Un sac sur le dos
Amandine

Avant de devenir végane, nous avons eu tout un parcours… qui ne transparait que trop peu dans mon article sur pourquoi je suis devenue végane ou celui sur comment je voyage en étant végane. Le voici en quelques mots, en espérant que ça donne plus de relief à mes précédents articles et, peut-être, que cela parle à certain•es.

En évolution 

Personnellement, j’aime beaucoup lire des récits de vie, voir comment les gens évoluent dans la réalisation de leurs rêves tout comme dans leur positionnement face à des questions éthiques, leur mode de vie et leurs valeurs. Par exemple je ne voyage plus actuellement comme je le faisais il y a 5 ans. Certaines années, j’ai voyagé tous les mois ou presque en prenant l’avion, pour des destinations proches ou lointaines. Si l’Ailleurs et le mouvement m’attirent toujours, c’est avec plus de lenteur et en pesant le pour et le contre de chaque déplacement que je souhaite voyager.

Mais ce n’est exceptionnellement pas de mes voyages qu’il est question ici (si l’évolution de notre façon de voyager vous intéresse, faites-le-moi savoir dans les commentaires pour me motiver à écrire sur le sujet). Aujourd’hui il est question de nourriture… mais pas que !

Burger végane (Rügen, Allemagne)

De végétarienne gênée à végane affirmée 

Je n’ai jamais pris de plaisir à l’idée de manger de la viande. Depuis toujours, je fais un blocage sur certaines viandes ou certaines présentations de viande. Plus le plat ressemble à l’animal dont il provient, moins je pouvais le manger. Quand je vivais chez mes parents, je n’aurais jamais imaginé demander un « service spécial » rien que pour moi (surtout dans une famille de 7 enfants) et ne pas manger de viande. Juste, parfois, je ne me servais pas de viande et mangeais le reste… Quand j’ai eu mon premier chez moi, lors de mon stage au Canada, je pense n’avoir pratiquement jamais acheté de viande. J’en consommais par contre lors des sorties chez des ami·es ou au restaurant. J’ai retrouvé la même logique lorsque je me suis installée avec François, allant même à acheter des « similis ». 

Puis j’ai commencé à me sentir fatiguée. Je suis allée consulter un médecin qui a directement pointé du doigt mon alimentation. Je ne mangeais pas assez de viande, d’où j’étais certainement carencée en fer. Prise de sang. Bingo. Que répondre à ça ? S’en sont suivies des discussions sans fin entre François et moi, lui voulant bien faire et me martelant que manger de la viande était indispensable, encore plus pour moi que pour les autres. Et mon dégout de la viande grandissant à la mesure de la pression extérieure croissante qui m’accablait.

5 mois plus tard, nous avons découvert que la fatigue provenait (surtout) de la mononucléose, souvenir d’un voyage en Bolivie. Entre temps, les comprimés de fer auront eu le temps de me bousiller l’estomac et d’offrir une gastrite chronique pour les 7 années à venir. 

Les années ont filé, j’avais repris une consommation légère de viande. J’étais sans doute flexitarienne, même si je ne m’étais jamais donné cette étiquette. Dans mon cercle proche, j’avais deux amies végétariennes et, systématiquement, j’étais associée à elles lors des repas. La table se scindait en deux : d’un côté les plats de viande (pour les vrais bonhommes) et de l’autre les plats végé (pour les nanas). Cliché. Sexiste. Mais c’était notre réalité à ce moment-là. À force de manger du côté végé de la table, ces ami·es en sont venu·es à me mettre l’étiquette végétarienne. Alors que je continuais d’accepter l’assiette de viande que l’on me servait hors de la maison. 

Puis un jour, je me revois, dans notre appartement, assise sur l’appui de fenêtre. François cuisinait de la viande (pour lui). Et je lui ai dit d’une petite voir farouche : 

Je ne mangerai plus de viande.

Que je me sentais bien après avoir libéré ces mots de ma bouche ! C’était ma toute première affirmation végétarienne. Et c’est à lui que je l’aie adressée. La personne avec qui je me sens le mieux sur Terre, celle à qui je peux tout dire, celle à qui je peux opposer mes idées en toute confiance. Sa réaction a été plus mesurée que ce à quoi je m’attendais. Je le sentais inquiet pour ma santé, alors que moi, je m’inquiétais des autres. Qu’allaient-iels penser ? Ce que je voulais éviter par dessus tout, c’était de déranger. J’en étais venue à la solution suivante : végétarienne à la maison, chez certain·es ami·es et au restaurant. Motus et bouche cousue dans les autres cas.

Et peu à peu, je me suis sentie mieux avec cette étiquette, au point de l’oublier. Cela faisait partie de moi, point. J’ai commencé à lire davantage sur le sujet, et petit à petit, le véganisme a commencé à m’intéresser. Je ne buvais déjà que des laits végétaux, mais je consommais toujours du miel, des œufs et, à travers des produits industriels, comme mes biscuits au chocolat préférés, du lait.

Et puis… et puis François a accepté de voir un documentaire que je lui proposais depuis des mois. Je sentais que c’était important de le voir ensemble. J’ai attendu et quand ce jour est arrivé, tout a changé. Mais avant de vous raconter cela, il faut que je vous parle un peu de François et de son cheminement.

En voyage en Polynésie… en étant végane

De gros mangeur de viande à végane… du jour au lendemain !

François, c’était cette personne qui pouvait manger de la viande à tous les repas. Charcuterie au petit déjeuner. Sandwich de viande à midi. Spaghettis bolo au soir. Pas forcément de grandes quantités, mais de la viande quand même.

C’était aussi ce genre de personne qui se raillait des végétarien·nes : « à quoi ça sert de se limiter, si c’est pour devoir se complémenter pour espérer être en bonne santé ? Et puis la viande c’est bon ! » S’il avait dû définir le végétalisme à l’époque, il aurait sans doute dit qu’il s’agit du végétarisme poussé à l’extrême.

Il m’a suivie dans la diminution de viande, c’est même lui qui s’est intéressé aux similis le premier. Mais quand cela a touché à la santé, c’était fini. Fini de rire, on reprend les choses en main : l’Humain a besoin de viande !

Jusqu’au jour où… il a accepté de voir le documentaire « What the Health ». La santé était sa principale préoccupation et son principal frein à devenir végétarien ou végane. À la fin du documentaire, il y a eu un silence puis ces mots… 

Bon, c’est très simple. Il suffit de tester. Je vais être végane pendant un mois, faire une prise de sang demain et une autre à la fin de la période de test. On verra bien.

Dans ma tête c’était la fête : « Wouhou, il devient végane ! ». Jamais je n’aurais espéré un tel impact de ce documentaire et un tel changement, si grand et si rapide !

Dans sa tête c’était plutôt : « Bon, je vais lui prouver que ça ne marche pas, et dans un mois, elle verra bien que ma santé sera moins bonne, on pourra arrêter avec tout ça ! ».

Quelques jours à peine après avoir changé son alimentation, son état d’esprit commença à évoluer. Il dormait mieux, avait moins de problème de transit et de maux de ventre (voire plus du tout), se sentait plein d’énergie… Au bout du mois, il n’a pas eu besoin d’attendre les résultats de la prise de sang : il sentait bien qu’il était en meilleure santé. Ce que la prise de sang a confirmé : c’était assez impressionnant, particulièrement du côté du cholestérol et du foie. 

Et voilà comment François est devenu végétalien du jour au lendemain !

François en voyage en Polynésie française

Véganes en toute transparence

Pourquoi est-ce que j’avais tendance à me cacher quand j’étais végétarienne alors que je l’affiche sans souci depuis que je suis végane ? En partie, clairement, le soutien de François joue pour moi. Me sentir soutenue, savoir que nous sommes sur la même longueur d’onde, ça aide ! Mais pas que… 

Finalement, quand j’étais végétarienne, je m’étais très peu renseignée. Je l’étais « pour les animaux », mais la réflexion s’arrêtait là. Aujourd’hui, j’ai pris le temps de lire, de regarder, de me documenter. Aujourd’hui je peux tenir une conversation pour parler de ce choix de vie. Pas dans le but de convaincre ni de me justifier, ces deux attitudes s’apparentant trop à un jeu de joute verbale qui ne m’intéresse pas. Mais entre véganes, parler de nos expériences, ou avec des personnes curieuses de découvrir ou de remette certaines idées reçues en perspectives… avec plaisir. 

Et troisième point, après le soutien du conjoint et la documentation, je me sens en harmonie totale avec ma démarche. Elle a du sens et me correspond alors que végétarienne, je ne savais pas trop quoi répondre quand on me posait la question du lait ou des œufs. Je ne veux contribuer en aucun cas à la souffrance animale. Et le végétalisme est sans doute la façon la plus facile d’y arriver.

Je pense que toute la différence est là, dans ces 3 facteurs, entre un végétarisme « honteux » et un véganisme affiché. Oh, et aussi j’ai vieilli, j’ai muri… et j’ai un peu moins peur à l’idée de risquer d’embêter mon monde avec mes choix de vie !

Deux ans plus tard

Cela fait maintenant 2 ans que nous sommes véganes et nous sommes tellement heureux·ses de ce choix. Si la porte d’entrée pour François a été la santé, au fil des mois il a commencé à s’intéresser à la cause animale et à l’impact de la consommation de viande sur l’environnement. Le véganisme fait partie intégrante de nos vies de nos choix de vie au quotidien, pour toutes les raisons qui sous-tendent cette philosophie.

Non, la viande ne me manque pas. Je dirais que mon dégout qui allait à la base aux aliments ressemblant aux animaux vivants s’est étendu à tous les POA (produits d’origine animale). Je ne peux plus distinguer ces produits de la souffrance et de la catastrophe écologique auxquels ils sont liés. Ce dégout ressemble pas mal à celui que nous avons face à la photo d’une personne qui mange un animal que l’on juge bizarre ou horrible de manger dans notre culture : sauterelle, araignée, chauvesouris, chat, chien… 

Mais que l’on s’entende bien : à mes yeux, le végétalisme/véganisme n’est pas jugement des autres ni condamnation des « méchant·es mangeur·euses de viande ». C’est au contraire un mouvement d’empathie et d’amour envers le Vivant. Reconnaitre à tous·tes et à chacun·es le même droit d’exister. Et je ne me permettrais pas de juger un·e non-végane : je l’ai moi-même été pendant plus de 30 ans ! Je ne considère pourtant pas la « moi d’avant » comme un monstre (ni la « moi de maintenant » comme parfaite !). Je me considère par contre maintenant comme mieux informée et plus en harmonie avec moi-même et le monde.

À chaque repas partagé avec des personnes rencontrées sur les routes, le sujet du véganisme apparait immanquablement. Nous répondons poliment aux questions, sans chercher à convertir, dosant l’information en fonction de la curiosité de notre interlocuteur. Nous sommes ravi·es de partager un repas et d’entendre à la fin des exclamations de joie et souvent de surprise aussi. Repu·es, heureux·ses de la découverte, avec des réconciliations envers des produits ou de saveurs qui avaient été jusque là laissées de côté. 

Chantier en cours…

J’ai commencé ce texte en mettant l’accent sur mon évolution. Cet article prend une photographie, à un instant T, de ce cheminement. Mais le chemin continue. Je suis toujours en évolution. Changer, grandir, murir, régresser aussi… tout cela fait partie de la vie. La vie, c’est le mouvement !

Le véganisme a agi comme l’ouverture d’une porte. Une fois celle-là ouverte, j’ai voulu en pousser d’autres : celles du zéro déchet, de la slow-consommation, de la consommation de produits locaux et éthiques… et pas seulement pour la nourriture. Le véganisme d’ailleurs ne concerne pas uniquement nos assiettes, mais aussi, par exemple, les matières avec lesquelles nous nous vêtons et nous chaussons. De la même manière que nous souhaitons éviter la souffrance animale, nous souhaitons que nos choix n’impliquent pas de souffrance humaine. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est notre cheminement actuel.

Voici donc mon petit chemin… curieuse de me relire dans quelques années et de découvrir le regard que j’aurai alors sur ce chemin et celui que j’aurai fait depuis…

Prendre le temps d’une pause dans le temps, le temps d’un bilan

12 réponses à “Devenir véganes : notre parcours, 2 ans plus tard”

  1. feriez mieux de faire vos expériences sectaires en toute discrétion… est-ce que les amateurs de sang clament haut et fort leurs goûts? ou les amateurs d’araignées? ou les cacaphages?? ou les bouffeurs de c****??? voire pipi de mouches ou de b**** d’ours????

    • Bonjour Liliane,

      1/ Le minimum c’est dire bonjour, la base, il vous manque la base !
      2/ « feriez mieux de » -> vous me dites comment je dois vivre ?
      3/ « expériences sectaires » -> nous ne devons pas avoir la même notion de secte, il n’y pas de chef suprême autoproclamé, qui ramasse de l’argent et se base sur des croyances. Je ne vois aucun rapport avec le véganisme, qui n’est pas une croyance, n’a pas de chef, et ne demande pas d’acheter des 300 livres à la fin du mois, ou de dons et une secte. Il vous manque les bases, je le répète. Il n’existe pas de temple de la Sainte Carotte ou je dois expier mes pêchés en me fouettant avec du céleri.
      4/ « en toute discrétion » -> oui, donc comme le point 2, vous m’imposez comment je dois vivre.
      5/ « en toute discrétion… » -> ah oui donc l’idée n’est pas terminée, vous n’osez pas écrire noir sur blanc ce qui s’apparente à des menaces, sinon quand on fini une idée, on met « . » et non « … »

      On en est à la première phrase, et déjà vous imposez votre façon de vivre, utilisez des mots que vous ne comprenez pas, proférez des menaces et manquez de respect envers la personne à qui vous vous adressez.

      6/ « est-ce que les amateurs de sang clament haut et fort » -> il faudrait faire des recherches sur les études scientifiques menées sur la question, personnelement je n’en ai aucune idée (et quand je ne sais pas, je ne dis rien, ça m’évite de passer des idées fausses et des a priori sur des sujet que je ne maitrise pas). Si le sujet vous intéresse, ce blog n’est pas tout à fait dans ce domaine, mais si un·e lecteur·trice a les références d’études sur le sujet, ça serait sympa de partager les sources. Enfin, si le but de cette phrase est de nous faire remarquer que nous clamons haut et fort telle ou telle chose, je vous conseille de vous renseigner sur ce qu’est un blog. La base quoi !

      7/ « leurs goûts? » -> Mais depuis quand le véganisme ou le végétalisme a un quelconque rapport avec le gout ? Svp à l’avenir avant de commenter, ayez au moins une idée du sujet dont on parle, là ça devient vraiment gênant (merci de lire l’article et non pas que le titre). Jamais une personne végane le devient par amour du gout des endives et se bat contre celui du bacon. Mais genre JAMAIS, ça n’a absolument aucun rapport.

      8/ « ou les amateurs d’araignées? ou les cacaphages?? ou les bouffeurs de c**** ??? voire pipi de mouches ou de b**** d’ours???? » -> cette partie a été censurée par mes soins, car une telle vulgarité, outre le fait d’être sans raison et gratuite, vous fait passer à nouveau pour une personne irrespectueuse envers la personne à laquelle vous vous adressez. Vous n’avez aucun raison valable de vous adresser à nous ainsi et à l’avenir tout message irrespectueux de votre part sera purement et simplement supprimé.

      Sur ce, j’espère quand même que vous prendrez le temps de vous renseigner calmement et de lire sur le sujet plutôt que de vous conforter dans votre biais de perception de ce qu’est ou non le véganisme et le végétalisme.

  2. Bonjour Amandine,

    « L’excès nuit en tout ». Ne pas manger de produit issu du monde animal est aussi néfaste que de se nourrir que de produit issu du monde animal. Je ne souhaite pas rentrer dans un combat pro – cons. Mais on peut manger des oeufs sans pour autant faire souffrir le règne animal. On peut manger (en quantité TRES raisonnable) de la viande bovine issue d’une filière où l’animal est élevée en plein air dans des prairies « locales » et qui mange du vrai foin en hiver. Oui ce n’est pas top de tuer cet animal pour le manger mais d’un autre côté si il a eu une belle vie pendant quelques années; c’est mieux que ne pas avoir existé du tout. Le tout est de fuir tout élevage qui ne se fait pas dans un respect STRICT de l’animal mais de revenir aux petits producteurs locaux respectueux (oui ça existe encore, bien trop peu malheureusement). Je sais que tu vas argumenter immédiatement en t’opposant à ceci mais je voulais quand même faire valoir mon point de vue (et ne répondrai pas davantage pour ne pas entamer une polémique). Bien à toi.

    • En fait non, on ne peut pas manger de produits animaux sans les faire souffrir. A partir du moment où vous avez tort sur cet aspect de base du sujet, plus rien ne fonctionne dans votre raisonnement.
      Renseignez vous sur les conditions d’élevage de 90% de animaux qui vous servent de repas et sur les conditions d’abattage de 100% d’entre-eux.

      • Vous ne connaissez rien des conditions d’élevage des animaux que je mange (et je n’en mange pas beaucoup) ! J’habite à la campagne, je mange du boeuf local élevé dans les prairies autour de chez moi, qui pâture le plus longtemps possible car par ici, les prairies sont abondantes et plus économiques pour les fermiers.

        Je suis évidemment contre l’élevage intensif, contre les poules en batterie. Oui, l’animal souffre lors de son abattage et j’espère qu’on parviendra à le faire souffrir le moins possible.

        Manger est un besoin naturel. Arrêter de vivre dans votre bulle, regardez autour de vous, dans les grands espaces sauvages et vous verrez que cela fait partie de la Nature. Mangez comme bon vous semble mais arrêter d’en faire l’apologie et respectez le choix des autres.

    • Bonjour Éric,
      Pour ajouter à la réponse de Claire, je dirais que la phrase « 
      Ne pas manger de produit issu du monde animal est aussi néfaste que de se nourrir que de produit issu du monde animal. » me semble sans contexte et scientifiquement infondée. Et ce que ce soit d’un point de vue santé comme du point de vue écologie et bien entendu aussi vis à vis des animaux. 😉
      Enfin le coup de la belle vie… Tu as chien, en tout cas il me semble (pour celleux qui lisent ce commentaire, je connais personnellement Eric mais n’ai plus beaucoup de contact avec lui ces dernières années), tu en prends soin et lui offre une belle vie. Pourtant tu ne le mangeras probablement pas une fois celui-ci mort. Idem avec les proches de ta famille… le fait d’avoir ou non une belle vie, d’un point de vue purement subjectif et anthropocentré qui plus est, ne justifie à mon sens pas le droit de tuer cet individu, de l’enfermer, de l’exploiter…
      L’idéal ne serait-il pas que l’animal ait « une belle vie » et qu’on la lui laisse ?
      J’espère que tu prendras quand même le temps de lire nos réponse à Claire et moi, même si tu ne souhaites pas y répondre. 🙂

      • Coucou François,

        C’est vrai qu’on ne se croise plus beaucoup ces derniers temps. Tu ne peux pas nier qu’afin de ne manquer d’aucun nutriment et plus particulièrement pendant la croissance, être vegan demande une très, TRES grande attention alors qu’en mangeant des produits animaliers ce n’est pas le cas. Je ne pense pas qu’on torture une vache pour avoir du fromage, ni une poule pour ses oeufs (elle les pondra de toute manière). Profiter du cadavre d’un animal pour avoir du cuir, des graisses pour les savons etc ne change pas grand chose pour l’animal. Non je ne mangerai pas mon chien, tout comme en Inde on ne mange pas une vache, c’est culturel. Les humains ne se mangent pas entre eux…d’un point de vue santé, c’est dangereux 😉

        Je te suggère d’arrêter toutes dépenses, d’acheter des prairies, d’élever et de prendre soins d’animaux comme le font les fermiers du coin, de payer la nourriture, les frais médicaux, les abris et ensuite de les enterrer…non évidemment ce n’est pas réalisable. Donc ces animaux ne verront jamais le jour et n’auront pas ces quelques années de paix et de soins à l’abri de la faim, des prédateurs. C’est une question de point de vue.

        Et pour être tout à fait honnête, j’aime un steak, un oeuf, du fromage, mais aussi les petits pois, les haricots, etc et je vais de suite râper 1 kg de carotte (sérieusement!).

        Voilà ma dernière réponse sur ce fil (je l’ai fait pour quand même montrer que je prends le temps de lire les réponse 😉

        Au plaisir de te croiser à BXL un de ces jours.

      • Bonjour Eric,

        Ravi de voir que tu as pris le temps de lire ma réponse 🙂

        Pour te répondre dans l’ordre, pour ce qui est des nutriments… Justement, on parle de nutriments et non d’aliments. On trouve facilement et sans devoir passer par une super calculatrice, tout ce dont on a besoin dans le monde végétal. La seule exception étant la vitamine B12 qu’on ne trouve pas de manière suffisamment fiable dans le monde non animal, mais, tout comme l’iode ajouté dans le sel en Europe pour éviter le crétinisme, rien n’empêche de l’ajouter dans les laits végétaux ou certaines préparations comme le font déjà certains pays d’Amérique du Nord. Manger équilibré en étant végétarien ou végétalien n’est pas plus compliqué ni dangereux pour la santé qu’un autre régime alimentaire. Et ce n’est pas moi, mais la science qui le dit, il s’agit là d’un consensus, à savoir le plus haut degré de preuve que l’on peut avoir du point de vue scientifique.

        D’ailleurs pour quelqu’un qui voyage beaucoup comme moi, et qui donc ne choisi pas exactement ce que je mange chaque jour par rapport à mes envies, j’arrive à être en bonne santé, et je ne me balade pas avec un fichier excel des nutriments sous la main. Ce n’est pas une preuve scientifique je te l’accorde, mais ça devrait interpeller quand même 😉

        Tu ne penses pas qu’on torture des vaches, des poules… pour les poules je te conseille de regarder de plus près le métier de « sexeur·euse » de poussin, et ce à quoi leur métier sert. Pour les vaches, je pensais comme toi, puis j’ai découvert une réalité qui est moins sympa que ce qu’on veut nous faire croire. Tout d’abord une vache ça ne produit pas de lait comme ça, il faut un veau qui ne sert en gros à rien à part boire du lait, donc on retire le veau dès les premières heures de naissance (et je ne rentre même pas dans le détail de ce que ce bébé va vivre). On peut aussi citer la « rentabilité » de la vache pour création de lait et ce qu’on fait ces vaches une fois « réformées » alors qu’elles n’ont que 5-6 ans plutôt que 20 ans, ou de comment on fait pour avoir des vaches enceintes, etc. En fait, il s’agit d’une mauvaise information de la réalité de l’élevage, je ne te blâmes absolument pas pour cela, j’ai longtemps cru comme toi, et tenu les mêmes discours !

        Profiter du cadavre… déjà la formulation me choque, mais a au moins le mérite d’être honnête 🙂 Nous savons (admire le jeu de mots) faire du savon sans utiliser d’animaux morts. Le cuir ne provient dans la majorité pas des animaux consommés, car leur peau n’est pas suffisamment vite « traitée » à cause de l’autre « traitement » pour la viande, ce qui donne des cuirs de mauvaise qualité et sont très peu utilisés de nos jour pour le coup.

        Tu parles de culture… La culture ça évolue, ça change, nous n’avons plus d’esclaves par exemple. Les humains ne se mangent pas entre elleux pour une question de santé ? Honnêtement j’ai l’impression d’une donnée sortie de nulle part. Mais je trouve aussi bizarre de parler de santé et de s’en inquiéter, mais pas du fait que la viande est scientifiquement reconnue comme cancérigène, au même titre que le tabac, et que l’on sait que les végétariens (et sans doute les végétaliens) ont une espérance de vie plus élevée.

        Le coup des animaux avec soin, j’ai du mal aussi, si on aime quelqu’un et qu’on en prend soin, normalement on ne le tue pas. En tout cas avec mon fils ce n’est pas le plan, ni avec mon épouse. Le coup des prédateurs, ça me rappelle un peu le discours du « Les esclaves devraient nous remercier, grace à nous, ils ne s’entretuent plus, ont des habit, voient notre resplendissante culture et sont à l’abri la nuit des animaux sauvages ». Mais aucun animal n’a demandé cela, parce qu’un animal a sa propre existence qui n’a aucun rapport avec nous.

        Pour ce qui est du steak, fromage, à nouveau, le végétalisme n’a aucun rapport avec le gout. D’ailleurs moi j’aime pas les carottes alors je ne suis pas prêt d’ne rapper 1kg 😉

        Si jamais tu vois ces remarques comme des attaques personnelles, sache que ce n’est pas le cas du tout. Mon but est de débunker la vision que nous avons tous et toutes reçues par notre éducation, avec son lot de fausse informations et d’allégations malhonnêtes.

        En toute sincérité, j’espère que tu prendras un jour le temps de regarder, ne fut-ce que pour les vaches, cette vidéo sur youtube, sans images choc, uniquement des images fournies par des éleveur·euses et l’émission C’est pas sorcier : https://www.youtube.com/watch?v=mHAeHlVBaFY

        Au plaisir de se revoir un de ses jours 🙂

        PS Ah oui, et supprimer l’élevage industriel étant impossible sans réduire de 95% notre consommation de viande (puisque cet élevage représente 95% au bas mot), l’argument du « oui mais le local de la ferme machin », n’a en réalité aucun sens, sauf à vendre le kilo de viande à 19 fois le prix actuel, mais du coup on en revient à solution du plus personne ne mange de viande en gros.

  3. Coucou. Merci pour cet article sincère Amandine. Quand tu ouvres cette porte, tu auras toujours 10 millions de personnes qui vont te dire comment mieux faire, etc. C’est fatiguant de toujours juger plutôt que d’applaudir les initiatives !
    J’ai beaucoup aimé le fait que tu partages l’expérience de François. Ce challenge de la prise de sang est une super bonne idée (je vais en parler à mon mec, voir s’il devient complètement vegan, pour l’instant il est 50/50, ce que je trouve déjà tellement génial) Je m’identifie tellement à toi,sur l’alimentation et les choix de vie en général. Je serais intéressée par un article sur comment être vegan et vos choix par rapport à la nourriture pour votre enfant. Je suis très curieuse de ça. Peut être que c’est pas quelque chose dont vous voulez parler sur le blog,ou trop personnel, mais je pense que beaucoup de personnes comme moi s’interrogent et on n’a pas encore beaucoup de recul ou d’expérience sur le sujet. Merci encore! Et continuez à vous régaler tout en faisant le bien autour de vous!!

    • Hello Amélie, ravi•es d’avoir de tes nouvelles en Colombie ! J’espère que nous auront l’occasion de nous croiser d’ailleurs. 🙂
      Pour ton mec, je te conseille de lui montrer, quand ça sortira, le film documentaire de James Cameron « The Game Changers ». Il devrait sortir en salle en septembre, après 2 ans d’attente à être montré dans les festivals. Montre lui déjà la première bande annonce, ça devrait déjà l’intéresser (la seconde bande annonce est par contre assez mauvaise, mal rythmée..).
      On garde l’idée des sujets que tu propose en tête, je ne te promets rien mais ce sont des sujets que nous trouvons également intéressants.
      A bientôt !

  4. Alors moi j’ai juste envie de vous dire que tant que vous êtes en accord avec vous-mêmes, c’est tout ce qui compte. Il est toujours très périlleux d’écrire sur ce genre de sujet sans que les lecteurs se sentent obligés de comparer avec leur propre expérience. L’éternel problème qui consiste à toujours tout rapporter à soi, alors que je ne vois dans votre récit qu’un témoignage au demeurant fort intéressant 😊 Merci pour ce partage, la bise à tous les 3 !

  5. Bravo et merci pour ce bel article tout en douceur !
    Cela fait plaisir de voir ce changement d’alimentation chez des voyageurs.
    Merci pour eux 🐷🐄🐴🐤♥️

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