Un sac sur le dos
Amandine

Depuis juillet 2017, Un sac sur le dos est 100% végane. Cet article a été publié avant cette date, et contient du contenu non-végane. Nous avons décidé qu'il représentait nos choix lors de sa publication, et n'en avons par conséquent pas modifié son contenu.

Paracas est un petit village côtier qui nous a beaucoup plu. Pour tout dire, j’ai eu toutes les peines du monde à convaincre François, qui voulait y rester, à poursuivre notre voyage !z

Paracas, station balnéaire appréciée tant par les touristes que par les Péruviens, a plus d’un tour dans son sac : je vous ai déjà esquissé l’histoire de la civilisation du même nom (célèbre pour ses crânes allongés) ainsi que ces intérêts culturels.

Place maintenant à ses plages de falaise et de sable : le décor idéal pour des vacances entre sport et dolce vita !

Paracas, une station touristique

Paracas n’est pas inconnue des circuits touristiques. Souvent, les voyageurs s’y arrêtent sur la route depuis Lima vers le Sud. L’attraction des lieux : les îles Ballestas. Vous verrez ce nom écrit en grand, en long et en large sur toutes les devantures des agences de tourisme locales… Mais heureusement, il n’y a pas que cela à voir à Paracas !

Carte de la région de Paracas

Paracas, côté plages et mer

La réserve naturelle de Caracas possède de nombreuses plages et îles rocailleuses : de quoi enchanter les voyageurs qui, comme nous, tombent amoureux des paysages côtiers ! Voici un petit aperçu des intérêts côtiers touristiques de la région

Islas Ballestas

Le tour de Paracas le plus connu … et que nous n’avons pas fait ! Il emmène des hordes de touristes à l’assaut des îles Ballestas, où vivent des milliers de « lobos marinos » (otaries) et des oiseaux de toutes sortes. Les photographies des animaux font rêver, cela a l’air très beau …

 

Mais, il y a un « mais » (voire plusieurs). Pourquoi ne pas y avoir été ? Cinq raisons principales à cela.

  1. Tout d’abord, nous avons entendu ces îles être affublées du surnom « les Galapagos du pauvre », en lien avec la richesse de la faune et de la flore des îles équatoriennes. Étant allés aux Galapagos, il nous est difficile d’imaginer des îles rivaliser avec nos îles préférées !
  2. Deuxièmement, ce tour est vendu comme la possibilité d’entrer dans un véritable zoo vivant, avec l’incroyable chance d’observer des animaux en voie d’extinction, comme le seul pingouin péruvien (pingouin de Humboldt). Ce genre d’arguments me laisse sceptique :

    Vite, allons les voir avant qu’ils ne disparaissent … à cause de la pollution, du tourisme de masse, du non-respect des espaces protégés…

    Autrement dit, « après moi les mouches » : profitons quitte à précipiter la perte de ces richesses naturelles, au risque que d’autres soient plus rapides que moi et m’empêchent de profiter du spectacle. Un bien triste raisonnement selon moi.

  3. Ensuite, nous avons pu, il y a quelques jours à peine, nager avec des otaries au large de Callao (voir l’article dédié à Lima). Les habitants de Paracas ruent dans les brancards : « Mais cela n’a rien n’a voir ! Chez nous, c’est plus beau, c’est plus grand ! Il y a beaucoup plus d’otaries et d’oiseaux ! ». Oui, sans doute, mais là-bas c’est (un peu) moins touristique, et nous avons eu la chance de pouvoir nager avec les animaux (ce qui ne se fait pas ici), tout en restant à une distance respectueuse.
  4. En plus, à voir ces bateaux chargés à ras bord de touristes, sans même un toit pour protéger du soleil et au vu du climat local : c’est un coup à finir mi-homme, mi-homard (expérience de brûlures de soleil peu enviable).
  5. Et finalement, l’argument qui, pour moi, a le plus joué : la réputation du tour. Nena, une blogueuse que j’aime beaucoup, a écrit il y a quelques mois lors de son passage par le Pérou, que le tour aux îles Ballestas était à éviter, voire à boycotter. Le tourisme de masse n’est absolument pas géré, les rivages de ces îles sont assiégés de bateaux qui ne se soucient aucunement du bien-être des animaux, du moment que les touristes puissent se rapprocher suffisamment pour prendre leurs photos. Elle parlait d’une scène déchirante d’un bébé otarie séparé de sa mère par les bateaux et ne parvenant pas à la rejoindre … Bref, je n’avais pas envie de participer à ce type de tourisme-là.

Ce genre de choix est délicat. Le touriste n’est jamais innocent sur l’évolution du lieu qu’il visite. La polémique autour du Machu Picchu est ainsi très populaire, mais qu’en est-il de ces lieux, réserves naturelles, où le profit à court terme est préféré à la préservation à long terme ? … Je ne vous encourage pas, ni dans un sens ni dans l’autre, à visiter ces îles ou non. Je ne fais que vous partager mes observations et réflexions. À chacun de faire les choix qui lui paraissent justes.

La réserve de Paracas

Le deuxième tour le plus vendu des lieux, la réserve de Paracas, a de belles plages à parcourir. La côte de la région est splendide, faite de falaise et d’îlots de rochers. Cette réserve s’étend sur 335 000 hectares (dont 200 000 dans l’océan Pacifique).

Le parc de Paracas réserve ainsi quelques lieux emblématiques aux visiteurs :

Un tour à Laguna Grande

La Laguna Grande (grande lagune) se trouve à plus de 30 km de Paracas, distance qui prend des proportions toutes autres au vu de l’état des routes. Et vu qu’il n’y a aucun panneau d’indication sur le chemin, il nous a été déconseillé de nous y aventurer seuls.

La balade est très agréable, permettant de profiter de la côte sur une belle longueur, et de voir défiler falaises, lagunes, rochers, salines et plages de sable.

 

 

Notre coup de cœur de ce tour : le repas de midi à la Laguna Grande, avec un pêcheur. L’agence avec laquelle nous sommes partis nous avait venté un repas pittoresque fait de poisson frais façon ceviche, partagé avec les pêcheurs du coin. Très beau sur papier … mais évitez de partir le dimanche, comme nous l’avons fait : tous les bateaux restent au port !

Nous avons heureusement eu la double chance d’avoir un guide têtu, décidé à pêcher lui même les fruits de mer pour faire un ceviche malgré tout, et de tomber sur un gardien (je n’ai pas compris ce qu’il gardait d’ailleurs !), gourmand et amateur de fruits de mer, qui nous a invités à manger sur son bateau.

 

Finalement, entre le ceviche et la soupe de fruits de mer, nous nous sommes régalés ! Une très belle expérience et beaucoup de rires sur ces petites différences culturelles du quotidien.

Paracas : du vent pour les sportifs !

Paracas est un endroit idéal pour s’adonner aux sports de voile. Tous les après-midi, le vent souffle … et il souffle fort ! Les kitesurfs envahissent les lieux, rejoints par quelques planches à voile.

Paracas sur l’eau : catamaran

Un de nos meilleurs souvenirs à Paracas ?

Sans hésiter le vol en parapente ! Grandiose, génial … Ces mots me semblent bien faibles pour décrire la beauté du moment : une dose d’adrénaline mêlée à une joie enfantine de se retrouver dans les airs, le tout avec une aura de tranquillité incroyable. Tout paraît si paisible depuis là-haut.

Et pouvoir s’adonner à ce sport au-dessus de paysages aussi splendides … cela n’a pas de prix ! (Ou plutôt si, cela a un, de prix, mais il en vaut largement la peine !)

Pour retrouver des images de notre expérience de vol, jetez un œil à notre vidéo « L’autre Pérou » qui compile notre voyage au Pérou avec d’autres belles expériences (comme le rafting à Arequipa) et bons souvenirs… mais aucune image du Machu Picchu (car le Pérou, c’est bien plus que cette célèbre cité) !

En pratique :

Nous vous recommandons les agences Autana et PeruFly

Des adresses de confiance pour survoler les falaises de Paracas avec des instructeurs qualifiés et s’en mettre plein les yeux !

Tarif : pour un vol de 10 minutes : 160 soles + le transport jusqu’à la réserve (70 soles) et l’entrée au parc (10 soles).

Optionnel : service vidéo et photos pour immortaliser l’expérience (80 soles)

À côté de tous ces sports à voile, il est également possible de louer des vélos ou de faire un tour en buggy dans les dunes (comme du côté de Ica, à l’oasis de Huacachina).

Nos bonnes adresses à Paracas

À Paracas, nous avons goûté et abusé du ceviche ! Du ceviche classique au ceviche mixte en passant par celui aux fruits de mer … Je pense que nous les avons tous faits ! Même le ceviche plus original, inventé et servi au restaurant Paracas. Voici trois adresses pour bien manger à tous les budgets.

Paracas, les vacances à la plage

Paracas a été une très belle surprise et nous avons beaucoup aimé ce village balnéaire … Pour tout dire, François ne voulait plus partir et manigançait des plans tirés sur la comète pour nous faire durer notre séjour !

L’ambiance paisible de la ville est très agréable : il se dégage un doux parfum d’été et de vacances à la plage.

Et vous, êtes-vous déjà allés à Paracas ? Des anecdotes ou des conseils à partager ?

Pélican au coucher du soleil (Paracas)

25 réponses à “Paracas : mer, sport et dolce vita au Pérou”

  1. Bonjour Amandine,

    Très chouette blog! Nous recherchons l’information pour faire du parapente à Paracas. Une agence à conseiller, un prix indicatif ?

    Merci beaucoup!

    • Bonjour Ménaka, merci pour votre gentil message 🙂
      Toutes les infos sur l’agence avec laquelle nous avons volé en parapente se trouvent déjà dans l’article, peut-être une lecture trop rapide vous a fait manqué le passage « en pratique » (juste en dessous de la vidéo) ^^
      Bons préparatifs et beau voyage à vous !

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