Un sac sur le dos
Amandine

La peur de partir pour un premier voyage est très courante ! Je reçois beaucoup de messages, telles des bouteilles à la mer, envoyés par des voyageurs remplis de doutes. Parfois, alors que tout est prêt, qu’on a tout mis en place pour partir et qu’il ne nous reste plus qu’à monter dans l’avion, une angoisse incontrôlable jaillit du fond des tripes. Pourquoi ? Que faire : partir ou annuler ? Comment surmonter cette phase ?

J’ai décidé, à la suite des nombreux nouveaux messages reçus, de publier un article sur le sujet en vous partageant les questions de Julie (nom d’emprunt pour garantir l’anonymat, vos mails et messages sont et resteront toujours entre vous et moi).

J’ai peur : j’angoisse avant le départ  !

Mail de Julie

Bonjour Amandine !

Je t’envoie ce message, car ça fait un moment que je suis ton blog et j’ai des interrogations qui grandissent.

J’ai prévu de partir en Nouvelle-Zélande avec un WHV (ndlr : Working Holyday Visa ou Permis Vacances Travail au Canada) au mois de janvier, c’est une décision que j’ai prise l’année dernière en terminant mes études et que je prépare depuis le mois de juillet environ. J’ai dû retourner chez mes parents, travailler, mettre de côté de l’argent pour partir. Maintenant j’ai tout prévu, organisé, même s’il reste encore quelques petites choses, mais j’ai réussi à trouver tout ce qu’il me faut.

Je pars le 12, et je commence à réaliser, et à avoir des sérieuses crises d’angoisses qui me font tout remettre en question, et surtout qui me donne l’impression que je vais être incapable de réaliser ce projet que j’ai depuis longtemps, et que j’ai choisi aussi parce que c’est le pays qui me fait le plus envie, que je suis fan de nature, et que y’a tellement de choses pour lesquelles j’ai envie d’aller là-bas. Cependant, les crises sont tellement fortes que ça me donne la sensation d’être incapable physiquement d’y aller, c’est comme si j’allais mourir de partir là-bas enfaite. En gros comme je voulais saboter mes envies. J’ai voyagé par le passé tous les étés pratiquement, mais avec ma famille et pour une période de 2 mois maximum en touriste donc c’est différent.

C’est très personnel ce que je raconte, mais j’aimerais juste peut-être si ce n’est pas des solutions, avoir quelques conseils qui m’aideront éventuellement de ta part.

J’essaie de ne pas résister à cette peur et aux angoisses, de les laisser sortir plutôt quand elles sont la plutôt que de les refouler, car je sais que ce projet peut m’apporter énormément, mais plus la date se rapproche, plus je me demande si je vais en être capable.

J’espère qu’on pourra discuter,

Julie

Ma réponse

Bonjour Julie,

Un tout grand merci pour ton message, la confiance que tu me portes de partager tes angoisses avec moi. Des bouteilles à la mer, j’en reçois beaucoup : tu n’es absolument pas la seule à paniquer avant un grand départ (si cela peut te rassurer) !

Déjà je souhaitais te féliciter : pour cette grande décision que tu as prise, pour avoir tout fait pour la mettre en place et adapter tes choix de vie en cohérence avec tes objectifs ! Beaucoup de personnes rêvent de partir sans jamais se donner la peine de mettre en place des choses pour réaliser leur rêve : retourner vivre chez ses parents, économiser, vivre plus simplement…

Partir seule est une expérience à part, c’est sûr. Mais tu peux te faire confiance et te baser aussi sur tes compétences personnelles, de tes expériences de voyage antérieures, mais aussi les compétences du quotidien, celles qui t’ont permis de trouver un travail, organiser ta vie pour économiser… Tu as l’air pleine de ressources !

Faire le point et accueillir ses émotions, c’est un premier pas dans la gestion des angoisses.
Les émotions ne sont pas négatives en soi : ce sont des signaux lumineux sur notre tableau de bord intérieur qui nous indiquent que quelque chose ne va pas et/ou nous sort de notre routine. Car il n’y a pas à dire, l’être humain aime sa routine ! C’est tellement rassurant, ça nous permet aussi de savoir qu’il n’y a pas de danger – cela fait partie de l’évolution de répéter les comportements qui nous ont maintenus vivants jusqu’ici !

Pas de panique donc à avoir des émotions négatives. Le mieux, à ce moment-là, c’est de ne pas bloquer, mais se détendre et s’écouter. Relâcher aussi les tensions physiques, car corps et esprit communiquent, pour le meilleur comme pour le pire : si tu commences à avoir des idées négatives, ton corps va se crisper, tu vas avoir du mal à respirer, tes idées noires et scénarios catastrophes vont empirer… Cercle vicieux ! Alors que si tu te détends, ton esprit pourra t’envoyer des signaux d’alerte, mais au moins ceux-ci ne seront pas exagérément amplifiés par ton corps. Tu pourras alors avoir davantage les pieds sur terre pour accueillir cette crise d’angoisse, les émotions et les idées qui sont derrière.

Ensuite, ce que je peux te conseiller, c’est de limiter les choses : diviser pour régner !
Plutôt que de visualiser l’ampleur du voyage (un an ou plus), te représenter les premiers jours : par exemple, avoir en tête comment tu vas rejoindre ton premier logement depuis l’aéroport.
Je ne suis pas une voyageuse très organisée, mais la première nuit, j’aime bien savoir que je vais avoir un lit pour me remettre d’un long vol, et que je ne vais pas galérer pour atteindre ce lit ! Donc, réserver un premier logement, se renseigner à l’avance sur comment y arriver (quitte à demander des informations et/ou l’organisation du transfert lors de la réservation du logement).

Autre point qui peut aider : avoir un contact. On se sent moins en territoire inconnu et seul loin de tous quand on connait quelqu’un, même virtuellement, même si c’est pour ne jamais le rencontrer… Mais avoir un nom et la possibilité de le contacter rassure énormément. Un bon plan, c’est d’organiser un rendez-vous pour le lendemain ton arrivée, pour avoir de bons conseils d’un local ou d’un étranger plus expérimenté, et directement rencontrer des gens, te sentir dans le bain.
Les communautés de voyageurs ont ça de beau qu’il y a toujours quelqu’un quelque part ! N’hésite pas à chercher sur les forums ou réseaux sociaux et à poster sur un groupe de voyageurs (un groupe de voyageurs et/ou un groupe spécialement dédié à la Nouvelle-Zélande et/ou au WHV – PVT).

Voilà un peu pour les conseils qui me viennent en tête. Bien sûr, je ne suis pas dans ta tête et je ne peux pas prendre de décision à ta place. Mais par expérience (vécue et entendue d’autres voyageurs), ne laisse pas ces émotions -très normales !- d’avant départ briser ton rêve et tous les efforts que tu as mis en place pour le réaliser. Je sens que tu as en toi ce qu’il faut pour y arriver !

Comme tu as pu le lire sur le blog, je suis psychologue de formation et, suite à ces nombreux messages reçus via le blog, je me suis formée également au coaching de vie. Je reçois beaucoup de messages « bouteille à la mer », comme le tien.

Je propose d’accompagner ceux qui le souhaitent pour les soutenir dans les moments de « saut dans l’inconnu » et grandes transitions de leur vie, de remise en question ou de poursuite d’un objectif. Comme un guide de montagne, je possède des outils pour accompagner le voyage et arriver à bon port : je ne marche pas à la place du voyageur, mais à ses côtés.

Si cela t’intéresse, n’hésite pas à revenir vers moi pour que nous en parlions davantage. Nous pourrions par exemple travailler sur la gestion de l’angoisse, d’un point de vue corporel physique et d’un point de vue mental psychologique. Je pourrais également être pour toi un lien pour communiquer tes angoisses (ce qui peut être très délicat avec ses proches, qui sont en décalage, ne comprennent pas toujours et/ou vont amplifier ces angoisses en y ajouter leurs peurs devant le départ et la séparation) et faire lien avant le départ et à ton arrivée, parfois rien que d’écrire, cela aide à prendre du recul.

Je t’invite également à jeter un œil aux articles du blog dans la rubrique « Psychologie » et « Réflexion » du site (via le menu supérieur « Inspirations »), certains sujets te parleront peut-être. Je pense particulièrement à ces 4 articles :

Je te souhaite un merveilleux voyage,
Au plaisir de te lire,

Amandine

Le départ de Julie

La réponse de Julie à mon mail m’a fait plaisir à lire : plein d’une nouvelle énergie positive et d’actions concrètes pour faire face à ses angoisses ! Du coup, je ne résiste pas à l’envie de vous le partager.

Salut Amandine,

Je suis super contente que tu aies répondu à mon courriel, je pensais franchement pas que tu me répondrais aussi tôt !
Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais c’est vrai que quand les angoisses montent je suis incapable de me dire que c’est un sentiment humain d’avoir peur de l’inconnu et que beaucoup de personnes le voient apparaitre lorsqu’un grand départ se fait.
C’est étrange, car d’une part ce que tu me dis je le sais, et je sais que je peux avoir des ressources, mais je vois ce départ comme un cap énorme à franchir pour passer à une autre étape de ma vie. Et jai peur de faire marche arrière si c’est trop fort pour moi émotionnellement.
Cela dit jai envie de croire qu’autre chose est possible pour là-bas étant donné qu’en France c’est pas trop ça. Enfin niveau opportunités c’est pas la folie disons. (…)
Jai déjà mis en place quelques-uns des conseils que tu m’as donnés, prévoir le premier mois en terme de logement, faire du HelpX pour être avec des gens, prendre le temps, y aller progressivement, et jai demander aussi d’autres conseils aux gens qui sont déjà sur place. Merci en tout cas de l’attention que tu portes sur mon désespoir (haha je rigole :P).
C’est quelque chose auquel j‘avais déjà réfléchie d’entreprendre un travail sur les angoisses qui m’empêchent d’avancer, celles qui crée de la peur, et vont à l’encontre de ce que je veux vraiment faire. Si je ressens le besoin, tu es la première personne à qui j‘en parlerai. Merci de ton soutien. Exprimer ses émotions et ne pas laisser place à la peur sont des choses encore un peu difficiles pour moi. (…)
Je vais tout de suite relire tes articles 😛

À bientôt peut-être, et j‘espère que tes voyages se passent bien !
Julie

Voyager, rencontrer, découvrir (©Leon Seierlein)

Angoisses de départ : quelques solutions concrètes

Voici les cinq conseils que l’on peut déduire de ma réponse à Julie pour réagir aux angoisses avant un départ en voyage.

5 conseils pour gérer l’angoisse

Accueillir ses émotions

Elles ne sont pas négatives en soi, ce sont des signaux à analyser.

Relâcher les tensions physiques

Le corps et l’esprit s’influencent et se renforcent.

Analyser posément

Prendre le temps de se poser et d’analyser calmement la situation source d’angoisse comme défi à surmonter et le diviser en sous-objectifs concrets. Par exemple :

Créer des liens

Se connecter avec des personnes ayant déjà vécu une situation similaire (par exemple ayant déjà voyagé dans le pays où l’on compte se rendre) et/ou des personnes actuellement sur place qui pourraient servir de ressources : en terme d’informations et, tout simplement, de lien social (prévoir par exemple de se retrouver le lendemain de votre arrivée pour boire un verre ensemble).

Pour trouver ces connexions, vive le réseau (famille, amis…) et Internet (blogs, réseaux sociaux, groupes Facebook de voyageurs…)

Chercher de l’aide

Et dernier conseil concret : au besoin, se faire accompagner pour gérer les émotions/la transition/la réalisation de son projet. Les proches sont parfois en décalage par rapport au vécu du voyageur et/ou peuvent avoir tendance à rajouter leurs craintes à celles que vit déjà le voyageur.

Avoir le soutien d’une personne formée en aide (psychologue, coach…) et qui a une expérience du voyage et peut vous donner des conseils pratiques peut être utile et diminuer pour beaucoup les angoisses et le stress du départ et des premières adaptations sur place.

Coach de vie et psychologue, je propose aux voyageurs de les accompagner dans des moments de transition et dans la réalisation de leur objectif.

Si vous souhaitez en discuter, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact du blog.

L’angoisse du futur voyageur : pas une fatalité !

J’espère que cet article sera utile aux voyageurs ressentant de fortes émotions avant un grand départ et les aidera à maintenir leur cap et franchir le pas ! Car non, l’angoisse avant un départ n’est pas rare, peut arriver à tout le monde, y compris aux voyageurs expérimentés, et non, ce n’est pas une fatalité : il y a moyen de surmonter cette étape délicate et de vivre son rêve de voyage pleinement !

Si vous avez une expérience personnelle comme celle de Julie ou d’autres conseils à partager pour gérer les angoisses avant (ou pendant) un voyage, partagez-les dans les commentaires !

Et s’il y a d’autres sujets dans ce style que vous aimeriez que je développe sur le blog, faites-le-moi savoir ! De quoi avez-vous besoin, quelles sont vos questions sur le plan émotions, doutes, angoisses… bref, les aspects plus « psy » du voyage ?

Oser partir en voyage (©Aleksandr Ledogorov)
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28 réponses à “J’angoisse avant le départ ! (réponse à une lectrice)”

  1. Bonjour,
    Je pars dans deux mois jour pour jour. Et je stress à mort. D’une, je pars en tant que fille au pair pendant un an aux Etats Unis (à 25 ans donc pas toute jeune …). De deux, je rends ma maison dans moins de deux semaines (avec aucunes idées précises de comment je vais déménager, ni quel jour précisément). De trois, j’enchaine les maladies bénignes depuis 2 semaines à peu près notamment à cause de mon boulot que j’ai très hâte de quitter dans une semaine. Bref, je suis complètement à bout de nerfs… Ton article m’a parlé, notamment sur les peurs communes qu’on peut avoir. Je passe mon temps à me demander, mais qu’est ce que je vais foutre la bas ? Je vais vivre près de New York alors que je suis plutôt nature (bon après je vais vivre à 2 minutes à pied de la mer en banlieue résidentielle assez riche quand même et je serais à 6h de Montréal…). En fait, j’ai peur de m’ennuyer. Alors que je sais que ce ne sera pas le cas. J’ai aussi peur de tomber malade là bas du coup. Et de ne pas savoir comment gérer l’éloignement de mes proches. Bref… Plein d’interrogations et de phobies à la con que j’espère bien pouvoir laisser au sol avant de partir. Sans parler de mon petit chat que je dois laisser à … bah, j’ai pas encore trouvé quelqu’un pour la garder … VOILA ! Désolée, mais écrire tout ça me fait du bien avant le départ. J’espère que tu pourras m’aider :). Merci de m’avoir lu en tout cas ! 😀

    • Bonjour Estelle, merci pour ton message à coeur ouvert. Waw, ça fait beaucoup de grands changements et de grands pas d’un coup tout cela ! C’est normal de se poser toutes ces questions si près de la ligne de départ : ai-je pensé à tout ? Vais-je aimer ? Vais-je « réussir » ? Est-ce que cette expérience est pour moi ? Ce sont vraiment des remises en question normales si près du départ, surtout quand on part pour un projet complètement différent de ce qu’on a déjà pu faire avant.

      Avant tout : bravo à toi ! Partir comme cela, cela demande du courage, de l’organisation (pour avoir réussi à mettre cela en place, malgré ce que tu peux penser de toi là maintenant, avec le fouillis du déménagement et du départ), de la suite dans les idées, de la persévérance… Bref, bravo ! Toutes ces forces et toutes ces compétences, quoique tu puisses en penser maintenant, elles sont là en toi ! Tu es pleine de ressources !

      Je ne peux pas t’aider à régler tous ces soucis avant ton départ, mais ce que je peux te dire c’est que tu as tout ce qu’il faut en toi pour traverser ce moment de transition.
      Et si jamais les doutes dépassent la limite de ce que tu te sens capable de gérer, ou que tout simplement tu en ressens l’envie et le besoin, sache que je suis coach de vie et psychologue, et je propose à ceux qui le souhaitent de les accompagner dans des moments de transition et/ou dans l’accomplissement d’un objectif. Si cela t’intéresse, n’hésite pas à me contacter via la page contact du blog.

      Courage et d’avance bon départ et beau voyage à toi !

  2. Bonjour,

    Je souhaite vous faire part de mon expérience qui n’est pas forcément une réussite. On ne montre souvent que les personnes qui réussissent et je pense que cela contribue à augmenter nos angoisses. Je crois qu’un échec est aussi une source d’apprentissage sur soi. Je suis convaincue d’en avoir tiré un enseignement positif.

    J’ai lu cet article avec attention avant un départ à Malte en solo. Je pensais y trouver la force de partir. Je ressens une réelle satisfaction quand je repousse mes angoisses, que je les dépasse. Pour cela vous avez totalement raison, mais parfois on voit trop grand.

    Alors non je n’ai pas eu le courage de me lever le jour « J » pour aller à l’aéroport. Je n’ai pas réussi à passer le cap de mes angoisses qui je pense était très forte au point de me rendre malade (Fièvre, insomnie, tachycardie…) 4 jours avant le départ.
    Pourquoi ? Je partais simplement dans un projet qui ne me correspondait pas. Un projet « coup de tête ». Je ne me projetais pas dans du plaisir. Je pense que je voulais faire un peu comme tout le monde, mon entourage. Grosse erreur. Quand je me retrouve seul dans ma vie de tous les jours c’est déjà compliqué, j’ai besoin d’être entouré. Et ça je ne l’ai compris que grâce à cette expérience. Avec un copain je serais partie sans problèmes, surement un peu de stress, mais pas aussi fort. On peut ajouter que je ne me suis pas préparé au niveau psychologique.

    Ce que j’ai retenu c’est que se jeter dans le bain d’un coup n’est pour moi pas une solution pour repousser mes peurs. Ça correspond plus ou moins a foncer dans le mur avec un vélo et croire que l’on va le casser. Avec du recul j’aurais du faire les choses pas à pas. Partir 2-3 jours pas trop loin de chez moi, me faire des journées seul dans d’autres villes, etc. J’aurais ainsi pris confiance en moi et rassuré mon inconscient. J’aurais pris du plaisir, car c’est ce qui nous pousse à avancer, à recommencer, pas les angoisses.

    Ce message n’a pas vocation à orienter votre choix. Je crois que le mien était fait depuis longtemps, mais j’ai attendu le dernier moment pour l’assumer. Je ne regrette pas ma décision. Je ne suis pas superman, je ne peux pas tout réussir.
    Bien entendu je ne souhaite pas non plus démotiver qui ce soit, sachez que mes angoisses étaient vraiment très très fortes.

    • Bonjour Kevin, merci pour ton message et ton retour d’expérience.

      Oser, comme tu le rappelles bien, ce n’est pas forcément se réveiller un jour en se sentant superman, dépasser toutes ses peurs en s’attaquant à la montagne qui nous effraie. Ton message, avec cette idée d’y aller pas à pas, en augmentant progressivement le « niveau de challenge » rejoint mes conseils de l’article « Premier voyage, la peur de se lancer ».
      S’écouter demande aussi beaucoup de courage, et pouvoir parler de ses angoisses et de ses expériences difficiles aussi.

      J’apprécie beaucoup le ton de ton message et le recul que tu as pu prendre par rapport à ton expérience ainsi que les pistes que tu aurais pu suivre pour vivre cette expérience différemment. Après, maintenant que tu as ces pistes plus au clair, si ce genre de projet t’attire toujours, tu as un chemin qui se dessine devant toi 🙂

  3. Bonjour j’ai lu votre acticle qui est très intéressant. J’aimerai vos conseils, mon conjoint et moi partons en voyage dans environ 3-4 mois. Je suis si contente de partir heureuse de profiter de se temps avec mon conjoint. Mais par la suite se qui maintenant arrive comme un coup de pelle : j’ai eu très peur, nous avons aussi un petite fille et j’ai très peur qu’il nous arrive quelques chose, de ne plus la revoir qu’elle n’ait plus ses parents. Je me demande même si je ne devrais pas tout annuler, mais en même temps je me dis que si je me laisse dicter ma conduite par cette peur je ne ferais rien de ma vie. Je sais pertinament que rien nous arriveras en voyage que nous allons revenir et que allons la revoir mais les idées noires, les scénarios dans ma tête sont horribles et peu probables. Que faire pour passer par dessus ou juste accepter que certaine chose ne sont pas toujours sous notre contrôle ?

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