Les temps changent : la maison et le boulot pour toute la vie, c’est fini ! Besoin de bouger, de découvrir, d’évoluer… Et voyager. On nous appelle les Milennials, la génération Y… Génération voyage ?

Voyager fait partie de nos vies bien plus que de celle des générations précédentes. C’est devenu pour beaucoup une mode, un besoin, une étape.

Les articles qui vont dans ce sens se multiplient :

  • Êtes-vous atteint du syndrome du grand voyageur ?
  • Pourquoi vous devez quitter votre job et partir voyager.
  • Pourquoi partir voyager est essentiel pour bien travailler.

Même la science s’en mêle. On peut découvrir des titres tels que « Possédez-vous le gène du voyageur ? » ou encore « Pourquoi voyager est bon pour votre santé. ».

Mais qui est cette génération Y ? Et quel lien a-t-elle avec le voyage ? Ce sont toutes ces questions que je vous propose de creuser dans cet article.

Si nous étions faits pour rester à une seule place, nous aurions des racines à la place des pieds. (auteur inconnu)

Note avant d’aller plus loin :

Cet article est ethnocentré, écrit par une Occidentale et basé sur des études réalisées auprès de populations occidentales. La notion de génération Y elle-même est un concept basé sur les peuples occidentaux.

Qui est donc cette génération Y ?

On parle beaucoup des jeunes adultes de la génération Y. Mais qui sont-iels ? La génération Y est née dans les années 80 et 90. Cette génération, j’en fais partie et, au vu de mon lectorat, la majorité d’entre vous également. Je vais donc résumer les grandes lignes qui la définissent sans trop entrer dans les détails, car… vous n’avez pas besoin qu’on définisse votre propre génération !

La génération Y se démarque de la précédente notamment dans son rapport aux nouvelles technologies. Les jeunes adultes de nos jours ont grandi avec elles : ordinateur et internet font partie de leur quotidien. Les Américain·e·s nomment d’ailleurs cette génération les « digital natives », « génération internet » ou « génération 2.0 ». Les sources premières d’influence pour les adultes de cette génération sont internet et leurs pairs, à travers les relations « IRL » (de la vie réelle) ou les réseaux sociaux, plus que le savoir des générations précédentes transmis verticalement. Ce concept de génération Y a surtout été utilisé par les entreprises et le monde du travail… Mais ça j’y reviendrai dans quelques lignes.

Mais d’où vient cet « Y » ?

Plusieurs théories derrière le nom génération Y. Pour certain·e·s, cela viendrait de la forme des écouteurs allant des oreilles au baladeur. Pour d’autres, c’est une évolution simplement alphabétique : après la génération X, place à l’Y.

Une autre théorie, plus répandue, se base sur la phonétique anglophone, l’Y se prononçant « why » (« pourquoi »). Subtil rappel à l’attitude de remise en question qui caractérise cette génération. En plus de l’importance des nouvelles technologies dans leur vie, cette génération n’a pas vécu de guerre (guerres mondiales, guerre froide) chez elle. Les institutions telles que la religion, l’armée ou la famille n’ont plus la même influence dans la vie de ces jeunes.

Le déphasage, pour ne pas dire le choc culturel, est donc grand entre les attentes et les besoins des Y d’une part et le monde du travail et la société en général d’autre part.

Être Y et être adulte ?

De nouveaux mots et de nouveaux concepts gravitent autour de cette génération Y. On parle de génération Peter Pan, de Tanguy, d’adulescent… Le passage à l’âge adulte ne semble plus aussi clair qu’il pouvait l’être dans le passé. Est-on adulte parce qu’on atteint l’âge de la majorité, âge différent selon le pays ? Est-on adulte parce qu’on peut se comporter comme tel à tous les niveaux de sa vie : légal (conduire une voiture, boire de l’alcool, travailler), social (être indépendant) et familial (être en couple, se marier, être parent) ?
Définir l’âge adulte de cette façon revient à se reposer sur des critères uniquement extérieurs : des critères d’avoir et de faire. Pas d’être. Ce qui ne répond donc pas à la grande question :

Qu’est-ce que c’est qu’être adulte ?

Répondre à cette question permettrait de trouver des pistes pour comprendre le phénomène social assez répandu qui tend à considérer les « nouveaux adultes » de la génération Y comme de grands adolescents, des adultes qui tardent à prendre leurs responsabilités… Comprenez par là à entrer dans le moule de la génération précédente.

Les Y ont tendance à définir « être adulte » davantage à travers des valeurs personnelles que par des évènements extérieurs, traditionnellement rattachés à une idée de rite de passage : comme le diplôme, le travail ou le mariage.

Génération Y et monde du travail

Les Y sont souvent perçu·e·s par leurs ainé·e·s comme difficiles. Têtu·e·s, refusant l’autorité, narcissiques, fainéant·e·s… iels privilégient les compétences personnelles et la créativité à l’ancienneté, aux traditions, à l’autorité et à la hiérarchie. Iels ne rentrent plus dans le cadre qui avait forgé les générations précédentes… Sans doute parce que la réalité qui sous-tendait ce cadre a évolué. De nos jours, plus personne n’entre dans une entreprise en imaginant y rester toute sa vie. La retraite, c’est dans une autre vie… si jamais on arrive jusque là, et qu’elle existe encore !

Ainsi, pour cette génération, le travail n’est plus le centre de la vie. Elle préfère privilégier un équilibre de vie, voire mettre une priorité sur sa vie personnelle (bienêtre, repos, loisirs), sociale et familiale.

Et la réussite (subjective) professionnelle est moins liée à la position hiérarchique et au salaire qu’à l’épanouissement qu’il peut procurer et au sens qu’il a. Le Saint Graal n’est plus la place sure de cadre supérieur dans une entreprise, mais un travail en accord avec son potentiel et ses valeurs, un travail dans lequel nous pouvons avoir un impact.

Dans l’article Génération burnout, on y dépeint une génération d’adultes ayant fait de longues études, devenant hyperspécialisé·e·s, peu adapté·e·s tant au marché du travail qu’au monde de l’entreprise. Essuyant les pots cassés du salariat dans son système pyramidal classique, cette génération est décrite comme à bout de souffle, fatiguée de ce système qui ne lui convient pas. Les nouvelles technologies apportent certaines pistes de réponse, avec de nouveaux métiers à créer, des profils autodidactes et multipotentiels.

Génération désenchantée ?

Burnout, stress et dépression

Burnout et dépression semblent devenir les maux du siècle et toucher tout particulièrement notre génération. Selon une étude du « Thermomètre Solidarus » sur la santé mentale des Belges de 18 à 30 ans (partagée sur le très bon site Mr Mondialisation), la vision de l’avenir de cette génération est plutôt pessimiste.

Le climat de précarité et d’instabilité dans le monde du travail a une influence sur la façon dont nous considérons le monde, sur nos valeurs et nos projets. La carrière n’étant plus primordiale pour notre bonheur, celleux qui nous sont proches ont une influence bien plus déterminante sur notre niveau de bonheur et de bienêtre.

Pourtant, malgré l’importance attachée au pilier social de leur vie, beaucoup de jeunes adultes interrogé·e·s se sentent seul·e·s et en manque de soutien. À côté des maux tels que dépression et burnout, les mots stress, anxiété et angoisses sont également de plus en plus présents dans notre environnement. Des maux qui trouveraient une réponse, justement, dans un tissu social plus dense et porteur.

Et au climat d’insécurité du monde du travail s’ajoute l’insécurité liée au climat. La planète va mal, on nous le répète sans cesse. Et le fatalisme déterministe qui accompagne ces déclarations ajoute une dose de stress, d’angoisse voire de dépression aux jeunes adultes qui peuvent se sentir impuissant·e·s face à l’ampleur du désastre qu’est le bilan de notre petite planète.

Pourquoi ce ras-le-bol de la société ?

La très grande majorité des jeunes, toujours selon cette étude, se ressent en marge du système, que ce soit dans une position de rejet, de volonté de changer radicalement ou de sentiment désabusé et découragé. Moralité : la société n’est pas faite pour nous rendre heureux.

De plus en plus, l’absurde du fonctionnement de notre société nous assaille : surconsommation, modèle de croissance infinie dans un monde aux ressources finies, inégalités sociales/raciales/géographiques/sexistes/spécistes… Noyé·e·s sous les messages paradoxaux relayés par les médias et les bienpensants, nos cerveaux explosent.

  • Vis ta passion et pense avec ton cœur, MAIS prends ta vie en main et soit responsable, pense à ton futur et ta pension.
  • Accepte-toi et aime-toi comme tu es, MAIS voici 10 conseils régime pour perdre du poids avant les fêtes ou l’été.
  • Aime les autres, nous sommes tou·te·s égaux·les et cherchons tou·te·s à être heureux·ses, MAIS sois fort·e, la vie est une lutte constante et le monde une jungle.
  • Aime les animaux, MAIS mange ton hamburger.
  • La femme est l’égale de l’homme et libre de faire ses choix, MAIS accepte l’éducation genrée, le markéting sexiste, le monde du travail machiste et patriarcal.
  • Prends soin de ta planète, on n’en a qu’une, MAIS à quoi ça sert de faire des efforts tout seul dans son coin, c’est foutu d’avance.

Quelles réponses pour la génération Y ?

Dans ce contexte particulier, quelle réponse peut-on choisir… ou inventer ? Il n’existe plus un modèle unique auquel se conformer. Tous ces messages dissonants peuvent plonger certains dans la dépression, le dégout, la confusion. Mais cette plongée en eaux troubles peut n’être qu’une étape, une prise de conscience et de recul nécessaire pour passer à autre chose. Passer à une autre façon de penser, hors du cadre que l’on pensait limiter notre vie, notre vision de la société et du monde.

Le monde et « la » vérité sont bien trop grands pour se laisser réduire en une phrase. S’il n’existe pas qu’une seule façon de vivre et de penser, pourquoi se limiter à ce modèle sociétal qui ne nous correspond pas ? Une interrogation qui pousse certain·e·s à prendre une voie différente que celle attendue, que le classique « études – boulot – voiture – mariage – maison – chien – enfant » pour embrasser la rengaine métro/boulot/dodo à perpétuité.

Cela peut être l’entrepreneuriat pour certain·e·s, avec la possibilité de travailler hors du cadre des entreprises souvent étouffant pour notre génération. L’occasion pour elleux d’exprimer leur créativité et leur multipotentialité. Pour certain·e·s, cela peut être l’envie de se construire une autre façon de vivre dans un retour aux sources. Simplicité volontaire, vie en autonomie, permaculture, tiny house, véganisme, zéro déchet… Des initiatives personnelles de celleux qui désirent incarner le changement qu’iels souhaitent voir dans le monde. D’autres embrassent des mouvements sociaux, deviennent activistes ou militants, en demande de changement et de reconnaissance de leurs valeurs et intérêts, comme les Indignés (Indignados, mouvement né en Espagne en 2011).

Et pour d’autres encore, cela peut être le voyage. Le voyage comme parenthèse ou comme nouveau mode de vie. On devient alors, pour une durée plus ou moins longue ou indéterminée, voyageur·euse. Un·e nomade des temps modernes. Selon l’étude « Génération Quoi » (série documentaire diffusée sur France 2 en 2013), plus d’un quart des jeunes adultes désirent s’installer à l’étranger dans un futur proche et la moitié l’envisage. L’ailleurs semble ouvrir d’autres possibilités et offrir une autre chance, un nouveau départ.

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Regarder danser le soleil

Génération Y, génération voyage ?

D’un côté, une recherche d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle ainsi que le souci de bien vivre. De l’autre la démocratisation du voyage couplée à la facilité à bouger d’un pays à l’autre à travers le monde. Ensemble, ces deux tendances ont conduit à la banalisation des voyages. Prendre le soleil, faire une pause, se ressourcer, se dépayser, voir le monde… Toutes les excuses sont bonnes pour partir ailleurs, près ou loin de chez soi.

Il faut dire que la façon de se déplacer et de voyager a bien évolué ces dernières dizaines d’années. Entre la démocratisation des billets d’avion, internet qui facilite tant les recherches que les réservations, les possibilités à l’intérieur même des cursus d’étude, comme Erasmus, ou les stages à l’étranger… partir voir ailleurs est devenu beaucoup plus simple.

Génération globalisée

Certaines études parlent de « génération globalisée » : notre regard ne se limite plus à notre région ou notre pays. Que ce soit pour l’inspiration, l’information ou la création et participation à des mouvements, les jeunes adultes ont accès à l’information en provenance du monde entier et sont en contact avec des personnes des quatre coins du globe.

(…) quand la révolution étudiante de mai 1968 s’est arrêtée aux frontières de la France, ce sont les mêmes aspirations générationnelles qui se retrouvent dans des mouvements à travers la planète comme Anonymous, Occupy Wall Street ou Podemos. (Extrait de l’article du Monde : Quand la génération Y impose ses codes au travail)

Dans ce contexte d’ouverture au monde et de facilité d’échange, pas étonnant que nous soyons davantage conscient·e·s de l’étendue de notre planète et davantage curieux·ses de l’explorer.

Génération conso ?

Partir peut aussi être un moyen de sortir du cercle vicieux de la consommation à outrance. Pour ne plus être en recherche d’avoir, mais de faire, à travers le mouvement, et finalement d’être, à travers la sérénité, le retour sur soi que peut apporter le voyage.

Bien sûr, le voyage lui-même peut tomber dans le travers de la consommation de masse et consommation à outrance. Consommer les paysages, les « immanquables touristiques » et les visas dans le passeport. Pourtant, au fond de nous, nous avons tous…

Soif d’idéal, attirés par les étoiles, les voiles, que des choses pas commerciales. (extrait de la chanson Foule sentimentale d’Alain Souchon).

Sortir de cette consommation et de ce cycle vicieux est tout à fait possible. Beaucoup de voyageur·euse·s de notre génération n’ont d’ailleurs plus envie de voir leurs rêves récupérés par des campagnes markétings. Iels n’ont plus envie de paradis artificiels. On voit alors l’émergence du voyage indépendant ou alternatif, par exemple en mode sac à dos (backpacker) avec son compas intérieur pour seule boussole.

Marcheur, il n’y a pas de chemin.
Le chemin se trace en marchant.
(« Caminante, no hay camino. Se hace camino al andar », extrait du poème d’Antonio Machado)

Voyage et rite de passage

Et si le voyage venait comme une alternative aux rites de passage de la génération précédente (diplôme, travail, mariage) ? En partant découvrir le monde, le jeune adulte quitte sa zone de confort et part se frotter à de nouveaux défis. Une autre façon de prendre son indépendance, de chercher à grandir et à vivre en accord avec ses valeurs.

À travers le voyage, on pourrait ainsi reconnaitre deux mouvements complémentaires : celui de la découverte (des autres, du monde…) et celui de la fuite. Si la fuite est souvent connotée négativement, elle est pourtant présente dans l’idée de mouvement. Ne fut-ce que fuir la sédentarité le temps d’une période déterminée. À ce sujet, je vous invite à lire l’article de la blogueuse chroniqueuse Marie-Julie Gagnon : Éloge de la fuite.

La génération Y trouverait dans le voyage une façon de fuir les carcans de la société qui ne lui conviennent pas. La société de surconsommation notamment. Devenir un nouveau citoyen, un nouvel adulte en quête d’une nouvelle société.

Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage (…)
Ici nos rêves sont étroits (…)
Je me perds si je reste là (…)
C’est pour ça que j’irais là-bas (…)
(Extraits de la chanson Là-bas de Jean-Jacques Goldman)

Voir ailleurs, prendre du recul tout en s’inspirant pour revenir avec un regard neuf sur sa société, soi-même, sa vie, ses rêves et ses valeurs.

Autre génération, autres besoins et mentalités

Derrière cette mode du voyage se cachent donc d’autres valeurs, d’autres mentalités et d’autres besoins. Lors de ces dernières années de voyage, nous n’avons jamais croisé autant d’Espagnol·e·s sur les routes. « C’est la crise, nous préférons bouger et découvrir le monde plutôt que nous morfondre dans notre pays ». La crise, la crise… Oui, sans doute, mais pas que.

On dit toujours que les Belges ont « une brique dans le ventre ». Construire sa maison, avoir son toit, son chez-soi. De nos jours, cette étape si importante de la vie devient moins systématique. À quoi bon si c’est pour tout perdre avec la crise, diront certains. À quoi bon se coincer financièrement dans une relation à sa banque alors que le monde du travail est si imprévisible ?

La brique n’est plus la valeur sure, comme l’a démontré la crise de 2008 chez nos voisin·e·s espagnol·e·s. Mais ce revirement est-il uniquement d’ordre économique ? Ou a-t-il permis à certaines personnes, qui auraient accepté le schéma sociétal sans y réfléchir, de mettre en perspective leurs besoins et leurs envies, jusqu’à se dire « Finalement, une maison n’est peut-être pas une priorité pour moi. » ?

Génération Y : voyager et quitter la vie en mode « liste de course »

La vie ressemble parfois à un schéma si simple… Trop simple : une liste de course.

  • naissance
  • études
  • travail
  • mariage
  • maison
  • enfants
  • retraite
  • mort

Un schéma dicté par la société pour nous guider. Des repères qui rassurent. Des repères qui enferment.

Si la génération Y déstabilise tant les générations précédentes, c’est sans doute à cause de son refus de foncer tête baissée dans une façon de fonctionner qui a clairement prouvé qu’elle ne fonctionnait pas.

Pour beaucoup d’entre nous, vouloir quitter la vie en mode « liste de course » amène à voyager davantage. Notre génération qui, à l’image d’internet et ses réseaux qui connectent notre globe tout entier, profite de la démocratisation des transports pour partir sur les routes du monde. Découvrir d’autres façons de penser et de vivre. Quitter le carcan du quotidien pour le remettre encore plus facilement en question.

À force de voyager, François et moi avons beaucoup évolué. Peu à peu, nous sommes devenus plus mesuré·e·s dans notre conception du monde, conscient·e·s d’en savoir si peu sur les mystères et merveilles de notre planète. Plus conscient·e·s également de l’impact de l’humain, de l’importance et de la fragilité de l’équilibre entre les humains et la Nature. De l’importance de se lier aux autres, au monde, à ses valeurs… Pour une vie plus harmonieuse. Et plus risquée, hors des rails et des sentiers battus…

Pour terminer cet article, n’oublions pas que la société accueille déjà la génération suivante dans le monde des adultes : la génération Z, aussi appelée génération C pour communication, collaboration, connexion et créativité. Une génération qui possède certains traits communs avec la nôtre, et même les pousse plus loin. Une génération qui partage certaines de nos (remises en) questions et en apporte de nouvelles.

De toutes les folies et aberrations qu’on rencontre dans l’humanité, celle qui me parait la plus inconcevable, c’est que l’homme, pendant son passage sur la terre, n’ait pas la curiosité de la connaitre tout entière. (Alain Gerbault)

Allemagne, Bavière, Berchtesgaden, EnjoyGermanNature,
Depuis Jennerbahn
Pour creuser le sujet de la génération Y
Si cet article fait écho chez vous à des envies ou des difficultés personnelles, n’hésitez pas à me contacter pour une demande de coaching. Psychologue de formation et coach de vie, je propose d’accompagner les (futurs) voyageurs pour un bout de cheminement personnel, à travers un coaching personnalisé selon vos envies, besoins et objectifs.


9 commentaires

  1. Merci Amandine pour ce très bel article! Je me réveille et je découvre tes belles paroles. Tu as réussi à poser des mots sur ce que beaucoup d’entre nous ressentent sans savoir vraiment l’exprimer. Bravo! 😄

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    • Merci Fany pour ton gentil message, ravie que cet article te plaise et te parle 🙂

      Répondre
  2. C’est vraiment intéressant ! Je ne sais pas si c’était mentionné dans cet article, mais je pense aussi que cette approche de la société, du travail, du voyage, change beaucoup selon les classes sociales. Les classes populaires restent moins mobiles : moins d’argent, des enfants plus tôt, tendance à rester plus près de son lieu de naissance, etc. Je me demande si la question a été un peu creusée par les sociologues d’ailleurs.

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    • Bonjour Irène et merci.
      Pour répondre par rapport à notre propre expérience. Lors de nos voyages nous avons au contraire plutôt croisé les classes populaires. En effet nous voyageons principalement en mode sac à dos et au jour le jour. Ce que les classes moins riches peuvent plus facilement se permettre plutôt qu’un voyage d’une semaine au Japon tout compris à 6000 euros par personne. De fait, les espagnols croisés sur la route faisaient pour la plupart aussi partie des classes populaires. Bref ça ressemble plus à un biais de perception qu’à une réalité je pense 🙂

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    • Bonjour Irène, François a déjà répondu, mais je viens quand même ajouter mes mots à la discussion 🙂

      Je trouve ta réflexion intéressante, et j’avoue que dans mon approche ici, les classes sociales ne sont pas du tout mentionnées.

      Je ne me sens pas la légitimité pour parler de sociologie et de comportement selon telle ou telle classe sociale, n’ayant pas étudié la question… Mais de ma propre expérience et observation (en voyage et dans mon entourage), ce ne sont pas forcément les personnes des classes plus aisées qui voyagent le plus (et souvent, quand ces personnes partent, c’est pour un projet spécifique, comme les études, plus que pour voyager).

      Et tu as raison, ça pourrait être un sujet d’étude de sociologie intéressant ! 🙂

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  3. Bonjour François et Amandine,
    Merci pour l’article, très intéressant. J’adore le mode « liste de courses », dans le désordre ça le fait bien aussi.
    Du coup c’est quoi la prochaine destination pour vous?
    Je vous attends toujours en Papouasie Nouvelle Guinée.

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    • Bonjour Sébastien, merci pour ton commentaire et le compliment sur cet article, ravie qu’il te plaise 🙂

      J’aime bien ton idée de « liste de course dans le désordre » : finalement, c’est une façon de se la réapproprier, de faire ses choix à son rythme, en les intégrant réellement dans son chemin de vie plus qu’en les assimilant d’une pression extérieure…

      On était encore aux Menuires quand on a reçu ton commentaire, et notre prochaine destination c’est l’Irlande !
      La Papouasie Nouvelle-Guinée nous tente beaucoup… Un jour on espère ! 😉

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  4. Un article super intéressant ! Avec du recul, je voyais le voyage comme une mode, tellement de gens le font maintenant! Mais j’aime bien l’idée d’un rituel de passage dont vous parlez. Finalement, je crois que ça nous correspond plus. Je suis passée par cette étape de voyage parce que je sentais qu’il fallait que je passe par là, que j’en avais besoin (et merci à vous, car c’est grâce à vos articles que j’ai sauté le pas dans mes moments de doutes!). Je me disais que si je ne faisais pas un voyage au moyen/long court, ça serait le plus gros regret de ma vie. Et j’ai passé 3 mois en Asie du Sud Est intenses !

    Pour rebondir sur l’aspect du travail, je ne suis pas carriériste, je cherche un métier qui me corresponde un minimum, mais sans que j’aie besoin de m’y mettre corps et âme. Parce que c’est ce que je fais à côté qui compte beaucoup et justement avec ces valeurs de zéro déchet, etc.

    J’ai bien aimé le passage avec les « mais », car c’est totalement ça! Notre société est tellement contradictoire parfois !

    Répondre
    • Merci beaucoup Nath pour ce gentil commentaire. Ça me fait super plaisir de lire que l’article t’intéresse, et encore plus de savoir que certains de mes articles t’ont permis de sauter le pas dans les moments de doute et de réaliser tes rêves de voyage ! C’est le genre de retour qui fait super plaisir et qui m’encourage à continuer ! Merci !

      Je trouve le concept de rite de passage très intéressant aussi, et finalement, dans une société en transition et manque de repère, le voyage pourrait tout à fait s’inscrire dans cette dynamique pour certains voyageurs… En tout cas c’est ce que je pense 🙂

      Ton témoignage par rapport à ton « investissement » dans ton travail et celui dans tes valeurs hors travail rejoint vraiment bien ce que je décèle aussi dans notre génération. L’important, c’est de se sentir le plus possible en cohérence avec soi-même, ses valeurs… et le monde que nous souhaitons construire.

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