Un sac sur le dos
Romain

Avec ses quelques 13.000 îles à cheval entre 2 océans, c’est l’archipel le plus grand du monde. Il serait donc plutôt prétentieux de dire avec force véhémence « j’ai visité » l’Indonésie.

Et pourtant… Beaucoup visitent seulement Bali, reviennent enchantés et considèrent avoir vu le pays…
Dans mon cas, j’ai visité l’île de Java avant celle de Bali et ce que l’on peut constater, c’est qu’on a l’impression de changer de pays lorsque l’on change d’île.

Rizière à Bali

4 raisons d’aimer l’Indonésie

Des îles, des cultures

C’est la première chose appréciable avec l’Indonésie. Chaque île, ou du moins chaque groupe d’îles, possède son identité et sa culture. Ainsi, si la religion prédominante dans le pays et à Java est musulmane, Bali est majoritairement hindouiste. Ce n’est qu’un détail parmi d’autres.

Si à Java les gens me paraissaient plus sincères et simples, à Bali, ce sont des gens extrêmement religieux que je trouvais aussi plus « commerciaux », me rappelant certains endroits de Thaïlande… Et pourtant, Bali est nettement plus populaire, cela fait même un choc après le calme de Java de se retrouver dans une rue d’Ubud avec des hôtels complets…

Prières dans un temple a Bali

À la période où j’y étais, et de manière générale je pense, il y avait moins de touristes à Java. Beaucoup de gens nous regardaient, ma femme et moi, se demandant un peu ce que ces 2 tortues (avec nos gros sacs sur le dos) faisaient là. Pour moi, c’est le top, car plaisant de se retrouver plongé au cœur de la population sans croiser d’autres « tortues ». Le contraste avec Bali est vraiment saisissant.

Une gentillesse et une leçon de vie

Alors que je débarquais sur Java dans une ville non-touristique, je remarquais très vite la gentillesse et le sourire des locaux. Notamment ce chauffeur de taxi galérant un peu à trouver l’hôtel et s’arrêtant régulièrement pour demander à des passants. À titre de comparaison, à Kolkata en Inde, outre le fait de ne pas savoir tout court où il se trouve faute de panneau, il était prêt à nous lâcher dans la rue au milieu de nulle part…

Cela se confirmait de toute façon par la suite lorsque j’allais me « perdre » dans les villages autour de Borobudur par exemple, où l’on se sent vraiment accueilli chaleureusement, sans compter les conseils et la bonne humeur de la plupart des gérants d’hôtels, nous accueillant souvent comme si c’était leur maison.

Je me remémore ces instants à prendre des portraits dans le marché de Borobudur et le village de poterie des alentours et partir ensuite en « mission », face à la gentillesse, je répliquais par la gentillesse. J’essaye toujours d’imprimer quelques photos et les distribuer en retour. Cela donnait droit à quelques scènes émotives, touchantes et parfois drôles. Une des raisons pour laquelle j’adore juste voyager et échanger avec les locaux.

Pour cela, je prends toujours sur place une moto et je me dirige plus ou moins au pif sur des routes, meilleur moyen de faire de belles rencontres.

En parlant de Borobudur, sachez qu’il faut payer un supplément si vous souhaitez visiter le temple Bouddhiste avant le lever du soleil, car celui-ci est tout simplement fermé… Ce supplément sert en fait à payer un bakchich aux gardiens, étonnant quand on voit que beaucoup d’agences de voyage locales proposent cette option…

Temple de Borodudur

Les volcans, puissance de la nature à l’état brut

L’apothéose, la raison même pour laquelle l’Indonésie faisait partie de ma TO DO list, j’ai nommé les volcans ! Si j’appréciais également les rizières (j’adore cette couleur verte !), je me suis vraiment retrouvé comme un gamin devant son cadeau de Noël le jour où je suis arrivé de bon matin au pied du Mont Bromo.

J’ai déjà côtoyé l’activité volcanique à Dieng Plateau, mais la météo désastreuse et l’aspect des lieux ne m’avaient pas impressionnés plus que cela. J’ai aussi pu voir le Mérapi au loin, un des volcans les plus actifs d’Indonésie, qui était d’ailleurs en éruption quelques mois avant mon séjour et dont j’ai pu en constater les dégâts.

Pour en revenir au Bromo, une des rares fois en voyage où je passais par une agence, car il apparaît difficile de faire la visite par soi-même, je prenais une voiture avec chauffeur depuis Malang et partais de là à 1h du matin.

J’appréciais déjà cette ambiance sonore, un grondement sourd alors que le volcan me faisait face avec sa fumée, crachée en permanence. Officiellement, il y a avait un périmètre de sécurité de 2km autour du volcan en activité, crachant de la lave, 15 jours encore avant ma venue.

Il n’en fallait pas plus, tel un insecte attiré par la lumière, il fallait que j’aille voir de plus près. Il y avait le choix entre à cheval et à moto. Le temps de me décider il n’y avait plus de chevaux (dommage c’était moins cher…), va donc pour la moto.

C’est un véritable paysage lunaire que je traversais et, si j’étais déçu de ne pas voir de lave, j’ai été subjugué par le bruit provenant du fond du cratère, comme si j’écoutais la planète respirer…

Des moments intenses

Après ce moment privilégié avec Mister Bromo j’en remettais une couche le lendemain en découvrant le Kawah Ijen et ses fameux mineurs de soufre.

L’occasion de vivre une véritable « descente aux enfers ». Y allant sans guide et sans masque, je testais malgré moi une bonne bouffée de soufre dans les poumons. J’étais accompagné ce jour par un des mineurs qui marchaient bien plus vite que moi, même au retour malgré leurs 80 kilos sur les épaules… Mais il m’attendait en faisant une petite pause clope comme si de rien était.

Un mineur de soufre redescendant le cratère

Petit conseil au passage, certains mineurs demandent éventuellement de l’argent en échange d’une photo… Mais d’autres demandaient (sans même que je cherche à les prendre en photo) à boire où à manger. Si vous voulez leur faire plaisir, apportez du rab à boire et des biscuits.

Si en plus de ces moments déjà forts et particuliers on ajoute les fabuleux levers de soleil auquel j’ai eu droit à plusieurs reprises (pas toujours facile de se lever très tôt… Encore que, avec les prières chaque matin à 4h…) on obtient un pays coup de cœur.

Mes bons conseils pour visiter l’Indonésie

Conseils pratiques :
  1. La meilleure saison pour se rendre en Indonésie est pendant la saison sèche, entre mai et octobre. Les Indonésiens partant généralement en vacances en juin et juillet, partez de préférence en mai ou septembre pour éviter la cohue.
  2. Comptez environs 3 semaines pour traverser l’île de Java depuis Jakarta jusqu’à Bali (ou inversement), 1 semaine sur Bali peut suffire pour voir l’essentiel.
  3. Près du marché aux oiseaux à Malang (île de Java) j’ai pu tester un massage par des aveugles, expérience intéressante que je recommande !
  4. Il est globalement assez facile de se déplacer avec les transports locaux (train et bus), n’hésitez pas à louer une moto sur place et partez sur les petites routes, allez dans les villages. Seule la partie concernant les volcans Bromo et Ijien sont difficiles à atteindre sans passer par une agence.
  5. Prévoyez suffisamment de cash car les ATM et bureaux de change ne sont pas très fréquents en dehors des grandes villes.

Indonésie addict

Comme je n’ai justement pas assez vu du pays, cela me pousse à y revenir afin d’en découvrir plus. Malgré le fait que j’habite en Asie et que je suis donc déjà plongé au quotidien avec des gens plutôt accueillants (on n’est pas trop mal loti en Thaïlande !), l’Indonésie fait partie de ces pays qui me manquent, telle une drogue : il me faut ma dose (cela pourrait s’appliquer au voyage en général…).

Les îles de Sulawesi et Lombok me font un appel du pied depuis quelque temps déjà…

Indonésie I’ll be back !

Lever soleil Borobudur

Et vous quelle destination vous a laissé une « trace » ?

Pour retrouver Romain sur son blog : La Thaïlande et l’Asie

Commentaires

  1. Salut, nous sommes entrain de choisir la destination de notre prochain et c’est le combiné Malaisie-Indonésie qui est en tête de notre liste. Le temple de Borodudur à l’air impréssionant.

  2. Le temple est impressionnant mais c’est surtout l’environnement autour qui donne ce côté majestueux, le mélange volcan au loin + rizières, un must !

  3. J’en profite aussi pour te poser une question, Romain ^^

    Avec François, nous adorons la plongée sous-marine, et j’ai déjà entendu beaucoup de bien de l’Asie et de l’Indonésie en particulier pour la plongée.

    Tu confirmes ? As-tu testé (en masque-tuba ou en plongée-bouteille) ?
    Des conseils de lieu pour se jeter à l’eau ? Des idées de budget ?

    Vu que tu vis en Asie, as-tu de manière plus générale des recommanderations de destinations pour la plongée sous-marine en Asie ?

  4. Bonjour,

    En effet je ressens comme toi une grosse attirance pour l’Indonésie.
    C’est un pays aux 1000 facettes et les différences culturels entre les îles sont des plus intéressantes. Bali est un peu à part. Très touristique, sa culture bien vivante la préserve plutôt bien je trouve. Le folklore n’y est pas organisé seulement pour les touristes et nombre de rituels religieux sont encore pratiqués par la population de manière traditionnelle et « normale ».

    Pour répondre à Amandine, l’Indonésie est riche pour la plongée, les paisibles îles Gili (je recommande Gili Air) sont parfaites pour le snorkeling. Pour la plongée bouteille pour moi le must reste Komodo.

    En fonction du temps que vous avez je sais aussi par d’autres plongeurs que le nord de Sulawesi est une destination de primer choix.

    • Merci Julien pour tes réponses pour les spots de plongée ^^
      Je suis curieuse de découvrir l’Indonésie, autant sur la terre ferme que sous l’eau !

      Je note dans un coin de ma tête les îles Gili, Sulawesi et tes recommandations, cela me servira sûrement un jour … !

  5. Ce n’est pas étonnant que tu en as entendu du bien ! C’est pas les spots qui manquent ! Perso je n’ai jamais fait de plongée (trop cher pour mon rythme de vie…) uniquement masque et tuba.

    Je n’ai pas été tater les fonds marin en Indonésie mais je sais qu’il y a de quoi faire, à commencer par Bali, connu pour son spot d’exploration d’épave. Sinon il y a à côté Lombok avec les îles Gili et toute les îles de la petite sonde(NUSA TENGGARA) comprenant notamment les îles de Flores et Komodo.

    Je connais surtout la Thailande. J’ai été surtout autour de Koh Phi Phi et Koh Tao, malheureusement tous les coraux sont morts… Les plus beaux spots en Thailande sont maintenant des parcs nationaux protégés, fermés pendant la saison des pluies pour éviter que le tourisme de masse ne détruise tout…

    En l’occurrence, les îles Similans et Surin sont très réputés, il y a aussi parait-il de jolis spots plus au Sud vers Koh Lipe (archipel de Butang près de la frontière Malaise)

    Il faut compter environ 35 € par plongée (équipements inclus)

    • Salut Romain, merci pour tes conseils.
      C’est sûr que la plongée est un budget, surtout lorsque l’on voyage au long cours et que l’on fait attention à son « rythme de dépenses » au quotidien …
      Mais comme je le disais à Julien, une fois que l’on goûte au plaisir de l’exploration sous-marine, découvrir un pays uniquement sur la terre ferme a un goût de trop peu. C’est comme si l’on manquait tout un volet du paysage …

      Je n’ai pas plongée lorsque je suis allée au Cambodge, car on me l’a déconseillé et que finalement je ne me suis pas approchée des côtes. Mais je sais que quand je reviendrai du côté du continent asiatique, j’aimerais beaucoup me jeter à l’eau 😉

      • Salut Amandine,

        Tout à fait d’accord pour la plongée.
        J’étais réticente au début et maintenant que j’y ai pris goût je ne peux plus envisager un voyage sans plongée ?

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