Un sac sur le dos
Amandine

À la suite de l’annonce de notre projet d’année sabbatique de voyage à travers les Amériques (« Back To America »), les réactions ont été assez variées. Mais beaucoup m’ont répondu :

« Mais vous n’avez pas déjà fait ça ? »

Derrière cette question se cache l’incompréhension face à ce besoin de « repartir » en voyage et de retourner en Amérique latine.

Back To America : retour au voyage

Oui, je suis déjà partie en voyage. J’ai fait des voyages de toutes sortes : en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud (pas encore en Afrique ni en Amérique centrale ou en Océanie : j’espère réparer « ce mal » … Mais le monde est vaste, soyez indulgents !). J’ai déjà voyagé en avion, en bus, en train, en voiture, en voilier, en vélo, en scooter …

Mais de voyage au long cours, je n’en ai vécu qu’un seul jusqu’à présent …

Du désir de partir au besoin de repartir

Pourquoi repartir pour un long voyage ?

Notre dernier voyage au long cours (j’entends par là plusieurs mois) date de 2009. Cela fait donc 5 ans.

Oui, entre-temps, nous avons continué à voyager par des escapades de quelques jours voire d’un mois, mais ce n’est définitivement pas la même chose.

Cinq années se sont écoulées … Certains avaient oublié les paroles que nous répétions au retour de ce premier grand voyage : « nous repartirons dans 5 ans ». Nos fréquentes évasions n’étaient que des hors-d’oeuvre pour nous faire patienter, alors que nous construisions peu à peu notre projet de retour sur les routes. Pourquoi attendre 5 ans ? Pour économiser, se lancer dans le monde du travail et, surtout, correspondre aux critères d’accession au « crédit temps » (pause carrière en Belgique). Oui, notre départ était prémédité, et de longue date.

Je repars parce que !

Je ne m’attends pas à ce que tout le monde me comprenne. Je n’en ai pas besoin. Certains m’encouragent, d’autres même me félicitent pour mon courage (ce qui me surprend et m’amuse toujours un petit peu) … et beaucoup me regardent comme une bête curieuse qui pourra les distraire cinq minutes, mais qui les lassera rapidement, à force de parler de tous ces pays visités (voire attisera leur jalousie).

Je pars parce que c’est mon choix. J’ai souvent du mal à prendre des choix : choisir, c’est renoncer. Pourtant il y a certains choix, aussi importants qu’ils puissent être à l’échelle d’une vie, que je prends sans aucune difficulté. Et partir pour cette année sabbatique en fait partie.

Dans moins de 90 jours, nous sommes de retour :

America, nous voilà !

Et vous, avez-vous déjà vécu un retour de voyage au long cours ? Quel était votre état d’esprit ?

Pour aller plus loin et suivre notre année sabbatique (en 2015) :
Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n\'hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d\'accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.
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Commentaires

  1. Bonjour Amandine
    Très bel article … qui me rassure sur le fait qu’on a tous le droit de voyager sans avoir à se justifier, et pouvoir retourner dans un endroit qui nous a profondément attiré ou marqué avant d’avoir explorer un autre pays … chacun est libre de faire ce qu’il veut ! Et comme tu dis, on n’a jamais TOUT vu d’un pays.

    J’aurais une petite question, si tu as un avis la dessus : actuellement en Nouvelle Zélande, je pense beaucoup à passer par l’Amérique du Sud avant de rentrer en France. (très attirée par ces régions pour les mêmes raisons que celles que tu avances!)
    Penses tu que voyager seule est « dangereux » dans ces pays ? J’entends par là, une fille seule, sac à dos, surement par bus et en auberge de jeunesse voire Couchsurfing …

    Merci et très bonne continuation et très bon voyage 🙂

    • Bonjour Maud, merci pour ton commentaire et ton retour 🙂

      Concernant la sécurité en Amérique latine : le continent est vaste, chaque pays à ses spécificités et chaque ville à ses quartiers plus ou moins bien fréquentés (comme partout !). Donc difficile de généraliser.
      De manière générale, cela dépend aussi de l’expérience du voyageur et sa capacité à anticiper les soucis, à son attitude …

      Maintenant que je suis allée au Cambodge, je peux « un peu comparer » le niveau de sécurité entre Asie – Amérique du Sud – et Europe.

      Ainsi par exemple :
      Chili et Argentine : à peu près comme en Europe ;
      De manière générale l’Asie est plus tranquille (au niveau risque de vol – même si on ne s’est jamais fait volés lors de nos voyages en Amérique du Sud);
      Dans certains pays/ville, éviter les taxis (par exemple Bolivie) …

      Mais mes conseils se basent sur mon vécu personnel et mes souvenirs : mes expériences datent, pour certains pays, de + de 5 ans !

      A mes yeux, il n’y a aucun soucis à voyager dans ces pays seule. D’autres l’ont déjà fait avant 🙂
      Très bonne continuation à toi aussi !

    • Bonjour, je me permets de te répondre Maud, car nous sommes partis il y a 2 ans en Amérique centrale et du sud pendant 7 mois et cela peut faire un peu peur. On entend souvent dire que l’Asie est beaucoup plus safe que l’Am du Sud…alors oui je crois que c’est vrai que les mentalités sont différentes, qu’il y a plus de vols et d’agression mais une fille toute seule peut tout à fait voyager là bas sans tomber dans la psychose. Peut être seulement que les mises en garde de base sont à prendre plus au sérieux et qu’il faut être un peu plus vigilant…Mais ce serait tellement dommage de passer à coté de ce magnifique continent! Bon voyage

  2. Bonjour et félicitations pour votre projet!

    Je comprends tout à fait ce que tu écris dans cet article : la réaction des proches, le retour au bercail parfois un peu en « choc des cultures » et ce sentiment des autres mitigés entre « profitez-en » mais avec un petit soupçon de jalousie quand même… Beaucoup de personnes de mon entourage me disent : « moi aussi un j’irais à …. ». Sauf que « un jour » c’est souvent jamais! Toujours une excuse, un emploi du temps chargé ou une fatigue passagère…

    Toujours est-il qu’une fois qu’on a le fameux « virus », la seule chose à laquelle on pense une fois rentré…c’est repartir! Et parfois nous ne sommes pas encore entré que nous réfléchissons déjà à une prochaine destination!
    Ce que je préfère dans tout ça, c’est d’avoir une date, une échéance qui va casser ma routine et me faire rêver d’ailleurs (nous partons quasiment tous les 2-3 mois)! Tout ça n’a pas de prix (enfin si ça en a un mais ça les vaut bien!!!) .

    Quand à partir toute une année… Le top!!!

    Vous avez bien raison, profitez en bien. Et bon voyage à vous en amérique 😉

    Mylène

    • Bonjour Mylène, merci pour ton message et les félicitations 😉
      Le « Un jour » qui se transforme en « jamais », c’est le scénario du début du dessin animé « Up », et c’est aussi mon pire cauchemar !
      La vie passe tellement vite …

      Pas encore rentrés et déjà à penser à vos futurs voyages ? Je comprends ça tout à fait, et je pense même que c’est important de se projetter dans le futur, de penser au retour et de se créer de nouveaux projets, histoire de limiter le choc et le coup de déprime du come back !

      C’est toujours agréable d’échanger avec d’autres passionés de voyages en tous genres 😉

  3. Hello!

    Merci de cet article qui me replonge en effet dans le « jugement » de certaines personnes (qui elles ne sont pas autant « réceptives » ou tout simplement jalouses de notre vie!).. bref, moi aussi, j’attire les questions… tu repars ? encore ???

    C’est vraiment pathétique tout ça… ahahhahaah !
    Je me rends compte que quoiqu’on fasse, y aura toujours quelqu’un pour dire : elle a de la chance (faux, je créé ma chance!), elle a des sous (faux, j’économise pour partir!), elle est pas stable (faux ! c’est quoi la stabilité!?), donc de toute façon il y aura toujours des gens qui critiqueront.. et là c’est exactement comme tu l’écris dans ton article.. c’est une force qui te pousse à repartir… c’est vital… c’est nourrissant…

    C’est une sensation obligatoire pour moi.. pour apprendre, me déconnecter, réfléchir, m’inspirer, respirer, découvrir ou redécouvrir, bref, ailleurs, où je me sens vivante oui !

    Je pars au Québec très bientôt (pour des vacances et me renseigner sur l’immigration!) et c’est mon 3ème voyage de l’année.. oui oui, c’est une drogue… je n’y peux rien !

    J’aime beaucoup les mots que tu as utilisés et qui me parlent beaucoup aussi : « Voyager pour continuer à faire partie de ce mouvement plein de vie. Voyager pour ne pas perdre cet élan. Voyager pour poursuivre l’exploration du monde. Voyager pour rester vivant »

    C’est exactement ça, alors moi je dis: GO GO GO !!! On a qu’une vie n’oublions pas!!
    Il faut faire les choses pendant que l’on peut!

    Belles aventures !
    A+
    Séverine

    • Bonjour Séverine, merci pour ton commentaire 🙂
      Je vois que je ne suis pas la seule à être confrontée à ce genre de réactions !

      Je retrouve dans tes propos cette énergie vitale que j’ai décrit dans l’article « Le voyage, un aphrodisiaque ? », qui je pense devrait te plaire 😉

      Très beau projet ton voyage au Canada … J’y suis restée une demi-année pour un stage, et j’ai bien en tête d’y retourner un jour 😉
      Profite bien, vis et voyage ! 🙂

  4. Pourquoi, certains vous disent que vous ne devriez pas repartir en Amérique, pas repartir au long cours ? C’est ce qui semble ressortir de l’article, mais ça m’hallucine quelque peu, ça ne me traverserait pas même l’esprit de me poser ce genre de questions :). Chacun suit ces intuitions et tant qu’elles ne pourrissent pas l’existence d’autres personnes alors il n’y a pas lieu de les discuter.

    Bon voyage ;).

    • Salut Bertrand,
      Je t’avoue que ces questions m’ont autant surprises que toi ! Je ne savais pas quoi répondre la première fois, puis c’est très vite devenu une question récurrente … D’où mon article 😉

      Étrangement, beaucoup de voyageurs se sont étonnés de notre choix de destination ou de notre volonté de ne pas faire un « classique tour du monde ».

      Comme tu le dis, chacun ses intuitions ! ^^
      Du coup cela me fait penser à ton dernier article, sur le formatage de la société 😉
      J’ai été coupée dans ma lecture, entamée avant de monter dans l’avion pour rentrer de Jordanie, je m’y replonge très vite : très intéressant, impatiente de lire la suite 🙂

  5. Une superbe idée de repartir ! Je vous rejoint sur l’Amérique Latine c’est splendide et encore nous n’avons fait que 50% nous !

    J’ai vécu un an au Brésil pourtant j’aimerai y retourner 🙂 Je ne trouve pas ça bizarre, c’est un peu comme la maison maintenant 🙂

    • Hey, merci Manu
      (je prends du retard pour répondre aux commentaires ; mais comme cela me fait toujours plaisir de les lire, j’essaye d’y répondre au maximum ^^)

      Difficile de dire qu’on a « fait » un pays et encore moins un continent ! Après deux voyages dans ces contrées, il nous reste tout ou presque à découvrir 🙂

      J’imagine ton sentiment par rapport au Brésil ; habité 1 an à un endroit, et il devient comme une seconde maison. je suis restée une demi-année à Québec, et cette ville aura toujours pour moi quelque chose de particulier. j’espère y retourner un de ces quatre !

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