. Je comprends bien qu’on puisse se laisser « bouffer » par son quotidien, notamment son travail.

    J’ai fort heureusement changé de point de vue, ma nouvelle vision est « pourquoi je ne pourrais pas, moi ? ». Peut-être que c’est ce qu’il faut faire comprendre aux jaloux, qu’ils peuvent eux aussi, et c’est ce à quoi les blogs contribuent !

    Je ne suis pas sûre psychologiquement d’être prête pour le tour du monde (je le serais peut-être si mon amoureux partageait ma bougeotte… Mais on en a parlé et c’est compromis pour les voyages sur du trop long terme de son côté !), mais à défaut je mets plus de voyages dans ma vie et c’est déjà du bonheur !

    Répondre
    • Bonjour Camille, merci pour ton commentaire.

      Aucune honte à avoir ! Je fais encore régulièrement partie des jaloux, comme une première nature qui se dit « waouw, j’aimerais trop faire ça » ; ensuite vient le côté pragmatique : « bon, est-ce que je repars bientôt ? Et où? » !

      Je n’en veux absolument pas aux jaloux, rassure-toi ! Déjà parce que j’ai déjà expérimenté ce vécu (c’est humain !) ; ensuite parce que chacun à sa vie et ses blocages, plus ou moins importants/réels/financiers/psychologiques/physiques/familiaux …

      J’aime beaucoup ta nouvelle vision des choses : orientée « action » : « qu’est-ce que je peux faire pour en arriver là moi aussi ? ».
      Il y a toujours une question de priorité et de choix comme tu le dis.

      Tout le monde ne fait le tour du monde, certains envient ceux qui partent, mais dans ces envieux, seulement une partie d’entre-eux souhaiterait réellement partir.
      Ceux-là, j’espère qu’ils pousseront la réflexion plus loin et réaliseront leur rêve 🙂

      Répondre
  21. Cela fait deux ans que nous sommes rentrés de 11 mois de voyage, mais comme vous après votre premier retour, nous préparons le deuxième départ… Comme tu le dis si justement, point de magie dans cela, mais une volonté claire de repartir au long cours. Nous ne savons pas encore quelle forme ce nouveau voyage prendra, pour l’instant on travaille sur nos idées, mais une chose est sûre : je vais vous suivre avec plaisir, en me sentant qui plus est un peu moins extraterrestre 😉

    Répondre
    • Merci Aurélie pour ton commentaire ^^
      Quelle belle expérience vous avez dû vivre !

      Entre notre premier voyage au long cours et celui-ci, plusieurs années se sont écoulées, beaucoup de voyages sont venus ponctuer le calendrier … mais l’envie de repartir au long cours n’a jamais cessé d’être présente.

      Persévérer. Économiser. Ne pas oublier ses rêves. Je pense que ce sont trois bons conseils pour se garantir de repartir ! 😉

      Répondre
  22. Bonjour Amandine

    Je suis tombé sur ton article car comme toi, j’ai déjà effectué un voyage au long cours d’un an et là je prépare le prochain 😉 ! En France on peut prendre un congé sabbatique de 11 mois tous les 6 ans donc normalement le prochain est prévue à partir d’octobre 2016 pour moi. C’est loin je sais mais j’y pense déjà et je réfléchis à la destination. La dernière fois je suis parti en Asie et Australie, cette fois j’envisage l’Amérique Latine. Une fille toute seule sur ce continent, ce n’est pas trop  » dangereux » ou risqué ? J’avoue que c’est à peu près ma seule inquiétude… Est ce qu’on y rencontre beaucoup de backpapers avec qui il est possible de faire un bout de chemin ou ce n’est pas trop l’esprit ?
    Voilà si tu as un peu de temps pour me donner qq infos je suis preneuse ! Je ne sais pas de quand date ton article mais j’espère que tu es en plein voyage !!! Profite bien !

    Répondre
    • Bonjour Julie, merci pour ton message. Super de lire des projets et des expériences comme les tiens 🙂

      Concernant, l’Amérique latine, c’est sans doute un peu moins sécure que l’Asie, mais c’est sans danger (enfin, comme en Europe : il y a toujours des risques où que l’on soit, avec certains mauvais quartiers/zines à éviter…).

      Cela dépend aussi de la région… Globalement, l’Amérique du Sud est globalement tranquille (mis à part le Venezuela, où je ne suis encore jamais allée donc je ne peux pas en dire plus que les retours que j’en entends), tout comme le sud de l’Amérique centrale ; cela demande plus de prudence pour les pays au nord de l’Amérique centrale, comme le Honduras, El Salvador et le Guatemala, ainsi que le nord du Mexique.

      On rencontre facilement d’autres voyageurs (comme en Asie, je présume que le continent ne change pas la démarche de découverte et d’ouverture derrière ces projets de voyage ^^), et partager un bout de route me semble tout à fait possible. Sinon, je sais qu’il existe des communautés/forums/groupes Facebook pour trouver des compagnons de route en voyage (mais je n’ai jamais utilisé, donc je ne peux pas t’en dire plus).

      2016 n’est pas si loin, patience et courage d’ici là ! 😉

      Nous sommes actuellement en voyage au Mexique, depuis quelques semaines dans la péninsule du Yucatan, et nous avons un gros coup de coeur pour ce pays ! Pour suivre notre voyage plus « au jour le jour », je te conseille de nous suivre sur Facebook et/ou Instagram où l’on poste des photos prises sur les routes 🙂

      Bons préparatifs et, d’ores et déjà, bon voyage !

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  23. Bonjour Amandine et François,

    Ce qui me scotche le plus, c’est votre gentillesse, volonté, courage d’écrire et de répondre au maximum de personnes Quand Vous le pouvez !
    Pour le Shri Lanka………..toutes ces attentes inattendues……….sont les bons moments pour le faire 🙂
    Partir, ne pas partir, repartir……tout cela est Un choix, Une façon de faire de Vivre, Un État d’Esprit……….. » Non négociable, Inconditionnel » ……qui n’est pas dû à tout le Monde………même si l’Envie est là, vous démange, même si l’on aimerait copier et faire comme Vous ! mais que quelque part « quand même »……….on ne s’y voit pas réellement !
    Oui, j’appuie Amandine et François, à travers mon expérience de toujours.
    A quinze ans je voulais être explorateur ou garde chasse, guide dans les réserves du Kenya………….les murs de ma chambre était tapissés de cartes avec précision, « Jeune, étudiant, moins jeune je n’ai jamais attendu la retraite pour Voyager ! Toujours un sac prêt, pas très loin, sac à peine déballé, matériel vérifié,linge toujours et « re »propre,…………
    En plaisantant je dis pour ceux qui Aiment l’entendre dire……….je vis comme dans le film de Belmondo « L’itinéraire d’Un enfant gâté »………mais je ne l’ai jamais été  » du moins par l’argent »…………par l’Amour des Miens « Si » !
    Partir, ne pas partir, repatir………cela a toujours été Une Volonté, Un choix, sans jamais rien demander à personne……….La chance de pouvoir le faire tout simplement en bonne Santé avec un moral d’acier se nourrissant de préparatifs de Voyages faits et pas encore faits ………..lorsque les finances diminuaient….je prenais le travail qui venait……….et là…….c’était encore drôle…cela rajoutait au Voyage et aux connaissances que l’on peut faire. Un Voyage toujours élastique, comme les petites poupées Russes qui s’emboîtent les Unes dans les autres.
    Lorsque l’on a de la chance d’être Libre, de se débrouiller pour les finances, d’avoir Un moral à toutes épreuves…………alors il faut y aller……..gentiment sans s’occuper de personnes………..sinon l’on Vous découragera et Vous ne partirez « alors » jamais 🙂
    Pour ajouter de l’eau comme je le peux au moulin d’Amandine et François: de « Partir, ne pas partir, revenir pour repartir, ne pas revenir, en les remerciant de Nous faire participer à leurs folles Aventures.

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  24. « choisir, c’est renoncer »… Quelle magnifique tournure !
    Toujours aussi agréable à lire !

    Répondre
    • Merci beaucoup Seb ! Ravie que cet article te parle. 🙂

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